{"id":179,"date":"2019-06-30T17:28:57","date_gmt":"2019-06-30T15:28:57","guid":{"rendered":"http:\/\/gyneobs.com\/site\/?page_id=179"},"modified":"2025-01-30T17:38:33","modified_gmt":"2025-01-30T16:38:33","slug":"la-genomique-des-cancers-du-sein","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/gyneobs.com\/site\/oncologie\/cancer-du-sein-et-mammologie\/diagnostic\/la-genomique-des-cancers-du-sein\/","title":{"rendered":"La g\u00e9nomique des cancers du sein"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Pourquoi la g\u00e9nomique&nbsp;?<br><\/h2>\n\n\n\n<p>Les traitements appliqu\u00e9s aux cancers du sein sont des traitements souvent lourds, en particulier les chimioth\u00e9rapies dont les effets secondaires sont bien connus. La d\u00e9cision de faire ou non une chimioth\u00e9rapie est encore aujourd\u2019hui dans la plupart des cas guid\u00e9e sur les \u00e9l\u00e9ments pronostiques suivants&nbsp;: l\u2019\u00e2ge de la patiente, la pr\u00e9sence d\u2019embols vasculaires, la pr\u00e9sence de ganglions envahis, la taille de la tumeur, le grade histologique,&nbsp;&nbsp; l\u2019absence de r\u00e9cepteurs \u00e0 l\u2019estradiol, la surexpression Her2,le Ki67, etc. Malgr\u00e9 tout cela&nbsp; on sait maintenant qu\u2019un certain nombre de patientes sont trait\u00e9es par exc\u00e8s c\u2019est-\u00e0-dire inutilement, sans b\u00e9n\u00e9fice r\u00e9el mais avec les effets secondaires&nbsp; de la chimioth\u00e9rapie qui sont nombreux et responsables d\u2019une d\u00e9gradation de la qualit\u00e9 de vie qu&rsquo;elle entra\u00eene (perte de cheveux, neuropathies p\u00e9riph\u00e9riques, d\u00e9classement social\u2026). A l\u2019oppos\u00e9, il est aussi apparu qu\u2019un (faible) pourcentage de patientes qui n\u2019ont pas eu de chimioth\u00e9rapie parce que les \u00e9l\u00e9ments pronostiques \u00e9taient bons auraient pu en b\u00e9n\u00e9ficier.&nbsp; Autrement dit, le raisonnement actuel fond\u00e9 sur les crit\u00e8res pronostiques classiques peut se tromper dans les deux sens&nbsp;: soit il sugg\u00e8re une chimioth\u00e9rapie \u00e0 des patientes qui n&rsquo;en ont pas besoin, soit il consid\u00e8re, au contraire, cette th\u00e9rapie inutile pour des femmes qui en auraient besoin.&nbsp;<br><\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019am\u00e9lioration de la pertinence de ces indications repose actuellement sur l\u2019\u00e9tude du g\u00e9nome de la tumeur. Les 25000 g\u00e8nes du g\u00e9nome humain ont \u00e9t\u00e9 \u00e9tudi\u00e9s de fa\u00e7on a s\u00e9lectionner ceux qui caract\u00e9risent le pronostic de ces tumeurs. On a ainsi mis en \u00e9vidence des groupes de g\u00e8nes qui sont indicateurs de tumeurs de bon ou de mauvais pronostic ainsi que du risque de r\u00e9cidive. On parle de signature de g\u00e8nes ou de tests g\u00e9nomiques.<br><\/p>\n\n\n\n<p>Avec plus de 50 000 cas de cancer du sein d\u00e9cel\u00e9s chaque ann\u00e9e et une chimioth\u00e9rapie prescrite pour 80% des cas, le recours \u00e0 ce type de test et la prise en compte de ses r\u00e9sultats peut&nbsp; permettre d\u2019\u00e9viter la chimioth\u00e9rapie \u00e0 au moins 30%&nbsp; de ces patientes.<br><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Les tests g\u00e9nomiques actuellement disponibles<br><\/h2>\n\n\n\n<p>Quatre tests g\u00e9nomiques sont utilis\u00e9s \u00e0 ce jour avec des validations cliniques diff\u00e9rentes en termes de populations \u00e9tudi\u00e9es et de modalit\u00e9s d\u2019\u00e9tudes&nbsp;:<br><\/p>\n\n\n\n<p>-ceux dits de premi\u00e8re g\u00e9n\u00e9ration&nbsp;:<br><\/p>\n\n\n\n<p>-Oncotype Dx\u00ae (Genomic Health),<br><\/p>\n\n\n\n<p>-Mammaprint (Agencia).<br><\/p>\n\n\n\n<p>-Ceux dits de deuxi\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration&nbsp;:<br><\/p>\n\n\n\n<p>-Prosigna\u00ae (NanoString),<br><\/p>\n\n\n\n<p>-Endopredict\u00ae (Myriad) .<br><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">La validation de ces tests<br><\/h2>\n\n\n\n<p>L\u2019int\u00e9r\u00eat de ces test est \u00e9valu\u00e9 selon&nbsp;<br><\/p>\n\n\n\n<p>-des facteurs pronostiques, c\u2019est-\u00e0-dire l\u2019absence de r\u00e9cidives \u00e0 5 ou 10 ans sous hormonoth\u00e9rapie ;<br><\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; -des facteurs pr\u00e9dictifs de bonne r\u00e9ponse au traitement de chimioth\u00e9rapie ou de th\u00e9rapie cibl\u00e9e pour HER2. Les r\u00e9ponses attendues \u00e0 l\u2019utilisation de ces tests sont: la validation, la rigueur, la correspondance entre les tests, la reproductibilit\u00e9 entre les diff\u00e9rents tests d\u00e9localis\u00e9s, le panel de g\u00e8nes utilis\u00e9s : (cycle cellulaire, invasion, angiogen\u00e8se et m\u00e9tastase), la correspondance avec la classification mol\u00e9culaire de la tumeur.<br><\/p>\n\n\n\n<p><strong>A-Oncotype DX<\/strong><br><\/p>\n\n\n\n<p>Il est commercialis\u00e9e par la compagnie Genomic Health bas\u00e9e \u00e0 Redwood en Californie. Le test est r\u00e9alis\u00e9 \u00e0 partir d\u2019un tissu tumoral du cancer du sein invasif fix\u00e9 au formol et enrob\u00e9 de paraffine. Le tissu est obtenu par tumorectomie, mastectomie ou microbiopsie. Il requiert un bloc tumoral et une lame HE du m\u00eame bloc. Lors de l\u2019envoi des blocs, 35 \u00e0 65 microns de tissu seront g\u00e9n\u00e9ralement utilis\u00e9s. Les r\u00e9sultats du test Oncotype DX sont g\u00e9n\u00e9ralement disponibles sous 7 \u00e0 10 jours \u00e0 compter de la date de r\u00e9ception de l\u2019\u00e9chantillon par Genomic Health. Les r\u00e9sultats du test seront envoy\u00e9s par fax, par courrier express (du jour au lendemain) ou par transfert en ligne s\u00e9curis\u00e9e.<br><\/p>\n\n\n\n<p>La technique d\u2019amplification des g\u00e8nes de Oncotype Dx\u00ae est r\u00e9alis\u00e9e par qRT-PCR et est centralis\u00e9e. Elle se base sur 21 g\u00e8nes pour lesquels les valeurs respectives des g\u00e8nes de prolif\u00e9ration (angiogen\u00e8se et invasion), de cycle cellulaire et de m\u00e9tastase. Les patientes incluses dans les \u00e9tudes pr\u00e9sentaient un statut pr\u00e9- et post-m\u00e9nopausique ; leur tumeur exprimait des r\u00e9cepteurs hormonaux positifs, un HER2 non surexprim\u00e9 ; les patientes \u00e9taient initialement sans atteinte ganglionnaire. Afin d\u2019\u00e9largir le test aux atteintes ganglionnaires, l\u2019\u00e9tude RxPonder en cours int\u00e8gre l\u2019atteinte d\u2019au moins 3 ganglions envahis.<br><\/p>\n\n\n\n<p>Le r\u00e9sultat du test exprime le risque de r\u00e9cidive appel\u00e9 Recurrence Score (RS).&nbsp; Le recurrence score comprend 3 cat\u00e9gories de risque : \u00e9lev\u00e9, interm\u00e9diaire et faible&nbsp;:<br><\/p>\n\n\n\n<p>-Un RS faible correspond \u00e0 un faible risque de r\u00e9cidive, une sensibilit\u00e9 \u00e0 l\u2019hormonoth\u00e9rapie et un b\u00e9n\u00e9fice minime voire nul de la chimioth\u00e9rapie.&nbsp;<br><\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; -Un RS \u00e9lev\u00e9 correspond \u00e0 un risque de r\u00e9cidive plus \u00e9lev\u00e9, une moindre sensibilit\u00e9 \u00e0 l\u2019hormonoth\u00e9rapie et un b\u00e9n\u00e9fice plus important de la chimioth\u00e9rapie.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"635\" height=\"285\" src=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/image-29.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-180\" srcset=\"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/image-29.png 635w, https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/image-29-300x135.png 300w, https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/image-29-602x270.png 602w\" sizes=\"auto, (max-width: 635px) 100vw, 635px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p><br>B-Mammaprint<br><\/p>\n\n\n\n<p>Le test Mammaprint a \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9 par l\u2019\u00e9quipe du NKI d\u2019Amsterdam et commercialis\u00e9e par la compagnie Agendia (Pays-Bas).<br><\/p>\n\n\n\n<p>Il se fonde sur 70 g\u00e8nes par une technique de micro-array ADN r\u00e9alis\u00e9e, contrairement aux autres tests, en tissus frais. L\u2019analyse est centralis\u00e9e. L\u2019\u00e9tude principale et prospective de validation est MINDACT. Les patientes incluses \u00e9taient pr\u00e9- et post-m\u00e9nopaus\u00e9es, pr\u00e9sentant de 0 \u00e0 3 atteintes ganglionnaires quels que soient les r\u00e9cepteurs hormonaux et l\u2019expression d\u2019HER2. Un risque g\u00e9nomique par Mammaprint et un risque clinique calcul\u00e9 sur la base d\u2019Adjuvant ! On line ont permis de classer les patientes en bas ou haut risque de r\u00e9cidive. L\u2019\u00e9tude a permis de valider la survie sans r\u00e9cidive \u00e0 5 ans pour les patientes appartenant au groupe discordant ayant un risque clinique \u00e9lev\u00e9 et un risque g\u00e9nomique faible non trait\u00e9es par chimioth\u00e9rapie.<br><\/p>\n\n\n\n<p>C-Prosigna\u00ae<br><\/p>\n\n\n\n<p>Le test pronostique d\u2019expression g\u00e9nomique Prosigna\u00ae a \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9 sur la base de la signature g\u00e9nique PAM50. Cette signature compare 50 g\u00e8nes de la tumeur \u00e0 la classification mol\u00e9culaire selon les 4 sous-types luminal A et B, HER2+ et triple n\u00e9gatif sur une plateforme centralis\u00e9e. Le test est r\u00e9alis\u00e9 par hybridation du mRNA sur des plateformes locales d\u00e9centralis\u00e9es. Les \u00e9tudes de Prosigna\u00ae ABCSG8 r\u00e9int\u00e8grent 46 de ces g\u00e8nes \u00e0 la taille de la tumeur afin de calculer le risque de r\u00e9cidive ROR (risk of recurrence) sur des plateformes d\u00e9localis\u00e9es.<br><\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019enjeu des tests d\u00e9centralis\u00e9s est d\u2019assurer une bonne reproductibilit\u00e9, ce qu\u2019a pu confirmer Prosigna\u00ae.<br><\/p>\n\n\n\n<p>La validation clinique a port\u00e9 sur des patientes m\u00e9nopaus\u00e9es, pour lesquelles les tumeurs exprimaient des r\u00e9cepteurs hormonaux positifs, un HER2 non surexprim\u00e9, avec ou sans atteinte ganglionnaire. Le ROR classe les patientes en 3 groupes de risque : haut, interm\u00e9diaire et bas.<br><\/p>\n\n\n\n<p>D-Endopredict\u00ae<br><\/p>\n\n\n\n<p>Le test Endopredict\u00ae, est fond\u00e9 sur l\u2019analyse en qRT-PCR sur des plateformes locales d\u00e9centralis\u00e9es \u00e0 partir de la cohorte TransATAC sur la base des \u00e9tudes ABCSG6 et 8.&nbsp; En France il est r\u00e9alis\u00e9 sur un site de r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 l\u2019h\u00f4pital Saint-Louis \u00e0 Paris. La validation clinique a int\u00e9gr\u00e9 des femmes m\u00e9nopaus\u00e9es avec r\u00e9cepteurs hormonaux positifs, HER2 non surexprim\u00e9 et avec ou sans atteinte ganglionnaire. Le score EPclin est la r\u00e9sultante d\u2019un algorithme int\u00e9grant le score mol\u00e9culaire de 12 g\u00e8nes associ\u00e9 \u00e0 la taille et au nombre de ganglions envahis. Le score de risque est class\u00e9 en bas et haut risque.<br><\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019objectif de ces tests g\u00e9nomiques est d\u2019informer sur le pronostic des patientes, \u00e0 savoir le risque de r\u00e9cidive sous hormonoth\u00e9rapie. Pour Mammaprint, il est \u00e0 5 ans et pour les autres tests \u00e0 10 ans.<br><\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019utilisation de la cohorte ATAC d\u2019Oncotype Dx\u00ae a permis, en plus de la valeur pronostique du test et de la survie sans m\u00e9tastase, d\u2019obtenir une donn\u00e9e pr\u00e9dictive \u00e0 savoir s\u2019il existe un r\u00e9el b\u00e9n\u00e9fice \u00e0 la chimioth\u00e9rapie pour \u00e9viter une r\u00e9cidive \u00e0 10 ans. L\u2019analyse Mammaprint a aussi \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e en prospectif ; elle permet de m\u00eame d\u2019obtenir une information sur la survie sans m\u00e9tastase \u00e0 10 ans et a une valeur pr\u00e9dictive.<br><\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est donc gr\u00e2ce aux informations fournies par les validations cliniques que ces tests ont \u00e9t\u00e9 class\u00e9s par les soci\u00e9t\u00e9s savantes comme l\u2019AJCC (American joint committee on cancer) selon les crit\u00e8res de l\u2019EBM (Evidence-based medecine).<br><\/p>\n\n\n\n<p>Le test Oncotype Dx\u00ae a \u00e9t\u00e9 int\u00e9gr\u00e9 dans la classification des cancers du sein avec un stade IA pour une tumeur avec un RS &lt; 11. La valeur pr\u00e9dictive de r\u00e9ponse \u00e0 la chimioth\u00e9rapie calcul\u00e9e sur le RS d\u2019Oncotype Dx\u00ae correspond \u00e0 niveau de preuve IB, le score de Mammaprint \u00e0 un niveau II et ceux d\u2019Endopredict\u00ae et Prosigna\u00ae \u00e0 un niveau III (voire II pour Prosigna\u00ae).<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"639\" height=\"358\" src=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/image-30.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-181\" srcset=\"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/image-30.png 639w, https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/image-30-300x168.png 300w, https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/image-30-482x270.png 482w\" sizes=\"auto, (max-width: 639px) 100vw, 639px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"639\" height=\"360\" src=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/image-31.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-182\" srcset=\"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/image-31.png 639w, https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/image-31-300x169.png 300w, https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/image-31-479x270.png 479w\" sizes=\"auto, (max-width: 639px) 100vw, 639px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>Bien que les tests Endopredict\u00ae et Prosigna\u00ae soient r\u00e9trospectifs contrairement \u00e0 Mammaprint et Oncotype Dx\u00ae, l\u2019apport des crit\u00e8res cliniques dans le calcul du risque de rechute est une donn\u00e9e compl\u00e9mentaire qui peut \u00eatre utile pour les \u00e9quipes.<br><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Les indications de ces tests<br><\/h2>\n\n\n\n<p>Les patientes concern\u00e9es par cette nouvelle approche d\u00e9pend du type de test utilis\u00e9. Les cas sont r\u00e9sum\u00e9s dans le tableau&nbsp; ci-apr\u00e8s&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"639\" height=\"312\" src=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/image-32.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-183\" srcset=\"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/image-32.png 639w, https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/image-32-300x146.png 300w, https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/image-32-553x270.png 553w\" sizes=\"auto, (max-width: 639px) 100vw, 639px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>Nouveau: Fiche d\u2019information pour analyse uPA\/PAI-1 dans le cancer du sein<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019uPA (activateur du plasminog\u00e8ne de type urokinase), et son inhibiteur PAI-1, sont des prot\u00e9ines impliqu\u00e9es dans la fibrinolyse. Elles interviennent dans la d\u00e9gradation de la matrice extracellulaire et sont produites \u00e0 la fois par les cellules du microenvironnement et par les cellules tumorales. En interagissant avec diff\u00e9rents acteurs de la signalisation cellulaire, elles ont un r\u00f4le important dans la migration cellulaire, la prolif\u00e9ration, la survie cellulaire et la n\u00e9o-angiog\u00e9n\u00e8se.<\/p>\n\n\n\n<p>Le dosage d\u2019uPA et de PAI-1 s&rsquo;adresse aux patientes ayant un\u00a0cancer du sein sans atteinte ganglionnaire. C&rsquo;est un\u00a0facteur pronostique\u00a0du plus haut niveau de preuve (niveau 1) qui permet d&rsquo;identifier deux groupes de patientes en fonction du risque de r\u00e9cidive.<br>Selon les recommandations de l\u2019INCa (novembre 2009), un taux d\u2019uPA > 3 ng\/mg de prot\u00e9ines et\/ou de\u00a0PAI-1 > 14 ng\/mg de prot\u00e9ines traduit un pronostic d\u00e9favorable. Les patientes \u00e0 faible risque de r\u00e9cidive ne tirent pas b\u00e9n\u00e9fice d\u2019un traitement par chimioth\u00e9rapie.<\/p>\n\n\n\n<p>En pratique, le dosage de uPA\/PAI-1 permet d&rsquo;affiner le risque de r\u00e9cidive et l&rsquo;indication de chimioth\u00e9rapie dans le groupe des patientes T1, T2, sans atteinte ganglionnaire avec un niveau de preuve \u00e9lev\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Il s&rsquo;agit d&rsquo;un dosage prot\u00e9ique r\u00e9alis\u00e9 par une technique Elisa. Le Kit utilis\u00e9 est le Kit Femtelle\u00ae\u00a0American Diagnostica, valid\u00e9 pour un usage diagnostique en biologie clinique.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce dosage s&rsquo;effectue \u00e0 partir d\u2019un \u00e9chantillon tumoral (cellules et stroma) cryopr\u00e9serv\u00e9 de 50 mg au\u00a0minimum. Le d\u00e9lai entre l&rsquo;ex\u00e9r\u00e8se et la cong\u00e9lation doit \u00eatre id\u00e9alement inf\u00e9rieur \u00e0 30 minutes et en aucun cas exc\u00e9der une heure. Conform\u00e9ment aux recommandations de l&rsquo;INCa, l&rsquo;anatomopathologiste doit s&rsquo;assurer de la nature tumorale du fragment pr\u00e9lev\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>En raison du risque d&rsquo;\u00e9l\u00e9vation non sp\u00e9cifique induite par le processus cicatriciel, il est n\u00e9cessaire de r\u00e9aliser ce dosage au moins 10 jours apr\u00e8s une biopsie ou une cytoponction, et de pr\u00e9lever l&rsquo;\u00e9chantillon tumoral \u00e0 distance de la cicatrice des micro\/macro biopsies&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Le remboursement de ces tests<br><\/h2>\n\n\n\n<p>Officiellement ces tests ne sont pas rembours\u00e9s en France par la S\u00e9curit\u00e9 Sociale. Dans d\u2019autres pays tels que le Royaume-Uni, l\u2019Espagne, le Canada, la Suisse ou encore l\u2019Allemagne, ils sont rembours\u00e9s. Toutefois, il est de plus en plus \u00e9vident que l\u2019\u00e9conomie g\u00e9n\u00e9r\u00e9e par la disparition de 30% de chimioth\u00e9rapies pr\u00e9sente un avantage \u00e9conomique&nbsp; compar\u00e9 aux co\u00fbts de ces test (entre 1000 et 3000 euros chacun).<br><\/p>\n\n\n\n<p>La Direction G\u00e9n\u00e9rale de l\u2019Organisation des Soins (DGOS) du Minist\u00e8re de la Sant\u00e9 a mis en place un nouveau syst\u00e8me de soutien \u00e0 l\u2019innovation en biologie et en anatomie et cytologie pathologiques (ACP) : le r\u00e9f\u00e9rentiel des actes innovants hors nomenclature ou RIHN. La volont\u00e9 de la DGOS est que le r\u00e9f\u00e9rentiel RIHN accueille des actes r\u00e9ellement innovants de biologie m\u00e9dicale et d\u2019anatomocytopathologie.\u00a0 Et, pr\u00e8s bien\u00a0des tours et des d\u00e9tours, un\u00a0processus de remboursement a \u00e9t\u00e9\u00a0 propos\u00e9 en 2016.\u00a0Le syst\u00e8me est complexe, comme souvent en France, \u00a0mais il permet de ne plus limiter l&rsquo;acc\u00e8s aux tests \u00e0 quelques femmes chanceuses, riches ou bien inform\u00e9es.\u00a0Le dispositif est financ\u00e9 par la Direction G\u00e9n\u00e9rale de l\u2019Offre de Soins qui d\u00e9pend du Minist\u00e8re de la Sant\u00e9 (et pas de l&rsquo;Assurance Maladie) avec, pour les \u00e9tablissements demandeurs, un remboursement fix\u00e9 \u00e0 1850 Euros.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>La HAS a reconnu en 2019 l\u2019int\u00e9r\u00eat potentiel des signatures g\u00e9nomiques comme outils compl\u00e9mentaires d\u2019aide \u00e0 la d\u00e9cision d\u2019administrer une chimioth\u00e9rapie adjuvante, chez les femmes atteintes de cancer du sein dont les crit\u00e8res clinico-pathologiques habituellement utilis\u00e9s laissent une incertitude concernant le risque de r\u00e9cidive. Il s\u2019agissait des femmes atteintes de cancer du sein de stade pr\u00e9coce, sensibles \u00e0 l\u2019hormonoth\u00e9rapie (RH+), de statut HER2 n\u00e9gatif (HER2-), de grade 2. A la lumi\u00e8re de nouvelles donn\u00e9es scientifiques, la HAS recentre la d\u00e9finition de cette population d\u2019int\u00e9r\u00eat en introduisant une distinction en fonction du statut m\u00e9nopausique (ou de l\u2019\u00e2ge) des femmes concern\u00e9es. Par ailleurs, les \u00e9tudes cliniques n\u00e9cessaires pour statuer sur le remboursement sont toujours en cours.<\/strong><br><\/p>\n\n\n\n<p>On notera cependant que le dispositif ne fait pas le tri dans les tests rembours\u00e9s, remettant&nbsp;\u00e0 demain les choix n\u00e9cessaires car&nbsp; les signatures g\u00e9nomiques ne sont pas identiques (le nombre de g\u00e8nes, les g\u00e8nes test\u00e9s,&nbsp; les technologies utilis\u00e9es et la qualit\u00e9 des \u00e9tudes de validation diff\u00e8rent beaucoup.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pourquoi la g\u00e9nomique&nbsp;? Les traitements appliqu\u00e9s aux cancers du sein sont des traitements souvent lourds, en particulier les chimioth\u00e9rapies dont les effets secondaires sont bien connus. La d\u00e9cision de faire ou non une chimioth\u00e9rapie est encore aujourd\u2019hui dans la plupart des cas guid\u00e9e sur les \u00e9l\u00e9ments pronostiques suivants&nbsp;: l\u2019\u00e2ge de la patiente, la pr\u00e9sence d\u2019embols [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":1335,"menu_order":12,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"_exactmetrics_skip_tracking":false,"_exactmetrics_sitenote_active":false,"_exactmetrics_sitenote_note":"","_exactmetrics_sitenote_category":0,"footnotes":""},"class_list":["post-179","page","type-page","status-publish","hentry","post"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/179","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=179"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/179\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2838,"href":"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/179\/revisions\/2838"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1335"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=179"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}