{"id":202,"date":"2019-06-30T17:47:36","date_gmt":"2019-06-30T15:47:36","guid":{"rendered":"http:\/\/gyneobs.com\/site\/?page_id=202"},"modified":"2025-07-06T09:28:54","modified_gmt":"2025-07-06T07:28:54","slug":"ovaires-micropolykystiques-en-gynecologie","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/gyneobs.com\/site\/articles\/hormones-en-gynecologie\/ovaires-micropolykystiques-en-gynecologie\/","title":{"rendered":"Ovaires micropolykystiques en gyn\u00e9cologie"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"has-drop-cap\">D\u00e9crit pour la premi\u00e8re fois en 1935 par Stein et Loeventhal, le syndrome dit aujourd\u2019hui des \u00ab&nbsp;ovaires&nbsp;polykystiques&nbsp;\u00bb ou PolyCystic Ovary Syndrome (PCOS) en anglais est une anomalie&nbsp; fr\u00e9quente,&nbsp; observable chez 5 \u00e0 10% des femmes,&nbsp; qui retentit sur bien des aspects de la sant\u00e9 f\u00e9minine en particulier dans le domaine de la reproduction, mais qui garde encore une part de myst\u00e8re malgr\u00e9 les progr\u00e8s faits r\u00e9cemment dans sa compr\u00e9hension.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignright\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"296\" height=\"280\" src=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/image-43.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-204\" srcset=\"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/image-43.png 296w, https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/image-43-285x270.png 285w\" sizes=\"auto, (max-width: 296px) 100vw, 296px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Un syndrome difficile \u00e0 d\u00e9finir<\/h2>\n\n\n\n<p>Le terme d\u2019ovaires polykystiques (OPK) fait en effet r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 ce qui est un aspect \u00e9chographique, c\u2019est-\u00e0-dire la constatation de trop nombreux follicules \u00e0 la surface des ovaires. Or, les progr\u00e8s des appareils d\u2019\u00e9chographies permettent maintenant d\u2019observer un tel aspect de fa\u00e7on tr\u00e8s fr\u00e9quente, sans qu\u2019il s\u2019agisse pour autant d\u2019un v\u00e9ritable syndrome des ovaires polykystiques (SOPK).&nbsp; Ce diagnostic ne peut donc \u00eatre raisonnablement port\u00e9 sur le seul aspect \u00e9chographique. R\u00e9cemment, un groupe de travail international (consensus de Rotterdam) a propos\u00e9 ce syndrome comme l\u2019association d\u2019au moins deux des crit\u00e8res suivants&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; -un trouble net de l\u2019ovulation (oligo ou anovulation)&nbsp;;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; -une hyperandrog\u00e9nie, soit clinique (acn\u00e9e, peau grasse, chute des cheveux, hyperpilosit\u00e9), soit biologique&nbsp;;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; -des ovaires polykystiques \u00e0 l\u2019\u00e9chographie (plus de 12 follicules de 2 \u00e0 9mm sur au moins un des ovaires.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"647\" height=\"519\" src=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/image-44.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-205\" srcset=\"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/image-44.png 647w, https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/image-44-300x241.png 300w, https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/image-44-337x270.png 337w\" sizes=\"auto, (max-width: 647px) 100vw, 647px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>Ces crit\u00e8res restent cependant discut\u00e9s car ils mettent l\u2019accent sur l\u2019importance des troubles fonctionnels dans le diagnostic : il est en effet possible d\u2019avoir un SOPK sans ovaire polykystique \u00e9chographique et inversement, leur pr\u00e9sence ne signe pas le diagnostic. Certains sp\u00e9cialistes critiquent cette d\u00e9finition qui, \u00e0 leurs yeux, ne met pas suffisamment l\u2019accent sur l\u2019hyperandrog\u00e9nie, \u00e9l\u00e9ment physiopathologique essentiel mais actuellement non n\u00e9cessaire au diagnostic. De plus Cinquante \u00e0 70 % des femmes atteintes du SOPK ont un exc\u00e8s pond\u00e9ral. Beaucoup sont ob\u00e8ses, bien que l\u2019ob\u00e9sit\u00e9 n\u2019ait pas de r\u00f4le causal dans le d\u00e9veloppement du syndrome, mais soit plut\u00f4t la cons\u00e9quence de l\u2019insulinor\u00e9sistance. L\u2019exc\u00e8s d\u2019adiposit\u00e9 pourrait d\u2019ailleurs aggraver les troubles reproductifs et m\u00e9taboliques associ\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>On retiendra&nbsp; donc que le diagnostic de syndrome des OPK ne doit pas \u00eatre port\u00e9 \u00e0 la l\u00e9g\u00e8re&nbsp;; que l\u2019aspect \u00e9chographique ne suffit pas&nbsp;; qu\u2019il est possible d\u2019avoir un aspect \u00e9chographique d\u2019ovaires polykystiques sans avoir de trouble de l\u2019ovulation associ\u00e9&nbsp;;&nbsp; qu\u2019il ne faut pas confondre ovaires polykystiques (\u00e0 l\u2019\u00e9chographie) et syndrome des ovaires polykystiques&nbsp;; et que l\u2019hyperandrog\u00e9nie, qu\u2019elle soit clinique ou biologique reste un signe majeur.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Causes et m\u00e9canismes du syndrome des ovaires polykystiques<br><\/h2>\n\n\n\n<p>Ce syndrome comprend de nombreuses anomalies qui interagissent entre elles selon ce qu\u2019on a appel\u00e9 un \u00ab&nbsp;cercle vicieux&nbsp;\u00bb, sans qu\u2019il soit possible d\u2019y reconna\u00eetre une cause unique. Il semble aujourd\u2019hui que&nbsp; cette maladie soit primitivement d\u2019origine ovarienne.<br><\/p>\n\n\n\n<p>Prenons&nbsp; ces \u00e9l\u00e9ments un par un.<br><\/p>\n\n\n\n<p><strong>A-Au niveau de l\u2019hypophyse<\/strong>, il y a une hypers\u00e9cr\u00e9tion de la LH hypophysaire. Et&nbsp; g\u00e9n\u00e9ralement le bilan hormonal effectu\u00e9 en d\u00e9but de cycle montre un taux de LH sup\u00e9rieur au taux de FSH, ce qui est anormal.&nbsp; On sait par ailleurs que la s\u00e9cr\u00e9tion de FSH et LH sont sous la d\u00e9pendance de&nbsp; l\u2019hormone gonadolib\u00e9rante hypothalamique (Gn-RH)&nbsp; et que c\u2019est la pulsatilit\u00e9 de la s\u00e9cr\u00e9tion de GnRH qui d\u00e9termine les caract\u00e9ristiques de ces s\u00e9cr\u00e9tions et en particulier la proportion relative de LH et de FSH synth\u00e9tis\u00e9e par l\u2019ant\u00e9hypophyse : plus la fr\u00e9quence de lib\u00e9ration de GnRH est grande plus la synth\u00e8se de LH est favoris\u00e9e au d\u00e9triment de la FSH. Or, il semble que les femmes atteintes du syndrome des ovaires polykystiques aient une fr\u00e9quence accrue de lib\u00e9ration de LH (et donc de Gn-RH). Cette acc\u00e9l\u00e9ration de l\u2019horloge hypothalamique pourrait \u00eatre due aux niveaux relativement bas de la progest\u00e9rone r\u00e9sultant de la pauci-ovulation ou (et) \u00e0 une anomalie intrins\u00e8que du g\u00e9n\u00e9rateur de GnRH&nbsp; dont l\u2019origine est l\u2019oscillateur arqu\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>B-l\u2019hyperandrog\u00e9nie et l\u2019hyperinsulinisme.<\/strong>&nbsp;Ce taux accru de LH provoque une s\u00e9cr\u00e9tion accrue d\u2019androg\u00e8nes par la th\u00e8que interne de l\u2019ovaire. Mais aussi, l\u2019hyperinsulinisme contribue de mani\u00e8re directe et indirecte \u00e0 l\u2019hyperandrog\u00e9nie : au niveau de la th\u00e8que, l\u2019insuline potentialise la synth\u00e8se des androg\u00e8nes induite par la LH. Elle inhibe \u00e9galement la synth\u00e8se h\u00e9patique de la \u00ab\u00a0sex hormon binding globuline\u00a0\u00bb (SHBG), prot\u00e9ine s\u00e9rique de liaison \u00e0 la testost\u00e9rone. La cons\u00e9quence est une augmentation de la fraction libre (biodisponible) de testost\u00e9rone circulante. Ainsi, les femmes porteuses du syndrome des ovaires polykystiques associent-elles souvent hyperandrog\u00e9n\u00e9mie, insulinor\u00e9sistance, LH \u00e9lev\u00e9e et SHBG basse, alors que la testost\u00e9rone s\u00e9rique totale peut \u00eatre normale ou mod\u00e9r\u00e9ment augment\u00e9e.<br><\/p>\n\n\n\n<p>Bien entendu, les autres maladies pouvant causer une symptomatologie identique doivent \u00eatre exclues (acrom\u00e9galie, maladie de Cushing, bloc en 21-hydroxylase, hyperprolactin\u00e9mie, tumeur endocrinienne s\u00e9cr\u00e9tante, prise occulte d\u2019androg\u00e8nes\u2026).<br><\/p>\n\n\n\n<p><strong>C-Au niveau de l\u2019ovaire<\/strong>. L\u2019hyperandrog\u00e9nie stimule l\u2019entr\u00e9e en croissance des follicules primordiaux et diminue les ph\u00e9nom\u00e8nes d\u2019atr\u00e9sie des follicules. Cela a pour effet de cr\u00e9er et de maintenir un grand nombre de follicules de petite taille. Cela conduit \u00e0 un v\u00e9ritable arr\u00eat folliculaire et \u00e0 l\u2019absence de s\u00e9lection&nbsp; d\u2019un follicule dominant. L\u2019hyperinsulinisme contribue \u00e9galement \u00e0 perturber le m\u00e9canisme de dominance en induisant une acquisition trop pr\u00e9coce des r\u00e9cepteurs \u00e0 la LH sur les cellules de la th\u00e8que interne des ovaires. Cette perturbation du m\u00e9canisme de la dominance folliculaire a pour cons\u00e9quence l\u2019absence d\u2019ovulation.<br><\/p>\n\n\n\n<p><strong>C-L\u2019hyperinsulinisme.<\/strong>&nbsp;Il va de pair avec une r\u00e9sistance \u00e0 l\u2019insuline (insulinor\u00e9sistance). Cette insulinor\u00e9sistance semble \u00eatre d\u2019origine g\u00e9n\u00e9tique, transmise par la m\u00e8re ou peut-\u00eatre par le p\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Les cons\u00e9quences du syndrome des ovaires polykystiques<br><\/h2>\n\n\n\n<p>Outre les cons\u00e9quences \u00e9ventuelles sur la fertilit\u00e9 (dans ce cas, voir&nbsp;:&nbsp;<a href=\"https:\/\/www.gyneobs.com\/gyneobs\/OPK_et_infertilite.html\">Le syndrome des ovaires polykystiques (OPK) et l\u2019infertilit\u00e9<\/a>), ce syndrome provoque divers types de sympt\u00f4mes mais qui ne sont pas forc\u00e9ment tous pr\u00e9sents en m\u00eame temps. Et \u00e0 l\u2019inverse la pr\u00e9sence de certains de ces signes ne prouve pas l\u2019existence du syndrome.&nbsp; On peut donc observer&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; Des r\u00e8gles irr\u00e9guli\u00e8res (anormalement espac\u00e9es ou trop fr\u00e9quentes), li\u00e9es aux troubles de l\u2019ovulation.<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; Des douleurs pelviennes dont l\u2019origine ovarienne peut \u00eatre v\u00e9rifi\u00e9e par une douleur \u00e9lective&nbsp; lors de la pression sur les ovaires \u00e0 l\u2019aide de la sonde vaginale. Une dyspareunie profonde est souvent&nbsp; signal\u00e9e (douleurs lors des rapports, pouvant d\u00e9pendre des positions adopt\u00e9es).<br><\/p>\n\n\n\n<p>-Une pilosit\u00e9 importante du visage ou d\u2019autres parties du corps.<\/p>\n\n\n\n<p>-De l\u2019acn\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>-Une prise de poids et\/ou une difficult\u00e9 \u00e0 perdre du poids.<\/p>\n\n\n\n<p>-Des taches sur la peau, fonc\u00e9es, le plus souvent sur la nuque, sous les bras et dans la r\u00e9gion de l\u2019aine (\u00e0 l\u2019int\u00e9rieur des cuisses). Elles sont appel\u00e9s \u00ab acanthosis nigricans \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; -L\u2019alt\u00e9ration de la tol\u00e9rance au glucose, associ\u00e9e \u00e0 un certain degr\u00e9 d\u2019insuffisance de s\u00e9cr\u00e9tion d\u2019insuline constitue un facteur de risque de diab\u00e8te gestationnel ou de diab\u00e8te permanent. Malgr\u00e9 leur \u00e9troite association avec le SOPK, les troubles du m\u00e9tabolisme glucidique ne font pas partie des crit\u00e8res diagnostiques du syndrome. Toutefois, au vu de leur pr\u00e9valence \u00e9lev\u00e9e et&nbsp;leur d\u00e9pistage rev\u00eat une grande importance dans la prise en charge de ces patientes. La plupart des recommandations publi\u00e9es ne proposent de pratiquer un d\u00e9pistage glyc\u00e9mique ou des param\u00e8tres du syndrome m\u00e9tabolique qu\u2019en pr\u00e9sence d\u2019un autre facteur de risque de diab\u00e8te&nbsp;: surpoids, respectivement ob\u00e9sit\u00e9 (risque clairement \u00e9lev\u00e9), anamn\u00e8se familiale ou personnelle (diab\u00e8te gestationnel) positive. A contrario, il semble assez bien \u00e9tabli qu\u2019une patiente ayant des cycles menstruels r\u00e9guliers pr\u00e9sente probablement un risque m\u00e9tabolique tr\u00e8s faible, malgr\u00e9 le diagnostic de SOPK. Finalement, le d\u00e9pistage de l\u2019hyperglyc\u00e9mie est \u00e9galement reconnu utile en pr\u00e9sence d\u2019un autre facteur de risque cardiovasculaire.<br><\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; -Le risque de maladies cardiovasculaires et d\u2019hyperlipid\u00e9mie est&nbsp; augment\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">El\u00e9ments de traitement du syndrome des ovaires polykystiques<\/h2>\n\n\n\n<p>Le traitement propos\u00e9 va \u00eatre diff\u00e9rent selon qu\u2019il existe ou non une infertilit\u00e9&nbsp;<a href=\"https:\/\/www.gyneobs.com\/gyneobs\/OPK_et_infertilite.html\">(voir&nbsp;: Le syndrome des ovaires plykystiques (OPK) et l\u2019infertilit\u00e9).<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>Mais dans tous les cas, si une ob\u00e9sit\u00e9 est associ\u00e9e, une perte de poids sera toujours b\u00e9n\u00e9fique.On envisage seulement ici les cas o\u00f9 il n\u2019y a pas de situation d\u2019infertilit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Traitement de la surcharge pond\u00e9rale<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Il est important d\u2019appliquer des r\u00e8gles hygi\u00e9no-di\u00e9t\u00e9tiques, comprenant un r\u00e9gime \u00e9quilibr\u00e9,&nbsp;un exercice physique r\u00e9gulier et la perte de poids en cas d\u2019ob\u00e9sit\u00e9. Une perte d\u2019environ 10 % du poids comporte un effet b\u00e9n\u00e9fique sur l\u2019hyperandrog\u00e8nie, sur l\u2019infertilit\u00e9 et sur l\u2019am\u00e9norrh\u00e9e. Toutes ces mesures permettent de r\u00e9duire le risque de complications li\u00e9es \u00e0 la grossesse et les risques de complications m\u00e9taboliques \u00e0 long terme.<br><\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">La mise au repos des ovaires par une pilule contraceptive oestroprogestative<\/h3>\n\n\n\n<p>Il s\u2019agit, en l\u2019absence de contre-indication, du premier traitement \u00e0 proposer, surtout s\u2019il existe des douleurs pelviennes ou des troubles du cycle. Un tel traitement permet&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>-de supprimer ou au moins de diminuer les douleurs&nbsp;;<\/p>\n\n\n\n<p>-de r\u00e9gulariser le cycle&nbsp;;<\/p>\n\n\n\n<p>-parfois de diminuer les signes li\u00e9s \u00e0 l\u2019hyperandrog\u00e9nie, acn\u00e9 et pousse des poils en bloquant les secr\u00e9tions des androg\u00e8nes ovariens. Pourquoi parfois&nbsp;? Parce que la plupart des pilules contiennent un progestatif poss\u00e9dant des effets plus ou moins androg\u00e9niques. L\u2019effet final sera donc variable selon les individus&nbsp;: soit effet b\u00e9n\u00e9fique, soit effet aggravant, soit neutre.<br><\/p>\n\n\n\n<p>-Enfin, la pilule permet de r\u00e9duire le risque de cancer de l\u2019endom\u00e8tre (qui est l\u00e9g\u00e8rement plus \u00e9lev\u00e9 chez les jeunes femmes qui n\u2019ovulent pas r\u00e9guli\u00e8rement).<\/p>\n\n\n\n<p>La contraception par pilule microprogestative n\u2019est pas indiqu\u00e9e en premi\u00e8re intention et est plut\u00f4t r\u00e9serv\u00e9e aux cas de contre-indications aux pilules \u0153stro-progestatives. En effet, ces pilules risquent d&rsquo;aggraver les signes d&rsquo;hyperandrog\u00e9nie ainsi que la prise de poids et cela sans am\u00e9liorer les troubles du cycle.\u00a0En cas d\u2019acn\u00e9 pr\u00e9dominant\u00a0: voir le chapitre\u00a0: Gyn\u00e9cologie\/Hormones en gyn\u00e9cologie\/L\u2019acn\u00e9 chez la femme).<\/p>\n\n\n\n<p>Enfin, Un st\u00e9rilet au cuivre peut provoquer des saignements en dehors des r\u00e8gles sur un terrain favorable \u00e0 l&rsquo;hyperplasie de l&rsquo;endom\u00e8tre\u00a0; Le st\u00e9rilet hormonal au L\u00e9vonorgestrel peut avoir un effet favorable sur les cyles mais d\u00e9favorable sur l&rsquo;hyperandrog\u00e9nie.<br><\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">En cas d\u2019acn\u00e9 pr\u00e9dominant<\/h3>\n\n\n\n<p>Pour l\u2019\u00e9tude en d\u00e9tail de l\u2019acn\u00e9 chez la femme, se reporter au chapitre l&rsquo;acn\u00e9 chez la femme.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans ces cas, le traitement id\u00e9al repose sur l\u2019ac\u00e9tate de cyprot\u00e9rone qui peut \u00eatre prescrit:&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>-soit sous la forme de la pilule Diane 35\u00ae ou ses&nbsp; g\u00e9n\u00e9riques, mais son effet sur l\u2019acn\u00e9 reste modeste du fait de son faible dosage en l\u2019ac\u00e9tate de cyprot\u00e9rone&nbsp;;<\/p>\n\n\n\n<p>-soit sous la forme de l\u2019Androcur \u00ae que l\u2019on peut \u00e9l\u00e9gamment associer \u00e0 une pilule minidos\u00e9e. Se reporter au chapitre sur l&rsquo;acn\u00e9 pour plus de d\u00e9tails sur la prescription de l&rsquo;Androcur\u00ae.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><br>La perte de poids<\/h3>\n\n\n\n<p>En cas d\u2019ob\u00e9sit\u00e9, une r\u00e9duction modeste (2 \u00e0 7 %) du poids corporel par la modification de style de vie s\u2019accompagne, en pratique, d\u2019une baisse du taux d\u2019androg\u00e8ne circulant et r\u00e9gularise les cycles menstruels des patientes atteintes du SOPK. La prise en charge pr\u00e9coce des complications m\u00e9taboliques associ\u00e9es au SOPK se base en premi\u00e8re intention sur des adaptations classiques du mode de vie&nbsp;: contr\u00f4le pond\u00e9ral, changements dans les habitudes alimentaires, promotion de l\u2019activit\u00e9 physique\u2026<br><\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">La Metformine<br><\/h3>\n\n\n\n<p>La Metformine est un hypoglyc\u00e9miant&nbsp; (Glucophage\u00ae, laboratoire Lipha Sant\u00e9 ; Stagid\u00ae, laboratoire Merck-Cl\u00e9venot ; Glucinan\u00ae, laboratoire Lipha Sant\u00e9) qui est utilis\u00e9 dans le traitement du diab\u00e8te de type 2. Elle semble int\u00e9ressante dans le traitement des troubles de l\u2019ovulation des syndromes des ovaires polykystiques essentiellement en cas d\u2019ob\u00e9sit\u00e9 associ\u00e9e.&nbsp;<br><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Pr\u00e9vention des risques cardiovasculaires<\/h2>\n\n\n\n<p>\u00c9valuation et r\u00e9duction des facteurs de risques cardiovasculaires :<\/p>\n\n\n\n<p>Manque d&rsquo;activit\u00e9 physique.<\/p>\n\n\n\n<p>Ob\u00e9sit\u00e9 ;<\/p>\n\n\n\n<p>Tabagisme ;<\/p>\n\n\n\n<p>Dyslipid\u00e9mie ;<\/p>\n\n\n\n<p>Hypertension art\u00e9rielle ;<\/p>\n\n\n\n<p>Intol\u00e9rance au glucose .<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Prise en charge psychologique<\/h2>\n\n\n\n<p>Une prise en charge psychologique a toute son importance pour accompagner le changement de son mode de vie (r\u00e9gime alimentaire, activit\u00e9 physique) et pour l&rsquo;am\u00e9lioration de sa qualit\u00e9 de vie.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">OPK et endom\u00e9triose<\/h2>\n\n\n\n<p>Pr\u00e9cisons enfin que le SOPK est diff\u00e9rent de l\u2019endom\u00e9triose mais qu\u2019il s\u2019agit de deux pathologies fr\u00e9quentes chez la femme ce qui fait qu\u2019un\u00a0double diagnostic SOPK et endom\u00e9triose est possible. De nombreuses femmes t\u00e9moignent \u00eatre touch\u00e9es par ces deux pathologies.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>D\u00e9crit pour la premi\u00e8re fois en 1935 par Stein et Loeventhal, le syndrome dit aujourd\u2019hui des \u00ab&nbsp;ovaires&nbsp;polykystiques&nbsp;\u00bb ou PolyCystic Ovary Syndrome (PCOS) en anglais est une anomalie&nbsp; fr\u00e9quente,&nbsp; observable chez 5 \u00e0 10% des femmes,&nbsp; qui retentit sur bien des aspects de la sant\u00e9 f\u00e9minine en particulier dans le domaine de la reproduction, mais qui [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":1317,"menu_order":1,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"_exactmetrics_skip_tracking":false,"_exactmetrics_sitenote_active":false,"_exactmetrics_sitenote_note":"","_exactmetrics_sitenote_category":0,"footnotes":""},"class_list":["post-202","page","type-page","status-publish","hentry","post"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/202","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=202"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/202\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2850,"href":"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/202\/revisions\/2850"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1317"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=202"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}