{"id":530,"date":"2019-07-01T17:57:42","date_gmt":"2019-07-01T15:57:42","guid":{"rendered":"http:\/\/gyneobs.com\/site\/?page_id=530"},"modified":"2019-07-08T14:41:36","modified_gmt":"2019-07-08T12:41:36","slug":"les-reconstructions-mammaires","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/gyneobs.com\/site\/oncologie\/cancer-du-sein-et-mammologie\/traitements\/les-reconstructions-mammaires\/","title":{"rendered":"Les reconstructions mammaires"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"has-drop-cap\">La reconstruction mammaire fait partie int\u00e9grante de la prise en charge du cancer du sein, en particulier apr\u00e8s une chirurgie mammaire non conservatrice. La reconstruction mammaire est prise en charge \u00e0 100 % dans le cadre de l&rsquo;ALD (affection longue dur\u00e9e) sur la base du tarif de l&rsquo;Assurance maladie.<\/p>\n\n\n\n<p>Diverses techniques sont utilisables selon les cas: proth\u00e8ses, lambeaux musculo-cutan\u00e9s, lipofilling, etc. La qualit\u00e9 de la peau et du muscle du thorax est fondamentale dans le choix, ainsi que la morphologie, notamment la taille des seins.<\/p>\n\n\n\n<p>La profession et la pratique de sports sont pris en consid\u00e9ration.<\/p>\n\n\n\n<p>Enfin, en cas de facteurs de risque, il faut privil\u00e9gier la technique la plus simple. L\u2019arr\u00eat du&nbsp; tabac un mois avant la chirurgie peut permettre de diminuer le risque de complications post-op\u00e9ratoires mais il est pr\u00e9f\u00e9rable que le tabagisme soit interrompu bien plus longtemps \u00e0 l\u2019avance.<\/p>\n\n\n\n<p>Il est maintenant prouv\u00e9 que la reconstruction:<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;  -n&rsquo;augmente pas le risque de r\u00e9cidives ou de m\u00e9tastases;<br> &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; -ne retarde pas le diagnostic d&rsquo;une r\u00e9cidive ou d&rsquo;une m\u00e9tastase;<br> &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; -ne modifie pas le pronostic.<\/p>\n\n\n\n<p>Souvent la reconstruction n\u00e9cessite une sym\u00e9trisation de l\u2019autre sein. Cette sym\u00e9trisation fait appel \u00e0 des techniques tout \u00e0 fait classiques de chirurgie esth\u00e9tique.<\/p>\n\n\n\n<p>Enfin, il faut avoir bien conscience que la reconstruction n\u00e9cessite souvent plusieurs op\u00e9rations successives.<br><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Reconstruction imm\u00e9diate-Reconstruction diff\u00e9r\u00e9e<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>La reconstruction mammaire se fait parfois en m\u00eame temps que la chirurgie du cancer, on parle dans ce cas de reconstruction imm\u00e9diate. Plus souvent, elle est encore r\u00e9alis\u00e9e apr\u00e8s la fin des traitements, au cours d&rsquo;une nouvelle intervention; on parle cette fois de reconstruction diff\u00e9r\u00e9e. Lorsqu&rsquo;une radioth\u00e9rapie doit \u00eatre r\u00e9alis\u00e9e en compl\u00e9ment de la chirurgie du cancer du sein, ou si la tumeur du sein est tr\u00e8s volumineuse, la reconstruction est n\u00e9cessairement diff\u00e9r\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>La reconstruction imm\u00e9diate est donc loin de s\u2019appliquer \u00e0 la majorit\u00e9 des cas. Ses indications traditionnelles sont:<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; &#8211; mastectomie pour cancer in situ \u00e9tendu (carcinome intra-canalaire)-Voir: Cancers in situ.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; &#8211; mastectomie sur r\u00e9cidive d&rsquo;un cancer infiltrant d\u00e9j\u00e0 trait\u00e9 de fa\u00e7on conservatrice<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; &#8211; mastectomie pr\u00e9ventive ou prophylactique dans certains cas de risques familiaux (mutations g\u00e9n\u00e9tiques prouv\u00e9es)-Voir: Cancers d\u2019origine g\u00e9n\u00e9tique. &nbsp; &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp; -mastectomie apr\u00e9s sch\u00e9ma th\u00e9rapeutique \u00ab\u00a0invers\u00e9\u00a0\u00bb, on realise tous les traitements (chimioth\u00e9rapie et radioth\u00e9rapie) avant la mastectomie, permettant de proposer une reconstruction imm\u00e9diate mais dans certaines conditions.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Reconstruction mammaire par proth\u00e8se<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>Dans les cas o\u00f9 l\u2019ablation du sein et les traitements associ\u00e9s ont pr\u00e9serv\u00e9 la qualit\u00e9 de la peau et des muscles, le plus simple est la mise en place d\u2019une proth\u00e8se.<\/p>\n\n\n\n<p>On l\u2019utilise pour reconstruire un sein petit ou moyen. Il oblige dans la majorit\u00e9 des cas \u00e0 retoucher \u00e0 l\u2019autre sein, le plus souvent lors d\u2019une deuxi\u00e8me intervention. La proth\u00e8se est plac\u00e9e derri\u00e8re le muscle pectoral et redonne un volume au prix d\u2019un sein bomb\u00e9 dans sa partie sup\u00e9rieure, et d\u2019un sein qui ne retombe pas naturellement.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019intervention est assez rapide mais il existe une instabilit\u00e9 dans le temps qui fait que, dans les ann\u00e9es suivant cette chirurgie, on peut y revenir&nbsp;pour changer l\u2019implant qui devient trop petit si on prend du poids et inversement. Il peut aussi se d\u00e9velopper une coque qui est une r\u00e9action \u00e0 corps \u00e9tranger rendant le sein dur et douloureux&nbsp;; il faut alors changer la proth\u00e8se. Cette coque est tr\u00e8s fr\u00e9quente quand la paroi thoracique a re\u00e7u de la radioth\u00e9rapie.<\/p>\n\n\n\n<p>Actuellement, il existe des proth\u00e8ses remplies avec du s\u00e9rum physiologique, d\u2019autres avec du gel de silicone. Ces derni\u00e8res ont \u00e9t\u00e9 interdites en France entre 1995 et 2001 car il y a eu des fuites de silicone entra\u00eenant des probl\u00e8mes rhumatologiques ou dermatologiques. Actuellement, avec un recul de plus de 5 ans d\u2019utilisation, le gel de silicone est coh\u00e9sif et ne fuit plus. La dur\u00e9e de vie de ces implants varie de 10 \u00e0 20 ans. Enfin il existe aussi des proth\u00e8ses mixtes \u00e0 double enveloppe: une partie de s\u00e9rum qui est donc gonflable \u00e0 la demande, une partie remplie de silicone pour une consistance plus naturelle.<\/p>\n\n\n\n<p>On dispose par ailleurs de proth\u00e8ses rondes (qui peuvent \u00eatre plus ou moins larges et plus ou moins projet\u00e9es) et les proth\u00e8ses anatomiques (dont la forme imite celle d\u2019un sein) En reconstruction mammaire on utilise souvent des proth\u00e8ses anatomiques.<\/p>\n\n\n\n<p><br> <strong>Les proth\u00e8ses<br> <\/strong><br> Les proth\u00e8ses sont constitu\u00e9es d\u2019une enveloppe et d\u2019un produit de remplissage.<br> <strong>L\u2019enveloppe est toujours en silicone<\/strong> ; elle peut \u00eatre lisse ou textur\u00e9e (l\u00e9g\u00e8rement rugueuse) sachant que ces derni\u00e8res sont abandonn\u00e9es en raison du risque tr\u00e8s rare mais grave de lymphome anaplasique \u00e0 grandes cellules. Ce risque est estim\u00e9 \u00e0 1 cas sur 30000 patientes et semble concerner plus les implants macrotextur\u00e9s que microtextur\u00e9s. Aucun cas n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 d\u00e9crit avec les proth\u00e8ses lisses.<br> Le produit de remplissage est soit du <strong>s\u00e9rum physiologique<\/strong>, soit du <strong>gel de silicone<\/strong>, soit les deux.<br> Il existe deux types de forme : <strong>les proth\u00e8ses rondes<\/strong> (qui peuvent \u00eatre plus ou moins larges et plus ou moins projet\u00e9es) et les<strong> proth\u00e8ses anatomiques<\/strong> (dont la forme imite celle d\u2019un sein). En reconstruction mammaire, on utilise souvent des proth\u00e8ses anatomiques.\u00a0 <\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2019-07-01-\u00e0-17.36.49.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-531\" width=\"459\" height=\"538\" srcset=\"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2019-07-01-\u00e0-17.36.49.png 297w, https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2019-07-01-\u00e0-17.36.49-256x300.png 256w, https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2019-07-01-\u00e0-17.36.49-230x270.png 230w\" sizes=\"auto, (max-width: 459px) 100vw, 459px\" \/><figcaption><strong>Exemples de proth\u00e8ses mammaires<\/strong><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Il existe aussi des <strong>proth\u00e8ses \u00ab d\u2019expansion \u00bb<\/strong> dont on peut augmenter le volume une fois la peau cicatris\u00e9e garce \u00e0 une petite valve dans laquelle on pique \u00e0 travers la peau. <\/p>\n\n\n\n<p>Il est g\u00e9n\u00e9ralement n\u00e9cessaire de sym\u00e9triser l\u2019autre sein.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Lorsque l\u2019autre sein \u00e9tait plus petit on peut l\u2019augmenter avec une proth\u00e8se.<br>\nSi l\u2019autre sein est gros et tombant, il faut une intervention de sym\u00e9trisation, g\u00e9n\u00e9ralement avec une cicatrice en T invers\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-25.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-532\" width=\"530\" height=\"398\" srcset=\"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-25.png 480w, https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-25-300x225.png 300w, https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-25-360x270.png 360w\" sizes=\"auto, (max-width: 530px) 100vw, 530px\" \/><figcaption><strong>Reconstruction mammaire par proth\u00e8se avec sym\u00e9trisation du sein contro-lat\u00e9ral et reconstruction de la plque ar\u00e9olo-mamelonnaire. A gauche: simple mise en place de la proth\u00e8se. A droite: r\u00e9sultat final.<\/strong><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>Les expandeurs<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Cette technique est utilis\u00e9e pour des seins assez volumineux mais o\u00f9 il existe des contre-indications \u00e0 d\u2019autres techniques de lambeau.<\/p>\n\n\n\n<p>Il s\u2019agit d\u2019une proth\u00e8se d\u00e9gonfl\u00e9e qu\u2019on met en place lors d\u2019une premi\u00e8re intervention puis qu\u2019on gonfle progressivement en consultation 1 fois par semaine par une petite valve incorpor\u00e9e. Au bout de 2 \u00e0 3 mois, on obtient le gain de peau souhait\u00e9 pour un bon volume de sein. Lors d\u2019une deuxi\u00e8me intervention, on enl\u00e8ve l\u2019expandeur, on met en place la proth\u00e8se d\u00e9finitive en silicone, et dans le m\u00eame temps, on fait la plastie de l\u2019autre sein.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Reconstruction mammaire par lambeaux musculo-cutan\u00e9s<\/h2>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">lambeau de Grand Dorsal<\/h3>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2019-07-01-\u00e0-17.42.13.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-533\" width=\"590\" height=\"283\" srcset=\"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2019-07-01-\u00e0-17.42.13.png 367w, https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2019-07-01-\u00e0-17.42.13-300x144.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 590px) 100vw, 590px\" \/><figcaption><strong>Principe du lambeau de Grand Droit<\/strong><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Le lambeau de Grand Dorsal est aujourd\u2019hui beaucoup plus utilis\u00e9 que le lambeau de Grand Droit de l\u2019abdomen. Dans le cadre du Grand Droit, il s\u2019agit d\u2019un pr\u00e9l\u00e8vement de peau, de muscle et surtout de graisse dans le dos pour reconstruire le sein. En fonction de la taille de l\u2019autre sein, on peut mettre ou non une proth\u00e8se derri\u00e8re ce muscle.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019avantage est que la forme est naturelle et que l\u2019on n\u2019est pas toujours oblig\u00e9 de retoucher \u00e0 l\u2019autre sein. L\u2019inconv\u00e9nient est une cicatrice dans le dos.<\/p>\n\n\n\n<p>Il est rare qu\u2019il existe des s\u00e9quelles douloureuses dans le dos sauf chez les femmes qui ont des ant\u00e9c\u00e9dents de douleurs dorsales. Les s\u00e9quelles sur la mobilit\u00e9 de l\u2019\u00e9paule sont tr\u00e8s rares.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette technique est formellement contre-indiqu\u00e9e si la patiente fume.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2019-07-01-\u00e0-17.46.57.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-534\" width=\"586\" height=\"874\" srcset=\"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2019-07-01-\u00e0-17.46.57.png 443w, https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2019-07-01-\u00e0-17.46.57-201x300.png 201w, https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2019-07-01-\u00e0-17.46.57-181x270.png 181w\" sizes=\"auto, (max-width: 586px) 100vw, 586px\" \/><figcaption>Technique de la reconstruction par lambeau de Grand Dorsal<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-26.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-535\" width=\"587\" height=\"440\" srcset=\"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-26.png 480w, https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-26-300x225.png 300w, https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-26-360x270.png 360w\" sizes=\"auto, (max-width: 587px) 100vw, 587px\" \/><figcaption><strong>Reconstruction mammaire gauche par lambeau de Grand Dorsal et reconstruction de l&rsquo;ar\u00e9ole<\/strong><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-27.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-536\" width=\"584\" height=\"438\" srcset=\"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-27.png 480w, https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-27-300x225.png 300w, https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-27-360x270.png 360w\" sizes=\"auto, (max-width: 584px) 100vw, 584px\" \/><figcaption><strong>Reconstruction bilat\u00e9rale par double lambeau de Grands Droits<\/strong><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-28.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-537\" width=\"586\" height=\"440\" srcset=\"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-28.png 480w, https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-28-300x225.png 300w, https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-28-360x270.png 360w\" sizes=\"auto, (max-width: 586px) 100vw, 586px\" \/><figcaption><strong>Mastectomie pour une tumeur proche de la ligne m\u00e9diane et reconstruction imm\u00e9diate par Grand Dorsal gauche<\/strong><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Lambeau de Grand Droit<\/h3>\n\n\n\n<p>Pour la reconstruction par lambeau de Grand Droit, on pr\u00e9l\u00e8ve de la peau, de la graisse et du muscle sur le ventre pour refaire le sein. La cicatrice abdominale est entre le nombril et le pubis sur toute la longueur du ventre. Comme on pr\u00e9l\u00e8ve du muscle, on affaiblit la paroi abdominale et on met souvent en place une plaque pour la solidifier. Des hernies abdominales peuvent appara\u00eetre dans les ann\u00e9es qui suivent, dans 2 \u00e0 3 % des cas. Cette technique est \u00e9galement contre-indiqu\u00e9e chez les patientes fumeuses, ou qui ont des ant\u00e9c\u00e9dents de phl\u00e9bite ou d\u2019embolie pulmonaire, ou des cicatrices abdominales.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-29.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-538\" width=\"582\" height=\"437\" srcset=\"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-29.png 480w, https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-29-300x225.png 300w, https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-29-360x270.png 360w\" sizes=\"auto, (max-width: 582px) 100vw, 582px\" \/><figcaption><strong>Principe du lambeau de Grand Droit<\/strong><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2019-07-01-\u00e0-17.52.07.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-540\" width=\"432\" height=\"469\"\/><figcaption><strong>R\u00e9sultat de reconstruction de Grand Droit c\u00f4t\u00e9 droit<\/strong><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Une variante: le DIEP flap (Deep Interior Epigastric Perforator Flap):<\/h3>\n\n\n\n<p>Le lambeau DIEP est un lambeau cutan\u00e9o-graisseux libre pr\u00e9lev\u00e9 sur l\u2019abdomen: il ne comprend ni muscle, ni apon\u00e9vrose du grand droit de l\u2019abdomen et il offre un volume de reconstruction important. Pour cette raison, il n\u2019est pas associ\u00e9 \u00e0 du mat\u00e9riel proth\u00e9tique et b\u00e9n\u00e9fice ainsi de l\u2019avantage d\u2019\u00eatre purement autologue. Le lambeau DIEP est consid\u00e9r\u00e9 comme une variante, voire une \u00e9volution de la technique TRAM. En n\u2019emportant ni apon\u00e9vrose, ni muscle du grand droit de l\u2019abdomen, la technique DIEP permettrait, par comparaison \u00e0 la TRAM, de r\u00e9duire la morbidit\u00e9 du site donneur. Le lambeau abdominal pr\u00e9lev\u00e9 est transf\u00e9r\u00e9 sur la paroi thoracique sur laquelle il est fix\u00e9 de fa\u00e7on temporaire. Une anastomose est r\u00e9alis\u00e9e au microscope entre l\u2019art\u00e8re \u00e9pigastrique inf\u00e9rieure profonde du lambeau et l\u2019art\u00e8re du site receveur.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-31.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-541\" width=\"583\" height=\"449\" srcset=\"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-31.png 519w, https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-31-300x231.png 300w, https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-31-350x270.png 350w\" sizes=\"auto, (max-width: 583px) 100vw, 583px\" \/><figcaption><strong>Principe du DIEP<\/strong><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Le lipofilling: technique compl\u00e9mentaire (voir aussi: lipofilling-Syst\u00e8me Brava)<\/h2>\n\n\n\n<p>Le lipofilling ou lipomodelage est actuellement le traitement de r\u00e9f\u00e9rence pour la correction de s\u00e9quelles mod\u00e9r\u00e9es du traitement conservateur. Cette technique d\u00e9rive de la classique liposuccion utilis\u00e9e en chirurgie esth\u00e9tique depuis les ann\u00e9es 80. Il s\u2019agit donc du transfert de graisse pr\u00e9sente en exc\u00e8s dans certaines r\u00e9gions (abdomen, cuisses, hanches, etc) vers les seins afin de combler certains d\u00e9fects de volume. L\u2019utilisation de graisse en comblement d\u2019une perte de substance remonte \u00e0 1895, mais c\u2019est le Docteur Coleman, chirurgien am\u00e9ricain qui, en 1990, affina le concept et l\u2019appliqua au rajeunissement facial.&nbsp;Il affina la technique de lipofilling, d\u00e9veloppa un mat\u00e9riel sp\u00e9cifique et nomma sa technique lipostructure. L\u2019efficacit\u00e9 importante de ces transferts de graisse au niveau de la face, utilis\u00e9s selon les principes modernes de pr\u00e9paration et de transfert atraumatique \u00e0 permis l\u2019application de cette technique au remodelage mammaire.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">La Technique du lipofilling<\/h4>\n\n\n\n<p>On commence par proc\u00e9der \u00e0 un rep\u00e9rage pr\u00e9cis des zones de pr\u00e9l\u00e8vement de la graisse, ainsi que des sites de r\u00e9injection. Il faut \u00e9valuer les zones qui sont \u00e0 traiter sur le sein. Elles sont rep\u00e9r\u00e9es et marqu\u00e9es sur la patiente. Des photographies sont syst\u00e9matiquement r\u00e9alis\u00e9es et permettent de pr\u00e9parer l\u2019intervention la veille de l\u2019op\u00e9ration, et servent de point de rep\u00e8re pour \u00e9valuer l\u2019efficacit\u00e9 de l\u2019intervention sur les zones donneuses et sur le site receveur.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019anesth\u00e9sie est le plus souvent g\u00e9n\u00e9rale du fait des quantit\u00e9s de graisse n\u00e9cessaires. L\u2019anesth\u00e9sie locale ne se concevrait que pour de petites retouches. Une antibioprophylaxie est faite en d\u00e9but d\u2019intervention.<\/p>\n\n\n\n<p>Le site de pr\u00e9l\u00e8vement du tissu graisseux est le plus souvent la face ant\u00e9rieure de l\u2019abdomen mais aussi la culotte de cheval ou la face interne des cuisses et des genoux. Le but est de r\u00e9aliser le pr\u00e9l\u00e8vement graisseux de fa\u00e7on atraumatique de mani\u00e8re \u00e0 \u00e9viter la destruction des adipocytes. Une infiltration de la zone de pr\u00e9l\u00e8vement est faite par certains op\u00e9rateurs&nbsp; par du s\u00e9rum adr\u00e9nalin\u00e9 (1mg d\u2019adr\u00e9naline dans 500cc de s\u00e9rum physiologique). On utilise une canule \u00e0 usage unique ou une canule de Coleman \u00e0 bout mousse pass\u00e9es par des incisions de 4mm (lame de bistouri N\u00b0 15) et fix\u00e9es \u00e0 une seringue luer-lock de 10ml. L\u2019aspiration doit \u00eatre douce et mod\u00e9r\u00e9e, donc faite uniquement \u00e0 la seringue (contrairement \u00e0 la liposuccion classique).&nbsp; Les zones de pr\u00e9l\u00e8vement peuvent \u00eatre ensuite r\u00e9gularis\u00e9es par une liposuccion classique de compl\u00e9ment.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Plusieurs seringues sont ainsi remplies et obtur\u00e9es par un bouchon vissable. Elles sont ensuites centrifug\u00e9es par lots de 6 pendant 4 minutes&nbsp; \u00e0 4000 tours par minute. Cette centrifugation s\u00e9pare trois composants: du sang \u00e0 la partie inf\u00e9rieure, de l\u2019huile \u00e0 la partie sup\u00e9rieure et la graisse pure au milieu qui est r\u00e9cup\u00e9r\u00e9e et seule transf\u00e9r\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>La r\u00e9injection du tissu graisseux se fait \u00e0 partir d\u2019incisions de 1 mm \u00e0 l\u2019aide de micro-canules.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>On proc\u00e8de ainsi \u00e0 l\u2019injection de micro-particules de graisse comme des \u00abspaghettis\u00bb dans diff\u00e9rents plans et selon des directions multiples et divergentes, afin d\u2019augmenter la surface de contact entre les cellules implant\u00e9es et les tissus receveurs, ce qui assurera la survie des cellules adipeuses greff\u00e9es.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Dans la mesure o\u00f9 il s\u2019agit d\u2019une v\u00e9ritable prise de greffes de cellules vivantes, et sous r\u00e9serve que la technique soit bonne et la prise de greffe effective, les cellules ainsi greff\u00e9es&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>resteront vivantes au sein de l\u2019organisme, ce qui fait de la technique de liposculture une technique d\u00e9finitive puisque les cellules adipeuses ainsi greff\u00e9es vivront aussi longtemps que les tissus qui se trouvent autour d\u2019elles. On essaie de faire une \u00absurcorrection\u00bb de volume inject\u00e9 car il faut compter sur une resorption naturelle de 30% du tissu transf\u00e9r\u00e9. Lorsque les tissus receveurs sont satur\u00e9s de graisse il faut s\u2019arr\u00e9ter sous peine d\u2019induire des foyers de cytost\u00e9aton\u00e9crose; il est alors possible de reprendre le lipofilling quelques mois plus tard.<\/p>\n\n\n\n<p>Il existe des variantes techniques, notamment sans centrifugation o\u00f9 la graisse est r\u00e9inject\u00e9e directement. La lipo-aspiration peut aussi \u00eatre assist\u00e9e par hydrojet: avec l&rsquo;hydro dissection, c&rsquo;est la solution qui est tumescente, donc pas besoin d&rsquo;infiltrer. Le r\u00e9el gain de temps est sur la r\u00e9cup\u00e9ration de graisse et sa r\u00e9injection. En effet, pendant la dur\u00e9e de l&rsquo;intervention, la graisse est r\u00e9colt\u00e9e, nettoy\u00e9e et tamis\u00e9e dans un LipoCollector\u00ae. Elle est pr\u00eate \u00e0 l&#8217;emploi. Inutile de centrifuger. La graisse est r\u00e9colt\u00e9e avec moins de 25% de liquide. En raison des petites ouvertures sur les canules (bloqu\u00e9es par le capillaire d&rsquo;eau) \u201cles \u00eelots d&rsquo;adipocytes\u201d sont plus petits et donc plus faciles \u00e0 r\u00e9injecter. Le r\u00e9cipient n&rsquo;a pas besoin d&rsquo;\u00eatre ouvert. Le gras est extrait par la douille entrante \u00e0 l&rsquo;aide d&rsquo;une seringue ou canule sp\u00e9cifique \u00e0 uage unique.<\/p>\n\n\n\n<p>La dur\u00e9e de l\u2019intervention est fonction de la quantit\u00e9 de graisse \u00e0 r\u00e9injecter et du nombre de localisations \u00e0 traiter. Elle peut varier de 30 minutes \u00e0 2 heures en cas de lipostructure isol\u00e9e. Elle se fait en ambulatoire.<\/p>\n\n\n\n<p>Les suites op\u00e9ratoires, sur le site de pr\u00e9l\u00e8vement sont celles de toute liposuccion. Sur le sein, une l\u00e9g\u00e8re inflammation transitoire est possible ainsi que oed\u00e8me et ecchymoses qui disparaissent en 2 \u00e0 4 semaines.<\/p>\n\n\n\n<p>La technique du lipomodelage repr\u00e9sente&nbsp; une avanc\u00e9e consid\u00e9rable dans l\u2019arsenal th\u00e9rapeutique de la prise en charge des s\u00e9quelles mod\u00e9r\u00e9es du traitement conservateur. Elle permet en effet de restaurer au sein un galbe et une souplesse qu\u2019aucune autre technique chirurgicale n\u2019apportait jusque l\u00e0. L\u2019imagerie mammaire n\u2019est pas perturb\u00e9e par cette technique et les transferts graisseux ne g\u00eanent pas la surveillance mammaire si le lipomodelage a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9 selon les r\u00e8gles de l\u2019Art et si l\u2019imagerie mammaire est r\u00e9alis\u00e9e par un radiologue ayant une bonne exp\u00e9rience en s\u00e9nologie.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Initialement propos\u00e9 pour les s\u00e9quelles mod\u00e9r\u00e9es de traitement conservateur, il semble aujourd\u2019hui possible d\u2019\u00e9tendre les indications de cette technique \u00e0 des d\u00e9formations importantes qui relevaient auparavant de l\u2019utilisation d\u2019un lambeau musculo-cutan\u00e9 comme le lambeau de grand dorsal.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Reconstruction de la plaque ar\u00e9olo-mamelonnaire<\/h2>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-32.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-542\" width=\"555\" height=\"416\" srcset=\"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-32.png 480w, https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-32-300x225.png 300w, https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-32-360x270.png 360w\" sizes=\"auto, (max-width: 555px) 100vw, 555px\" \/><figcaption><strong>Diverses greffes sont possibles pour la reconstruction du mamelon(d\u2019apr\u00e8s Fitoussi)&nbsp;<\/strong><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-33.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-543\" width=\"564\" height=\"423\" srcset=\"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-33.png 480w, https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-33-300x225.png 300w, https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-33-360x270.png 360w\" sizes=\"auto, (max-width: 564px) 100vw, 564px\" \/><figcaption><strong>Reconstruction de l&rsquo;ar\u00e9ole par tatouage<\/strong><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-34.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-544\" width=\"575\" height=\"431\" srcset=\"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-34.png 480w, https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-34-300x225.png 300w, https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-34-360x270.png 360w\" sizes=\"auto, (max-width: 575px) 100vw, 575px\" \/><figcaption><strong>R\u00e9sultat d&rsquo;une reconstruction par greffe mamelonnaire et tatouage de l&rsquo;ar\u00e9ole<\/strong><\/figcaption><\/figure>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La reconstruction mammaire fait partie int\u00e9grante de la prise en charge du cancer du sein, en particulier apr\u00e8s une chirurgie mammaire non conservatrice. 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