{"id":257,"date":"2019-06-30T18:25:25","date_gmt":"2019-06-30T16:25:25","guid":{"rendered":"http:\/\/gyneobs.com\/site\/?page_id=257"},"modified":"2019-07-06T16:57:53","modified_gmt":"2019-07-06T14:57:53","slug":"condylomes-genitaux","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/gyneobs.com\/site\/articles\/vulve-vagin-perinee\/condylomes-genitaux\/","title":{"rendered":"Condylomes g\u00e9nitaux"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"has-drop-cap\">Les condylomes ou verrues g\u00e9nitales ou encore commun\u00e9ment appel\u00e9s cr\u00e8tes de coq, sont des l\u00e9sions g\u00e9nitales externes b\u00e9nignes dues au virus HPV (Human Papilloma Virus). C&rsquo;est l&rsquo;une des infections g\u00e9nitales les plus fr\u00e9quentes. On estime qu\u2019une&nbsp; personne sur dix est porteuse du virus, mais seulement une sur cent pr\u00e9sente ces l\u00e9sions appel\u00e9es condylomes. La transmission se fait par voie sexuelle, principalement au d\u00e9but de la vie sexuelle, avec une pr\u00e9valence maximale entre 20 et 25 ans, qui baisse ensuite nettement apr\u00e8s 30 ans. Les condylomes sont \u00e9galement plus fr\u00e9quents chez les patients immunod\u00e9prim\u00e9s, c&rsquo;est-\u00e0-dire aux capacit\u00e9s de d\u00e9fense immunitaires amoindries.<\/p>\n\n\n\n<p>Chez l&rsquo;homme comme chez la femme, les condylomes sont li\u00e9s \u00e0 l&rsquo;infection par des HPV \u00e0 bas risque oncog\u00e8ne, en particulier par les HPV de type 6 et 11 dans plus de 80% des cas. Chez l&rsquo;homme, les localisations les plus fr\u00e9quentes sont le p\u00e9nis, le pr\u00e9puce, le gland, le scrotum et la r\u00e9gion p\u00e9ri-anale, alors que chez la femme, les condylomes se localisent sur la vulve, le p\u00e9rin\u00e9e, les grandes l\u00e8vres et les petites l\u00e8vres, et sur la r\u00e9gion p\u00e9rianale.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019infection \u00e0 HPV est le plus souvent asymptomatique. Quatre-vingts pour cent des adultes \u00e2g\u00e9s de 50 ans ont \u00e9t\u00e9 en contact avec des HPV et 1 % des femmes ou hommes vont pr\u00e9senter des condylomes. Les cellules cibles des HPV \u00e9tant les cellules \u00e9pith\u00e9liales basales, leur infection est possible gr\u00e2ce \u00e0 des microtraumatismes de contact. L\u2019infection g\u00e9nitale a le plus souvent lieu au d\u00e9but de l\u2019activit\u00e9 sexuelle. Les porteurs sains d\u2019HPV repr\u00e9sentent environ 20% des hommes de moins de 25 ans (3,4) et 25 \u00e0 40 % des femmes de moins de 25 ans. Lorsque l\u2019infection est productive, la charge virale des HPV muqueux peut \u00eatre tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9e au niveau des l\u00e9sions g\u00e9nitales facilitant ainsi leur transmission. Le risque de transmission apr\u00e8s un contact sexuel infectant est de 60 \u00e0 70 %, avec un risque plus important de la femme vers l\u2019homme (50 \u00e0 90 %) que dans le sens inverse (50 %).&nbsp; La dur\u00e9e d\u2019incubation des HPV avant le d\u00e9veloppement de condylomes acumin\u00e9s est d\u2019environ 3 \u00e0 6 mois, mais le virus peut rester \u00e0 l\u2019\u00e9tat latent pendant plusieurs mois voire des ann\u00e9es. Sa r\u00e9activation est possible suite \u00e0 une baisse des d\u00e9fenses immunitaires de l\u2019h\u00f4te.Des l\u00e9sions cliniques g\u00e9nitales sont observ\u00e9es chez environ un tiers des partenaires de femmes pr\u00e9sentant des condylomes acumin\u00e9s. Inversement, la pr\u00e9sence de l\u00e9sions p\u00e9niennes et\/ou de portage de HPV appara\u00eet \u00e9lev\u00e9e chez les hommes partenaires de femmes ayant des l\u00e9sions \u00e0 HPV g\u00e9nitales. Bien qu\u2019appartenant au genre alpha, les g\u00e9notypes des HPV d\u00e9tect\u00e9s au niveau du p\u00e9nis et du col ut\u00e9rin ne sont pas toujours identiques. Au niveau g\u00e9nital, on distingue les HPV \u00e0 bas risque (types 6 et 11) qui sont responsables de l\u00e9sions b\u00e9nignes de type condylomes acumin\u00e9s et les HPV \u00e0 haut risque (types 16 et 18) responsables de l\u00e9sions dysplasiques de grade et de s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 croissants puis de cancers. Les l\u00e9sions pr\u00e9canc\u00e9reuses ou canc\u00e9reuses associ\u00e9es aux HPV \u00e0 haut risque sont peu contagieuses du fait de l\u2019int\u00e9gration g\u00e9nomique et de la faible production virale alors que les l\u00e9sions b\u00e9nignes associ\u00e9es \u00e0 une charge virale \u00e9lev\u00e9e sont tr\u00e8s contagieuses.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019infection \u00e0 HPV est le plus souvent \u00e9limin\u00e9e avant m\u00eame l\u2019apparition de l\u00e9sions. Le plus souvent, l\u2019infection g\u00e9nitale ou cutan\u00e9e \u00e0 HPV se r\u00e9sout spontan\u00e9ment gr\u00e2ce \u00e0 la mise en place d\u2019une r\u00e9ponse immunitaire efficace (5,6). Les premi\u00e8res lignes de d\u00e9fenses immunitaires sont constitu\u00e9es par les r\u00e9ponses inn\u00e9es qui sont peu sp\u00e9cifiques de l\u2019agent pathog\u00e8ne. Les relais de cette r\u00e9ponse sont constitu\u00e9s de cellules sentinelles comme les cellules \u00e9pith\u00e9liales elles-m\u00eames, les cellules dendritiques ou les cellules de Langerhans, ou encore des cellules effectrices (monocytes, macrophages, cellules Natural Killer) qui \u00e9voluent dans un environnement de cytokines qui peuvent avoir des propri\u00e9t\u00e9s antivirales. La clairance virale s\u2019effectue en moyenne en 12 mois avec une plus grande rapidit\u00e9 au niveau g\u00e9nital pour les femmes jeunes. Toutefois, la clairance virale est parfois incompl\u00e8te et il peut persister une infection latente qui, sous l\u2019influence de certains facteur (immunod\u00e9pression dans le cadre d\u2019une greffe d\u2019organe, ou infection par le VIH), peut \u00e9voluer \u00e0 nouveau vers une infection productive. En particulier, le g\u00e9notype 16 poss\u00e8de une capacit\u00e9 de persistance plus importante que les autres g\u00e9notypes, observation coh\u00e9rente avec le fait que ce HPV pr\u00e9senterait un avantage s\u00e9lectif expliquant sa forte pr\u00e9valence dans le monde entier.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Aspects cliniques<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p><strong>On distingue trois types de condylomes&nbsp;:&nbsp; &nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u2022\tles condylomes acumin\u00e9s qui sont des l\u00e9sions bourgeonnantes, uniques ou multiples, ros\u00e9es ou gris\u00e2tres, plus ou moins p\u00e9dicul\u00e9es (c&rsquo;est-\u00e0-dire reposant sur une sorte de pied), localis\u00e9es ou diss\u00e9min\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022\tles condylomes papuleux consistant en des papules multiples, ros\u00e9es ou de couleur de peau normale, \u00e0 surface lisse, isol\u00e9es ou en nappe.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022\tles condylomes plans qui sont des macules rouges ou ros\u00e9es, qui ne sont visibles souvent qu&rsquo;apr\u00e8s application d&rsquo;acide ac\u00e9tique \u00e0 5% et examen \u00e0 la loupe ou au colposcope<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Principales localisations<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Chez la femme&nbsp;:vulve ou \u00e0 proximit\u00e9 de la vulve, vagin, col de l\u2019ut\u00e9rus; le p\u00e9nis et le scrotum chez l&rsquo;homme. Dans les deux sexes&nbsp;: l&rsquo;anus et la r\u00e9gion p\u00e9ri-anale, l&rsquo;aine et la racine de la cuisse.<\/p>\n\n\n\n<p>Les l\u00e9sions peuvent \u00eatre uniques ou multiples, petites ou grosses, dispers\u00e9s ou regroup\u00e9 pour donner un aspect en choux-fleur ou en cr\u00e8tes de coq.<\/p>\n\n\n\n<p>Parfois, les l\u00e9sions ne sont pas visibles \u00e0 l&rsquo;\u0153il nu (en particulier, sur le col ut\u00e9rin o\u00f9 le diagnostic est port\u00e9 \u00e0 la suite d&rsquo;un frottis cervico-ut\u00e9rin pratiqu\u00e9 \u00e0 titre syst\u00e9matique) ; ce type de condylome est appel\u00e9 condylome plan;<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/image-60.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-258\" width=\"572\" height=\"450\" srcset=\"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/image-60.png 350w, https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/image-60-300x236.png 300w, https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/image-60-344x270.png 344w\" sizes=\"auto, (max-width: 572px) 100vw, 572px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>Les l\u00e9sions externes b\u00e9nignes \u00e9tant associ\u00e9es dans 20 \u00e0 30% des cas \u00e0 des l\u00e9sions du col ou de l&rsquo;anus potentiellement canc\u00e9reuses, il est indispensable de rechercher ces derni\u00e8res, en particulier au niveau du col ut\u00e9rin, par la pratique d&rsquo;un frottis gyn\u00e9cologique.<\/p>\n\n\n\n<p>La r\u00e9gression spontan\u00e9e des l\u00e9sions b\u00e9nignes externe sest possible, mais l&rsquo;\u00e9volution classique est habituellement l&rsquo;extension des l\u00e9sions en taille et en nombre, pouvant \u00eatre responsable d&rsquo;une g\u00eane physique et psychologique importante. Elles n&rsquo;\u00e9voluent pas vers des l\u00e9sions canc\u00e9reuses, mais elles r\u00e9cidivent dans 30% des cas environ. Elles finissent par dispara\u00eetre avec le temps et les traitements.<\/p>\n\n\n\n<p>Les condylomes \u00e9tant une infection sexuellement transmissible, ils n\u00e9cessitent la recherche concommitante d&rsquo;autres infections \u00e9galement sexuellement transmissibles comme l&rsquo;infection par le VIH, l&rsquo;h\u00e9patite B, la syphilis ou une infection \u00e0 chlamydiae.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Traitement des condylomes<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>Le but du traitement est la destruction des l\u00e9sions macroscopiques visibles sachant qu\u2019aucun traitement ne permet l\u2019\u00e9radication du virus. Cela explique la fr\u00e9quence des r\u00e9cidives, et ce d\u2019autant plus que le virus peut persister en zone p\u00e9ril\u00e9sionnelle. <strong><em>Enfin, aucune technique th\u00e9rapeutique n\u2019a fait la preuve de sa sup\u00e9riorit\u00e9 \u00e0 long terme par rapport aux autres. Le taux de r\u00e9cidive est identique quelle que soit la m\u00e9thode (environ 30 %)<\/em><\/strong>, \u00e9tant donn\u00e9 la possibilit\u00e9 d\u2019infection virale asymptomatique. Il faut savoir que les traitements disponibles sont longs, fastidieux, on\u00e9reux, contraignants et dans la plupart des cas douloureux pour le patient avec des taux de r\u00e9cidives \u00e9lev\u00e9s, \u00e0 l\u2019origine d\u2019un fort retentissement psychologique et alt\u00e9ration de la qualit\u00e9 de vie.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Cryoth\u00e9rapie<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>En raison de sa facilit\u00e9 et de son faible co\u00fbt, il s\u2019agit du traitement le plus r\u00e9pandu. L\u2019azote liquide est appliqu\u00e9 \u00e0 l\u2019aide d\u2019un Coton- Tige en le maintenant sur la l\u00e9sion, pendant 5 \u00e0 20 secondes. La pulv\u00e9risation d\u2019azote en spray est une alternative. La cryoth\u00e9rapie peut \u00eatre efficace en une seule s\u00e9ance, mais le plus souvent, en fonction des sites et de l\u2019\u00e9paisseur, il faudra effectuer plusieurs applications.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Curetage chirurgical<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Actuellement, la chirurgie est uniquement propos\u00e9e pour une l\u00e9sion unique volumineuse ou quelques l\u00e9sions p\u00e9dicul\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Vaporisation au laser CO2<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Il s\u2019agit d\u2019une m\u00e9thode co\u00fbteuse. La cicatrisation dure environ 3 \u00e0 6 semaines et 50 % des malades auront une cicatrice. Enfin, tant les lasers que l\u2019\u00e9lectrocoagulation entra\u00eenent la formation de vapeurs qui sont potentiellement contaminantes (a\u00e9rosol de particules virales). Il est donc n\u00e9cessaire de poss\u00e9der une aspiration efficace tandis que le malade et l\u2019op\u00e9rateur doivent avoir le visage (yeux, nez, bouche) prot\u00e9g\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Podophylline<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>La podophyllotoxine (commercialis\u00e9 sous le nom de Condyline\u00ae) peut \u00eatre appliqu\u00e9e par la patiente elle-m\u00eame. Il faut habituellement r\u00e9p\u00e9ter les applications plusieurs fois par semaine avec un maximum de 5 semaines. Les effets secondaires fr\u00e9quemment observ\u00e9s sont li\u00e9s \u00e0 l\u2019irritation, parfois s\u00e9v\u00e8re, survenant au site d\u2019application. Le produit ne doit pas \u00eatre utilis\u00e9 chez la femme enceinte ou allaitante.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le 5-fluoro-uracile (Efudix\u00ae)<\/strong> en cr\u00e8me poss\u00e8de aussi l\u2019AMM dans le traitement des condylomes. En raison de ses effets secondaires irritants, il s\u2019utilise en g\u00e9n\u00e9ral \u00e0 raison de 2 \u00e0 3 applications successives hebdomadaires ou tous les 2 jours pendant plusieurs semaines.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Traitements non destructeur<\/strong>s<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; -Des agents modulateurs de la diff\u00e9renciation k\u00e9ratinocytaire (r\u00e9tino\u00efdes) et de la r\u00e9ponse immunitaire (imiquimod) ont \u00e9t\u00e9 propos\u00e9s dans le traitement des verrues. L\u2019application d\u2019acide r\u00e9tino\u00efque en cr\u00e8me ou lotion est utilis\u00e9e pour le traitement des verrues planes.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; -L\u2019imiquimod (Aldara\u00ae en cr\u00e8me \u00e0 5 %) est utilis\u00e9 pour le traitement des condylomes \u00e0 raison de 3 applications hebdomadaires pendant la nuit pour une dur\u00e9e maximale de 16 semaines. Il s\u2019agit d\u2019un ligand des r\u00e9cepteurs de l\u2019immunit\u00e9 inn\u00e9e Toll-like de type 7 (TLR-7), dont la fixation entra\u00eene une production de plusieurs cytokines, dont l\u2019interf\u00e9ron- gamma (activit\u00e9 antivirale) et le facteur n\u00e9crosant des tumeurs (TNF-alpha, cytokine pro-inflammatoire). Les effets secondaires sont li\u00e9s \u00e0 l\u2019efficacit\u00e9 th\u00e9rapeutique et comprennent une inflammation locale avec \u00e9ryth\u00e8me et prurit, qui ne compromettent pas en g\u00e9n\u00e9ral la poursuite du traitement.&nbsp;<br><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les condylomes ou verrues g\u00e9nitales ou encore commun\u00e9ment appel\u00e9s cr\u00e8tes de coq, sont des l\u00e9sions g\u00e9nitales externes b\u00e9nignes dues au virus HPV (Human Papilloma Virus). C&rsquo;est l&rsquo;une des infections g\u00e9nitales les plus fr\u00e9quentes. On estime qu\u2019une&nbsp; personne sur dix est porteuse du virus, mais seulement une sur cent pr\u00e9sente ces l\u00e9sions appel\u00e9es condylomes. 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