{"id":839,"date":"2019-07-02T19:30:01","date_gmt":"2019-07-02T17:30:01","guid":{"rendered":"http:\/\/gyneobs.com\/site\/?page_id=839"},"modified":"2019-07-07T15:55:30","modified_gmt":"2019-07-07T13:55:30","slug":"la-reproduction-naturelle","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/gyneobs.com\/site\/infertilite-et-procreation-medicalement-assistee\/les-explorations\/la-reproduction-naturelle\/","title":{"rendered":"La reproduction naturelle"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"has-drop-cap\">Le premier stade du d\u00e9veloppement est la formation d\u2019un embryon. Il s\u2019agit d\u2019une structure microscopique qui se forme et se d\u00e9veloppe \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur du corps de la femme.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019embryon humain est le r\u00e9sultat de la rencontre et de la fusion de deux cellules reproductrices: l\u2019ovocyte produit par l\u2019ovaire de la femme et un spermatozo\u00efde apport\u00e9 par l\u2019homme au cours du rapport sexuel. La p\u00e9n\u00e9tration d\u2019un spermatozo\u00efde dans l\u2019ovocyte, constitue la f\u00e9condation. Cette rencontre est l\u2019\u00e9tape initiale de la formation d\u2019un embryon. Quelques notions d\u2019anatomie de l\u2019appareil g\u00e9nital chez la femme et chez l\u2019homme sont n\u00e9cessaires pour comprendre le m\u00e9canisme de la f\u00e9condation.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Les organes de la reproduction&nbsp;<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p><strong>A-Chez la femme<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Chez la femme, les organes de la reproduction sont les ovaires (aussi appel\u00e9s gonades), l\u2019ut\u00e9rus avec ses trompes et le vagin. Les cellules reproductrices appel\u00e9es gam\u00e8tes f\u00e9minins ou ovocytes se d\u00e9veloppent dans les ovaires. Il y a deux ovaires, un droit et un gauche. L\u2019ovaire produit des follicules, un par cycle, devenant mature et lorsqu\u2019il se rompt \u00e0 la surface de l\u2019ovaire provoque l\u2019ovulation.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>La structure du follicule doit \u00eatre connue<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Chaque follicule est constitu\u00e9 d\u2019une cellule germinale qui donnera l\u2019ovocyte destin\u00e9 \u00e0 la f\u00e9condation. Cette cellule germinale&nbsp; est entour\u00e9e de eux couches cellulaires&nbsp;: la granulosa et la th\u00e8que en p\u00e9riph\u00e9rie. La th\u00e8que se diff\u00e9renciera ensuite en th\u00e8que interne et th\u00e8que externe (Fig1).<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-115.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-840\" width=\"507\" height=\"346\" srcset=\"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-115.png 424w, https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-115-300x204.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 507px) 100vw, 507px\" \/><figcaption>Fig.<em>1- Le follicule<\/em><\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p><strong>Les trompes&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>sont des tubes tr\u00e8s fins qui recueillent les ovocytes expuls\u00e9s par les ovaires lors de l\u2019ovulation.La rencontre de l\u2019ovocyte avec le spermatozo\u00efde se fait \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur des trompes. L\u2019embryon ainsi form\u00e9 migre \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur des trompes jusqu\u2019\u00e0 l\u2019ut\u00e9rus o\u00f9 il va s\u2019implanter. Cette migration est favoris\u00e9e par les mouvements de petits cils \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur des trompes et n\u00e9cessite donc une int\u00e9grit\u00e9 de la muqueuse tubaire. Des anomalies de cette muqueuse peuvent arr\u00eater la progression de l\u2019\u0153uf f\u00e9cond\u00e9 et favoriser l\u2019implantation anormale, dans la trompe, de l\u2019embryon&nbsp;: c\u2019est une grossesse extra-ut\u00e9rine.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>L\u2019ut\u00e9rus&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>est un organe creux en forme de poire (Fig.2). Sa partie basse, plus \u00e9troite, constitue le col, sa partie haute plus large est appel\u00e9e le corps de l\u2019ut\u00e9rus. Le col est travers\u00e9 par un canal, le canal cervical par lequel les spermatozo\u00efdes \u00e9mis lors du rapport sexuel remontent vers les trompes. Des petites glandes situ\u00e9es dans la paroi du col s\u00e9cr\u00e8tent un liquide visqueux appel\u00e9 glaire cervicale qui favorise la s\u00e9lection des spermatozo\u00efdes mobiles. La glaire ne doit pas \u00eatre trop \u00e9paisse sinon les spermatozo\u00efdes ne peuvent pas la traverser. La glaire change de consistance au cours du cycle normal de la femme et sa qualit\u00e9 est influenc\u00e9e par les s\u00e9cr\u00e9tions hormonales. Elle ne se laisse traverser par les spermatozo\u00efdes que quelques jours par mois, ceux pendant lesquels la f\u00e9condation a le plus de chances de se produire.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"517\" height=\"412\" src=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-116.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-841\" srcset=\"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-116.png 517w, https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-116-300x239.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 517px) 100vw, 517px\" \/><figcaption>F<em>ig.2- Sch\u00e9ma de l\u2019appareil g\u00e9nital f\u00e9minin<\/em><\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p><strong>B-Chez l\u2019homme<\/strong><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"493\" height=\"415\" src=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-117.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-842\" srcset=\"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-117.png 493w, https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-117-300x253.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 493px) 100vw, 493px\" \/><figcaption>Fig.<em>3-Sch\u00e9ma de l\u2019appareil g\u00e9nital masculin<\/em><\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p><strong>Les testicules<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Les testicules sont des organes pairs et sym\u00e9triques situ\u00e9s \u00e0 l&rsquo;ext\u00e9rieur du pelvis afin d&rsquo;\u00eatre \u00e0 une temp\u00e9rature inf\u00e9rieure \u00e0 celle de l&rsquo;abdomen (2\u00b0C en moins). Chaque testicule adulte mesure environ 3&nbsp;cm de haut, 2&nbsp;cm de large et 5&nbsp;cm de profondeur pour un poids d&rsquo;environ 18&nbsp;g. (Fig.3)<\/p>\n\n\n\n<p><br>\nLes testicules comportent une coque lisse et blanc nacr\u00e9 appel\u00e9e albugin\u00e9e, elle est \u00e9paisse, solide et inextensible. Sur ses faces lat\u00e9rale et caudale, le testicule est entour\u00e9 par une \u00ab&nbsp;cavit\u00e9 vaginale testiculaire&nbsp;\u00bb.<br>\nAu sommet du testion retrouve l\u2019epididyme s\u00e9par\u00e9 du testicule par le \u00absillon \u00e9pididymaire\u00bb. \u00c0 son p\u00f4le caudal, le testicule est fix\u00e9 au scrotum par le gubernaculum testis.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>L\u2019\u00e9pididyme<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019\u00e9pididyme est un conduit de 6 m\u00e8tres de long mais qui est pelotonn\u00e9 donnant une structure en forme de virgule<\/p>\n\n\n\n<p>Les spermatozo\u00efdes immatures et pratiquement immobiles qui quittent le testicule s\u00e9journent un certain temps dans l\u2019\u00e9pididyme pour un parcours sinueux qui prend 20 jours environ pour faire ces 6 m\u00e8tres. C\u2019est au cours de ce trajet qu\u2019ils deviennent mobiles et f\u00e9conds. Quand la stimulation sexuelle conduit \u00e0 l&rsquo;\u00e9jaculation, le muscle lisse des parois de l&rsquo;\u00e9pididyme se contracte vigoureusement, ce qui expulse les spermatozo\u00efdes pr\u00e9sents dans la queue de l&rsquo;\u00e9pididyme vers un autre segment des voies spermatiques, le conduit d\u00e9f\u00e9rent.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le canal d\u00e9f\u00e9rent<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le canal d\u00e9f\u00e9rent mesure 45 cm de long. Il s&rsquo;\u00e9tend vers le haut \u00e0 partir de l&rsquo;\u00e9pididyme et passe dans le canal inguinal pour entrer dans la cavit\u00e9 pelvienne. Il se courbe ensuite au-dessus de l&rsquo;uret\u00e8re, avant de redescendre le long de la face post\u00e9rieure de la vessie. Son extr\u00e9mit\u00e9 terminale s&rsquo;\u00e9largit pour former l&rsquo;ampoule du conduit d\u00e9f\u00e9rent et s&rsquo;unit au conduit excr\u00e9teur de la v\u00e9sicule s\u00e9minale pour former le court canal \u00e9jaculateur. Chaque canal \u00e9jaculateur p\u00e9n\u00e8tre dans la prostate, o\u00f9 il d\u00e9verse son contenu dans l&rsquo;ur\u00e8tre. La principale fonction du canal d\u00e9f\u00e9rent est de conduire les spermatozo\u00efdes vivants de leurs sites de stockage, l&rsquo;\u00e9pididyme et la portion distale du conduit d\u00e9f\u00e9rent, jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;ur\u00e8tre. Au moment de l&rsquo;\u00e9jaculation, les \u00e9paisses couches de muscle lisse de ses parois cr\u00e9ent des ondes p\u00e9ristaltiques qui poussent rapidement les spermatozo\u00efdes vers l&rsquo;ur\u00e8tre.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>L\u2019ur\u00e8tre<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019ur\u00e8tre est la portion terminale des voies spermatiques. Il fait partie du syst\u00e8me urinaire et du syst\u00e8me g\u00e9nital&nbsp;: selon les circonstances, il transporte l&rsquo;urine ou le sperme jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;extr\u00e9mit\u00e9 du p\u00e9nis.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Les glandes annexes<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Les glandes annexes sont les deux v\u00e9sicules s\u00e9minales, les deux glandes bulbo-ur\u00e9trales et la prostate. Ces glandes produisent la majeure partie du sperme (compos\u00e9 des spermatozo\u00efdes et des s\u00e9cr\u00e9tions des glandes et des conduits annexes).<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Les v\u00e9sicules s\u00e9minales<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Les v\u00e9sicules s\u00e9minales reposent sur la paroi post\u00e9rieure de la vessie. Ce sont d&rsquo;assez grosses glandes, chacune ayant approximativement la forme et la longueur d&rsquo;un doigt (5 \u00e0 7 cm). Leur s\u00e9cr\u00e9tion, qui constitue environ 60&nbsp;% du volume du sperme, est un liquide alcalin visqueux et jaun\u00e2tre renfermant du fructose (un sucre), de l&rsquo;acide ascorbique et des prostaglandines. Les spermatozo\u00efdes et le liquide s\u00e9minal se m\u00e9langent dans le canal \u00e9jaculateur et p\u00e9n\u00e8trent ensemble dans l&rsquo;ur\u00e8tre prostatique au moment de l&rsquo;\u00e9jaculation.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>La prostate<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>La prostate est une glande unique de la grosseur et de la forme d&rsquo;un marron&nbsp;; elle entoure la partie sup\u00e9rieure de l&rsquo;ur\u00e8tre, situ\u00e9e directement sous la vessie. La s\u00e9cr\u00e9tion de la prostate forme jusqu&rsquo;\u00e0 un tiers du volume du sperme et joue un r\u00f4le dans l&rsquo;activation des spermatozo\u00efdes.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Les glandes bulbo-ur\u00e9trales<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Les glandes bulbo-ur\u00e9trales (glandes de Cowper) sont de petites glandes de la grosseur d&rsquo;un pois situ\u00e9es sous la prostate. Elles produisent un \u00e9pais mucus translucide qui s&rsquo;\u00e9coule dans l&rsquo;ur\u00e8tre spongieux. Cette s\u00e9cr\u00e9tion est lib\u00e9r\u00e9e avant l&rsquo;\u00e9jaculation; on pense qu&rsquo;elle neutralise l&rsquo;acidit\u00e9 des traces d&rsquo;urine encore pr\u00e9sentes dans l&rsquo;ur\u00e8tre.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le p\u00e9nis<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le p\u00e9nis est l&rsquo;organe de la copulation, destin\u00e9 \u00e0 d\u00e9poser les spermatozo\u00efdes dans les voies g\u00e9nitales de la femme. Le p\u00e9nis comprend une racine fixe, et un corps mobile se terminant par une extr\u00e9mit\u00e9 renfl\u00e9e, le gland du p\u00e9nis. La peau du p\u00e9nis est l\u00e2che et glisse vers l&rsquo;extr\u00e9mit\u00e9 distale pour former un repli de peau appel\u00e9 pr\u00e9puce autour de l&rsquo;extr\u00e9mit\u00e9 proximale du gland.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le sperme<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le sperme est le liquide blanch\u00e2tre l\u00e9g\u00e8rement collant qui renferme les spermatozo\u00efdes et les s\u00e9cr\u00e9tions des glandes accessoires. Ce liquide est le milieu de transport des spermatozo\u00efdes; il contient des nutriments ainsi que des substances chimiques prot\u00e9geant et activant les spermatozo\u00efdes, en plus de faciliter leurs d\u00e9placements. Les spermatozo\u00efdes m\u00fbrs poss\u00e8dent peu de cytoplasme et de r\u00e9serves de nutriments.Le fructose pr\u00e9sent dans la s\u00e9cr\u00e9tion des v\u00e9sicules s\u00e9minales constitue presque leur seul combustible. La quantit\u00e9 de sperme projet\u00e9e \u00e0 l&rsquo;ext\u00e9rieur de l&rsquo;ur\u00e8tre au cours d&rsquo;une \u00e9jaculation est relativement petite (de 2 \u00e0 6 ml), mais chaque millilitre contient entre 50 et 100 millions de spermatozo\u00efdes.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le rapport sexuel<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le p\u00e9nis (ou verge) est l\u2019organe qui permet le rapport sexuel, ou co\u00eft. Lors du rapport, les tissus qui le composent se remplissent de sang. La verge s\u2019allonge, devient rigide et la p\u00e9n\u00e9tration dans le vagin devient possible. Le sperme est \u00e9mis au fond du vagin pr\u00e8s de l\u2019orifice du col ut\u00e9rin, c\u2019est l\u2019\u00e9jaculation.<\/p>\n\n\n\n<p>A chaque rapport sexuel, l\u2019homme \u00e9jacule dans le vagin des millions de spermatozo\u00efdes qui devront traverser la glaire du canal cervical, passer le col de l\u2019ut\u00e9rus puis remonter jusqu\u2019aux trompes o\u00f9 s\u2019effectuera la rencontre avec l\u2019ovocyte. Un seul spermatozo\u00efde, parmi des millions, p\u00e9n\u00e9trera dans l\u2019ovocyte.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Fonctionnement de ces organes chez la femme&nbsp;<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>Le fonctionnement des organes g\u00e9nitaux n\u2019est pas autonome&nbsp;; il est&nbsp; tr\u00e8s \u00e9troitement contr\u00f4l\u00e9 \u00e0 distance, par le cerveau et par diverses glandes qui s\u00e9cr\u00e8tent des hormones. Ces m\u00e9canismes de contr\u00f4le sont essentiels \u00e0 conna\u00eetre parce qu\u2019ils donnent aux m\u00e9decins les moyens qui leur permettent d\u2019intervenir en cas de d\u00e9r\u00e8glement.<\/p>\n\n\n\n<p>Le cycle menstruel correspond \u00e0 l\u2019ensemble des modifications qui rendent l\u2019appareil g\u00e9nital f\u00e9minin p\u00e9riodiquement apte \u00e0 l\u2019installation d\u2019une grossesse. Les r\u00e8gles ou menstruations sont la partie la plus visible d\u2019une cascade&nbsp; d\u2019actions hormonales. Les cycles menstruels qui apparaissent \u00e0 la pubert\u00e9 traduisent une activit\u00e9 des ovaires. Cette activit\u00e9 est r\u00e9gul\u00e9e par des hormones s\u00e9cr\u00e9t\u00e9es par une petite glande situ\u00e9e sous le cerveau, l\u2019hypophyse, qui est elle-m\u00eame sous la d\u00e9pendance de l\u2019hypothalamus.<\/p>\n\n\n\n<p>Les ovaires s\u00e9cr\u00e8tent principalement des estrog\u00e8nes, de la progest\u00e9rone,&nbsp; des androg\u00e8nes.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019hypophyse secr\u00e8te des \u00ab gonadotrophines \u00bb, hormones qui vont agir sur les gonades (Fig.4). Il y a deux gonadotrophines, d\u00e9sign\u00e9es par les abr\u00e9viations d\u2019origine anglaise : FSH et LH. Elles sont transport\u00e9es, dans le sang circulant, de l\u2019hypophyse jusqu\u2019aux deux ovaires o\u00f9 elles provoquent divers effets, suivant une s\u00e9quence bien \u00e9tablie.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019hypothalamus qui est situ\u00e9 \u00e0 la base du cerveau lib\u00e8re lui ce que l\u2019on appelle une neuro-hormone&nbsp;: qui porte diff\u00e9rents noms d\u00e9signant la m\u00eame chose&nbsp;: le Gn-RH (gonadotropin releasing hormon) ou LH-RH ou encore FSH-LH-RH. Ce Gn-RH agit sur l\u2019hypophyse.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"661\" height=\"389\" src=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-118.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-843\" srcset=\"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-118.png 661w, https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-118-300x177.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 661px) 100vw, 661px\" \/><figcaption><em>Fig. 4-L\u2019hypothalamus au centre du cerveau<\/em><\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>La s\u00e9cr\u00e9tion de Gn-RH est pulsative et si cette pulsativit\u00e9 disparait, l\u2019effet sur les s\u00e9cr\u00e9tions hypophysaires s\u2019arr\u00eate. Ce ph\u00e9nom\u00e8ne est utilis\u00e9 dans certains protocoles de f\u00e9condation in vitro. L\u2019activit\u00e9 de l\u2019hypothalamus est contr\u00f4l\u00e9e de mani\u00e8re complexe par l\u2019action r\u00e9tro-active des hormones ovariennes, des hormones hypophysaires, par l\u2019hypothalamus lui-m\u00eame mais aussi par le syst\u00e8me nerveux&nbsp;: action de la dopamine, de la noradr\u00e9naline, de la s\u00e9rotonine, des peptides c\u00e9r\u00e9braux, des endorphines, etc. cela peut expliquer des cas d\u2019am\u00e9norrh\u00e9e d\u2019origine psychog\u00e8ne.<\/p>\n\n\n\n<p>La s\u00e9cr\u00e9tion des gonadotrophines hypophysaires, FSH et LH est sous la d\u00e9pendance, non seulement du Gn-RH hypothalamique, mais aussi des autres hormones hypophysaires (comme celles qui contr\u00f4lent les surr\u00e9nales, la thyro\u00efde, la prolactine) et surtout des hormones ovariennes, principalement estrog\u00e8nes et une hormone ovarienne particuli\u00e8re, l\u2019inhibine.<\/p>\n\n\n\n<p>Au cours de la premi\u00e8re partie du cycle, l\u2019hypophyse s\u00e9cr\u00e8te de l\u2019hormone FSH et, un peu plus tard, l\u2019hormone LH. L\u2019augmentation brutale de la concentration en hormone LH dans le sang (le pic de LH) entra\u00eene l\u2019ovulation. Ces hormones provoquent la s\u00e9cr\u00e9tion d\u2019estrog\u00e8nes et de progest\u00e9rone par les ovaires.<\/p>\n\n\n\n<p>Ces deux derni\u00e8res ont un effet inhibiteur sur l\u2019hypophyse&nbsp;; la fabrication de FSH et LH est interrompue. Mais, sans ces deux hormones, la fabrication des estrog\u00e8nes et de la progest\u00e9rone s\u2019interrompent. Finalement, suite \u00e0 cette interruption, l\u2019inhibition de l\u2019hypophyse est lev\u00e9e\u2026 et le cycle peut recommencer (Fig.5).<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-119.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-844\" width=\"579\" height=\"782\" srcset=\"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-119.png 579w, https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-119-222x300.png 222w\" sizes=\"auto, (max-width: 579px) 100vw, 579px\" \/><figcaption>Fig.5: \u00e9volution des hormones hypophysaires et ovariennes au cours du cycle menstruel.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Les seules hormones ovariennes s\u00e9cr\u00e9t\u00e9es lors de la premi\u00e8re moiti\u00e9 du cycle f\u00e9minin sont les estrog\u00e8nes. Celles-ci provoquent une croissance en \u00e9paisseur de l\u2019endom\u00e8tre. Son \u00e9paisseur est mesurable en \u00e9chographie. L\u2019estradiol s\u00e9cr\u00e9t\u00e9 par le follicule est transport\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 l\u2019hypophyse. En fonction du taux d\u2019estradiol, l\u2019hypophyse lib\u00e8re une quantit\u00e9 plus ou moins importante de FSH qui va, \u00e0 son tour, r\u00e9guler l\u2019activit\u00e9 de l\u2019ovaire. Ce ph\u00e9nom\u00e8ne de r\u00e9trocontr\u00f4le est&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>commun\u00e9ment appel\u00e9 feed-back. La croissance et le d\u00e9veloppement du follicule d\u00e9pendent de la pr\u00e9sence&nbsp; de FSH, de LH et des estrog\u00e8nes.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019ovulation est annonc\u00e9e par un pic d\u2019estradiol, aussit\u00f4t suivi par le pic de LH (Fig.6 et 7). Lorsque l\u2019ovulation survient, la rupture folliculaire r\u00e9duit momentan\u00e9ment les capacit\u00e9s s\u00e9cr\u00e9toires du follicule, d\u2019o\u00f9 une baisse sensible du niveau des estrog\u00e8nes. D\u00e8s l\u2019ovulation faite, le corps jaune qui se forme apr\u00e8s l\u2019ovulation dans l\u2019espace lib\u00e9r\u00e9 par l\u2019ovocyte \u00e0 la surface de l\u2019ovaire&nbsp; est responsable de la s\u00e9cr\u00e9tion d\u2019estrog\u00e8nes et de progest\u00e9rone qui apparait seulement maintenant (Fig.8). C\u2019est la progest\u00e9rone qui est responsable de l\u2019augmentation de temp\u00e9rature observable en deuxi\u00e8me partie de cycle sur une courbe de temp\u00e9rature. Cette action synergique des estrog\u00e8nes et de la progest\u00e9rone ont une action bien pr\u00e9cise sur l\u2019endom\u00e8tre qui pour faire court va devenir apte \u00e0 l\u2019\u00e9ventuelle implantation d\u2019un \u0153uf. S\u2019il n\u2019y a pas d\u2019implantation le corps jaune va involuer apr\u00e8s une dur\u00e9e de vie remarquablement fixe de 12 \u00e0 14 jours \u00e0 l\u2019issue desquels il provoque une chute brutale des taux d\u2019estrog\u00e8nes et de progest\u00e9rone elle-m\u00eame \u00e0 l\u2019origine de la menstruation. Par contre, s\u2019il y a implantation d\u2019un \u0153uf dans l\u2019endom\u00e8tre ainsi pr\u00e9par\u00e9,&nbsp; les cellules du trophoblaste entourant cet \u0153uf s\u00e9cr\u00e8tent de l\u2019HCG (Human Chorionic Gonadotropin) dont la d\u00e9tection est \u00e0 la base des tests de grossesse. Cet HCG a des effets biologiques comparables \u00e0 la LH (d\u2019o\u00f9 son utilisation dans le d\u00e9clenchement artificiel de l\u2019ovulation). Le corps jaune va alors \u00eatre sauv\u00e9 de sa disparition programm\u00e9e gr\u00e2ce aux effets de l\u2019HCG. Il va secr\u00e9ter des quantit\u00e9s croissantes d\u2019estrog\u00e8nes et de progest\u00e9rone. Endom\u00e8tre et embryon sont ainsi maintenus en place par ces hormones. Le r\u00f4le du corps jaune va \u00eatre capital pour le maintient de la grossesse pendant les deux premiers mois. Ensuite, ce sera les s\u00e9cr\u00e9tions hormonales provenant du placenta qui prendront le relai et permettront la poursuite de la grossesse.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"alignright is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-121-389x1024.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-846\" width=\"251\" height=\"661\" srcset=\"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-121-389x1024.png 389w, https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-121-114x300.png 114w, https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-121.png 422w\" sizes=\"auto, (max-width: 251px) 100vw, 251px\" \/><figcaption>Fig.7: <em>L\u2019ovulation. Elle est d\u00e9clench\u00e9e par le pic de LH mais aussi par le pic d\u2019estrog\u00e8nes qui pr\u00e9c\u00e8de (D\u2019apr\u00e8s Emperaire-Frison-Roche-Paris, 2007)<\/em><\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-120-394x1024.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-845\" width=\"273\" height=\"709\" srcset=\"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-120-394x1024.png 394w, https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-120-115x300.png 115w, https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-120.png 436w\" sizes=\"auto, (max-width: 273px) 100vw, 273px\" \/><figcaption>Fig.6: <em>La phase pr\u00e9-ovulatoire. Outre leurs effets p\u00e9riph\u00e9riques, les estrog\u00e8nes exercent une action ovarienne locale et agissent en retour sur la s\u00e9cr\u00e9tion hypophysaire de FSH et LH (= effet feed-back) (D\u2019apr\u00e8s Emperaire-Frison-Roche-Paris, 2007)<\/em><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"407\" height=\"1024\" src=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-122-407x1024.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-847\" srcset=\"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-122-407x1024.png 407w, https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-122-119x300.png 119w, https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-122.png 450w\" sizes=\"auto, (max-width: 407px) 100vw, 407px\" \/><figcaption>Fig.8: <em>La phase post-ovulatoire (ou lut\u00e9ale) (D\u2019apr\u00e8s Emperaire-Frison-Roche-Paris, 2007)<\/em><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><strong>La destin\u00e9e des follicules ovariens<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>D\u00e8s la naissance, les ovaires ont d\u00e9j\u00e0 leur stock d\u00e9finitif d\u2019ovocytes. C\u2019est le capital folliculaire qui repr\u00e9sente 250000 \u00e0 500000 ovocytes dans chaque ovaire. Ce nombre diminue ensuite lentement pour atteindre 25000 vers l\u2019\u00e2ge de 37ans. Ensuite la disparition des follicules s\u2019acc\u00e9l\u00e8re \u00e0 nouveau et leur nombre devient quasiment nul \u00e0 la m\u00e9nopause, vers 50ans. Il est important de remarquer que dans ce ph\u00e9nom\u00e8ne, naturel, de disparition des follicules, l\u2019ovulation lors des cycles menstruels&nbsp; n\u2019intervient que pour une part infime. En effet,&nbsp; pour chaque cycle, le follicule qui va atteindre son plein d\u00e9veloppement, provient d\u2019une cohorte de 400 \u00e0 500 follicules qui ont d\u00e9but\u00e9 leur croissance trois cycles plus t\u00f4t. Cette cohorte voit son effectif diminuer progressivement par atr\u00e9sie jusqu\u2019\u00e0 compter&nbsp; une dizaine de follicules qui sont utilisables (on dit recrut\u00e9s) \u00e0 la fin du cycle pr\u00e9c\u00e9dent. Un seul donnera une ovulation, les autres disparaissant. C\u2019est donc environ 20000 follicules qui seront \u00ab&nbsp;puis\u00e9s&nbsp;\u00bb dans le stock au cours des environs 400 cycles qui se d\u00e9rouleront en moyenne au cours de la vie g\u00e9nitale. Cela repr\u00e9sente tr\u00e8s peu compar\u00e9 au capital initial. Par extension, l\u2019hyperstimulation des ovaires provoqu\u00e9e lors des f\u00e9condations in vitro ne peut en aucun cas contribuer notablement \u00e0 l\u2019\u00e9puisement du capital folliculaire. La disparition de 99,8% de ce capital est du \u00e0 d\u2019autres ph\u00e9nom\u00e8nes d\u2019atr\u00e9sie cellulaire dont la cause initiale n\u2019est pas connue. En d\u2019autres termes, sur les 500000 \u00e0 1000000 d\u2019ovocytes que poss\u00e8de chaque femme \u00e0 sa naissance, seuls quelques centaines deviendront f\u00e9condables.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Dominance folliculaire, dur\u00e9e de la phase folliculaire et ovulation<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le follicule appel\u00e9 \u00ab follicule dominant \u00bb, est le seul qui arrivera \u00e0 maturation au cours de chaque cycle. Il contient l\u2019ovocyte susceptible d\u2019\u00eatre f\u00e9cond\u00e9 lors d\u2019un cycle naturel (Fig.9). Exceptionnellement, il arrive que plusieurs \u00abfollicules dominants\u00bb, se d\u00e9veloppent, ce qui explique la possibilit\u00e9 de grossesses multiples spontan\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"670\" height=\"888\" src=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-123.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-874\" srcset=\"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-123.png 670w, https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-123-226x300.png 226w\" sizes=\"auto, (max-width: 670px) 100vw, 670px\" \/><figcaption><em>Fig.9-La maturation folliculaire (D\u2019apr\u00e8s Emperaire-Frison-Roche-Paris, 2007)<\/em><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Il est important de comprendre que ce follicule dominant est issu d\u2019un petit groupe de follicules recrut\u00e9s, on vient de le dire, \u00e0 la fin du cycle pr\u00e9c\u00e9dent, entre le 25\u00e8me et le 28\u00e8me jour, sous l\u2019effet d\u2019une augmentation de la concentration plasmatique de la FSH. A ce stade, ils mesurent entre 2 et 5mm. Cette notion a des implications dans la notion de \u00ab&nbsp;r\u00e9serve ovarienne&nbsp;\u00bb visible en \u00e9chographie en d\u00e9but de cycle, et dans certains protocoles de stimulation pour f\u00e9condation in vitro.<\/p>\n\n\n\n<p>Le follicule dominant est en principe s\u00e9lectionn\u00e9 d\u00e8s le d\u00e9but de la phase folliculaire, c\u2019est-\u00e0-dire entre le premier et le&nbsp; cinqui\u00e8me jour du cycle. Et son diam\u00e8tre varie entre 5,5 et 8,2mm. Sa taille est d\u00e9j\u00e0 l\u00e9g\u00e8rement sup\u00e9rieure \u00e0 celle des autres follicules qui vont grossir plus lentement. Devient dominant, le premier follicule capable de synth\u00e9tiser les estrog\u00e8nes et sa croissance pr\u00e9-ovulatoire s\u2019acc\u00e9l\u00e8re gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019effet \u00ab&nbsp;boule de neige&nbsp;\u00bb des estrog\u00e8nes sur la synth\u00e8se des r\u00e9cepteurs \u00e0 la FSH. Sous l\u2019effet de la FSH,&nbsp; il&nbsp; grossit donc et les cellules folliculaires qui le composent s\u00e9cr\u00e8tent un liquide, le liquide folliculaire, stock\u00e9 au centre du follicule. L\u2019ovocyte appara\u00eet alors excentr\u00e9 \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur du follicule qui fait saillie \u00e0 la surface de l\u2019ovaire. Le follicule peut atteindre un diam\u00e8tre de 2 cm. C\u2019est alors qu\u2019intervient l\u2019autre gonadotrophine, la LH. Son arriv\u00e9e jusqu\u2019au follicule dominant provoque l\u2019ouverture du follicule \u00e0 la surface de l\u2019ovaire. L\u2019ovocyte est expuls\u00e9, entour\u00e9 de quelques cellules : c\u2019est l\u2019ovulation.<\/p>\n\n\n\n<p>Il est important de s\u2019attarder quelques instants sur cette notion de \u00ab&nbsp;dominance\u00bb qui est d\u2019une grande importance pratique dans la surveillance des protocoles de stimulation ovarienne (Fig.10).&nbsp; Le follicule appel\u00e9 \u00e0 \u00eatre dominant est donc s\u00e9lectionn\u00e9 de&nbsp; J1 \u00e0 J5. D\u00e8s le milieu de la phase folliculaire, de J6 \u00e0 J10, il atteint 13mm et devient le seul capable de poursuivre son d\u00e9veloppement malgr\u00e9 la baisse des taux de FSH. Il b\u00e9n\u00e9ficie \u00e9galement d\u2019un effet FSH-like de la LH qui contribue \u00e0 accro\u00eetre sa taille et \u00e0 stimuler sa s\u00e9cr\u00e9tion d\u2019estradiol. La d\u00e9croissance des taux de FSH en milieu de phase folliculaire est \u00e0 la base du ph\u00e9nom\u00e8ne de dominance du follicule le plus sensible ainsi que de l\u2019atr\u00e9sie (=la disparition progressive) de tous les autres follicules recrut\u00e9s au niveau des deux ovaires. Arriv\u00e9 \u00e0 maturit\u00e9, \u00e0 peu pr\u00e8s au milieu du cycle, ce follicule qui mesure entre 20 et 28mm de diam\u00e8tre fait saillie \u00e0 la surface de l\u2019ovaire et il est bien visible \u00e0 l\u2019\u00e9chographie.<\/p>\n\n\n\n<p>Une autre notion est importante \u00e0 comprendre. Nous venons de dire que le follicule dominant est en principe s\u00e9lectionn\u00e9 d\u00e8s le d\u00e9but de la phase folliculaire, c\u2019est-\u00e0-dire entre le premier et le&nbsp; cinqui\u00e8me jour du cycle. Mais ce n\u2019est pas toujours le cas. Il faut savoir que si la deuxi\u00e8me partie du cycle peut \u00eatre plus courte que 14 jours, la premi\u00e8re partie est fixe&nbsp;; elle dure 13 jours. Or il apparait souvent, notamment sur les courbes de temp\u00e9rature que cette premi\u00e8re phase du cycle est plus courte avec une ovulation paraissant survenir plus t\u00f4t. Cela est simplement du au fait qu\u2019elle peut commencer plus t\u00f4t, c\u2019est-\u00e0-dire avant les r\u00e8gles.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Classiquement, l&rsquo;avancement du cycle menstruel a \u00e9t\u00e9 calcul\u00e9 en r\u00e9f\u00e9rence au d\u00e9but des r\u00e8gles (jours des r\u00e8gles). Malheureusement cependant, les r\u00e8gles ne sont pas une r\u00e9f\u00e9rence physiologique. En effet, les r\u00e8gles, dernier \u00e9pisode du cycle pr\u00e9c\u00e9dent, n&rsquo;ont rien \u00e0 voir avec le nouveau cycle menstruel qui commence. Le rep\u00e8re que les r\u00e8gles constituent n&rsquo;offre donc pas d&rsquo;information pr\u00e9cise sur l&rsquo;avancement fonctionnel r\u00e9el de la phase folliculaire d\u00e9butante. Au 3e jour du cycle, au d\u00e9but des traitements d&rsquo;HOC (hyperstimulation ovarienne contr\u00f4l\u00e9e) (pour la FIV notamment), l&rsquo;avancement du processus de maturation folliculaire est en fait variable.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>En r\u00e9alit\u00e9, le d\u00e9but fonctionnel de la phase folliculaire est li\u00e9 \u00e0 une l\u00e9g\u00e8re \u00e9l\u00e9vation de la FSH, ou \u00ab&nbsp;signal FSH&nbsp;\u00bb, qui survient pendant la p\u00e9riode intercycle. Cette \u00e9l\u00e9vation de la FSH initie la croissance de l&rsquo;ensemble des follicules dot\u00e9s de r\u00e9cepteurs \u00e0 la FSH qui constituent la cohorte des follicules stimulables, visibles en \u00e9chographie sous l\u2019appellation de follicules antraux.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"669\" height=\"692\" src=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-124.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-875\" srcset=\"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-124.png 669w, https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-124-290x300.png 290w\" sizes=\"auto, (max-width: 669px) 100vw, 669px\" \/><figcaption><em>Fig.10-la longue s\u00e9lection des follicules ovariens s\u2019\u00e9talant sur 3 cycles et demi et aboutissant \u00e0 un seul follicule dit dominant devenant apte \u00e0 l\u2019ovulation<\/em><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Le signal FSH intercycle, qui culmine souvent au 3e jour du cycle (dans les cycles de 28 jours), peut survenir un peu plus tard en cas de cycles longs ou, plus t\u00f4t en cas de cycles soi-disant courts. L&rsquo;amplitude du signal FSH intercycle, + 2,5 mUI\/ml en moyenne, est trop faible pour \u00eatre identifi\u00e9e par une simple prise de sang. Pratiquement, il est donc difficile de savoir quand survient le signal FSH intercycle et quand la phase folliculaire d\u00e9bute r\u00e9ellement.<\/p>\n\n\n\n<p>C&rsquo;est le taux d\u2019estradiol qui contr\u00f4le les taux de FSH en fin de cycle. Ainsi, il a \u00e9t\u00e9 montr\u00e9 qu&rsquo;un apport en E2 initi\u00e9 au premier jour des r\u00e8gles&nbsp; ou mieux, 3 jours avant celles-ci, pr\u00e9vient la survenue du signal FSH intercycle et le recrutement folliculaire qui suit. L&rsquo;\u00e9l\u00e9vation de FSH ne commence alors qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;arr\u00eat de l&rsquo;estradiol et culmine 3 jours plus tard. Cette notion permet&nbsp; de synchroniser la survenue du pic de LH qui a lieu 13-14 jours apr\u00e8s l&rsquo;arr\u00eat d&rsquo;estradiol, alors que ce dernier avait \u00e9t\u00e9 poursuivi pendant 7-14 jours apr\u00e8s les r\u00e8gles.<\/p>\n\n\n\n<p>La synchronisation du signal FSH peut \u00e9galement \u00eatre programm\u00e9e par la prise ponctuelle de pilule contraceptive commenc\u00e9e au 2e jour des r\u00e8gles et continu\u00e9e pendant 7 \u00e0 14 jours (ou plus si n\u00e9cessaire). Apr\u00e8s l&rsquo;arr\u00eat de la pilule contraceptive, la FSH s&rsquo;\u00e9l\u00e8ve plus lentement qu&rsquo;apr\u00e8s la prise d&rsquo;E2 et culmine au 5e jour apr\u00e8s l&rsquo;arr\u00eat. La pilule offre l&rsquo;avantage de ne commencer le traitement de synchronisation qu&rsquo;apr\u00e8s la survenue des r\u00e8gles (2\u00e8me jour).&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>En r\u00e9sum\u00e9, le v\u00e9ritable d\u00e9but du cycle, donc de la v\u00e9ritable phase folliculaire commence&nbsp; \u00e0 l\u2019\u00e9tat physiologique, 3 jours apr\u00e8s le signal FSH intercycle, et non pas toujours au d\u00e9but des r\u00e8gles, et l\u2019ovulation survient 13 jours apr\u00e8s. Ce signal FSH initie le recrutement folliculaire puis par suite la dominance aboutissant \u00e0 un follicule m\u00fbr.<\/p>\n\n\n\n<p>Les notions qui pr\u00e9c\u00e8dent sont fondamentales pour bien comprendre les m\u00e9canismes des diff\u00e9rents protocoles de stimulation en FIV.<\/p>\n\n\n\n<p>Le follicule m\u00fbr se rompt 37 \u00e0 40 heures apr\u00e8s la d\u00e9charge pr\u00e9 ovulatoire de LH et de FSH et lib\u00e8re l\u2019ovocyte entour\u00e9 d\u2019une couche de cellules appel\u00e9e la corona radiata (Fig.11).&nbsp; L\u2019ovocyte ainsi lib\u00e9r\u00e9 de l\u2019ovaire est capt\u00e9 par les trompes dans lesquelles il va rester quelques heures jusqu\u2019\u00e0 une f\u00e9condation \u00e9ventuelle. S\u2019il n\u2019y a pas f\u00e9condation, il se r\u00e9sorbe et est \u00e9limin\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019ovocyte est une cellule sph\u00e9rique contenant essentiellement du mat\u00e9riel g\u00e9n\u00e9tique, \u00e9quivalent \u00e0 celui du spermatozo\u00efde, sous la forme de chromosomes, et des substances (prot\u00e9ines et ARN) indispensables au d\u00e9roulement de la f\u00e9condation et des premiers stades du d\u00e9veloppement embryonnaire. Cette cellule est bien plus volumineuse que le spermatozo\u00efde, puisque son diam\u00e8tre est de 1\/10 de mm environ, et elle est immobile. Elle est entour\u00e9e de sa corona radiata.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"494\" height=\"472\" src=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-125.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-876\" srcset=\"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-125.png 494w, https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-125-300x287.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 494px) 100vw, 494px\" \/><figcaption><em>Fig.11- Ovocyte de type I entour\u00e9 de sa corona radiata (image&nbsp;<\/em><a href=\"http:\/\/www.chu-toulouse.fr\/\">www.chu-toulouse.fr<\/a><em>)<\/em><\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Fonctionnement chez l\u2019homme<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>Alors que la femme poss\u00e8de tout son stock d\u2019ovocytes pour toute sa vie (jusqu\u2019\u00e0 la m\u00e9nopause) depuis la naissance, chez l\u2019homme, les spermatozo\u00efdes sont produits dans les tubes s\u00e9minif\u00e8res de fa\u00e7on continue, depuis la pubert\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 un \u00e2ge tr\u00e8s avanc\u00e9. Il n\u2019y a th\u00e9oriquement pas d\u2019arr\u00eat total de la formation des spermatozo\u00efdes chez l\u2019homme. C\u2019est la FSH, la m\u00eame hormone hypophysaire que chez la femme, qui stimule la production des spermatozo\u00efdes.<\/p>\n\n\n\n<p>Les cellules reproductrices ou gam\u00e8tes masculins sont les spermatozo\u00efdes, produits dans les testicules. Cette production a lieu dans des tubes tr\u00e8s fins, les tubes s\u00e9minif\u00e8res, dont l\u2019\u00e9pith\u00e9lium est constitu\u00e9 de deux types de cellules&nbsp;: les cellules de Sertoli qui ont un r\u00f4le nutritif et de soutien et les spermatogonies qui sont les cellules souches de la lign\u00e9e germinale.<\/p>\n\n\n\n<p>Les spermatogonies se multiplient par simple division cellulaire et se renouvellent constamment.&nbsp; A partir de la pubert\u00e9, certaines spermatogonies continuent de se multiplier pour conserver le nombre de cellules germinales souches, d\u2019autres se transforment en spermatocytes I qui vont subir la mitose r\u00e9ductionnelle de la m\u00e9iose pour donner les spermatocytes II. Ces spermatocytes II vont donner les spermatides apr\u00e8s avoir subi la mitose \u00e9quationnelle. Les spermatides, qui sont en r\u00e9alit\u00e9 des spermatozo\u00efdes immatures, vont subir une phase de maturation, appel\u00e9e spermiogen\u00e8se, pour donner naissance aux spermatozo\u00efdes. Cette derni\u00e8re phase permet au spermatozo\u00efde d\u2019acqu\u00e9rir les outils n\u00e9cessaires \u00e0 la f\u00e9condation (acrosome, flagelle) et de modifier son noyau. <br>\nLa spermatogen\u00e8se d\u00e9bute \u00e0 la pubert\u00e9 et est permanente. Il faut environ 72 jours pour qu\u2019une spermatogonie donne naissance \u00e0 un spermatozo\u00efde.<\/p>\n\n\n\n<p>Une fois leur formation achev\u00e9e, les spermatozo\u00efdes sont \u00e9limin\u00e9s dans un canal collecteur, l\u2019\u00e9pididyme, dans lequel ils finissent leur maturation. Lors de l\u2019\u00e9jaculation, les spermatozo\u00efdes (ainsi que les s\u00e9cr\u00e9tions de l\u2019\u00e9pididyme) vont passer dans les canaux d\u00e9f\u00e9rents, se m\u00e9langer avec les s\u00e9cr\u00e9tions des v\u00e9sicules s\u00e9minales puis de la prostate ce qui permet la formation du sperme. Le canal d\u00e9f\u00e9rent a une paroi \u00e9paisse que le m\u00e9decin peut facilement identifier par simple palpation au-dessus des bourses. Le sperme passe ensuite dans l\u2019ur\u00e8tre et est \u00e9jacul\u00e9 vers l\u2019ext\u00e9rieur au niveau du gland.<\/p>\n\n\n\n<p>Entre les tubes s\u00e9minif\u00e8res, il existe d\u2019autres cellules regroup\u00e9es en petits amas et dont le r\u00f4le est de s\u00e9cr\u00e9ter des hormones m\u00e2les, la testost\u00e9rone principalement&nbsp;; ce sont les cellules de Leydig. Il s\u2019agit de substances qui, passant dans le sang, vont agir \u00e0 distance sur d\u2019autres tissus vivants, ou organes, pour faire appara\u00eetre les signes physiques distinctifs du sexe masculin : stature, pilosit\u00e9, voix, etc.<\/p>\n\n\n\n<p>Le sperme n\u2019est pas uniquement constitu\u00e9 de spermatozo\u00efdes. Au fur et \u00e0 mesure de leur transport dans l\u2019\u00e9pididyme et le canal d\u00e9f\u00e9rent, diverses glandes y d\u00e9versent leurs s\u00e9cr\u00e9tions : la prostate et les v\u00e9sicules s\u00e9minales.<\/p>\n\n\n\n<p>Le spermatozo\u00efde (Fig.12 et 13) est une cellule de forme particuli\u00e8re comportant une t\u00eate et un flagelle. La t\u00eate contient le noyau cellulaire qui est constitu\u00e9 par l\u2019ADN ainsi qu\u2019une sorte de sac, appel\u00e9 acrosome, contenant les enzymes n\u00e9cessaires \u00e0 la travers\u00e9e des enveloppes de l\u2019ovocyte lors de la f\u00e9condation.<\/p>\n\n\n\n<p>Le flagelle est anim\u00e9 de mouvements qui permettent au spermatozo\u00efde de se d\u00e9placer.<\/p>\n\n\n\n<p>Une pi\u00e8ce interm\u00e9diaire r\u00e9unit le flagelle \u00e0 la t\u00eate.<\/p>\n\n\n\n<p>Le spermatozo\u00efde est une cellule tr\u00e8s petite&nbsp;: la t\u00eate mesure 5\u00b5m de longueur et le flagelle 50\u00b5m (sachant que 1 \u00b5m= 1\/1000 de mm)<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"460\" height=\"285\" src=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-126.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-877\" srcset=\"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-126.png 460w, https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-126-300x186.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 460px) 100vw, 460px\" \/><figcaption><em>Fig.12- Sch\u00e9ma du spermatozo\u00efde<\/em><\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"642\" height=\"411\" src=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-127.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-878\" srcset=\"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-127.png 642w, https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-127-300x192.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 642px) 100vw, 642px\" \/><figcaption>Fig.13- Spermatozo\u00efdes vus au microscope<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>La production des androg\u00e8nes est assur\u00e9e par les cellules de Leydig (petites cellules situ\u00e9es au niveau des testicules) qui s\u00e9cr\u00e8tent principalement la testost\u00e9rone \u00e0 partir du cholest\u00e9rol. Cette testost\u00e9rone, une fois synth\u00e9tis\u00e9e, quitte rapidement le testicule (qui ne peut en stocker qu&rsquo;une faible quantit\u00e9), par un syst\u00e8me complexe de tubules, pour atteindre la circulation sanguine.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Les principales fonctions des androg\u00e8nes se r\u00e9sument comme suit:<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; initiation et maintien de la spermatog\u00e9n\u00e8se&nbsp;;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; d\u00e9veloppement des caract\u00e8res sexuels masculins&nbsp;;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; assurer la fonction sexuelle apr\u00e8s la pubert\u00e9 (libido).&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Tout comme les ovaires, les testicules sont sous le contr\u00f4le des hormones FSH et LH qui vont stimuler la spermatogen\u00e8se et la synth\u00e8se des androg\u00e8nes (Fig.14). Par contre, ici le fonctionnement n\u2019est pas cyclique mais continu. <br>\nDe plus, les testicules sont contr\u00f4l\u00e9s par la temp\u00e9rature. En effet, la position externe des bourses permet de maintenir les testicules \u00e0 une temp\u00e9rature d\u2019environ 35\u00b0 et non de 37\u00b0 comme le reste du corps. Cette faible temp\u00e9rature est indispensable \u00e0 la spermatogen\u00e8se et toute \u00e9l\u00e9vation thermique peut bloquer celle-ci.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"709\" height=\"437\" src=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-128.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-879\" srcset=\"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-128.png 709w, https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-128-300x185.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 709px) 100vw, 709px\" \/><figcaption><em>Fig.14- Le contr\u00f4le hypophysaire du fonctionnement testiculaire<\/em><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Les caract\u00e9ristiques sexuelles secondaires m\u00e2les (voix, pilosit\u00e9, barbe, musculature et organes g\u00e9nitaux) se d\u00e9veloppent gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019action de la testost\u00e9rone.&nbsp; \u00c0 la pubert\u00e9, l\u2019hypothalamus stimule l\u2019hypophyse qui d\u00e9clenche la s\u00e9cr\u00e9tion de l\u2019hormone FSH qui stimule la production de cellules sexuelles (spermatozo\u00efdes) et de l\u2019hormone LH qui stimule la production des hormones sexuelles (testost\u00e9rone).<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Comment s\u2019effectue la f\u00e9condation&nbsp;?<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>Pour qu\u2019il y ait f\u00e9condation, il faut qu\u2019ovocyte et spermatozo\u00efdes se rencontrent au bon moment. Il faut au moins une trompe fonctionnelle qui ne g\u00eane pas leur rencontre. Le rapport sexuel doit se produire lors de la p\u00e9riode d\u2019ovulation. L\u2019ovocyte n\u2019est f\u00e9condable que dans les 24 heures qui suivent l\u2019ovulation. Les spermatozo\u00efdes sont susceptibles de rester f\u00e9condants dans les voies g\u00e9nitales de la femme, pendant quatre \u00e0 cinq jours. Ceci fait qu\u2019une femme est f\u00e9condable quelques jours par mois seulement.<\/p>\n\n\n\n<p>Il faut aussi que l\u2019ovocyte et les spermatozo\u00efdes soient de bonne qualit\u00e9. De plus, un nombre de spermatozo\u00efdes suffisant pr\u00e9sentant une mobilit\u00e9 correcte est n\u00e9cessaire \u00e0 la rencontre des gam\u00e8tes.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-129.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-880\" width=\"684\" height=\"602\"\/><figcaption><em>Fig.15- De la f\u00e9condation \u00e0 la nidation (<\/em><a href=\"http:\/\/medicopedia.net\/\">http:\/\/medicopedia.net<\/a>)<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>La f\u00e9condation a normalement lieu dans les trompes o\u00f9 l\u2019ovocyte reste quelques heures apr\u00e8s l\u2019ovulation (Fig.15). La remont\u00e9e des spermatozo\u00efdes vers les trompes est rendue possible par le flagelle, un long cil mobile, dont il se sert comme d\u2019une godille pour avancer \u00e0 travers la glaire cervicale d\u2019abord, puis \u00e0 travers l\u2019ut\u00e9rus et la trompe (Fig.18). Le r\u00f4le de cette glaire cervicale est capital (Fig.16 et 17).&nbsp; S\u00e9cr\u00e9t\u00e9e par le col ut\u00e9rin sous l\u2019effet des estrog\u00e8nes, elle a une structure glaireuse et filante propice \u00e0 l\u2019ascension des spermatozo\u00efdes essentiellement dans la p\u00e9riode pr\u00e9 ovulatoire et ovulatoire. Ensuite sous l\u2019influence de la progest\u00e9rone s\u00e9cr\u00e9t\u00e9e par le corps jaune, elle devient coagul\u00e9e, \u00e9paisse, difficilement franchissable par les spermatozo\u00efdes.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-130.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-881\" width=\"528\" height=\"361\"\/><figcaption><em>Fig.16- Glaire cervicale en microscopie \u00e9lectronique<\/em><\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2019-07-03-\u00e0-08.14.51.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-882\" width=\"486\" height=\"652\"\/><figcaption><em>Fig.17-En haut, spermatozo\u00efdes traversant ais\u00e9ment une glaire favorable pr\u00e9-ovulatoire. En bas,&nbsp; glaire hostile bloquant la mobilit\u00e9 des spermatozo\u00efdes (images Institut Serono pour la fertilit\u00e9 et la reproduction)<\/em><\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Tous les spermatozo\u00efdes d\u00e9pos\u00e9s dans le vagin (il y en a des millions) n\u2019atteignent pas les trompes, loin de l\u00e0. On estime \u00e0 150 000 environ ceux qui atteignent l\u2019extr\u00e9mit\u00e9 de la trompe o\u00f9 se trouve l\u2019ovocyte.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-131.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-883\" width=\"521\" height=\"494\"\/><figcaption><br>Fig.18-Cheminement des spermatozo\u00efdes jusqu\u2019\u00e0 leur rencontre avec l\u2019ovocyte dans le tiers externe de la trompe<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p><strong>Evolution de l\u2019ovocyte et f\u00e9condation<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Pendant sa phase de croissance \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de l\u2019ovaire, l\u2019ovocyte, qui \u00e0 ce stade est appel\u00e9 ovocyte de type I, va acqu\u00e9rir le mat\u00e9riel cellulaire n\u00e9cessaire aux premi\u00e8res \u00e9tapes du d\u00e9veloppement embryonnaire (Fig.19). A cette croissance, fait suite une \u00e9tape de maturation, d\u2019une dur\u00e9e de 36 heures, permettant la formation d\u2019un ovocyte mature ou ovocyte de type II (Fig.20 et 21). La maturation de l\u2019ovocyte est d\u00e9clench\u00e9e par le pic de LH. Elle va permettre \u00e0 l\u2019ovocyte de devenir f\u00e9condable par un spermatozo\u00efde.&nbsp; L\u2019ovocyte est une grosse cellule sph\u00e9rique, immobile, mesurant environ 140\u00b5 de diam\u00e8tre en fin de phase de croissance. Elle est entour\u00e9e d\u2019une enveloppe translucide, form\u00e9e de prot\u00e9ines&nbsp;: la zone pellucide. A l\u2019ext\u00e9rieur de la zone pellucide, l\u2019ovocyte est inclus dans une masse cellulaire, appel\u00e9e cumulus oophorus, dont la couche en contact avec la zone pellucide est nomm\u00e9e corona radiata. On distingue donc deux types d\u2019ovocyte&nbsp;: l\u2019ovocyte I et l\u2019ovocyte II.<\/p>\n\n\n\n<p>-L\u2019ovocyte de type I, ou ovocyte immature, dont le noyau est bloqu\u00e9 en prophase de 1\u00e8re division de la m\u00e9iose (v\u00e9sicule germinale) et qui n\u2019a pas de globule polaire.<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; de type II, ou ovocyte mature, dont le noyau est bloqu\u00e9 en m\u00e9taphase de 2\u00e8me division de la m\u00e9iose et qui poss\u00e8de un globule polaire dans l\u2019espace s\u00e9parant la zone pellucide et l\u2019ovocyte (espace p\u00e9ri-vitellin).<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-132.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-884\" width=\"324\" height=\"310\"\/><figcaption>Fig.19- Ovocyte de type I entour\u00e9 de sa corona radiata (image&nbsp;<a href=\"http:\/\/www.chu-toulouse.fr\/\">www.chu-toulouse.fr<\/a>)<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-133.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-885\" width=\"319\" height=\"316\"\/><figcaption>Fig.20- Ovocyte mature de type II avec son premier globule polaire<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-134.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-886\" width=\"382\" height=\"246\"\/><figcaption><em>Fig.21-Sch\u00e9ma de l\u2019ovocyte de type II<\/em><\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>L\u2019ovocyte est prot\u00e9g\u00e9 par une enveloppe translucide (la zone pellucide) \u00e0 laquelle s\u2019attachent quelques dizaines de spermatozo\u00efdes. Parmi ceux-l\u00e0, un seul p\u00e9n\u00e9trera dans l\u2019ovocyte (Fig.22). Aussit\u00f4t apr\u00e8s, la zone pellucide se transforme pour devenir une barri\u00e8re infranchissable. Les autres spermatozo\u00efdes n\u2019ont plus aucune chance d\u2019y p\u00e9n\u00e9trer.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-135.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-887\" width=\"615\" height=\"419\" srcset=\"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-135.png 458w, https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-135-300x204.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 615px) 100vw, 615px\" \/><figcaption><em>Fig.22-P\u00e9n\u00e9tration de l\u2019ovocyte par le spermatozo\u00efde&nbsp; (clich\u00e9 Lennart Nilsson)<\/em><\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Une fois la membrane pellucide franchie, le spermatozo\u00efde arrive dans l\u2019espace p\u00e9ri-vitellin situ\u00e9 entre elle et l\u2019ovocyte. Il s\u2019immobilise contre l\u2019ovocyte et leurs membranes fusionnent&nbsp;: la membrane plasmique du spermatozo\u00efde s\u2019int\u00e8gre \u00e0 celle de l\u2019ovocyte, tandis que la membrane acrosomique et le flagelle sont incorpor\u00e9s au cytoplasme. La p\u00e9n\u00e9tration du spermatozo\u00efde d\u00e9clenche dans l\u2019ovocyte un ensemble de processus appel\u00e9s activation.&nbsp; Cette activation rend la paroi de l\u2019ovocyte imperm\u00e9able aux autres spermatozo\u00efdes, mais elle est aussi responsable de la reprise de la division m\u00e9iotique de l\u2019ovocyte qui \u00e9tait bloqu\u00e9e en cours de division depuis la vie intra-ut\u00e9rine. Cette division se termine&nbsp; avec l\u2019expulsion du deuxi\u00e8me globule polaire. L\u2019ADN maternel est alors partag\u00e9 \u00e0 \u00e9galit\u00e9 entre l\u2019ovocyte et le globule polaire qui contiennent chacun la moiti\u00e9 du capital chromosomique. En revanche la presque totalit\u00e9 du cytoplasme reste dans l\u2019ovocyte dont les \u00e9l\u00e9ments serviront au d\u00e9veloppement embryonnaire pr\u00e9coce.<\/p>\n\n\n\n<p>Le noyau du spermatozo\u00efde perd son enveloppe d\u00e8s son entr\u00e9e dans l\u2019ovocyte. Ce dernier renferme alors deux pronoyaux qui s\u2019entourent d\u2019une membrane&nbsp;: un pronucleus d\u2019origine m\u00e2le et un pronucleus d\u2019origine femelle&nbsp; (Fig.23 et 24).<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-136.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-888\" width=\"310\" height=\"280\"\/><figcaption><em>Fig.23-Ovocyte f\u00e9cond\u00e9 contenant deux pronuclei<\/em><\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>La synth\u00e8se d\u2019ADN d\u00e9bute alors simultan\u00e9ment dans les deux pronuclei m\u00e2le et femelle d\u00e8s qu\u2019ils sont compl\u00e8tement form\u00e9s. Puis les deux pronuclei migrent vers le centre de la cellule, leurs parois disparaissent, ils fusionnent, les chromosomes se r\u00e9partissent et s\u2019apparient&nbsp; selon les r\u00e8gles de la division cellulaire mitotique, marquant le d\u00e9but de la premi\u00e8re division cellulaire (Fig.26). La premi\u00e8re division cellulaire se produit 25 heures apr\u00e8s le premier contact entre les gam\u00e8tes, faisant passer ce que l\u2019on appelle maintenant le zygote au stade de deux cellules dites aussi \u00ab&nbsp;blastom\u00e8res&nbsp;\u00bb (Fig.25).<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-137.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-889\" width=\"389\" height=\"386\"\/><figcaption><em>Fig.24-Ovocyte f\u00e9cond\u00e9 contenant deux pronuclei et deux globules polaires<\/em><\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-138.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-890\" width=\"389\" height=\"364\"\/><figcaption><em>Fig.25-Zygote \u00e0 deux cellules. La premi\u00e8re division de l\u2019embryon vient d\u2019avoir lieu<\/em><\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2019-07-03-\u00e0-08.21.47.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-892\" width=\"606\" height=\"564\" srcset=\"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2019-07-03-\u00e0-08.21.47.png 638w, https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2019-07-03-\u00e0-08.21.47-300x280.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 606px) 100vw, 606px\" \/><figcaption><em>Fig.26- Fusion des noyaux m\u00e2le et femelle (<\/em><a href=\"http:\/\/embryologie.perso.libertysurf.fr\/fecondat.html\">http:\/\/embryologie.perso.libertysurf.fr\/fecondat.html<\/a><em>)<\/em><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Le zygote &#8211; selon la d\u00e9finition: la premi\u00e8re cellule de l&#8217;embryon &#8211; ne subit qu&rsquo;un cycle cellulaire incomplet (Fig.27 et 28).<br>\nCela vient du fait que l&rsquo;ovule n&rsquo;ach\u00e8ve les derni\u00e8res \u00e9tapes de sa maturation qu&rsquo;au moment o\u00f9 le spermatozo\u00efde l&rsquo;a p\u00e9n\u00e9tr\u00e9. Le zygote se forme donc selon un mode l\u00e9g\u00e8rement diff\u00e9rent de celui que l&rsquo;on pourrait supposer. Les informations g\u00e9n\u00e9tiques des deux parents ne sont pas directement mises en commun lors de la p\u00e9n\u00e9tration du spermatozo\u00efde pour \u00eatre d\u00e9doubl\u00e9es ensembles et finalement s\u00e9par\u00e9es par une mitose. En r\u00e9alit\u00e9, les informations g\u00e9n\u00e9tiques aussi bien paternelles que maternelles sont d&rsquo;abords d\u00e9doubl\u00e9es dans deux pronuclei ind\u00e9pendants; elles y sont \u00e9galement recondens\u00e9es en chromosomes pour s&rsquo;aligner juste ensuite sur le plan \u00e9quatorial de l&rsquo;appareil microtubulaire de division.<\/p>\n\n\n\n<p>Il n&rsquo;y a pas de fusion des deux pronuclei apr\u00e8s qu&rsquo;ils se soient rapproch\u00e9s au maximum; une mise en commun des chromosomes des deux pronuclei \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur d&rsquo;une seule membrane nucl\u00e9aire n&rsquo;a pas lieu. Au contraire, les membranes des deux pronuclei se lysent et les chromosomes des deux pronuclei s&rsquo;arrangent sur le plan \u00e9quatorial de l&rsquo;appareil microtubulaire.<br>\nL&rsquo;arrangement des chromosomes paternels et maternels ensembles dans un appareil microtubulaire commun marque le d\u00e9but du zygote, la premi\u00e8re cellule du nouvel organisme; celle-ci poss\u00e8de un g\u00e9nome individuel (2n4C).<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"alignleft is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-140.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-894\" width=\"261\" height=\"267\"\/><figcaption>Fig.27-Le Zygote.&nbsp;<br><br>L\u2019<em>appareil microtubulaire de division s&rsquo;est form\u00e9 22 heures apr\u00e8s la f\u00e9condation.&nbsp;<br>La membrane nucl\u00e9aire des deux pronuclei se lyse. Ceci indique sans \u00e9quivoque que le zygote s&rsquo;est form\u00e9.<br><\/em><br><em>1: membrane nucl\u00e9aire du pronucleus en cours de lyse<br><\/em><br><em>2: Microtubules de l\u2019appareil microtubulaire de division.&nbsp;<\/em><\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"alignleft is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-141.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-895\" width=\"252\" height=\"257\"\/><figcaption><em>Fig.28- Le Zygote se divise: 2\u00bb heures apr\u00e8s la f\u00e9condation, l\u2019appareil microtubulaire est en anaphase. Les chromosomes vont \u00eatre s\u00e9par\u00e9s.<\/em><\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p><strong>Que se passe-t-il apr\u00e8s la f\u00e9condation&nbsp;?&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019ovule f\u00e9cond\u00e9, que l\u2019on appelle le \u00ab zygote \u00bb, se divise pour former deux, puis quatre, puis huit cellules, de plus en plus petites, appel\u00e9es blastom\u00e8res. C\u2019est la segmentation. Il y a 2 cellules au bout de 20 heures, 4 cellules au bout de 40 heures (Fig.29), puis 8 (Fig.30), etc. Le stade \u00e0 30 cellules au 3\u00e8me ou 4\u00e8me jour porte le nom de morula (Fig.31); le stade \u00e0 200 cellules, au 6\u00e8me ou 7\u00e8me jour porte le nom de blastocyste&nbsp; (Fig.32).&nbsp; La taille de l\u2019embryon qui est \u00e0 son d\u00e9but de 1\/10 de mm atteint alors 2\/10 de mm. On a coutume de donner le nom d\u2019embryon \u00e0 ces diff\u00e9rents stades.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-142.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-896\" width=\"439\" height=\"327\"\/><figcaption>Fig.29-Embryon (ou zygote) \u00e0 4 cellules (45 heures apr\u00e8s la f\u00e9condation)<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-143.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-897\" width=\"438\" height=\"470\"\/><figcaption>Fig.30-Embryon \u00e0 8 cellules&nbsp; (72heures apr\u00e8s la f\u00e9condation)<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-144.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-898\" width=\"461\" height=\"409\"\/><figcaption><em>Fig.31- Morula&nbsp; (96heures apr\u00e8s la f\u00e9condation)<\/em><\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-145.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-899\" width=\"506\" height=\"380\"\/><figcaption><em>Fig.32-Blastocyste (120heures apr\u00e8s la f\u00e9condation)<\/em><\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Il ne reste pas dans les trompes. Il est normalement entra\u00een\u00e9 vers l\u2019ut\u00e9rus par les contractions des parois de la trompe. Pendant que le zygote se d\u00e9place \u00e0 travers la trompe, l\u2019ut\u00e9rus se pr\u00e9pare \u00e0 recevoir le blastocyste. Sous l\u2019effet de la progest\u00e9rone, s\u00e9cr\u00e9t\u00e9e par le corps jaune, la couche interne de la paroi de l\u2019ut\u00e9rus, l\u2019endom\u00e8tre, s\u2019est \u00e9paissie pour accueillir le blastocyste.&nbsp; Une semaine environ apr\u00e8s la f\u00e9condation, le blastocyste s\u2019implante dans l\u2019endom\u00e8tre : cette phase est nomm\u00e9e nidation (Fig.33). A partir de ce stade, l\u2019embryon se d\u00e9veloppe rapidement dans la cavit\u00e9 liquidienne qui l\u2019entoure et le prot\u00e8ge. L\u2019ut\u00e9rus prend du volume&#8230; jusqu\u2019\u00e0 l\u2019accouchement.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-146.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-900\" width=\"425\" height=\"393\"\/><figcaption><em>Fig.33-Implantation de l\u2019embryon dans l\u2019endom\u00e8tre ou nidation<\/em><\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>On observera que pour que la nidation se produise, il doit y avoir un synchronisme parfait entre le d\u00e9veloppement embryonnaire et l\u2019\u00e9tat de l\u2019endom\u00e8tre.<\/p>\n\n\n\n<p>Il peut arriver que le blastocyste ne s\u2019implante pas l\u00e0 o\u00f9 il devrait, c\u2019est-\u00e0-dire dans l\u2019ut\u00e9rus. Il reste quelquefois dans les trompes ; il arrive m\u00eame, exceptionnellement, qu\u2019il se fixe dans la cavit\u00e9 abdominale, en dehors des trompes et de l\u2019ut\u00e9rus. On parle dans tous ces cas de grossesses extra-ut\u00e9rines (GEU). Ce sont des grossesses qui ne peuvent pas aboutir et qui peuvent donner lieu \u00e0 des complications graves. Ce sont des urgences chirurgicales qu\u2019il faut essayer de d\u00e9pister et de traiter.<br><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le premier stade du d\u00e9veloppement est la formation d\u2019un embryon. Il s\u2019agit d\u2019une structure microscopique qui se forme et se d\u00e9veloppe \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur du corps de la femme. 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