{"id":807,"date":"2019-07-02T18:49:21","date_gmt":"2019-07-02T16:49:21","guid":{"rendered":"http:\/\/gyneobs.com\/site\/?page_id=807"},"modified":"2019-07-02T18:54:12","modified_gmt":"2019-07-02T16:54:12","slug":"tumeurs-ovariennes-presumees-benignes-topb","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/gyneobs.com\/site\/oncologie\/les-cancers-gynecologiques-hors-cancers-du-sein\/tumeurs-ovariennes-presumees-benignes-topb\/","title":{"rendered":"Tumeurs ovariennes pr\u00e9sum\u00e9es b\u00e9nignes (TOPB)"},"content":{"rendered":"\n<p>(d\u2019apr\u00e8s les recommendations du Coll\u00e8ge national des Gyn\u00e9cologues Obst\u00e9triciens Fran\u00e7ais de 2013)<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019\u00e9chographie pelvienne par voie vaginale est l\u2019examen d\u2019imagerie de premi\u00e8re intention devant une TOPB chez la femme adulte. En cas de masse uniloculaire liquidienne pure de taille inf\u00e9rieure \u00e0 7 cm, l\u2019\u00e9chographie est suffisante pour caract\u00e9riser la masse. L\u2019IRM est recommand\u00e9e en seconde intention pour explorer les masses ind\u00e9termin\u00e9es ou les masses de taille sup\u00e9rieure \u00e0 7 cm. Le dosage plasmatique du CA125 n\u2019est pas recommand\u00e9 en premi\u00e8re intention dans un but diagnostique chez la femme adulte.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019\u00e9chographie endovaginale permet de d\u00e9finir les caract\u00e9ristiques et les mesures de la tumeur ovarienne. Il est recommand\u00e9 d\u2019utiliser la nomenclature, ou terminologie, \u00e9chographique d\u00e9finie par le groupe IOTA. La classification du m\u00eame groupe peut \u00e9galement \u00eatre utilis\u00e9e. Elle classe les tumeurs en 6 cat\u00e9gories selon deux crit\u00e8res : uniloculaire ou multiloculaire, liquide ou solide : uniloculaire liquidien pur an\u00e9chog\u00e8ne (transsonique, sans particule ni zone \u00e9chog\u00e8ne ou solide) ou impur (liquide d\u2019\u00e9chog\u00e9nicit\u00e9 autre qu\u2019an\u00e9chog\u00e8ne) ; uniloculaire solide (pr\u00e9sence d\u2019une zone solide mesurable ou d\u2019une v\u00e9g\u00e9tation de plus de 3 mm) ; multiloculaire liquidien, pur ou impur (pr\u00e9sence d\u2019au moins une cloison) ; multi- loculaire solide (pr\u00e9sence d\u2019une cloison et d\u2019une zone solide mesurable ou d\u2019une v\u00e9g\u00e9tation sup\u00e9rieure \u00e0 3 mm) ; solide (pr\u00e9sence d\u2019une portion solide &gt; 80 % de la l\u00e9sion) ; les l\u00e9sions ind\u00e9finies ou non classables du fait de la mauvaise visualisation ou de l\u2019\u00e9chog\u00e9nicit\u00e9 difficile constituent plut\u00f4t une limite de l\u2019\u00e9chographie qu\u2019une entit\u00e9 l\u00e9sionnelle sp\u00e9cifique.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Les l\u00e9sions ind\u00e9finies ou non classables sont aussi d\u00e9nomm\u00e9es masses complexes ou ind\u00e9termin\u00e9es par opposition aux masses d\u00e9termin\u00e9es pour lesquelles l\u2019\u00e9chographie permet de proposer un diagnostic \u00e9tiologique telles que le corps jaune, le kyste h\u00e9morragique, l\u2019endom\u00e9triome et le kyste dermo\u00efde. Les kystes endom\u00e9triosiques peuvent \u00eatre uniloculaires (50 %) ou pauciloculaires liquidiens, \u00e0 contenu fine- ment \u00e9chog\u00e8ne en verre d\u00e9poli et sans v\u00e9g\u00e9tation. Dans cette situation, l\u2019\u00e9chographie est suffisante pour faire le diagnostic chez la femme non m\u00e9nopaus\u00e9e. Les kystes dermo\u00efdes se distinguent par l\u2019aspect hyper\u00e9chog\u00e8ne du liquide, le polymorphisme des liquides au sein du m\u00eame kyste, l\u2019\u00e9chog\u00e9nicit\u00e9 des cheveux ou des dents, le nodule de Rokitanski et l\u2019att\u00e9nuation acoustique.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Le Doppler est reconnu comme utile et valid\u00e9, mais est peu performant seul . Le param\u00e8tre le plus utile est la localisation et la quantification des vaisseaux au sein des zones solide. Le Doppler est recommand\u00e9 en association \u00e0 l\u2019\u00e9chograph. L\u2019\u00e9chographie 3D et l\u2019adjonction d\u2019un produit de contraste ne sont pas valid\u00e9es \u00e0 ce jour. <strong>Il n\u2019est pas indispensable de signaler les images uniloculaires liquidiennes an\u00e9chog\u00e8nes de moins de 3 cm avant la m\u00e9nopause et de moins de 1 cm apr\u00e8s la m\u00e9nopause. <\/strong>Au-del\u00e0 de ce seuil, elles doivent \u00eatre d\u00e9crites.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Nomenclature, ou terminologie, \u00e9chographique d\u00e9finie par le groupe IOTA pour d\u00e9crire les tumeurs ovariennes pr\u00e9sum\u00e9es b\u00e9nignes (Timmerman et al. Ultrasound Obstet Gynecol 2000):<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"677\" height=\"381\" src=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-104.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-813\" srcset=\"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-104.png 677w, https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-104-300x169.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 677px) 100vw, 677px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>En cas de masse ovarienne uniloculaire liquidienne de 5 cm ou moins, quelle que soit l\u2019\u00e9chog\u00e9nicit\u00e9 (liquidien pur ou impur), le risque de malignit\u00e9 est tr\u00e8s faible. L\u2019\u00e9chographie pelvienne est le seul examen d\u2019imagerie recommand\u00e9 pour les masses ovariennes unilo- culaires liquidiennes pures ou impures de 5 cm ou moins. En cas de masse ovarienne liquidienne, les facteurs suivants augmentent le risque de malignit\u00e9 : ant\u00e9c\u00e9dents personnels de cancer du sein ou de l\u2019ovaire, contenu h\u00e9morragique de la masse, irr\u00e9gularit\u00e9 de la paroi de la masse. L\u2019examen \u00e9chographique seul n\u2019est pas suffisant devant l\u2019existence d\u2019au moins un facteur de risque de malignit\u00e9.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019utilisation des scores pour l\u2019analyse morphologique \u00e9chographique a montr\u00e9 une efficacit\u00e9 pour discriminer les tumeurs ovariennes b\u00e9nignes et malignes : valeur pr\u00e9dictive positive autour de 50 %, sensibilit\u00e9 proche de 90 %, concordance \u00e9chographie\/histologie de 70 \u00e0 80 % (NP3). Le RMI et les deux mod\u00e8les d\u2019IOTA (LR1 et 2) sont les mieux \u00e9valu\u00e9s et valid\u00e9. Cependant, leur \u00e9valuation prospective est r\u00e9guli\u00e8rement moins bonne. Leur place dans la strat\u00e9gie diagnostique devant une TOPB n\u2019\u00e9tant actuellement pas d\u00e9termin\u00e9e, il n\u2019est pas conseill\u00e9 de les utiliser en pratique dans cette situation.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>En cas de masse ind\u00e9termin\u00e9e en \u00e9chographie, une nouvelle \u00e9chographie par un expert et\/ou la r\u00e9alisation d\u2019une IRM pelvienne&nbsp; sont justifi\u00e9es. Six \u00e0 16 % des masses ovariennes sont complexes ou ind\u00e9termin\u00e9es et vont donner lieu \u00e0 la prescription d\u2019IRM ou \u00e0 une exploration chirurgicale.&nbsp; Chez les patientes ayant une masse ovarienne ind\u00e9termin\u00e9e en \u00e9chographie, l\u2019IRM procure une meilleure caract\u00e9risation tissulaire que la tomodensitom\u00e9trie. L\u2019IRM n\u2019est pas une technique de premi\u00e8re intention pour le diagnostic diff\u00e9rentiel entre tumeur ovarienne fonctionnelle et organique. L\u2019IRM peut \u00eatre utile en cas de doute diagnostique clinique entre syndrome des ovaires polykystiques, syndrome d\u2019hyper- stimulation ovarienne et tumeur ovarienne multiloculaire&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Strat\u00e9gies diagnostiques<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Les strat\u00e9gies diagnostiques des TOPB sont fonction de l\u2019\u00e2ge des patientes, de leurs circonstances de d\u00e9couverte et des donn\u00e9es \u00e9cho- graphiques.&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; a-P\u00e9riode pr\u00e9pubertaire&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Devant la d\u00e9couverte d\u2019une tumeur ovarienne de l\u2019enfant, l\u2019\u00e2ge ne permet pas d\u2019orienter le diagnostic entre b\u00e9nin et malin.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>En p\u00e9riode pr\u00e9pubertaire, la symptomatologie clinique est, le plus souvent, non sp\u00e9cifique. La pr\u00e9sence de signes d\u2019impr\u00e9gnation hormo- nale peut orienter vers certains types de tumeurs . L\u2019examen clinique d\u2019une TOPB chez l\u2019enfant est un temps essentiel mais peu sp\u00e9cifique pour d\u00e9terminer l\u2019\u00e9tiologie. Il est recommand\u00e9 de faire un examen abdominal, sans toucher pelvien syst\u00e9matique, lorsqu\u2019une TOPB est suspect\u00e9e chez l\u2019enfant.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019examen d\u2019imagerie de premi\u00e8re intention devant une TOPB de l\u2019enfant est l\u2019\u00e9chographie par voie abdominale. L\u2019IRM est l\u2019examen d\u2019imagerie de seconde intention lorsque la tumeur est class\u00e9e \u00ab ind\u00e9termin\u00e9e \u00bb en \u00e9chographie. En raison de son caract\u00e8re irradiant, les indications du scanner doivent \u00eatre r\u00e9serv\u00e9es \u00e0 des situa- tions d\u2019urgence sans accessibilit\u00e9 possible \u00e0 l\u2019IRM ou pour \u00e9liminer une origine non gyn\u00e9cologique.<\/p>\n\n\n\n<p>Le dosage combin\u00e9 des marqueurs biologiques n\u2019est pas conseill\u00e9 de fa\u00e7on syst\u00e9matique devant la d\u00e9couverte d\u2019une TOPB chez l\u2019enfant. Cependant, le caract\u00e8re bilat\u00e9ral de la tumeur ovarienne ou la sur- venue de signes endocriniens en dehors de la p\u00e9riode pubertaire justi- fient le dosage de certains marqueurs biologiques : alphaf\u0153toprot\u00e9ine, hCG, st\u00e9ro\u00efdes sexuels.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>La ponction \u00e0 vis\u00e9e diagnostique n\u2019a pas sa place dans la strat\u00e9gie diagnostique d\u2019une TOPB chez l\u2019enfant.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp; &nbsp; &nbsp; b-P\u00e9riode d\u2019activit\u00e9 g\u00e9nitale et m\u00e9nopause&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>La symptomatologie et l\u2019examen clinique ne sont pas sp\u00e9cifiques et de faible contribution au diagnostic des TOPB. L\u2019existence d\u2019ant\u00e9c\u00e9dents oncologiques personnels et familiaux peut guider la strat\u00e9gie diagnostique.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>En cas de masse uniloculaire liquidienne pure de taille inf\u00e9rieure \u00e0 7 cm, l\u2019\u00e9chographie est suffisante pour caract\u00e9riser la mase. \u00c0 partir de 7 cm, les performances diagnostiques de l\u2019\u00e9chographie diminue. L\u2019IRM est recommand\u00e9e en seconde intention pour explorer les masses uniloculaires liquidiennes de taille sup\u00e9rieure \u00e0 7 cm. Lorsqu\u2019une masse uniloculaire non liquidienne pure (impure ou solide) pr\u00e9sente des caract\u00e9ristiques \u00e9chographiques permettant de la classer en \u00ab masse d\u00e9termin\u00e9e \u00bb, l\u2019\u00e9chographie pelvienne est le seul examen d\u2019imagerie recommand\u00e9 chez la femme en p\u00e9riode d\u2019activit\u00e9 g\u00e9nitale.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>En cas de masse ovarienne ind\u00e9termin\u00e9e ou complexe en \u00e9chographie, une IRM est utile pour la caract\u00e9riser. Dans cette circonstance, quelle que soit la taille tumorale, l\u2019IRM est indiqu\u00e9e en 2e intention . La TDM et la TEP-TDM ne sont pas indiqu\u00e9es dans la strat\u00e9gie diagnostique d\u2019une TOPB. La ponction \u00e0 vis\u00e9e diagnostique ne doit pas \u00eatre r\u00e9alis\u00e9e pour pr\u00e9ciser la nature d\u2019un kyste uniloculaire liquidien. Elle est contre-indiqu\u00e9e en cas de kyste non strictement liquidien.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>La performance diagnostique du dosage plasmatique du CA125 pour orienter vers la malignit\u00e9 devant une TOPB est insuffisante. Le dosage plasmatique du CA125 n\u2019est pas recommand\u00e9 en premi\u00e8re intention dans un but diagnostique chez la femme en p\u00e9riode d\u2019activit\u00e9 g\u00e9nitale ayant une TOPB . Chez la femme m\u00e9nopaus\u00e9e ayant une masse ovarienne uniloculaire liquidienne, m\u00eame persistante, le dosage syst\u00e9matique du CA125 dans un but diagnostique n\u2019est pas recommand\u00e9 . La sp\u00e9cificit\u00e9 du dosage plasmatique d\u2019HE4 est sup\u00e9rieure \u00e0 celle du CA125 pour le diagnostic de malignit\u00e9 &nbsp; ( mais ce marqueur n\u2019est pas utilis\u00e9 en pratique courante. HE4 n\u2019est pas r\u00e9f\u00e9renc\u00e9 dans les actes de biologie \u00e0 ce jour).&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Des algorithmes ont \u00e9t\u00e9 propos\u00e9s pour aider la strat\u00e9gie diagnostique. Ces mod\u00e8les pr\u00e9dictifs sont bas\u00e9s sur la valeur du CA125 (OVA 1) +\/- HE4 (ROMA) et parfois associ\u00e9s aux donn\u00e9es \u00e9cho- graphiques et au statut m\u00e9nopausique (RMI). L\u2019algorithme ROMA a une meilleure sensibilit\u00e9 que le CA125 et l\u2019HE4 seuls pour le diagnostic de malignit\u00e9. Il est donc prometteur dans le diagnostic diff\u00e9rentiel des tumeurs b\u00e9nignes et malignes de l\u2019ovaire.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Devant la d\u00e9couverte fortuite en c\u0153lioscopie d\u2019une masse ovarienne, la strat\u00e9gie diagnostique ne peut \u00eatre d\u00e9finie pr\u00e9cis\u00e9ment, car l\u2019aspect macroscopique de la tumeur est peu sp\u00e9cifique et le diagnostic histologique extemporan\u00e9 peu sensible dans les tumeurs ovariennes \u00e0 malignit\u00e9 att\u00e9nu\u00e9e. Devant la d\u00e9couverte fortuite d\u2019un CA125 plasmatique \u00e9lev\u00e9, l\u2019\u00e9chographie pelvienne est l\u2019examen d\u2019imagerie de premi\u00e8re intention. Les donn\u00e9es de la litt\u00e9rature sont insuffisantes pour d\u00e9finir une valeur seuil de CA125 n\u00e9cessitant des explorations compl\u00e9mentaires ou une surveillance particuli\u00e8re, en cas d\u2019\u00e9chographie pelvienne normale.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Il n\u2019y a pas d\u2019arguments pour modifier les strat\u00e9gies diagnostiques ci-dessus selon l\u2019\u00e9tat ou non de m\u00e9nopause.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Traitements m\u00e9dicaux<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Le traitement m\u00e9dical (\u0153stroprogestatifs, progestatifs macrodos\u00e9s, danazol, analogues de la GnRH) n\u2019est pas plus efficace que l\u2019abstention th\u00e9rapeutique pour la prise en charge des kystes ovariens uniloculaires liquidiens purs asymptomatiques de la femme en p\u00e9riode d\u2019activit\u00e9 g\u00e9nitale.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Compte tenu de la nature b\u00e9nigne de ces kystes ovariens, de l\u2019absence de b\u00e9n\u00e9fice d\u00e9montr\u00e9 des estroprogestatifs dans cette indication et des effets ind\u00e9sirables notamment thrombo- emboliques potentiellement induits par ceux-ci, les estro- progestatifs ne doivent pas \u00eatre utilis\u00e9s dans le but de faire dispara\u00eetre les kystes ovariens. Ils ne sont indiqu\u00e9s que si une demande contraceptive existe, et qu\u2019ils sont choisis par la patiente dans cet objectif. La patiente doit \u00eatre inform\u00e9e que ce traitement estro- progestatif n\u2019aura pas d\u2019impact sur les chances de r\u00e9mission du kyste liquidien pur.<\/p>\n\n\n\n<p>La contraception \u0153stroprogestative diminue le risque de d\u00e9velop-pement de kystes fonctionnel. Le faible dosage en \u00e9thinyl- estradiol (EE &lt; 20 mcg\/j) de l\u2019anneau contraceptif et de certains estroprogestatifs minidos\u00e9s laisse supposer que le blocage de l\u2019axe gonadotrope est partiel, exposant ainsi au risque de kystes fonctionnels. Il existe quelques donn\u00e9es publi\u00e9es concernant ce risque, mais aucune \u00e9tude ne compare les estroprogestatifs minidos\u00e9s (EE &lt; 20 mcg\/j) et normodos\u00e9s. Les microprogestatifs augmentent l\u2019incidence des images ovariennes liquidiennes. Le tamoxif\u00e8ne est responsable d\u2019une augmentation du risque de kystes uniloculaires chez les femmes non m\u00e9nopaus\u00e9es . Il n\u2019y a pas d\u2019arguments \u00e0 r\u00e9aliser une \u00e9chographie pelvienne syst\u00e9matique pour d\u00e9pister les kystes ovariens chez la patiente sous tamoxif\u00e8ne. Des kystes uniloculaires liquidiens purs sont observ\u00e9s en d\u00e9but de traitement par analogues de la GnRH en vue d\u2019une FIV; leur ponction avant stimulation n\u2019am\u00e9liore pas la qualit\u00e9 de la stimulation et le taux de grossesses et n\u2019est pas recommand.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Les traitements m\u00e9dicaux, s\u2019ils sont bien \u00e9tudi\u00e9s dans l\u2019endom\u00e9triose, sont peu \u00e9valu\u00e9s sp\u00e9cifiquement dans les endom\u00e9triomes. Il n\u2019existe pas d\u2019\u00e9tudes concernant les AINS, ni de donn\u00e9es concernant les progestatifs administr\u00e9s par voie orale. La prise continue de comprim\u00e9s biologiquement actifs d\u2019une pilule estroprogestative \u00e9vite probablement des h\u00e9morragies de privation au niveau des implants endom\u00e9triosiques. Les estroprogestatifs de deuxi\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration pr\u00e9sentant un risque thromboembolique moindre, ils doivent \u00eatre privil\u00e9gi\u00e9s par rapport aux estroprogestatifs de troisi\u00e8me ou quatri\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration. Les traitements par analogues de la GnRH ne sont pas \u00e9tudi\u00e9s sp\u00e9cifiquement dans les endom\u00e9triomes ovariens. Les SPRM et les inhibiteurs de l\u2019aromatase pourraient \u00eatre des traitements de seconde ligne, mais les \u00e9tudes publi\u00e9es ne permettent pas de les conseiller. Il n\u2019existe pas d\u2019essai clinique concernant les th\u00e9rapies cibl\u00e9es (anti-angiog\u00e9niques et anti- facteurs de croissance). En cas d\u2019endom\u00e9triome ovarien, l\u2019abstention th\u00e9rapeutique est conseill\u00e9e si la taille de l\u2019endom\u00e9triome est inf\u00e9rieure \u00e0 30 mm et que celui-ci est asymptomatique. Les agonistes de la GnRH ne sont pas recommand\u00e9s avant kystectomie dans le but de faciliter la chirurgie&nbsp; ou de pr\u00e9venir la r\u00e9cidive. Les estroprogestatifs sont efficaces pour r\u00e9duire le taux de r\u00e9cidive d\u2019endom\u00e9triome apr\u00e8s kystectomie avec une dur\u00e9e de prescription minimale de 6 mois. De m\u00eame, apr\u00e8s traitement chirurgical d\u2019endom\u00e9triomes, l\u2019utilisation prolong\u00e9e d\u2019une contraception estroprogestative minidos\u00e9e monophasique cyclique ou continue permet de diminuer la fr\u00e9quence et l\u2019intensit\u00e9 d\u2019une dysm\u00e9norrh\u00e9e \u00e0 long terme (deux ans), a fortiori avec une prise r\u00e9guli\u00e8re et prolong\u00e9. L\u2019utilisation d\u2019une contraception estroprogestative ou d\u2019un DIU au levonorgestrel entra\u00eene une r\u00e9duction significative du volume des kystes endom\u00e9triosiques r\u00e9cidivant. Apr\u00e8s traitement chirurgical d\u2019un endom\u00e9triome ovarien, une contraception estroprogestative de 6 mois ou plus (continue ou s\u00e9quentielle) est recommand\u00e9e en l\u2019absence de d\u00e9sir de grossesse ; un traitement estroprogestatif ou par DIU au levonorgestrel peut \u00eatre propos\u00e9 en cas de r\u00e9cidive d\u2019un kyste endom\u00e9triosique op\u00e9r\u00e9 .&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Traitements chirurgicaux<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>L\u2019objectif du traitement chirurgical est d\u2019assurer une ex\u00e9r\u00e8se compl\u00e8te du kyste, de limiter le risque de r\u00e9cidive, de pr\u00e9venir tout risque de diss\u00e9mination tumorale en cas de malignit\u00e9, et de pr\u00e9server le maximum de tissu ovarien sain afin de ne pas hypoth\u00e9quer la fertilit\u00e9 ult\u00e9rieure chez la femme non m\u00e9nopaus\u00e9e.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; a-Techniques chirurgicales&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>La ponction \u00e9cho-guid\u00e9e est faisable chez les femmes ayant un kyste uniloculaire liquidien pur, mais sa performance n\u2019est pas sup\u00e9rieure \u00e0 l\u2019abstention et la surveillance. La ponction \u00e9cho-guid\u00e9e n\u2019est pas recommand\u00e9e chez les femmes asymptomatiques ayant un kyste uniloculaire liquidien. La ponction \u00e9cho-guid\u00e9e suivied\u2019une scl\u00e9roth\u00e9rapie \u00e0 l\u2019\u00e9thanol des endom\u00e9triomes r\u00e9cidivants est en cours d\u2019\u00e9valuation dans le but de pr\u00e9server le capital folliculaire . Elle peut \u00eatre propos\u00e9e aux femmes prises en charge en assistance m\u00e9dicale \u00e0 la procr\u00e9ation (AMP) ayant des endom\u00e9triomes r\u00e9cidivants apr\u00e8s kystectomie. L\u2019impact de la scl\u00e9roth\u00e9rapie au m\u00e9thotrexate sur le capital folliculaire n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 \u00e9valu\u00e9.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>La c\u0153lioscopie est la voie d\u2019abord de r\u00e9f\u00e9rence du traitement chirurgical des TOPB. La voie d\u2019abord c\u0153lioscopique est aussi performante que la laparotomie dans le traitement des endom\u00e9triomes ovariens ; elle diminue les adh\u00e9rences postop\u00e9ratoires et doit \u00eatre pr\u00e9f\u00e9r\u00e9e \u00e0 la laparotomie dans les TOPB. La voie d\u2019abord vaginale ne compromet pas la fertilit\u00e9.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>En raison de son co\u00fbt et de la longueur de son installation, la chirurgie robot-assist\u00e9e n\u2019est pas recommand\u00e9e.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019exploration p\u00e9riton\u00e9ale et la r\u00e9alisation d\u2019une cytologie p\u00e9riton\u00e9ale sont classiquement r\u00e9alis\u00e9es avant une kystectomie ovarienne ou une annexectomie. Il n\u2019y a pas d\u2019argument pour pr\u00e9coniser la kystectomie \u00e0 kyste ferm\u00e9 par rapport \u00e0 la kystectomie \u00e0 kyste ouvert, pour r\u00e9aliser syst\u00e9matiquement une kystoscopie, ou pour recommander la suture ovarienne syst\u00e9matique apr\u00e8s kystectomie . La biopsie de l\u2019ovaire controlat\u00e9ral n\u2019est pas recommand\u00e9e.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>En pr\u00e9sence d\u2019un kyste dermo\u00efde, la technique de kystectomie par incision m\u00e9siale diminue le risque de rupture perop\u00e9ratoire.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>En pr\u00e9sence d\u2019un endom\u00e9triome, la technique chirurgicale de premi\u00e8re intention est la kystectomie intra-p\u00e9riton\u00e9ale. Dans les endom\u00e9triomes ovariens, la kystectomie par excision de la paroi kystique compar\u00e9e \u00e0 la destruction de la paroi kystique donne des r\u00e9sultats sup\u00e9rieurs en termes de pr\u00e9servation de la fertilit\u00e9 , sans diminution de la r\u00e9ponse \u00e0 la stimulation ovarienne, avec des taux de grossesses sup\u00e9rieurs (NP1), y compris chez les femmes infertiles. Le traitement par coagulation bipolaire exclusive est \u00e0 \u00e9viter en premi\u00e8re intention en raison du risque augment\u00e9 de r\u00e9cidive et du taux moindre de grossesses apr\u00e8s chirurgie. Il n\u2019y a pas d\u2019arguments suffisants pour conseiller l\u2019utilisation de l\u2019\u00e9nergie plasma et du laser CO2 dans le traitement des endom\u00e9triomes.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019extraction du kyste ovarien \u00e0 l\u2019aide d\u2019un sac endoscopique diminue la diss\u00e9mination p\u00e9riton\u00e9ale du contenu kystique, la quantit\u00e9 de lavage p\u00e9riton\u00e9al et la dur\u00e9e op\u00e9ratoire. L\u2019utilisation d\u2019un sac endoscopique pour extraire une TOPB est donc recommand\u00e9e. L\u2019extraction transpari\u00e9tale du sac endoscopique est la plus fr\u00e9quemment pratiqu\u00e9e. Cependant la voie transvaginale pourrait \u00eatre moins douloureuse &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Les barri\u00e8res anti-adh\u00e9rentielles n\u2019ont pas fait la preuve de leur efficacit\u00e9 dans la pr\u00e9vention des adh\u00e9rences apr\u00e8s kystectomie ovarienne, ovariectomie ou annexectomie.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; b-Anatomie pathologique&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019examen histologique extemporan\u00e9 de la l\u00e9sion, sur des zones solides ou v\u00e9g\u00e9tantes, est licite pour un pathologiste entra\u00een\u00e9. Sa sensibilit\u00e9 et sa sp\u00e9cificit\u00e9 pour le diagnostic des l\u00e9sions ovariennes b\u00e9nignes et des cancers sont sup\u00e9rieures \u00e0 80 %. Le diagnostic extemporan\u00e9 des tumeurs ovariennes \u00e0 malignit\u00e9 att\u00e9nu\u00e9e est moins pr\u00e9cis, avec une sensibilit\u00e9 moyenne de 55 %. Les moins bons r\u00e9sultats sont rapport\u00e9s pour les l\u00e9sions mucineuses, les l\u00e9sions de grande taille et d\u00e9pendent de la sp\u00e9cialisation du pathologiste en gyn\u00e9cologie. L\u2019examen extemporan\u00e9 pour le diagnostic histologique des tumeurs de l\u2019ovaire doit donc \u00eatre utilis\u00e9 avec prudence.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Les pr\u00e9l\u00e8vements cytologiques, recueillis sur citrate, doivent \u00eatre transf\u00e9r\u00e9s sans d\u00e9lai \u00e0 la structure ou \u00e0 d\u00e9faut fix\u00e9s \u00e0 l\u2019alcool absolu, volume \u00e0 volume. L\u2019examen extemporan\u00e9 des liquides kystique et p\u00e9riton\u00e9al n\u2019est pas recommand\u00e9.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Les pi\u00e8ces op\u00e9ratoires peuvent \u00eatre transf\u00e9r\u00e9es imm\u00e9diatement \u00e0 l\u2019\u00e9tat frais vers la structure d\u2019anatomie pathologique, conditionn\u00e9es sous vide et conserv\u00e9es \u00e0 + 4 \u00b0C avant d\u2019\u00eatre transf\u00e9r\u00e9es dans les 48 h, ou fix\u00e9es par le formald\u00e9hyde. Il n\u2019y a pas d\u2019int\u00e9r\u00eat \u00e0 adresser le liquide kystique pour un examen cytologique lorsque le kyste est disponible pour un examen histologique.&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; c-Pr\u00e9servation de la fertilit\u00e9&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>La responsabilit\u00e9 des TOPB dans l\u2019infertilit\u00e9 reste peu \u00e9tudi\u00e9e dans la litt\u00e9rature. Dans une \u00e9tude prenant en compte les sous-types histologiques des TOPB, les femmes porteuses d\u2019un kyste dermo\u00efde sont plus souvent trait\u00e9es pour infertilit\u00e9 . Les taux d\u2019AMH ne diff\u00e8rent pas entre les femmes porteuses d\u2019un endom\u00e9triome ovarien non op\u00e9r\u00e9 et des patientes saine, mais sont inf\u00e9rieurs chez les patientes op\u00e9r\u00e9es d\u2019un endom\u00e9triome ovarien.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019ovariectomie unilat\u00e9rale augmente le risque d\u2019insuffisance ovarienne pr\u00e9matur\u00e9e . Dans les tumeurs \u00e0 malignit\u00e9 limit\u00e9e de l\u2019ovaire, il n\u2019y a pas de diff\u00e9rence entre annexectomie et kystectomie en termes d\u2019obtention de grossesses ; un taux de grossesse sup\u00e9rieur est observ\u00e9 chez les patientes ayant une kystectomie bila- t\u00e9rale par rapport \u00e0 celles ayant b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 d\u2019une kystectomie unilat\u00e9rale et une annexectomie controlat\u00e9rale.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>La chirurgie des endom\u00e9triomes a des cons\u00e9quences sur le fonctionnement ovarien :&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; -endocrine avec une corr\u00e9lation entre la taille du kyste r\u00e9s\u00e9qu\u00e9 et la pr\u00e9cocit\u00e9 de survenue d\u2019une insuffisance ovarienne pr\u00e9matur\u00e9e ; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; -exocrine avec une diminution du capital folliculaire \u00e9valu\u00e9e sur le taux d\u2019AMH, une diminution de la fr\u00e9quence des ovulations du c\u00f4t\u00e9 op\u00e9r\u00e9 sans que toutefois le taux de grossesse par ovulation&nbsp; et la r\u00e9ponse de l\u2019ovaire op\u00e9r\u00e9 \u00e0 la stimulation&nbsp; soient affect\u00e9s.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Dans les TOPB, le traitement conservateur (kystectomie) doit \u00eatre privil\u00e9gi\u00e9 chez les patientes afin de pr\u00e9server les fonctions exocrines et endocrines de l\u2019ovaire&nbsp; L\u2019adjonction d\u2019un traitement par agonistes de la GnRH apr\u00e8s excision de la paroi de l\u2019endom\u00e9triome augmente le taux de grossesses&nbsp; L\u2019\u00e9lectrocoagulation de la paroi des TOPB diminue le capital folliculaire&nbsp; y compris dans les endom\u00e9triomes ovariens.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Les TOPB de toute nature ne semblent pas affecter directement la fertilit\u00e9 des patientes&nbsp; mais leur traitement est potentiellement d\u00e9l\u00e9t\u00e8r; \u00e0 ce titre, l\u2019excision de la paroi des TOPB doit \u00eatre pr\u00e9f\u00e9r\u00e9e \u00e0 sa destructio.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019information des patientes quant \u00e0 la pr\u00e9servation de leur fertilit\u00e9 dans les traitements susceptibles de la compromettre est une obligation l\u00e9gale faite aux m\u00e9decins et cette pr\u00e9servation est soumise \u00e0 l\u2019obtention d\u2019un consentement.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>La conservation des ovocytes matures n\u2019est possible que chez les patientes pub\u00e8res ; elle n\u00e9cessite une stimulation ovarienne durant 2 \u00e0 6 semaines ; la pr\u00e9sence d\u2019endom\u00e9triomes ovariens ou un ant\u00e9c\u00e9dent de chirurgie pour endom\u00e9triome ne nuit pas \u00e0 la quantit\u00e9 d\u2019ovocytes pr\u00e9lev\u00e9s&nbsp; ; la conservation des ovocytes matures peut \u00eatre propos\u00e9e aux patientes jeunes sans partenaire lorsque le traitement chirurgical du kyste pr\u00e9voit un geste large; elle peut s\u2019effetuer avant ou apr\u00e8s la chirurgie de la TOPB; ses chances de succ\u00e8s diminuent avec l\u2019\u00e2ge de la patiente et le nombre d\u2019ovocytes disponibles; les techniques de vitrification ovocytaire se d\u00e9veloppent avec desbons r\u00e9sultats.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Le pr\u00e9l\u00e8vement d\u2019ovocytes immatures suivi de maturation ovocytaire in vitro peut \u00eatre envisag\u00e9 sans retarder le traitement du kyste en \u00e9vitant une stimulation ovarien. Le faible nombre d\u2019ovocytes matures obtenus fait conseiller d\u2019y associer un pr\u00e9l\u00e8vement et une conservation du tissu ovarien.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Le pr\u00e9l\u00e8vement de corticale ovarienne se con\u00e7oit dans deux situations :&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; -l\u2019autogreffe de tissu ovarien frais en situation ortho ou h\u00e9t\u00e9rotopique lors d\u2019une ovariectomie partielle ou totale, permettant une reprise de la fonction ovarienne sans syndrome de l\u2019ovaire r\u00e9manent ;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; -le pr\u00e9l\u00e8vement et conservation de tissu ovarien apr\u00e8s diagnostic histologique, technique r\u00e9alisable chez toutes les patientes quel que soit leur statut pubertaire, sans traitement pr\u00e9alable. La r\u00e9utilisation du tissu ovarien par greffe de tissu a permis des naissances, la restauration de la fonction ovarienne exocrine est obtenue environ 6 mois apr\u00e8s la greffe , et la dur\u00e9e de vie des greffons va de quelques mois \u00e0 2 an tandis que la fonction endocrine reste insuffisante imposant une substitution hormonale. La maturation in vitro des follicules des fragments ovariens n\u2019a pas permis \u00e0 ce jour la naissance d\u2019enfants.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>La conservation embryonnaire est la technique la plus courante et aujourd\u2019hui la plus efficiente en termes de grossesse au sein des couples. Les contraintes li\u00e9es \u00e0 cette technique sont superposables \u00e0 celles d\u00e9crites pour la cong\u00e9lation d\u2019ovocytes matures.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Les indications des techniques d\u2019AMP reposent sur la certitude que le traitement de la TOPB va fortement diminuer le capital folliculaire (l\u00e9sions bilat\u00e9rales, \u00e0 fort potentiel r\u00e9cidivant, ou ayant d\u00e9j\u00e0 r\u00e9cidiv\u00e9, geste chez une patiente dont la r\u00e9serve ovarienne est basse) et ne dispensent pas des grandes r\u00e8gles \u00e9pargnant au maximum la fertilit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Strat\u00e9gies th\u00e9rapeutiques&nbsp;<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Les strat\u00e9gies th\u00e9rapeutiques sont bas\u00e9es sur la nature de la TOPB (kyste uniloculaire simple, kyste dermo\u00efde, endom\u00e9triome), en fonction de la pr\u00e9sence ou non de sympt\u00f4mes li\u00e9s au kyste et de la n\u00e9cessit\u00e9 de pr\u00e9server la fertilit\u00e9 et la fonction endocrine. Le traitement conser- vateur doit \u00eatre privil\u00e9gi\u00e9 en cas de pr\u00e9servation de la fertilit\u00e9. Afin de pr\u00e9server la fonction endocrine, un traitement conservateur doit \u00eatre privil\u00e9gi\u00e9 en dehors d\u2019un ant\u00e9c\u00e9dent ou d\u2019un facteur de risque oncologique. L\u2019annexectomie bilat\u00e9rale syst\u00e9matique n\u2019est pas recommand\u00e9e avant l\u2019\u00e2ge de la m\u00e9nopause .&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s la m\u00e9nopause, l\u2019annexectomie bilat\u00e9rale r\u00e9duit le risque de cancer ovarien , mais elle augmente l\u2019incidence des pathologies cardiovasculair. Apr\u00e8s la m\u00e9nopause, l\u2019annexectomie contro- lat\u00e9rale prophylactique doit \u00eatre discut\u00e9e au cas par cas avec la patiente selon ses facteurs de risque oncologique et cardiovasculaire. Il n\u2019est pas possible de recommander une attitude syst\u00e9matique conservatrice ou non.&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; a-Kyste uniloculaire liquidien pur&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Chez les femmes ayant un kyste uniloculaire liquidien pur symptomatique, le traitement hormonal est inefficace et n\u2019est pas recommand\u00e9 . Chez la patiente symptomatique \u00e0 bas risque chirurgical, le traitement c\u0153lioscopique est la technique de r\u00e9f\u00e9rence pour le traitement de ces kystes. La ponction \u00e9cho-guid\u00e9e est associ\u00e9e \u00e0 un taux de r\u00e9cidive de 10 \u00e0 20 % (NP4). Elle ne peut \u00eatre propos\u00e9e que chez les femmes \u00e0 haut risque chirurgica.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Chez les femmes ayant un kyste uniloculaire liquidien pur asymptomatique dont le diam\u00e8tre est inf\u00e9rieur \u00e0 10 cm, le risque de cancer est tr\u00e8s faible, comparable \u00e0 celui des femmes sans kyste (0,3 \u00e0 0,4 %) . Chez la femme adulte, l\u2019abstention est possible en cas de kyste uniloculaire pur asymptomatique de moins de 10 cm . De mani\u00e8re optionnelle, un contr\u00f4le \u00e9chographique peut \u00eatre fait 6 \u00e0 12 semaines apr\u00e8s le diagnostic initial pour affirmer la nature fonctionnelle du kyste en cas de disparition. L\u2019int\u00e9r\u00eat du contr\u00f4le \u00e9chographique syst\u00e9matique au-del\u00e0 de 3 mois n\u2019est pas d\u00e9montr\u00e9 et ne peut pas \u00eatre recomman.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Chez les femmes ayant un kyste uniloculaire liquidien pur asymptomatique dont le diam\u00e8tre est sup\u00e9rieur \u00e0 10 cm, un traitement chirurgical peut \u00eatre propos\u00e9 en l\u2019absence de donn\u00e9es sur la surveillance. Chez les femmes aux ant\u00e9c\u00e9dents personnels et\/ou familiaux de cancer du sein et de l\u2019ovaire, une c\u0153liochirurgie peut \u00eatre propos\u00e9e pour des kystes uniloculaires asymptomatiques, sans qu\u2019un seuil minimum de taille puisse \u00eatre d\u00e9fini.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s chirurgie d\u2019un kyste uniloculaire liquidien dont la nature b\u00e9nigne est confirm\u00e9e par l\u2019examen anatomopathologique d\u00e9finitif, il n\u2019est pas recommand\u00e9 de faire une surveillance syst\u00e9matique clinique ou \u00e9chographique quel que soit le geste r\u00e9alis\u00e9 : kystectomie, annexectomie uni ou bilat\u00e9rale.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; b-Kystes dermo\u00efdes&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Les kystes dermo\u00efdes ne semblent pas plus \u00e0 risque de torsion que les autres types de kystes&nbsp; Leur croissance r\u00e9guli\u00e8re dans le temps est estim\u00e9e \u00e0 moins de 2 mm par an. Le risque de torsion augmente avec la taille . Les transformations malignes surviennent chez les femmes de plus de 50 ans et pour un diam\u00e8tre sup\u00e9rieur \u00e0 10 cm .&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019abstention chirurgicale est une option pour les kystes dermo\u00efdes asymptomatiques de petit diam\u00e8tre (moins de 4 \u00e0 6 cm), sans qu\u2019il soit possible de d\u00e9terminer un seuil exact. Les arguments pour un traitement chirurgical sont les sympt\u00f4mes, le gros volume ovarien ou une modification au cours du suivi. Si la fertilit\u00e9 ou la fonction endocrine doivent \u00eatre pr\u00e9serv\u00e9es, la kystectomie par c\u0153lioscopie doit \u00eatre privil\u00e9gi\u00e9.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Le risque de r\u00e9cidive apr\u00e8s kystectomie est faible. Une surveillance postop\u00e9ratoire n\u2019est pas recommand\u00e9e de fa\u00e7on syst\u00e9matique chez les patientes op\u00e9r\u00e9es pour kystes dermo\u00efdes.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; c-Endom\u00e9triomes&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Les endom\u00e9triomes sont rarement isol\u00e9s. Dans l\u2019endom\u00e9triome isol\u00e9 asymptomatique, aucune donn\u00e9e ne permet de recommander une prise en charge plut\u00f4t qu\u2019une autre, m\u00e9dicale, chirurgicale, ou abstention .&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Chez les femmes ayant un endom\u00e9triome associ\u00e9 \u00e0 des douleurs, il n\u2019y a pas d\u2019argument permettant de privil\u00e9gier un traitement antalgique par rapport \u00e0 un autre. Aucune \u00e9tude ne permet de recommander une hormonoth\u00e9rapie par rapport \u00e0 une autre : progestatifs, \u0153stroprogestatifs, agonistes du GnRH, dispositif intra-ut\u00e9rin au levonorgestrel, ou danazol.<\/p>\n\n\n\n<p>Chez les femmes ayant un endom\u00e9triome associ\u00e9 \u00e0 une infertilit\u00e9 trait\u00e9e en assistance m\u00e9dicale \u00e0 la procr\u00e9ation, la chirurgie n\u2019est pas plus efficace que le traitement m\u00e9dical ou l\u2019abstention.&nbsp; Aucune strat\u00e9gie th\u00e9rapeutique ne peut \u00eatre recommand\u00e9e.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Il n\u2019y a pas d\u2019argument permettant de d\u00e9terminer une taille pour laquelle le traitement chirurgical doit \u00eatre privil\u00e9gi\u00e9 par rapport au traitement m\u00e9dical ou \u00e0 l\u2019abstention.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Le traitement m\u00e9dical pr\u00e9op\u00e9ratoire par agonistes du GnRH permet une r\u00e9duction du volume tumoral et du score d\u2019endom\u00e9triose (AFS-R), mais n\u2019apporte pas de b\u00e9n\u00e9fice per- ou postop\u00e9ratoire. Si une chirurgie est propos\u00e9e, le traitement m\u00e9dical syst\u00e9matique pr\u00e9op\u00e9ratoire n\u2019est pas recommand\u00e9 .&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Le traitement postop\u00e9ratoire par progestatifs ou \u0153stroprogestatifs continus ou discontinus pendant au moins 6 mois diminue le risque de r\u00e9cidive de l\u2019endom\u00e9triome par rapport \u00e0 l\u2019abstent. En l\u2019absence de d\u00e9sir de grossesse, une contraception hormonale par (\u0153stro)progestatif ou DIU au levonorgestrel est recommand\u00e9e. Aucune donn\u00e9e ne permet de recommander une surveillance postop\u00e9ratoire sp\u00e9cifique.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Complications&nbsp;<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp; &nbsp;<\/strong> &nbsp; &nbsp; a-Torsion annexielle&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Le principal facteur de risque de torsion annexielle est un ant\u00e9- c\u00e9dent de torsion . La taille de l\u2019ovaire ou de l\u2019annexe semble \u00eatre corr\u00e9l\u00e9e au risque de torsion, sans qu\u2019un seuil pr\u00e9cis puisse \u00eatre d\u00e9termin\u00e9. Le risque est comparable quel que soit le type de kyste (fonctionnel, s\u00e9reux, mucineux, dermo\u00efde), sauf pour les kystes endom\u00e9triosiques qui sont rarement concern\u00e9s . Le c\u00f4t\u00e9 droit est le plus fr\u00e9quemment atteint.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Le diagnostic d\u2019une torsion annexielle est difficile car les princi- paux sympt\u00f4mes cliniques et signes d\u2019imagerie sont peu sp\u00e9cifiques. Aucun signe clinique, biologique ou radiologique ne permet d\u2019\u00e9liminer avec certitude une torsion chez une patiente symptomatique . L\u2019existence d\u2019une vascularisation annexielle au Doppler n\u2019\u00e9limine donc pas le diagnostic de torsion ovarienne.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>En cas de suspicion de torsion annexielle, une exploration chirur- gicale c\u0153lioscopique est recommand\u00e9e. Il n\u2019existe pas de d\u00e9lai de temps au-del\u00e0 duquel il n\u2019est plus n\u00e9cessaire d\u2019op\u00e9rer une patiente pr\u00e9sentant une suspicion de torsion annexielle.&nbsp; Si le diagnostic est confirm\u00e9, la d\u00e9torsion de l\u2019annexe est recommand\u00e9e chez les femmes en p\u00e9riode d\u2019activit\u00e9 g\u00e9nitale . Ce traitement conservateur est associ\u00e9 \u00e0 tr\u00e8s peu de complication. De plus, une r\u00e9cup\u00e9ration fonctionnelle est possible, m\u00eame en cas d\u2019annexe demeurant d\u2019aspect isch\u00e9mique apr\u00e8s d\u00e9torsion . Chez la femme en p\u00e9riode d\u2019activit\u00e9 g\u00e9nitale, l\u2019annexectomie syst\u00e9matique n\u2019est donc pas recommand\u00e9e lorsque l\u2019annexe ne reprend pas une coloration \u00ab normale \u00bb apr\u00e8s d\u00e9torsion . En cas de conservation annexielle apr\u00e8s d\u00e9torsion, l\u2019ovariopexie syst\u00e9matique n\u2019est pas recommand\u00e9e . La patiente doit \u00eatre pr\u00e9venue du risque de r\u00e9cidive. L\u2019annexectomie est recommand\u00e9e chez les femmes m\u00e9nopaus\u00e9es .&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; b-H\u00e9morragie intra-kystique et rupture du kyste&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Les signes cliniques d\u2019h\u00e9morragie intra-kystique ne sont pas sp\u00e9cifiques . L\u2019\u00e9chographie est d\u2019autant plus performante que les signes \u00e9vocateurs sont associ\u00e9s : pr\u00e9sence de brins de fibrine, absence de cloison, paroi sans v\u00e9g\u00e9tation, r\u00e9traction de caillot . L\u2019IRM n\u2019est pas plus sensible ou sp\u00e9cifique que l\u2019\u00e9chographie dans cette indication . L\u2019IRM ne doit pas \u00eatre syst\u00e9matiquement r\u00e9alis\u00e9e pour confirmer le diagnostic d\u2019h\u00e9morragie intra-kystique .&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Les ruptures du kyste du corps jaune h\u00e9morragique surviennent pr\u00e9f\u00e9rentiellement en phase lut\u00e9ale . Les signes cliniques ne sont pas sp\u00e9cifiques . Les signes \u00e9chographiques sont variables selon l\u2019anciennet\u00e9 de l\u2019h\u00e9morragie et seule la pr\u00e9sence d\u2019un \u00e9panchement liquidien p\u00e9riton\u00e9al est sp\u00e9cifique . Les cas les plus graves sont rapport\u00e9s chez des femmes pr\u00e9sentant un trouble de la coagulation cong\u00e9nital ou acquis sous traitement anticoagulant ou antiagr\u00e9gant . Une pathologie de la coagulation doit \u00eatre recherch\u00e9e devant un h\u00e9mop\u00e9ritoine secondaire \u00e0 la rupture d\u2019un kyste du corps jaune h\u00e9morragique, surtout en cas d\u2019\u00e9pisodes r\u00e9cidivants. Des ant\u00e9c\u00e9dents familiaux ou personnels d\u2019h\u00e9morragie ou de trouble de l\u2019h\u00e9mostase, en l\u2019absence de thrombop\u00e9nie, doivent faire r\u00e9aliser syst\u00e9matiquement un temps de prothrombine et un temps de c\u00e9phaline activ\u00e9e (TCA). Une maladie de Willebrand est \u00e9voqu\u00e9e devant un allongement du TCA, indiquant une exploration sp\u00e9cifique . Chez l\u2019adolescente, la recherche d\u2019une maladie de l\u2019h\u00e9mostase, dont la plus fr\u00e9quente est la maladie de Willebrand, doit \u00eatre large . En cas d\u2019anomalie et en l\u2019absence de d\u00e9sir de grossesse, un traitement par pilule \u0153stroprogestative peut \u00eatre prescrit pour limiter le risque de r\u00e9cidive.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; c-Enfant et adolescente&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Les tumeurs ovariennes sont rares pendant l\u2019enfance mais souvent organiques y compris lorsqu\u2019elles sont liquidiennes avec un contingent malin dans 10 % des cas . Chez l\u2019adolescente la pathologie fonctionnelle domine et la prise en charge s\u2019apparente \u00e0 celle de l\u2019adulte . La prise en charge multidisciplinaire en milieu sp\u00e9cialis\u00e9 est conseill\u00e9e.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>La symptomatologie clinique d\u2019une TOPB chez l\u2019enfant et l\u2019adolescente reste non sp\u00e9cifique , et ne permet pas de distinguer un kyste fonctionnel d\u2019une tumeur organique . La douleur est le premier signe d\u2019appel clinique . Une douleur aigu\u00eb associ\u00e9e \u00e0 un syndrome d\u2019irritation p\u00e9riton\u00e9ale doit faire \u00e9voquer une complication aigu\u00eb \u00e0 type de torsion et une \u00e9chographie pelvienne permet d\u2019\u00e9liminer les autres diagnostics non gyn\u00e9cologiques . Les torsions annexielles chez l\u2019enfant concernent principalement les tumeurs b\u00e9nignes&nbsp; et le risque de torsion est identique chez les enfants pr\u00e9pub\u00e8res et les adolescentes . La pr\u00e9sence de signes d\u2019impr\u00e9gnation hormonale chez une enfant pr\u00e9pub\u00e8re doit faire suspecter une tumeur malign. La d\u00e9couverte d\u2019une masse abdominale isol\u00e9e ou associ\u00e9e \u00e0 un syndrome de compression est l\u2019\u00e9l\u00e9ment r\u00e9v\u00e9lateur dans 20 % des cas . Chez l\u2019enfant, la taille limite admise pour consid\u00e9rer qu\u2019une image liquidienne ovarienne est pathologique est de 1 cm ou plus&nbsp; ; une image uniloculaire liquidienne pure de moins de 1 cm r\u00e9gresse dans la majorit\u00e9 des cas .&nbsp; La d\u00e9couverte fortuite lors d\u2019une laparoscopie d\u2019une TOPB doit conduire \u00e0 l\u2019abstention et \u00e0 des explorations adapt\u00e9es en postop\u00e9ratoire.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019\u00e9chographie pelvienne est le premier examen devant une TOPB de l\u2019enfant et adolescente. Les kystes uniloculaires liquidiens purs sont \u00e0 faible risque de malignit\u00e9&nbsp; et la pr\u00e9sence de tissu ovarien normal jouxtant la TOPB est un \u00e9l\u00e9ment en faveur de la b\u00e9nignit\u00e9&nbsp; \u00e0 c\u00f4t\u00e9 des crit\u00e8res classiques (taille tumorale et impor- tance de la composante solide). Une taille rapidement croissante ou sup\u00e9rieure \u00e0 plus de 5 cm expose \u00e0 un risque accru de torsion. L\u2019IRM permet la caract\u00e9risation d\u2019une masse complexe&nbsp; ; elle est associ\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9tude des marqueurs biologiques tumoraux et hormonaux ; mais ces examens ne doivent pas retarder un traitement chirurgical s\u2019il est urgent .&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>La ponction \u00e9cho-guid\u00e9e n\u2019a pas d\u2019efficacit\u00e9 d\u00e9montr\u00e9e&nbsp; et n\u2019est pas r\u00e9alisable par voie vaginale en p\u00e9diatrie ; elle n\u2019est pas recommand\u00e9e . En cas de TOPB apr\u00e8s bilan diagnostique complet, le traitement c\u0153lioscopique comprend une kystectomie&nbsp; si possible \u00e0 kyste ferm\u00e9&nbsp; avec extraction prot\u00e9g\u00e9e. Si l\u2019ensemble des crit\u00e8res morphologiques et biologiques \u00e9voquant la b\u00e9nignit\u00e9 ne sont pas r\u00e9unis, la c\u0153lioscopie permet une exploration de la cavit\u00e9 p\u00e9riton\u00e9ale, mais la r\u00e9section tumorale doit \u00eatre effectu\u00e9e par laparotomie .&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>En cas de torsion, l\u2019aspect macroscopique de l\u2019ovaire apr\u00e8s d\u00e9torsion ne pr\u00e9sage pas de sa r\u00e9cup\u00e9ration . La conservation ovarienne doit toujours \u00eatre privil\u00e9gi\u00e9e . La fixation syst\u00e9matique de l\u2019ovaire n\u2019est pas recommand\u00e9e. S\u2019il existe un doute de malignit\u00e9, une d\u00e9torsion doit \u00eatre r\u00e9alis\u00e9e et un bilan compl\u00e9mentaire postop\u00e9ratoire permettra de d\u00e9terminer la conduite \u00e0 tenir.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Il n\u2019y a pas de preuves suffisantes dans la litt\u00e9rature pour se prononcer chez l\u2019enfant sur l\u2019utilisation de barri\u00e8res anti-adh\u00e9rentielles, sur l\u2019utilisation du trocart unique et la chirurgie robotique, de m\u00eame que l\u2019h\u00e9parinoth\u00e9rapie pr\u00e9ventive post-chirurgicale. La biopsie de l\u2019ovaire controlat\u00e9ral syst\u00e9matique n\u2019est pas recommand\u00e9e chez l\u2019enfant . La scl\u00e9roth\u00e9rapie \u00e0 l\u2019\u00e9thanol ou les lavages au m\u00e9thotrexate ne sont pas recommand\u00e9s chez l\u2019enfant . Aucun traitement postop\u00e9ratoire m\u00e9dical n\u2019a fait la preuve de son efficacit\u00e9 chez l\u2019enfant . En postop\u00e9ratoire, seules les l\u00e9sions organiques \u00e0 risque de r\u00e9cidive doivent \u00eatre surveill\u00e9es tous les 6 mois durant 5 ans .&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; d-Grossesse&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>La pr\u00e9valence des masses ovariennes d\u00e9couvertes durant la grossesse varie de 0,2 \u00e0 5 % . Les masses ovariennes les plus fr\u00e9quentes diagnostiqu\u00e9es par \u00e9chographie durant la grossesse sont les kystes fonctionnels (57 \u00e0 76 %) . La pr\u00e9valence des endom\u00e9- triomes d\u00e9couverts durant la grossesse est \u00e9valu\u00e9e \u00e0 0,5 % . En cas d\u2019intervention chirurgicale durant la grossesse, les TOPB les plus fr\u00e9quentes sont les kystes dermo\u00efdes (35 %) et les cystad\u00e9nomes (24 %) . Les tumeurs malignes sont peu fr\u00e9quentes (6 %) et la moiti\u00e9 d\u2019entre elles sont des tumeurs \u00e0 malignit\u00e9 att\u00e9nu\u00e9e . Elles sont le plus souvent symptomatiques&nbsp; et diagnostiqu\u00e9es \u00e0 un stade pr\u00e9coce .&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>La grande majorit\u00e9 des masses ovariennes au cours de la grossesse sont asymptomatiques et d\u00e9couvertes fortuitement \u00e0 l\u2019\u00e9chographie au 1er trimestre (40 %) ou plus tardivement au 3e trimestre (40 %) .&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Dans 70 % des cas, les masses ovariennes diagnostiqu\u00e9es par \u00e9chographie au 1er trimestre vont dispara\u00eetre spontan\u00e9ment, notamment les kystes uniloculaires an\u00e9chog\u00e8nes mesurant moins de 5 cm . Certains kystes fonctionnels ne r\u00e9gressent pas et peuvent \u00eatre \u00e0 l\u2019origine de complications ). La taille des kystes dermo\u00efdes reste stable&nbsp; et la moiti\u00e9 des endom\u00e9triomes diminuent de taille au cours de la grossesse . La d\u00e9cidualisation des endom\u00e9triomes (12 %) peut donner des aspects \u00e9chographiques suspects \u00e9voquant une transformation maligne .&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>La complication principale des masses ovariennes durant la grossesse est la torsion annexielle, notamment au 1er trimestre et au d\u00e9but du 2e trimestre . Le risque de torsion annexielle est \u00e9valu\u00e9 globalement \u00e0 8 % et \u00e0 environ 16 % en cas d\u2019hyperstimulation ovarienne . Le risque de torsion des masses annexielles est rare en cas de taille inf\u00e9rieure \u00e0 6 cm, apr\u00e8s 20 SA et en cas d\u2019endom\u00e9triome<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019\u00e9chographie pelvienne est sensible (86 \u00e0 91 %) et sp\u00e9cifique (68 \u00e0 83 %) pour le diagnostic des masses ovariennes durant la grossesse . La combinaison avec le Doppler n\u2019am\u00e9liore pas la sp\u00e9cificit\u00e9 . L\u2019\u00e9chographie pelvienne est recommand\u00e9e en premi\u00e8re intention pour caract\u00e9riser une masse ovarienne durant la grossesse .&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019IRM pelvienne est un examen performant dans le diagnostic des masses ovariennes durant la grossesse avec une sensibilit\u00e9 et une sp\u00e9cificit\u00e9 d\u2019environ 90 % . Elle compl\u00e8te l\u2019information donn\u00e9e par l\u2019\u00e9chographie ou permet le diagnostic diff\u00e9rentiel avec les tumeurs non ovariennes . L\u2019IRM pelvienne est recommand\u00e9e \u00e0 partir du 2e trimestre de la grossesse en cas de masse ovarienne persistante, en cas de taille sup\u00e9rieure \u00e0 10 cm et en cas de diagnostic incertain \u00e0 l\u2019\u00e9chographie ou de doute sur sa nature maligne .&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019augmentation physiologique du CA125 au cours de la grossesse et le manque de donn\u00e9es concernant les autres marqueurs tumoraux ne permettent pas leur utilisation durant la grossesse .&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Au 1er trimestre, devant le fort taux de r\u00e9gression spontan\u00e9e des masses ovariennes au cours de la grossesse et le faible risque de torsion ou de malignit\u00e9, notamment pour les kystes uniloculaires mesurant moins de 5-6 cm&nbsp; et les endom\u00e9triomes , l\u2019abstention th\u00e9rapeutique est recommand\u00e9e en l\u2019absence de symptomatologie . En cas d\u2019abstention au 1er trimestre, un contr\u00f4le \u00e9chographique est effectu\u00e9 au d\u00e9but du 2e trimestre. En cas de persistance sans augmentation de taille, le risque de complication est faible&nbsp; et l\u2019expectative est l\u00e9gitime .&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>En cas de TOPB asymptomatique de plus de 6 cm, d\u2019embl\u00e9e ou au cours de la surveillance, les donn\u00e9es de la litt\u00e9rature sont insuffisantes pour conclure entre expectative et intervention.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 partir du 2e trimestre, le risque de torsion est faible apr\u00e8a 20 SA et les complications obst\u00e9tricales postop\u00e9ratoires sont plus fr\u00e9quentes apr\u00e8s 23 SA . La chirurgie des TOPB asymptomatiques diagnos- tiqu\u00e9es au milieu du 2e trimestre doit donc \u00eatre report\u00e9e apr\u00e8s l\u2019accouchement si possible . Quel que soit le trimestre de la grossesse, une TOPB symptomatique, notamment associ\u00e9e \u00e0 des douleurs pelviennes, est une indication chirurgicale . Le traitement chirurgical d\u2019une TOPB peut \u00eatre r\u00e9alis\u00e9 dans le m\u00eame temps qu\u2019une c\u00e9sarienne indiqu\u00e9e pour une autre raison.&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>(d\u2019apr\u00e8s les recommendations du Coll\u00e8ge national des Gyn\u00e9cologues Obst\u00e9triciens Fran\u00e7ais de 2013) L\u2019\u00e9chographie pelvienne par voie vaginale est l\u2019examen d\u2019imagerie de premi\u00e8re intention devant une TOPB chez la femme adulte. En cas de masse uniloculaire liquidienne pure de taille inf\u00e9rieure \u00e0 7 cm, l\u2019\u00e9chographie est suffisante pour caract\u00e9riser la masse. 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