{"id":333,"date":"2019-06-30T19:41:37","date_gmt":"2019-06-30T17:41:37","guid":{"rendered":"http:\/\/gyneobs.com\/site\/?page_id=333"},"modified":"2019-07-02T15:09:40","modified_gmt":"2019-07-02T13:09:40","slug":"lherpes-genital","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/gyneobs.com\/site\/articles\/vulve-vagin-perinee\/lherpes-genital\/","title":{"rendered":"L\u2019herp\u00e8s g\u00e9nital"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"has-drop-cap\">L\u2019herp\u00e8s g\u00e9nital est une maladie virale sexuellement transmissible fr\u00e9quente et hautement contagieuse&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Les virus de l\u2019herp\u00e8s &nbsp;<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>Les virus Herpes simplex (HSV) font partie de la famille des Herpesviridae qui comporte huit types. Les deux premiers sont responsables de l\u2019herp\u00e8s. Ce sont&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"alignright is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/image-100.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-334\" width=\"268\" height=\"269\" srcset=\"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/image-100.png 198w, https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/image-100-150x150.png 150w\" sizes=\"auto, (max-width: 268px) 100vw, 268px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>-HHV-1 = HSV-1 (herpes simplex virus 1)&nbsp;: provoque l&rsquo;herp\u00e8s buccal&nbsp;; c\u2019est le classique \u00ab&nbsp;bouton de fi\u00e8vre&nbsp;\u00bb, mais il est aussi , de plus en plus souvent la cause de l&rsquo;herp\u00e8s g\u00e9nital.<\/p>\n\n\n\n<p>-HHV-2 = HSV-2 (herpes simplex virus 2)&nbsp;: provoque l&rsquo;herp\u00e8s g\u00e9nital et rarement l&rsquo;herp\u00e8s buccal.<\/p>\n\n\n\n<p>Les autres types sont&nbsp;: HHV-3= VZV (varicella zoster virus, le virus varicelle-zona)&nbsp; provoque la varicelle et le zona, HHV-4= EBV (Epstein-Barr virus), HHV-5= CMV (Cytomegalovirus), HHV-6= Roseolovirus&nbsp;: provoque la ros\u00e9ole infantile, HHV-7: tr\u00e8s proche de HHV-6&nbsp;provoque les m\u00eames sympt\u00f4mes et HHV-8 ou KSHV (Kaposi&rsquo;s sarcoma-associated herpes virus).<\/p>\n\n\n\n<p>Donc, deux types de virus, le virus Herpes simplex de type 1 (HSV-1) et le virus Herpes simplex de type 2 (HSV-2), peuvent \u00eatre \u00e0 l\u2019origine de l\u2019infection couramment appel\u00e9e herp\u00e8s.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Le r\u00e9servoir est exclusivement humain. La transmission se fait par contact direct.<\/p>\n\n\n\n<p>La diffusion ou l\u2019invasion se fait par voie h\u00e9matog\u00e8ne chez le nouveau n\u00e9, par voie nerveuse sur les nerfs ou sur les ganglions nerveux sensitifs spinaux (gite du virus).<\/p>\n\n\n\n<p>A l\u2019occasion de divers facteurs externes (soleil) ou internes (r\u00e8gles, infections), on assiste \u00e0 une nouvelle r\u00e9plication virale responsable des r\u00e9currences cliniques.<\/p>\n\n\n\n<p>Une excr\u00e9tion virale asymptomatique est possible en dehors des pouss\u00e9es cliniques.<\/p>\n\n\n\n<p>Le HSV-1 se transmet principalement par contact des muqueuses buccales et provoque des infections \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur ou autour de la bouche (herp\u00e8s orofacial\/labial).&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Le HSV-2 se transmet presque exclusivement par voie sexuelle et provoque des infections g\u00e9nitales ou anales qui constituent l\u2019herp\u00e8s g\u00e9nital. N\u00e9anmoins, le HSV-1 peut \u00e9galement \u00eatre transmis dans la zone g\u00e9nitale lors des rapports oro-g\u00e9nitaux et provoquer un herp\u00e8s g\u00e9nital. On retrouve en effet HSV-1 dans 15 \u00e0 40% des herp\u00e8s g\u00e9nitaux, pourcentage en augmentation du fait de modification des pratiques sexuelles. Une contamination pr\u00e9alable par HSV-1 au niveau oral n\u2019emp\u00eache pas la survenue d\u2019une infection g\u00e9nitale \u00e0 HSV-2&nbsp;; on parle alors&nbsp; d\u2019herp\u00e8s g\u00e9nital initial non primaire se traduisant g\u00e9n\u00e9ralement par une symptomatologie plus mod\u00e9r\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Qu\u2019elles soient orales ou g\u00e9nitales, les infections herp\u00e9tiques sont asymptomatiques la plupart du temps, mais elles peuvent provoquer des l\u00e9sions v\u00e9siculaires ou ulc\u00e9reuses douloureuses sur le site infect\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Quelques d\u00e9finitions&nbsp;<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp; &nbsp; <strong>-Primo-infection herp\u00e9tique <\/strong>: premier contact infectant muqueux ou cutan\u00e9, symptomatique ou asymptomatique, avec le virus HSV1 ou HSV2.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp; <strong>&nbsp; -Infection initiale non primaire <\/strong>: premier contact infectant symptomatique ou asymptomatique avec le virus HSV1 ou HSV2, chez un sujet pr\u00e9alablement infect\u00e9 par l&rsquo;autre type viral.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp; <strong>&nbsp; -R\u00e9currence <\/strong>: expression clinique d&rsquo;une r\u00e9activation virale chez un patient pr\u00e9alablement infect\u00e9 par le m\u00eame type viral.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp; &nbsp;<strong> -Excr\u00e9tion virale asymptomatique <\/strong>: d\u00e9tection d&rsquo;HSV1 ou HSV2 en l&rsquo;absence de signes fonctionnels ou de l\u00e9sions visibles par le patient ou le m\u00e9decin.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp; &nbsp;<strong> -R\u00e9activations <\/strong>: surviennent soit sous la forme de r\u00e9currence clinique, soit sous la forme d&rsquo;excr\u00e9tion virale asymptomatique. Ce sont des p\u00e9riodes de r\u00e9plication virale, s\u00e9par\u00e9es par des p\u00e9riodes de latence.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Fr\u00e9quence de l\u2019herp\u00e8s<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>En 2012, on estimait que 3,7 milliards de personnes de moins de 50 ans, soit 67% de la population, avaient une infection \u00e0 HSV-1. L\u2019estimation de la pr\u00e9valence \u00e9tait la plus forte en Afrique (87%) et la moins \u00e9lev\u00e9e dans les Am\u00e9riques (40-50%).<\/p>\n\n\n\n<p>Pour ce qui est de l\u2019infection g\u00e9nitale \u00e0 HSV-1, on a estim\u00e9 en 2012 que 140 millions de personnes de 15 \u00e0 49 ans en \u00e9taient atteintes dans le monde, mais la pr\u00e9valence variait beaucoup selon les r\u00e9gions.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>On estime que la plupart des infections g\u00e9nitales \u00e0 HSV-1 surviennent dans les Am\u00e9riques, en Europe et dans le Pacifique occidental, o\u00f9 l\u2019on continue \u00e0 contracter cette infection longtemps apr\u00e8s \u00eatre parvenu \u00e0 l\u2019\u00e2ge adulte. Dans d\u2019autres r\u00e9gions, en Afrique par exemple, la plupart des infections \u00e0 HSV-1 sont contract\u00e9es pendant l\u2019enfance, avant le d\u00e9but des rapports sexuels.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019herp\u00e8s g\u00e9nital d\u00fb au HSV-2 est un probl\u00e8me mondial et, selon les estimations, 417 millions de personnes vivaient avec cette infection en 2012 dans le monde. On estime que sa pr\u00e9valence est la plus \u00e9lev\u00e9e en Afrique (31,5%), puis dans les Am\u00e9riques (14,4%). On a \u00e9galement montr\u00e9 qu\u2019elle augmentait avec l\u2019\u00e2ge, m\u00eame si l\u2019on observe le plus grand nombre de nouvelles infections chez les adolescents.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Plus de femmes que d\u2019hommes sont infect\u00e9es par le HSV-2; on estime qu\u2019en 2012, 267 millions de femmes et 150 millions d\u2019hommes vivaient avec cette infection. Cela est d\u00fb au fait que l\u2019infection est plus facilement transmise&nbsp; de l\u2019homme \u00e0 la femme que l\u2019inverse.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Physiopatholgie de l\u2019herp\u00e8s g\u00e9nital<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>Au cours de l\u2019infection initiale le virus p\u00e9n\u00e8tre par des microbr\u00e8ches de la peau ou des muqueuses. Apr\u00e8s attachement, il p\u00e9n\u00e8tre dans des cellules \u00e9pith\u00e9liales et commence \u00e0 repliquer. Il est capt\u00e9 par les terminaisons sensitives du derme, et la nucl\u00e9ocapside contenant le g\u00e9nome viral est transport\u00e9e par flux axonal r\u00e9trograde vers le ganglion sensitif. Il s\u2019agit des ganglions sacr\u00e9s pour l\u2019herp\u00e8s g\u00e9nital et du ganglion trijumeau pour l\u2019herp\u00e8s buccal:<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/image-101.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-335\" width=\"592\" height=\"378\" srcset=\"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/image-101.png 635w, https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/image-101-300x192.png 300w, https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/image-101-422x270.png 422w\" sizes=\"auto, (max-width: 592px) 100vw, 592px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>Les manifestations cutan\u00e9es sont des l\u00e9sions v\u00e9siculaires sur une base \u00e9ryth\u00e9mateuse, mais seulement 10 \u00e0 30% des nouvelles infections sont symptomatiques. Apr\u00e8s gu\u00e9rison de l\u2019infection initiale, les virus restent \u00e0 l\u2019\u00e9tat latent dans les ganglions sensitifs provoquer de manifestations pendant de longs mois, voire des ann\u00e9es, et cela durant toute la vie de la personne. De temps en temps, ou p\u00e9riodiquement (ou jamais), le virus se r\u00e9active de l\u2019\u00e9tat latent et se d\u00e9place par voie ant\u00e9rograde le long des nerfs sensoriels vers la surface de la peau ou des muqueuses. Dans ce dernier cas, les facteurs d\u00e9clenchant peuvent \u00eatre multiples&nbsp;: une infection une&nbsp; grippe, une angine,une fi\u00e8vre, le soleil, la fatigue, l&rsquo;angoisse, la nervosit\u00e9, le surmenage, le d\u00e9calage horaire, des traumatismes (soins dentaires, plaies&#8230;), la consommation d&rsquo;alcool, le froid, les relations sexuelles, les r\u00e8gles, etc.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019excr\u00e9tion virale peut se produire soit en pr\u00e9sence de l\u00e9sions sous forme de r\u00e9currences typiques, soit avec des sympt\u00f4mes tr\u00e8s mod\u00e9r\u00e9s, soit m\u00eame, bien que rarement, de fa\u00e7on asymptomatique. On consid\u00e8re que l\u2019excr\u00e9tion virale dure de 8 \u00e0 20 jours au d\u00e9cours d\u2019une primo-infection, et de 2 \u00e0 4 jours au d\u00e9cours d\u2019une r\u00e9currence L\u2019excr\u00e9tion virale \u00e0 partir des muqueuses qu\u2018elle soit symptomatique ou \u00e0 fortiori asymptomatique conduit \u00e0 la transmission \u00e0 d\u2019autres partenaires sexuels et, dans certains cas \u00e0 une transmission de la m\u00e8re \u00e0 l\u2019enfant lors de l\u2019accouchement.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Les manifestations cliniques<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>La primo-infection g\u00e9nitale<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>La primo-infection g\u00e9nitale, souvent asymptomatique, peut survenir d\u00e8s l\u2019\u00e2ge des premiers rapports sexuels et est essentiellement due \u00e0 HSV-2 bien qu\u2019HSV-1 est de plus en plus souvent en cause (15 \u00e0 40% des cas). Une contamination pr\u00e9alable par HSV-1 au niveau oral n\u2019emp\u00eache pas la survenue d\u2019une une atteinte g\u00e9nitale \u00e0 HSV-2 qui sera dans ce cas souvent plus mod\u00e9r\u00e9e. On parle dans ce cas d\u2019infection initiale non primaire. D\u2019une fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale, la symptomatologie est la m\u00eame qu\u2019il s\u2019agisse de HSV 1 ou 2.Il faut souligner que&nbsp; seules 10 \u00e0 30% des primo-infections sont \u00e0 l\u2019origine de sympt\u00f4mes typiques.&nbsp; Souvent, l\u2019herp\u00e8s g\u00e9nital est asymptomatique ou pr\u00e9sente des sympt\u00f4mes b\u00e9nins qui ne sont pas reconnus. La plupart des porteurs de l\u2019infection ignorent leur \u00e9tat. En g\u00e9n\u00e9ral, de 10 \u00e0 20% environ des sujets ayant une infection \u00e0 HSV-2 signalent avoir eu un diagnostic d\u2019herp\u00e8s g\u00e9nital.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"alignright is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/image-102.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-336\" width=\"270\" height=\"265\"\/><figcaption>Eruption herp\u00e9tique typique<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Typiquement, l\u2019incubation est de 2 \u00e0 20 jours. Les signes commencent alors par des prodromes \u00e0 type de malaise g\u00e9n\u00e9ral ou de fi\u00e8vre. Des ad\u00e9nopathies satellites inguinales sont souvent associ\u00e9es aux signes cutan\u00e9o-muqueux. Parfois peuvent s\u2019associer une r\u00e9tention d\u2019urine&nbsp; voire une m\u00e9ningite lymphocytaire pure (le plus souvent b\u00e9nigne \u00e0 distinguer de la m\u00e9ningo-enc\u00e9phalite aigu\u00eb n\u00e9crosante due \u00e0 HSV-1. Chez la femme s\u2019observe une vulvo-vaginite faite d\u2019un important \u0153d\u00e8me inflammatoire de la muqueuse des grandes et petites l\u00e8vres sur laquelle se d\u00e9veloppent des v\u00e9sicules confluentes, rapidement \u00e9rod\u00e9es, \u00e9voluant vers des ulc\u00e9rations. Ces l\u00e9sions sont tr\u00e8s douloureuses et peuvent remonter dans la paroi vaginale jusqu\u2019au col ut\u00e9rin.<\/p>\n\n\n\n<p>Les l\u00e9sions s\u2019\u00e9tendent progressivement pendant une semaine puis r\u00e9gressent jusqu\u2019\u00e0 la cicatrisation qui survient spontan\u00e9ment au bout de 2 ou 3 semaines.<\/p>\n\n\n\n<p>Des l\u00e9sions ectopiques peuvent \u00eatre retrouv\u00e9es au niveau de la fesse, la cuisse ou l\u2019anus correspondant \u00e0 une extension p\u00e9rin\u00e9ale par contig\u00fcit\u00e9.&nbsp; De r\u00e9elles primo-infections anorectale sont cependant possibles.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Enfin, des l\u00e9sions mineures (fissures ou d\u00e9mangeaisons) peuvent \u00eatre source d\u2019erreurs de diagnostic.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Les r\u00e9currences<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Les \u00e9pisodes r\u00e9currents sont g\u00e9n\u00e9ralement moins s\u00e9v\u00e8res et de plus courte dur\u00e9e, de l\u2019ordre de une \u00e0 deux semaines. Les l\u00e9sions apparaissent dans des sites localis\u00e9s et sont habituellement unilat\u00e9rales avec seulement quelques v\u00e9sicules. Une ad\u00e9nopathie inguinale n\u2019est pr\u00e9sente que dans 25% des cas et g\u00e9n\u00e9ralement limit\u00e9e \u00e0 la r\u00e9gion de drainage des l\u00e9siosns. La dysurie est rare au cours des r\u00e9currences. Par contre, la moiti\u00e9 des patients d\u00e9veloppent des symptomes dans la phase prodromique de la maladie&nbsp;: picotements, douleurs lancinantes dans la cuisse, les fesses ou l\u2019aine, malaises, fi\u00e8vre. Parfois les \u00e9pisodes r\u00e9currents sont atypiques, sans v\u00e9sicules mais avec des fissures, furoncles, excoriations ou eryth\u00e8me non sp\u00e9cifique&nbsp;;<\/p>\n\n\n\n<p>Les sympt\u00f4mes r\u00e9currents de l\u2019herp\u00e8s g\u00e9nital peuvent \u00eatre douloureux et l\u2019infection peut entra\u00eener une stigmatisation sociale et des troubles psychologiques. Ces facteurs peuvent avoir un impact important sur la qualit\u00e9 de vie et les relations sexuelles. N\u00e9anmoins, avec le temps, la plupart des gens ayant un herp\u00e8s arrivent \u00e0 s\u2019habituer \u00e0 vivre avec cette infection. Il y a le plus souvent moins de 4 r\u00e9currences par an, mais 12 \u00e9pisodes ou plus par an sont possibles.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Autres formes cliniques<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp; &nbsp; 1-La m\u00e9ningite herp\u00e9tique<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>HSV-2 repr\u00e9sente 5 \u00e0 20% des m\u00e9ningites virales et s\u2019observe plus souvent chez la femme que chez l\u2019homme. L\u2019\u00e9volution est le plus souvent b\u00e9nigne mais des r\u00e9currences peuvent survenir correspondant au syndrome de Mollaret.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp;<strong> 2-L\u2019h\u00e9patite herp\u00e9tique<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Elle est rare mais tr\u00e8s grave.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp;<strong> 3-Formes cliniques des immunod\u00e9prim\u00e9s<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019immunod\u00e9pression favorise les r\u00e9currences. Les l\u00e9sions peuvent \u00eatre extensives ou toucher certaines visc\u00e8res (foie, poumon, tube digestif), ce qui motive une prophylaxie primaire et secondaire chez certains patients greff\u00e9s, VIH,\u2026On a montr\u00e9 une influence mutuelle du HSV-2 et du VIH. L\u2019infection \u00e0 HSV-2 multiplie presque par trois le risque de contracter une nouvelle infection \u00e0 VIH. De plus, ceux qui ont simultan\u00e9ment les deux infections ont une probabilit\u00e9 plus grande de transmettre le VIH. Le HSV-2 fait partie des infections les plus courantes parmi les personnes vivant avec le VIH et on l\u2019observe chez 60 \u00e0 90% des sujets s\u00e9ropositifs pour le VIH.<\/p>\n\n\n\n<p>Chez les personnes vivant avec le VIH (et les autres sujets immunod\u00e9prim\u00e9s), l\u2019infection \u00e0 HSV-2 a souvent une pr\u00e9sentation plus s\u00e9v\u00e8re et les r\u00e9cidives sont plus fr\u00e9quentes. \u00c0 un stade avanc\u00e9 de l\u2019infection \u00e0 VIH, le HSV-2 peut entra\u00eener des complications plus s\u00e9rieuses, mais rares, comme la m\u00e9ningo-enc\u00e9phalite, l\u2019\u0153sophagite, l\u2019h\u00e9patite, la pneumonie, la n\u00e9crose de la r\u00e9tine ou une infection diss\u00e9min\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; <strong>&nbsp; 4-Atteinte oculaire<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Elle est surtout le fait de HSV-1 et complique l\u2019herp\u00e8s orofacial. L\u2019atteinte oculaire est contemporaine de la primo-infection ou lors des r\u00e9currences. Les tableaux sont de gravit\u00e9 diverse. La constatation de v\u00e9sicules facilite le diagnostic d\u2019herp\u00e8s. On observe&nbsp;: conjonctivite folliculaire,k\u00e9ratite, ulc\u00e9ration dendritique de la corn\u00e9e, Sensation de corps \u00e9tranger, larmoiements, photophobie, aspect de carte de g\u00e9ographie \u00e0 l\u2019examen \u00e0 la lampe \u00e0 fente,ulc\u00e9ration profonde disciforme avec risque de cicatrice opaque (taie),&nbsp; k\u00e9ratite superficielle ou avec ulc\u00e9rations dentritiques peuvent \u00eatre li\u00e9es \u00e0 une r\u00e9currence.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; <strong>5- Panari herp\u00e9tique&nbsp;<\/strong>: v\u00e9sicule de la pulpe du doigt reconnue sur l\u2019aspect de la l\u00e9sion et des signes pr\u00e9monitoires (picotements, brulures).<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp;<strong> 6-Pustulose varioliforme de Kaposi et Juliusberg&nbsp;<\/strong>: menace le nourrisson pr\u00e9sentant un ecz\u00e9ma diffus qui se surinfecte par le virus herp\u00e8s. Le tableau est grave et peut se compliquer de surinfection bact\u00e9rienne. Un traitement par Aciclovir doit \u00eatre entrepris en urgence.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Le diagnostic<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p><strong>Le diagnostic de l\u2019herp\u00e8s g\u00e9nital est avant tout clinique.<\/strong> Lorsqu\u2019une confirmation biologique est souhait\u00e9e, il existe deux types d\u2019approche, directe ou indirecte.<\/p>\n\n\n\n<p>Id\u00e9alement les pr\u00e9l\u00e8vements&nbsp; se font&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; -Sur l\u00e9sions : l\u00e9sion fraiche, apr\u00e8s \u00e9ventration de la v\u00e9sicule ; \u00e9couvillonnage appuy\u00e9 de la p\u00e9riph\u00e9rie de la zone ulc\u00e9r\u00e9e&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; -En l\u2019absence de l\u00e9sions : \u00e9couvillonnage des faces externes et internes des petites l\u00e8vres et de l\u2019endocol (apr\u00e8s \u00e9limination du mucus cervical) \/ privil\u00e9gier PCR&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; -Ecouvillon sec \u2013 milieu de transport sp\u00e9cifique .<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>&nbsp; &nbsp; Diagnostic direct<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p><strong>1-Examen histo-cytologique<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Il s\u2019agit de la mis een \u00e9vidence par coloration, de grosses cellules rondes montrant des inclusions nucl\u00e9aires et cytoplasmiques (cytodiagnostic de Tzank, cellules de Unna). Cet examen n\u2019est pas sp\u00e9cifique mais peut servir d\u2019orientation.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>2-Culture cellulaire<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est la m\u00e9thode de r\u00e9f\u00e9rence mais elle n\u00e9cessite un pr\u00e9l\u00e8vement de bonne qualit\u00e9, un milieu de transport adapt\u00e9 et une inoculation rapide sur des cellules in vitro pour garantir la meilleure sensibilit\u00e9. Le r\u00e9sultat est visible en 48 \u00e0 72 heures mais doit \u00eatre confirm\u00e9 par l\u2019utilisation de techniques d\u2019immunofluorescence directe \u00e0 l\u2019aide d\u2019anticorps monoclonaux sp\u00e9cifiques d\u2019HSV 1 et 2. Un r\u00e9sultat n\u00e9gatif en culture ne permet pas d\u2019exclure une infection par HSV.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>3-D\u00e9tection d\u2019antig\u00e8nes viraux ou immuno-cyto-diagnostic<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Elle est r\u00e9alis\u00e9e par immunofluorescence, par exemple sur des frottis cellulaires r\u00e9alis\u00e9s \u00e0 partir de pr\u00e9l\u00e8vements cutan\u00e9o-muqueux, g\u00e9nitaux ou oculaires. On utilise le plus souvent des anticorps monoclonaux&nbsp; permettant de diff\u00e9rencier HSV-1 et HSV-2<\/p>\n\n\n\n<p><strong>4-D\u00e9tection du g\u00e9nome viral par biologie mol\u00e9culaire<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Elle est le plus souvent r\u00e9alis\u00e9e par PCR en temps r\u00e9el (RT-PCR). En fonction du choix des amorces de sondes, elle permet soit de d\u00e9tecter un des virus du groupe des herpesviridae, soit de diff\u00e9rencier directement HSV-1 et HSV-2.&nbsp; Cependant un r\u00e9sultat positif ne signifie pas que le pr\u00e9l\u00e8vement contient forc\u00e9ment du virus infectieux car il peut \u00eatre positif sous traitement antiviral alors que la culture cellulaire sera n\u00e9gative. A l\u2019inverse un r\u00e9sultat de PCR n\u00e9gatif n\u2019est pas synonyme d\u2019absence d\u2019HSV car l\u2019excr\u00e9tion virale est intermittente.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>&nbsp; &nbsp; Diagnostic indirect&nbsp;: la s\u00e9rologie<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Au cours de la primo-infection herp\u00e9tique, les IgM apparaissent dans un d\u00e9lai de 5 \u00e0 10 jours apr\u00e8s le contact infectant et au bout d\u2019un d\u00e9lai de deux semaines \u00e0 trois mois pour les IgG. Les IgM disparaissent en quelques semaines et les IgG persistent toute la vie. Certaines r\u00e9currences s\u2019accompagnent de la r\u00e9apparition des IgM, notamment chez l\u2019immunod\u00e9prim\u00e9, mais la pr\u00e9sence d\u2019IgM ne signifie pas obligatoirement une r\u00e9activation. Il faut toujours se m\u00e9fier de l\u2019existence d\u2019une r\u00e9activit\u00e9 non sp\u00e9cifique (virus Epstein-barr ou varicelle-Zona par exemple).<\/p>\n\n\n\n<p>La recherche des anticorps est r\u00e9alis\u00e9e par ELISA ou immunofluorescence indirecte. La plupart des trousses ne discriminent pas&nbsp; les anticorps anti-HSV 1 et 2 mais des trousses de s\u00e9rologie sp\u00e9cifique de type sont disponibles.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019int\u00e9r\u00eat de la s\u00e9rologie est assez limit\u00e9 dans le cadre de la primo-infection et seule l\u2019apparition d\u2019anticorps-type sp\u00e9cifiques confirm\u00e9e par deux pr\u00e9l\u00e8vements \u00e0 3 semaines d\u2019intervalle permet le diagnostic&nbsp;; la pr\u00e9sence d\u2019IgM n\u2019\u00e9tant pas caract\u00e9ristique de la primo-infection.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Herp\u00e8s et grossesse<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">&nbsp; <strong>&nbsp; La transmission m\u00e8re-enfant est possible de trois mani\u00e8res&nbsp;<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; <strong>-in ut\u00e9ro<\/strong> mais elle est rare et repr\u00e9sente 5% des atteintes herp\u00e9tiques n\u00e9onatales&nbsp;; elle est possible par voie h\u00e9matog\u00e8ne dans le cadre de la primo-infection avec vir\u00e9mie maternelle, ou plus rarement transmembranaire&nbsp;; elle r\u00e9alise&nbsp; une foetopathie grave si la contamination survient Le danger est maximum avant la 28\u00e8me semaine&nbsp; avec un risque de fausse couche, d\u2019accouchement pr\u00e9matur\u00e9 ou d\u2019anomalies cong\u00e9nitales s\u00e9v\u00e8res mais exceptionnelles;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; <strong>-durant l\u2019accouchement<\/strong> c\u2019est l\u00e0 que le risque de transmission est le plus grand (89 fois sur 10), par contact direct en cas de l\u00e9sion maternelle \u00e9volutive&nbsp;: lors de l\u2019accouchement par voie basse, ou en cas de rupture pr\u00e9matur\u00e9e des membranes de plus de 6 heures, ou par une \u00e9lectrode&nbsp; de scalp, ou en cas de primo-infection maternelle datant de moins de 1 mois. &nbsp;Le risque est plus faible lors d&rsquo;une infection initiale g\u00e9nitale non primaire ou d&rsquo;une r\u00e9currence maternelle : pour que la transmission ait lieu elle doit survenir dans la semaine pr\u00e9c\u00e9dant l&rsquo;accouchement.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp; &nbsp; &#8211; Le plus souvent (2\/3 des cas) l&rsquo;herp\u00e8s n\u00e9onatal survient en dehors de tout ant\u00e9c\u00e9dent d&rsquo;herp\u00e8s <\/strong>maternel clinique, probablement parce qu&rsquo;il y a alors excr\u00e9tion virale asymptomatique<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; &#8211;<strong>pendant la p\u00e9riode postnatale<\/strong>, la transmission virale peut se faire par la m\u00e8re ou un autre membre de l\u2019entourage excr\u00e9tant de l&rsquo;HSV \u00e0 partir d&rsquo;une atteinte oro-faciale ou g\u00e9nitale symptomatique ou non. Elle peut \u00eatre nosocomiale, \u00e0 partir d&rsquo;un membre de l\u2019\u00e9quipe soignante, d&rsquo;un autre nouveau-n\u00e9 infect\u00e9 de l\u2019unit\u00e9 de soins n\u00e9onatals ou indirectement par l\u2019interm\u00e9diaire du mat\u00e9riel&nbsp;;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; <strong>-Enfin la transmission indirecte <\/strong>(mat\u00e9riel m\u00e9dical mal d\u00e9sinfect\u00e9) est rare car HSV est fragile et ne persiste que peu de temps dans le milieu ext\u00e9rieur (une \u00e0 deux heures sur la plupart des supports, 72 heures sur des compresses humides).&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>&nbsp; &nbsp; L\u2019herp\u00e8s n\u00e9onatal<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>L\u2019herp\u00e8s n\u00e9onatal&nbsp; peut \u00eatre provoqu\u00e9 par HSV-1&nbsp; et 2 mais les formes graves sont plus souvent dues \u00e0 HSV-2peut survenir lorsqu\u2019un nourrisson est expos\u00e9 au HSV dans les voies g\u00e9nitales pendant l\u2019accouchement. C\u2019est une maladie rare, qui survient dans environ 10 accouchements sur 100 000 au plan mondial, mais peut entra\u00eener une incapacit\u00e9 neurologique durable ou le d\u00e9c\u00e8s.<\/p>\n\n\n\n<p>Le risque est le plus \u00e9lev\u00e9 lorsque la m\u00e8re contracte pour la premi\u00e8re fois l\u2019infection \u00e0 HSV \u00e0 un stade tardif de la grossesse. Les femmes qui ont un herp\u00e8s g\u00e9nital avant d\u2019\u00eatre enceintes ont un risque tr\u00e8s faible de transmettre le virus \u00e0 leurs enfants.<\/p>\n\n\n\n<p>Risque d\u2019herp\u00e8s n\u00e9onatal en cas d\u2019accouchement par voie basse:<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"639\" height=\"127\" src=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/image-103.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-337\" srcset=\"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/image-103.png 639w, https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/image-103-300x60.png 300w, https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/image-103-604x120.png 604w\" sizes=\"auto, (max-width: 639px) 100vw, 639px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>&nbsp; &nbsp; Strat\u00e9gie diagnostique <\/strong>&nbsp; &nbsp;<\/h3>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; <strong>&nbsp; &nbsp; 1-Chez la m\u00e8re<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019interrogatoire doit syst\u00e9matiquement rechercher les ant\u00e9c\u00e9dents de l\u00e9sions g\u00e9nitales \u00e9vocatrices d\u2019herp\u00e8s chez la femme et son partenaire. Une s\u00e9rologie syst\u00e9matique chez la femme enceinte et son conjoint, pour d\u00e9pister les couples s\u00e9rodiscordants (femme s\u00e9ron\u00e9gative et homme s\u00e9ropositif) n\u2019a pas d\u2019int\u00e9r\u00eat d\u00e9montr\u00e9 \u00e0 ce jour et n\u2019est pas recommand\u00e9e. Les signes cliniques chez la femme enceinte n\u2019ont pas de particularit\u00e9, ils doivent \u00eatre cherch\u00e9s de fa\u00e7on attentive, en particulier dans le dernier mois de grossesse. Lors des pouss\u00e9es, il est imp\u00e9ratif de prouver l\u2019herp\u00e8s g\u00e9nital par des examens virologiques directs,<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp; &nbsp; &nbsp; -\u00e0 tout moment de la grossesse si l\u2019infection n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9e par un examen virologique ant\u00e9rieur,&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; -au cours du dernier mois de grossesse. Ceci aide \u00e0 choisir la strat\u00e9gie de pr\u00e9vention de la transmission m\u00e8re-enfant.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Au cours de la grossesse : le diagnostic virologique repose sur la culture et\/ou la d\u00e9tection d\u2019antig\u00e8nes. La place de la PCR n\u2019a pas encore \u00e9t\u00e9 \u00e9valu\u00e9e. Il faut faire la preuve d\u2019une primo- infection ou d\u2019une infection initiale non primaire dans le mois pr\u00e9c\u00e9dant l\u2019accouchement. Au cours des r\u00e9currences, la s\u00e9rologie est inutile.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 l\u2019entr\u00e9e en travail : devant des l\u00e9sions suspectes d\u2019herp\u00e8s g\u00e9nital, il est indispensable d\u2019obtenir un diagnostic virologique direct rapide par d\u00e9tection d\u2019antig\u00e8nes, qui sera confirm\u00e9 par culture. La PCR en temps r\u00e9el m\u00e9rite d\u2019\u00eatre \u00e9valu\u00e9e dans ce cadre. Chez les femmes ayant des ant\u00e9c\u00e9dents d\u2019herp\u00e8s g\u00e9nital avant ou pendant la grossesse, un pr\u00e9l\u00e8vement syst\u00e9matique pour culture au niveau de l\u2019endocol est conseill\u00e9 (recommandation de la conf\u00e9rence de consensus de 1993).&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp; &nbsp; -Interrogatoire : recherche d\u2019ant\u00e9c\u00e9dents, de sympt\u00f4mes \u00e9vocateurs chez la patiente et son conjoint<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp; &nbsp; -S\u00e9rologie : Pas de d\u00e9pistage syst\u00e9matique par s\u00e9rologie au cours de la grossesse&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp; &nbsp; -Pr\u00e9l\u00e8vements selon protocole ci-dessus :&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp; &nbsp; -Pr\u00e9l\u00e8vements en cas de l\u00e9sions&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp; &nbsp; -En l\u2019absence de l\u00e9sion : pas de recommandation de pr\u00e9l\u00e8vements syst\u00e9matiques, des pr\u00e9l\u00e8vements peuvent se discuter en salle de naissance lors de l\u2019entr\u00e9e en travail devant un ant\u00e9c\u00e9dent du couple.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 noter que les recommandations internationales sont discordantes sur le sujet, que la balance cout efficacit\u00e9 n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 \u00e9valu\u00e9e et qu\u2019une faible positivit\u00e9 en PCR peut \u00eatre retrouv\u00e9e d\u2019interpr\u00e9tation d\u00e9licate (pas le reflet syst\u00e9matique d\u2019une infectiosit\u00e9 mais reflet d\u2019une pr\u00e9sence de g\u00e9nome viral pouvant \u00eatre non infectieux).<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; <strong>2-Chez le nouveau-n\u00e9&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>En l\u2019absence de l\u00e9sions pendant la grossesse : pas de pr\u00e9l\u00e8vements&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>En cas de l\u00e9sions pendant la grossesse (primoinfection ou r\u00e9currence), pas de pr\u00e9l\u00e8vements si un traitement antiviral complet a \u00e9t\u00e9 pris sinon si le traitement antiviral est insuffisant ou absent r\u00e9aliser pr\u00e9l\u00e8vement oculaire, nasal et pharyng\u00e9 entre 48 et 72 heures de vie .<\/p>\n\n\n\n<p>La maladie peut se pr\u00e9senter d\u00e8s les premiers jours de vie sous forme septic\u00e9mique gravissime avec risque de mort ou de s\u00e9quelles neurologiques \u00e9lev\u00e9. La mortalit\u00e9 est \u00e9lev\u00e9e, de l&rsquo;ordre de 15 % dans les formes neurologiques et de 40 \u00e0 70 % dans les formes syst\u00e9miques. Lorsque l\u2019infection se d\u00e9veloppe plus tardivement, on observe essentiellement une enc\u00e9phalite isol\u00e9e. Enfin dans le meilleur cas, l\u2019infection n\u00e9onatale est localis\u00e9e \u00e0 la peau, \u00e0 l\u2019oropharynx et-\/ou \u00e0 l\u2019\u0153il.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Le traitement<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Il repose sur <strong>l\u2019Aciclovir <\/strong>ou son d\u00e9riv\u00e9 \u00e0 biodisponibilit\u00e9 orale am\u00e9lor\u00e9e le <strong>Valaciclovir&nbsp;<\/strong>. Il faut savoir que ces m\u00e9dicaments aident \u00e0 r\u00e9duire la gravit\u00e9 et la fr\u00e9quence des sympt\u00f4mes mais ne peuvent pas gu\u00e9rir l\u2019infection.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019aciclovir et le valaciclovir ont \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9s chez la femme enceinte. Il n\u2019y a pas d\u2019effet t\u00e9ratog\u00e8ne d\u00e9montr\u00e9 de l\u2019aciclovir et du valaciclovir Il existe un registre des grossesses expos\u00e9es \u00e0 ces m\u00e9dicaments. \u00c0 ce jour aucune embryo-foetopathie n\u2019a \u00e9t\u00e9 signal\u00e9e. On recommande l\u2019utilisation du traitement antiviral pour des indications restreintes, lorsqu\u2019un b\u00e9n\u00e9fice est attendu pour le foetus et\/ou la m\u00e8re.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>A-Pour la m\u00e8re<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp; &nbsp; 1-En cas de primo-infection ou d\u2019infection initiale non primaire<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019aciclovir oral est efficace sur la douleur, le d\u00e9lai de gu\u00e9rison et la dur\u00e9e du portage viral. Les doses de l\u2019AMM sont de 200 mg x 5 par jour pendant 10 jours par voie orale ou de 5 mg\/kg x 3 par jour pendant 5 \u00e0 10 jours par voie IV. Il n\u2019y a pas d\u2019int\u00e9r\u00eat \u00e0 augmenter les doses. Le valaciclovir est utilis\u00e9 par voie orale 500 mg x 2 par jour pendant 10 jours selon l\u2019AMM. Les traitements locaux n\u2019ont pas fait la preuve de leur utilit\u00e9 clinique. La prise en charge de la douleur ne doit pas \u00eatre oubli\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; <strong>2-En cas de r\u00e9currence<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; <strong>-Traitement curatif&nbsp;<\/strong>: Traitements par voie g\u00e9n\u00e9rale : les essais cliniques ne montrent qu\u2019un int\u00e9r\u00eat limit\u00e9 du traitement per os: il existe une diminution du d\u00e9lai de gu\u00e9rison de 1 \u00e0 2 jours, en revanche la dur\u00e9e de la douleur n\u2019est pas modifi\u00e9e. On peut donc proposer de ne traiter les r\u00e9currences qu\u2019en cas de g\u00eane ou de risque de contagion, par aciclovir (200 mg x 5 par jour pendant 5 jours)&nbsp; ou valaciclovir (1 000 mg par jour en 1 ou 2 prises pendant 5 jours), dont l\u2019efficacit\u00e9 est comparable \u00e0 celle de l\u2019aciclovir. Le nombre de prises plus faible avec le valaciclovir peut faciliter le traitement. Le traitement est d\u2019autant plus efficace qu\u2019il est pr\u00e9coce. Il est bon que les malades disposent sur prescription m\u00e9dicale d\u2019aciclovir ou de valaciclovir de fa\u00e7on \u00e0 commencer le traitement d\u00e8s les premiers sympt\u00f4mes. Les traitements locaux n\u2019ont pas fait la preuve de leur efficacit\u00e9 clinique.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; <strong>-Traitement pr\u00e9ventif&nbsp;<\/strong>: Traitement par voie g\u00e9n\u00e9rale : ce traitement s\u2019adresse aux malades ayant au moins 6 r\u00e9currences par an. Aciclovir : les essais confirment l\u2019efficacit\u00e9 de ce traitement \u00e0 la dose de 400 mg x 2 par jour. Valaciclovir : le dosage retenu est de 500 mg par jour. L\u2019effet est suspensif, la dur\u00e9e optimale du traitement ne peut \u00eatre fix\u00e9e, une \u00e9valuation doit \u00eatre effectu\u00e9e tous les 6 \u00e0 12 mois. Famciclovir : utilis\u00e9 dans plusieurs pays \u00e0 la dose de 500 mg par jour en 1 ou 2 prises, ce produit n\u2019a pas d\u2019AMM en France dans cette indication.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp; &nbsp; -R\u00e9sistance \u00e0 l\u2019Aciclovir&nbsp;<\/strong>: chez les sujets immuno-d\u00e9prim\u00e9s, peuvent \u00eatre retrouv\u00e9es des souches de virus pr\u00e9sentant une mutation sur la thymdinekinase indispensable \u00e0 l\u2019action de l\u2019Aciclovir. Des substances directement actives. Foscavir ou Cidofovir, plus toxiques, peuvent \u00eatre employ\u00e9s.Le ph\u00e9nom\u00e8ne reste rare. Ce risque et la moindre efficacit\u00e9 sur ce terrain justifient des posologies plus \u00e9lev\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp;<strong> -Traitements locaux<\/strong> : les traitements locaux n\u2019ont pas fait la preuve de leur efficacit\u00e9.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; <strong>-Autres mesures <\/strong>: il est souhaitabled\u2019informer le malade sur l\u2019histoire naturelle de l\u2019infection,&nbsp; d\u2019\u00e9valuer les facteurs ou circonstances d\u00e9clenchantes, d\u2019assurer si n\u00e9cessaire une prise en charge psychologique, de pr\u00e9coniser l\u2019utilisation du pr\u00e9servatif lors des pouss\u00e9es cliniques identifi\u00e9es, et de prendre en charge si n\u00e9cessaire la douleur.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"635\" height=\"633\" src=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/image-104.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-338\" srcset=\"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/image-104.png 635w, https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/image-104-150x150.png 150w, https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/image-104-300x300.png 300w, https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/image-104-271x270.png 271w\" sizes=\"auto, (max-width: 635px) 100vw, 635px\" \/><figcaption><strong>R\u00e9sum\u00e9 des pr\u00e9l\u00e8vements et traitements en cours de grossesse<\/strong><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><em>* le tt pr\u00e9ventif n\u2019est pas recommand\u00e9 en cas de r\u00e9currence par ANAES 2001 mais est recommand\u00e9 par ACOG 2007 \/ SCOG 2008 \/RANZCOG 2014 et envisag\u00e9 par RCOG 2014.&nbsp;<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>** pas de recommandation de pr\u00e9l\u00e8vements syst\u00e9matiques sur de seuls ATCD, recommandations internationales discordantes sur le sujet ; des pr\u00e9l\u00e8vements peuvent se discuter en salle de naissance lors de l\u2019entr\u00e9e en travail devant un ant\u00e9c\u00e9dent du couple.&nbsp;<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>*** pas de recommandations \u00e9tablies sur de seuls ATCD, sans l\u00e9sion en cours de grossesse&nbsp;<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; <strong>3-Place de la c\u00e9sarienne&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>On recommande une c\u00e9sarienne en cas de l\u00e9sions herp\u00e9tiques au moment du travail et on autorise un accouchement par voie basse si le d\u00e9but de la r\u00e9currence date de plus de 7 jours. Dans tous les autres cas, la d\u00e9cision de c\u00e9sarienne est \u00e0 discuter. Les examens virologiques peuvent aider \u00e0 la d\u00e9cision.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>La c\u00e9sarienne r\u00e9duit le risque de transmission materno foetale au moment de l\u2019ccouchement en cas d\u2019excr\u00e9tion virale mais n\u2019\u00e9limine pas compl\u00e9tement le risque d\u2019herp\u00e8s n\u00e9onatal.<\/p>\n\n\n\n<p>Cas particuliers : il n\u2019y a pas d\u2019int\u00e9r\u00eat \u00e0 r\u00e9aliser une c\u00e9sarienne, quelle que soit la situation clinique, si la rupture des membranes a eu lieu depuis plus de 6 heures.<\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>Au moment de l\u2019accouchement:<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>B-Pour le nouveau-n\u00e9<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Si le b\u00e9b\u00e9 a \u00e9t\u00e9 contamin\u00e9 au cours de l&rsquo;accouchement, les manifestations de l&rsquo;herp\u00e8s peuvent survenir 1 \u00e0 2 semaines plus tard:<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022\tPr\u00e9sence de cloques sur la peau : les l\u00e9sions peuvent survenir sur tout la t\u00eate, les pieds, les fesses&#8230;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022\tPr\u00e9sence d&rsquo;un oeil rouge et de larmoiements.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022\tIrritabilit\u00e9, endormissement plus fr\u00e9quent, refus de s&rsquo;alimenter&#8230;.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022\tFi\u00e8vre persistante.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Convulsions&#8230;<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;herp\u00e8s ophtalmique provoque le plus souvent une&nbsp; conjonctivite, un \u00e9coulement purulent et un oeil qui larmoie. Le diagnostic est effectu\u00e9 par un ophtalmologue. <br>\n<br>\nDans les formes s\u00e9v\u00e8res, tr\u00e8s exceptionnelles, l&rsquo;infection herp\u00e9tique survient dans le syst\u00e8me nerveux provoquant des troubles neurologiques. Le b\u00e9b\u00e9 contamin\u00e9 par le virus de l&rsquo;herp\u00e8s peut \u00eatre trait\u00e9 avec des m\u00e9dicaments antiviraux.<\/p>\n\n\n\n<p>Sa gravit\u00e9 et les risques \u00e9lev\u00e9s de mortalit\u00e9 ou de s\u00e9quelles neurologiques imposent un traitement pr\u00e9coce sans attendre la confirmation virologique.&nbsp; Il faut une \u00e9viction des contacts avec les personnes possiblement contaminantes, notamment le personnel soignant.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp; &nbsp; 1-Traitement curatif&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019aciclovir est le seul traitement utilis\u00e9. On recommande la dose de 60 mg\/kg par voie intraveineuse et par jour pendant 21 jours pour les formes neurologiques et diss\u00e9min\u00e9es et 14 jours pour les formes localis\u00e9es (grade B, hors AMM).&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp; &nbsp; 2-Traitement pr\u00e9somptif&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Il est propos\u00e9 chez le nouveau-n\u00e9 lors d\u2019une m\u00e9ningite ou m\u00e9ningo-enc\u00e9phalite d\u2019allure virale, un sepsis d\u2019allure non bact\u00e9rienne lorsque le p\u00e8re ou la m\u00e8re ont des ant\u00e9c\u00e9dents d\u2019herp\u00e8s g\u00e9nital ou cutan\u00e9o-muqueux. Dans ce cas l\u2019aciclovir par voie intraveineuse doit \u00eatre utilis\u00e9 \u00e0 la posologie recommand\u00e9e pour le traitement curatif. L\u2019instauration du traitement doit \u00eatre faite en urgence. Le traitement pr\u00e9somptif est arr\u00eat\u00e9 si l\u2019\u00e9volution et les r\u00e9sultats du bilan clinique et virologique (culture et PCR) infirment le diagnostic.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp; &nbsp; 3-Traitement pr\u00e9ventif&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019objectif est d\u2019\u00e9viter ou de r\u00e9duire le risque de transmission au nouveau-n\u00e9 dans le cas d\u2019une situation \u00e0 risque : herp\u00e8s g\u00e9nital (infection initiale non primaire pendant la grossesse et notamment dans le dernier mois, herp\u00e8s r\u00e9current \u00e0 HSV, positivit\u00e9 des pr\u00e9l\u00e8vements virologiques des voies g\u00e9nitales). Il faut \u00e9viter le contact direct du nouveau-n\u00e9 avec les l\u00e9sions herp\u00e9tiques. La polyvidone iod\u00e9e, propos\u00e9e par certains en collyre ou en bain, est contre-indiqu\u00e9e chez le nouveau-n\u00e9. Elle ne doit donc pas \u00eatre utilis\u00e9e. Les pr\u00e9cautions d\u2019hygi\u00e8ne universelles doivent \u00eatre respect\u00e9es. L\u2019allaitement est contre-indiqu\u00e9 en cas de l\u00e9sion herp\u00e9tique mammaire ou mamelonnaire chez la m\u00e8re. Les l\u00e9sions situ\u00e9es \u00e0 distance doivent \u00eatre prot\u00e9g\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>La pr\u00e9vention<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Le HSV-1 est le plus contagieux au moment des pouss\u00e9es symptomatiques d\u2019herp\u00e8s orofacial, mais il peut aussi se transmettre en l\u2019absence de sympt\u00f4mes visibles ou ressentis. En cas de sympt\u00f4mes \u00e9volutifs d\u2019herp\u00e8s orofacial, on doit \u00e9viter tout contact buccal avec autrui et ne partager aucun objet en contact avec la salive. Il faut \u00e9galement s\u2019abstenir des rapports sexuels oro-g\u00e9nitaux pour \u00e9viter de transmettre le virus aux organes g\u00e9nitaux du ou de la partenaire. Les sujets pr\u00e9sentant des sympt\u00f4mes d\u2019herp\u00e8s g\u00e9nital doivent s\u2019abstenir de tout rapport sexuel tant que ces sympt\u00f4mes sont pr\u00e9sents.<\/p>\n\n\n\n<p>Les personnes ayant d\u00e9j\u00e0 une infection \u00e0 HSV-1 n\u2019ont aucun risque de la contracter de nouveau, mais elles courent toujours le risque de contracter une infection g\u00e9nitale par le virus Herpes simplexde type 2 (HSV-2) (voir ci-dessous).<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019utilisation r\u00e9guli\u00e8re et correcte des pr\u00e9servatifs peut aider \u00e0 \u00e9viter la propagation de l\u2019herp\u00e8s g\u00e9nital. N\u00e9anmoins, ils ne peuvent que r\u00e9duire le risque infectieux et il peut y avoir des pouss\u00e9es d\u2019herp\u00e8s g\u00e9nital en dehors des zones recouvertes par le pr\u00e9servatif.<\/p>\n\n\n\n<p>Les femmes enceintes pr\u00e9sentant des sympt\u00f4mes d\u2019herp\u00e8s g\u00e9nital doivent informer leurs prestataires de soins. La pr\u00e9vention d\u2019une nouvelle infection par l\u2019herp\u00e8s g\u00e9nital est particuli\u00e8rement importante pour les femmes en fin de grossesse, car c\u2019est l\u00e0 o\u00f9 le risque d\u2019herp\u00e8s n\u00e9onatal est le plus \u00e9lev\u00e9. Peut-on avoir des rapports sexuels pendant la grossesse ? Oui mais prot\u00e9g\u00e9s. Si un des parents (ou les deux) a des ant\u00e9c\u00e9dents d\u2019herp\u00e8s, il est fortement conseill\u00e9 d\u2019utiliserdes pr\u00e9servatifs, tout au long de la grossesse et de s\u2019abste-nir pendant les crises.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>En suites de couches<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>L\u2019allaitement est autoris\u00e9 en l&rsquo;absence de l\u00e9sions herp\u00e9tiques mammaires. &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Dans tous les cas :<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; -Hygi\u00e8ne des mains avec produit hydro-alcoolique&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; -S\u00e9parer le linge de toilette de la personne atteinte de celui du nouveau-n\u00e9&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; -Si herp\u00e8s oro-labial : Port de masque et proscrire les baisers&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; -Si herp\u00e8s g\u00e9nital :&nbsp; D\u00e9sinfection des l\u00e9sions \u00e0 la B\u00e9tadine\u00ae gyn\u00e9cologique&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; -Pansement protecteur<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019herp\u00e8s g\u00e9nital est une maladie virale sexuellement transmissible fr\u00e9quente et hautement contagieuse&nbsp; Les virus de l\u2019herp\u00e8s &nbsp; Les virus Herpes simplex (HSV) font partie de la famille des Herpesviridae qui comporte huit types. 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