{"id":633,"date":"2019-07-02T15:37:35","date_gmt":"2019-07-02T13:37:35","guid":{"rendered":"http:\/\/gyneobs.com\/site\/?page_id=633"},"modified":"2019-07-02T15:43:01","modified_gmt":"2019-07-02T13:43:01","slug":"les-cancers-in-situ","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/gyneobs.com\/site\/oncologie\/cancer-du-sein-et-mammologie\/traitements\/les-cancers-in-situ\/","title":{"rendered":"Les cancers in situ"},"content":{"rendered":"<p><b>I-D\u00e9finition <span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/b><\/p>\n<p>Le carcinome in situ est d\u00e9fini comme une prolif\u00e9ration de cellules canc\u00e9reuses confin\u00e9es \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur des canaux ou des lobules.<\/p>\n<p>D\u00e8s que la membrane basale limitant ces canaux ou lobules est d\u00e9pass\u00e9e, il s&rsquo;agit d&rsquo;un cancer infiltrant :<\/p>\n<p>les cellules tumorales vont se d\u00e9velopper dans le tissu mammaire voisin et pouvoir se propager \u00e0 des ganglions ou plus \u00e0 distance pour donner des m\u00e9tastases.<\/p>\n<p><b>II-Fr\u00e9quence<\/b><\/p>\n<p>La mise en place des programmes de d\u00e9pistage et l&rsquo;am\u00e9lioration des techniques radiologiques et des appareillages ont conduit \u00e0 une augmentation du nombre de prolif\u00e9rations n\u00e9oplasiques intra-\u00e9pith\u00e9liales diagnostiqu\u00e9es, souvent sur micro et macrobiopsies.<\/p>\n<p><b>III-Les deux formes histologiques<\/b><\/p>\n<p>Le carcinome in situ fait partie des prolif\u00e9rations mammaires intra\u00e9pith\u00e9liales du sein d\u00e9finies dans la classification OMS 2012. Selon leur point de d\u00e9part ils sont canalaires ou lobulaires.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 \u00a0 <\/span><b>A-Les carcinomes in situ de type canalaire<\/b><span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>(CCIS) sont les plus fr\u00e9quents (85 \u00e0 90 % des in situ) et<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>repr\u00e9sentent 15 \u00e0 25 % des cancers du sein. <span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 <\/span><b>1-Circonstances de d\u00e9couverte<\/b><\/p>\n<p>Avec un pic d\u2019\u00e2ge entre 40 et 60 ans, ils s\u2019accompagnent dans 80% des cas de microcalcifications et sont donc souvent de d\u00e9couverte mammographique.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>Dans les autres cas, ils sont d\u00e9couverts fortuitement sur des biopsies d\u00e9couvertes pour d\u2019autres raisons.<\/p>\n<p><span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0<\/span><b> 2-Signification<\/b><\/p>\n<p>On les consid\u00e8re comme des<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>\u00e9tats pr\u00e9canc\u00e9reux car ils deviennent invasifs dans 30 \u00e0 50% des cas, mais donc pas toujours.<\/p>\n<p><span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 <\/span>3-Cliniquement<\/p>\n<p>Seuls 10% des CCIS sont symptomatiques.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>Il peut alors s\u2019agir d\u2019anomalie de palpation, d\u2019un \u00e9coulement anormal du mamelon, d\u2019une maladie de Paget du mamelon (voir: Formes particuli\u00e8res de cancers du sein) ou simplement d\u2019une douleur localis\u00e9e. La grande majorit\u00e9 est donc asymptomatique et sera d\u00e9couverte lors de mammograhies comme celles qui sont propos\u00e9es dans le cadre du d\u00e9pistage.<\/p>\n<p><span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 <\/span>4-Imagerie<\/p>\n<p>Les microcalcifications sur la mammographie sont le symptome cl\u00e9 des CCIS bien que certains n\u2019en contiennent pas. Elles sont parfois associ\u00e9es \u00e0 une surdensit\u00e9 des parties molles environnantes, parfois stellaire, ou une distorsion architecturale. Les images class\u00e9es ACR 4 ou 5 doivent \u00eatre biopsi\u00e9es. Elles sont d\u00e9taill\u00e9es au chapitre Mammographie.<\/p>\n<p>En \u00e9chographie, la majorit\u00e9 des CCIS n\u2019ont pas d\u2019aspect caract\u00e9ristique.<\/p>\n<p><span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 \u00a0 <\/span><b>B-Les carcinomes de type lobulaire (CLIS) <\/b>repr\u00e9sentent 10 \u00e0 15 % des in situ.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 <\/span><b>1-Circonstances de d\u00e9couverte<\/b><\/p>\n<p>Sans signes cliniques, ils sont d\u00e9couverts sur une mammographie ou le plus souvent de fa\u00e7on fortuite<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>suite \u00e0 une biopsie demand\u00e9e pour d\u2019autres raisons.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>Ils peuvent se trouver au voisinnage de microcalcifications atypiques. De fa\u00e7on rare on peut les trouver dans des fibroad\u00e9nomes.<\/p>\n<p><span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 <\/span><b>2-Signification<\/b><\/p>\n<p>Les lobulaires in situ repr\u00e9sentent un processus porolif\u00e9ratif n\u00e9oplasique de l\u2019\u00e9pith\u00e9luim ductolobulaire \u00e0 d\u00e9veloppement tr\u00e8s lent puisque le risque de d\u00e9velopper un invasif dans le m\u00eame sein ou m\u00eame dans l\u2019autre a \u00e9t\u00e9 estim\u00e9 entre<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>5 et 23% au bout de 15 ans. Il faut donc les consid\u00e9rer<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>comme des facteurs de risque, pour les deux seins, plut\u00f4tqu\u2019une l\u00e9sion pr\u00e9liminaire. Le risque de passage \u00e0 l\u2019invasif<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>va d\u00e9pendre de l\u2019\u00e2ge, de l\u2019\u00e9tendue de la l\u00e9sion, du diagnostic r\u00e9p\u00e9titif de carcinome lobulaire in situ et de la taille et du polymorphysme du foyer. Lorsqu\u2019ils deviennent invasifs ils sont canalaires dans 60% des cas, lobulaires dans 25% ou tubulaires dans 15%.<\/p>\n<p><span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 <\/span><b>3-,Cliniquement<\/b> il n\u2019y a<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>aucune anomalie caract\u00e9ristique.<\/p>\n<p><span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 <\/span><b>4-Imagerie<\/b><\/p>\n<p>Il n\u2019y a pas d\u2019image mammographique caract\u00e9ristique car rien ne les distingue du tissu glandulaire des mastopathies ou du tissu normal. Une asym\u00e9trie ou des microcalcifications sont rarement d\u00e9couvertes \u00e0 la mammographie. Lorsqu\u2019il y a des microcalcifications, le carcinome<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>si\u00e8ge uniquement au voisinnage de ces calcifications et est donc de d\u00e9couverte fortuite.<\/p>\n<p>Ils ne sont en principe pas reconnaissables en \u00e9chographie.<\/p>\n<p><span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 \u00a0 <\/span><b>C-D\u2019autres sous types sont plus rares<\/b>: apocrine, mucineux, neuro-endocrine, \u00e0 cellules \u00e9pidermo\u00efde, fusiformes ou claires.<\/p>\n<p><b>IV-Classification histologique<\/b><\/p>\n<p>Le carcinome in situ fait partie des prolif\u00e9rations mammaires intra\u00e9pith\u00e9liales du sein d\u00e9finies dans la classification OMS 2012 qui a rempla\u00e7\u00e9 celle de 2003. C\u2019est ainsi que les d\u00e9nominations en DIN (ductal intraepithelial neoplasia) et LIN (lobular intraepithelial neoplasia) de la classification 2002 sont abandonn\u00e9es.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 \u00a0 <\/span><b>A-Carcinomes canalaire<\/b><\/p>\n<p>Pour les canalaires, l\u2019\u00e9volution suit la progression suivante: hyperplasie simple ou atypique, m\u00e9taplasie cylindrique simple ou atypique et le carcinome canalaire in situ. Pour les lobulaires: hyperplasie simple ou atypique et le carcinome lobulaire in situ. Mais il s&rsquo;agit de l\u00e9sions fr\u00e9quemment intriqu\u00e9es avec un continuum \u00e9volutif.<\/p>\n<p>On distingue plusieurs types de carcinome canalaire in situ, selon l&rsquo;aspect morphologique des cellules et leur degr\u00e9 d&rsquo;atypie :<\/p>\n<p><span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 <\/span>-carcinome canalaire in situ de bas grade, \u00e0 noyaux monomorphes, peu augment\u00e9s de volume,<\/p>\n<p><span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 <\/span>-carcinome canalaire in situ de grade interm\u00e9diaire, \u00e0 noyaux plus irr\u00e9guliers et augment\u00e9s de volume.,<\/p>\n<p><span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 <\/span>-carcinome canalaire in situ de haut grade, \u00e0 noyaux nettement irr\u00e9guliers avec chromatine h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne, nucl\u00e9oles et mitoses.<\/p>\n<p>Ces l\u00e9sions ont une tendance inh\u00e9rente, mais non obligatoire \u00e0 \u00e9voluer vers un carcinome infiltrant.<\/p>\n<p>La pr\u00e9sence de n\u00e9crose au sein des canaux est un \u00e9l\u00e9ment p\u00e9joratif.<\/p>\n<p>On d\u00e9crit diverses formes architecturales:<\/p>\n<p><span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 <\/span>-Les com\u00e9docarcinomes sont les plus fr\u00e9quents (30 \u00e0 50% des cas) . Ils sont caract\u00e9ris\u00e9s par une composante tumorale \u00e0 dominante solide intracanalaire, avec formation de<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>zones de n\u00e9crose centrale qui se calcifient de fa\u00e7on caract\u00e9istique et qui occupent 50% du diam\u00e8tre canalaire. Ils sont de haut grade avec un potentiel malin \u00e9lev\u00e9. Sur le plan pronostique, les crit\u00e8res cytomorphologiques sont importants ainsi que la surexpression marqu\u00e9e de l\u2019oncog\u00e8ne c-erb-B-2.<\/p>\n<p><span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 <\/span>-Les autres formes sont: solide, cribriforme, micropapillaire, papillaire.<\/p>\n<p><span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 \u00a0<\/span><b> B-Carcinomes lobulaires<\/b><\/p>\n<p>Les carcinomes lobulaires in situ correspondent \u00e0 une prolif\u00e9ration n\u00e9oplasique in situ faite de cellules tumorales non coh\u00e9sives (d\u00e9finition OMS). Ils ont comme caract\u00e9ristique la perte de l&rsquo;expression membranaire de l&rsquo;E-cadherine.<\/p>\n<p>La terminologie en LIN (lobular intraepithelial neoplasia) est abandonn\u00e9e dans la classification 2012 mais doit \u00eatre rappel\u00e9e en d\u00e9tail pour m\u00e9moire en ce qui concerne les lobulaires:<\/p>\n<p>Les carcinomes lobulaires in situ appartiennent au spectre l\u00e9sionnel des n\u00e9oplasies lobulaires ; ils se distinguent de l&rsquo;hyperplasie lobulaire atypique par des crit\u00e8res morphologiques et quantitatifs.<\/p>\n<p>On identifie maintenant plus que deux formes: le carcinome lobulaire in situ classique, plus fr\u00e9quent, et des variantes plus agressives.<\/p>\n<p><span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0<\/span><b> 1-Dans la forme classique<\/b>, la fr\u00e9quence de survenue d&rsquo;un cancer infiltrant est 20 \u00e0 30 %, mais avec un d\u00e9lai souvent long, sup\u00e9rieur \u00e0 15 ans, pouvant \u00eatre observ\u00e9e dans le sein controlat\u00e9ral dans 1\/3 des cas.<\/p>\n<p><span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 <\/span><b>2-Les forme plus agressives,<\/b> accompagnent fr\u00e9quemment un cancer infiltrant d\u00e9couvert de fa\u00e7on concomitante (20 \u00e0 50 % des cas) et correspondent \u00e0 :<\/p>\n<p><span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 <\/span>-la forme pl\u00e9omorphe (ex-LIN 3 de type 2) sans ou avec n\u00e9crose,<\/p>\n<p><span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 <\/span>-la forme classique avec n\u00e9crose (ex-LIN 3 de type 3) r\u00e9v\u00e9l\u00e9e par des microcalcifications,<\/p>\n<p><span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 <\/span>-la forme floride d\u00e9battue, correspondant \u00e0 une forme extensive de carcinome lobulaire in situ r\u00e9alisant une masse tumorale.<\/p>\n<p><span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 <\/span>-La vari\u00e9t\u00e9 \u00e0 cellules en bague \u00e0 chaton, extr\u00eamement rare, n&rsquo;est pas identifi\u00e9e dans la classification 2012.<\/p>\n<p><b>V-Diagnostic<\/b><\/p>\n<p>Dans 90% des cas les l\u00e9sions sont asymptomatiques et sont d\u00e9couvertes par des anomalies (microcalcifications ou masse radiologique) sur une mammographie<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>faite dans le cadre d\u2019examens de d\u00e9pistage, qu\u2019il soit individuel ou organis\u00e9.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Dans 10% des cas le diagnostic fait suite:<\/p>\n<p><span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 \u00a0 <\/span>-soit \u00e0 la d\u00e9couverte d\u2019une masse palpable qui sera biopsi\u00e9e,<\/p>\n<p><span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 \u00a0 <\/span>-soit apr\u00e8s l\u2019exploration d\u2019un \u00e9coulement sanglant du mamelon,<\/p>\n<p><span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 \u00a0 <\/span>-soit devant une maladie de Paget du mamelon (voir: Formes particuli\u00e8res de cancers du sein).<\/p>\n<p>Dans tous ls cas, c\u2019est la biopsie qui fait le diagnostic.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>En cas de microcalcifications BIRADS 4-5 isol\u00e9es \u00e0 la mammographie<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>une macrobiopsie st\u00e9r\u00e9otaxique assist\u00e9e par le vide (type mammotome) est recommand\u00e9e. Voir: La radiologie interventionnelle. Un clip rep\u00e8re sera pos\u00e9 dans chaque site biopsi\u00e9 ;<\/p>\n<p>En cas de microcalcifications BIRADS 4-5 \u00e0 la mammographie et pr\u00e9sence de cibles \u00e9chographiques BIRADS 4-5<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>une microbiopsie \u00e9choguid\u00e9e est recommand\u00e9e en premier \u00e0 la recherche d\u2019une composante invasive. Si le r\u00e9sultat de la microbiopsie est b\u00e9nin (\u00e0 l\u2019exclusion des l\u00e9sions atypiques), une macrobiopsie st\u00e9r\u00e9otaxique assist\u00e9e par le vide, sur le signal calcique, est recommand\u00e9e.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Pour les autres types d\u2019images mammographiques (masses, distorsion architecturale, asym\u00e9trie de densit\u00e9), une \u00e9chographie mammaire est recommand\u00e9e. Le type de biopsie et le mode de guidage seront adapt\u00e9s en fonction des aspects \u00e9chographiques.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p><b>VI-Traitement<\/b><\/p>\n<p><span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 \u00a0 <\/span><b>A-Carcinomes Canalaires<\/b><br \/>\nLe traitement<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>chirurgical est de pr\u00e9f\u00e9rence conservateur s\u2019il est techniquement possible, ce qui est de plus en plus le cas grace aux techniques d\u2019oncoplastie (Voir: oncoplastie), sinon la<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>mastectomie d\u2019embl\u00e9e est le traitement de r\u00e9f\u00e9rence. La faisabilit\u00e9 du traitement conservateur d\u00e9pend de l\u2019\u00e9tendue et du nombre des l\u00e9sions avec n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019obtention de berges saines (\u2265 2 mm) et d\u2019un r\u00e9sultat esth\u00e9tique satisfaisant.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>En cas de mastectomie, une reconstruction imm\u00e9diate doit \u00eatre syst\u00e9matiquement propos\u00e9e. Une mastectomie avec conservation de l\u2019\u00e9tui cutan\u00e9 et r\u00e9section de la plaque ar\u00e9olo-mamelonnaire, malgr\u00e9 l\u2019absence d\u2019\u00e9tudes la comparant au traitement de r\u00e9f\u00e9rence, peut \u00eatre propos\u00e9e, en raison du b\u00e9n\u00e9fice sur la qualit\u00e9 de vie.<\/p>\n<p>Il n\u2019y a pas d\u2019extemporan\u00e9 ni curage axillaire. La recherche du ganglion axillaire<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>est r\u00e9serv\u00e9e aux cas o\u00f9 une masse est palpable ou<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>si la mammographie fait suspecter des signes de micro-invasion. La suite du traitement d\u00e9pend de l\u2019analyse microscopique des marges en cas de traitement conservateur:<\/p>\n<p><span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 <\/span>-Si une marge &gt; ou= 2mm est saine: radioth\u00e9rapie (dose minimale de 50 Grays en 25 fractions, sans irradiation ganglionnaire. Une surimpression est possible dans le cadre d\u2019essais cliniques.<\/p>\n<p><span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 <\/span>-Si la marge est insuffisante, il faut r\u00e9intervenir pour soit une r\u00e9exision, soit une mastectomie (de 2\u00e8me ou de 3\u00e8me intention).<\/p>\n<p>En cas de r\u00e9cidive in situ apr\u00e8s traitement conservateur: mastectomie avec reconstruction mammaire imm\u00e9diate possible. Pas de geste ganglionnaire sauf si une infiltration est d\u00e9couverte sur la pi\u00e8ce de mastectomie.<\/p>\n<p>En cas de r\u00e9cidive invasive apr\u00e8s traitement conservateur: mastectomie + curage et traitements adjuvants et\/ou radioth\u00e9rapie \u00e0 discuter. Reconstruction mammaire imm\u00e9diate ou diff\u00e9r\u00e9e en fonction des traitements associ\u00e9s.<\/p>\n<p>En cas de r\u00e9cidive in situ apr\u00e8s mastectomie: excision au large avec berges saines. Pas de curage axillaire.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>Une radioth\u00e9rapie de paroi peut \u00eatre discut\u00e9e.<\/p>\n<p>En cas de r\u00e9cidive invasive apr\u00e8s mastectomie: Bilan loco-r\u00e9gional complet et<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>et strat\u00e9gie \u00e0 discuter.<\/p>\n<p><span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 \u00a0 <\/span><b>B-Carcinomes lobulaires<\/b><\/p>\n<p>Pour les lobulaires la conduite \u00e0 tenir est plus difficile \u00e0 codifier car les \u00e9tudes de la litt\u00e9ratures sont souvent r\u00e9trospectives et portent sur de petits effectifs. Elle se r\u00e9f\u00e8re encore \u00e0 la classification de 2003 divis\u00e9e en trois cat\u00e9gories (LIN 1, LIN 2, LIN 3).<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 <\/span>-LIN 1<\/p>\n<p>Une surveillance est seulement recommand\u00e9e, selon les m\u00eames modalit\u00e9s que les carcinomes canalaires in situ trait\u00e9s par chirurgie conservatrice. En cas de facteurs de risque (l\u00e9sions histologiques \u00e0 risque, ant\u00e9c\u00e9dents familiaux ou personnels) ou de discordance radio-histologique (pr\u00e9l\u00e8vements biopsiques non repr\u00e9sentatifs de l\u2019image radiologique), une biopsie chirurgicale peut \u00eatre envisag\u00e9e.<\/p>\n<p><span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 <\/span>-LIN2<\/p>\n<p>Biopsie chirurgicale puis surveillance. Pour les LIN 1 et les LIN 2, il n\u2019y a aucune indication \u00e0 r\u00e9aliser une mammectomie, une radioth\u00e9rapie ou une hormonoth\u00e9rapie.<\/p>\n<p><span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 <\/span>-LIN3<\/p>\n<p>Le traitement initial repose sur une ex\u00e9r\u00e8se chirurgicale avec examen anatomopathologique de la pi\u00e8ce op\u00e9ratoire. La prise en charge est ensuite d\u00e9finie en fonction des r\u00e9sultats de cet examen. La surveillance est identique \u00e0 celle des carcinomes canalaires in situ trait\u00e9s par chirurgie conservatrice.<\/p>\n<p>Le tableau ci-dessous (issu des recommandations de l\u2019INCa) r\u00e9sume la conduite \u00e0 tenir dans les trois types de LIN 3.<\/p>\n<p>Les situations dans lesquelles l\u2019abstention chirurgicale est retenue doivent avoir fait l\u2019objet d\u2019une concertation entre chirurgien, radiologue et anatomopathologiste. Elles supposent\u00a0l\u2019absence de:<\/p>\n<p><span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 \u00a0 <\/span>&#8211;\u00a0crit\u00e8res histologiques p\u00e9joratifs,<\/p>\n<p><span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 \u00a0 <\/span>&#8211; \u00a0signal radiologique non expliqu\u00e9 par la NL (image de masse ou image de d\u00e9sorganisation architecturale),<\/p>\n<p><span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 \u00a0 <\/span>&#8211;\u00a0\u00a0microcalcifications r\u00e9siduelles,<\/p>\n<p><span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 \u00a0 <\/span>&#8211;\u00a0\u00a0ant\u00e9c\u00e9dents familiaux importants ou personnels de cancer du sein.<\/p>\n<p>M\u00eame dans ces situations, il faut \u00eatre tr\u00e8s prudent car ces crit\u00e8res ont \u00e9t\u00e9 \u00e9tablis de mani\u00e8re r\u00e9trospective et n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 valid\u00e9s par des \u00e9tudes prospectives.<\/p>\n<p>Le fait d&rsquo;avoir un CLIS est un facteur de risque de d\u00e9velopper ult\u00e9rieurement un cancer invasif. Un suivi m\u00e9dical rapproch\u00e9 s\u2019impose donc. Il comprend une mammographie annuelle et un examen clinique des seins deux fois par an.<\/p>\n<p>Un suivi rapproch\u00e9 des deux seins est important car une femme ayant un CLIS d&rsquo;un sein a un risque \u00e9quivalent de d\u00e9velopper un cancer du sein du m\u00eame c\u00f4t\u00e9 ou du c\u00f4t\u00e9 oppos\u00e9.<\/p>\n<p>Certaines femmes peuvent opter pour une mammectomie bilat\u00e9rale simple, c&rsquo;est-\u00e0-dire une ablation des deux seins sans curage des ganglions lymphatiques. Dans ce cas l\u2019intervention a pour but de pr\u00e9venir le d\u00e9veloppement d&rsquo;un cancer invasif. Cette intervention, prophylactique, concerne surtout les femmes qui ont des facteurs de risque comme une forte h\u00e9r\u00e9dit\u00e9 de cancer du sein. Selon les pr\u00e9f\u00e9rences de la patiente, on peut r\u00e9aliser une reconstruction mammaire imm\u00e9diate ou retard\u00e9e.<\/p>\n<p><b>VII-surveillance des cancers du sein in situ trait\u00e9s<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/b><\/p>\n<p><span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 \u00a0 <\/span><b>A-Surveillance apr\u00e8s traitement conservateur<\/b><\/p>\n<p><span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 <\/span>-Examen clinique annuel.<\/p>\n<p><span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 <\/span>-Imagerie: premi\u00e8re mammographie de contr\u00f4le \u00e0 6 mois de la fin de la radioth\u00e9rapie adjuvante. Mammographie et \u00e9chographie bilat\u00e9rales annuelles.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Pour les femmes jeunes, une surveillance clinique biannuelle les 5 premi\u00e8res ann\u00e9es est recommand\u00e9e.<\/p>\n<p>Chez les patientes porteuses d\u2019une mutation BRCA1\/BRCA2 ou \u00e0 haut risque de cancer du sein, une surveillance par IRM mammaire bilat\u00e9rale annuelle est recommand\u00e9e.<br \/>\n-Si la surveillance est difficile par mammographie et \u00e9chographie (sein tr\u00e8s dense ou tr\u00e8s remani\u00e9 et femme jeune &lt; 40 ans), une surveillance par IRM mammaire peut \u00eatre discut\u00e9e.<\/p>\n<p><span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 \u00a0 <\/span><b>B-surveillance apr\u00e8s mastectomie<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/b><\/p>\n<p><span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 <\/span>-Examen clinique annuel<\/p>\n<p><span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 <\/span>&#8211; Imagerie : Mammographie et \u00e9chographie controlat\u00e9rales annuelles.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Chez les patientes porteuses d\u2019une mutation BRCA1\/BRCA2 ou \u00e0 haut risque de cancer du sein, une surveillance par IRM mammaire controlat\u00e9rale annuelle est recommand\u00e9e.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p><b>Dans tous les cas:<\/b><\/p>\n<p>&#8211; Aucun examen de recherche des m\u00e9tastases n\u2019a de place dans la surveillance des CCIS trait\u00e9s.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>&#8211; Il n\u2019y a aucune indication du dosage des marqueurs tumoraux s\u00e9riques.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>I-D\u00e9finition \u00a0 Le carcinome in situ est d\u00e9fini comme une prolif\u00e9ration de cellules canc\u00e9reuses confin\u00e9es \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur des canaux ou des lobules. D\u00e8s que la membrane basale limitant ces canaux ou lobules est d\u00e9pass\u00e9e, il s&rsquo;agit d&rsquo;un cancer infiltrant : les cellules tumorales vont se d\u00e9velopper dans le tissu mammaire voisin et pouvoir se propager [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":1338,"menu_order":5,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"_exactmetrics_skip_tracking":false,"_exactmetrics_sitenote_active":false,"_exactmetrics_sitenote_note":"","_exactmetrics_sitenote_category":0,"footnotes":""},"class_list":["post-633","page","type-page","status-publish","hentry","post"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/633","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=633"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/633\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":641,"href":"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/633\/revisions\/641"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1338"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=633"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}