{"id":1524,"date":"2019-07-05T21:45:05","date_gmt":"2019-07-05T19:45:05","guid":{"rendered":"http:\/\/gyneobs.com\/site\/?page_id=1524"},"modified":"2019-07-05T21:45:05","modified_gmt":"2019-07-05T19:45:05","slug":"les-annexes-du-foetus-liquide-amniotique-placenta-cordon-ombilical","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/gyneobs.com\/site\/obstetrique\/echographies-du-foetus-normal\/les-annexes-du-foetus-liquide-amniotique-placenta-cordon-ombilical\/","title":{"rendered":"Les annexes du foetus: liquide amniotique, placenta, cordon ombilical"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Le liquide amniotique<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>Le liquide amniotique entoure le f\u0153tus pendant toute la vie intra-ut\u00e9rine. Il joue un r\u00f4le de protection essentiel en prot\u00e9geant le f\u0153tus contre les traumatismes externes par un r\u00f4le tampon et permet, en offrant un espace \u00e0 faible r\u00e9sistance et en maintenant l\u2019expansion de la cavit\u00e9 ut\u00e9rine, la mobilit\u00e9 f\u0153tale, indispensable au d\u00e9veloppement f\u0153tal, en particulier des appareils locomoteur, cardiopulmonaire et digestif. De plus, il poss\u00e8de des propri\u00e9t\u00e9s antibact\u00e9riennes et assure une lubrification, pr\u00e9venant l\u2019apparition des brides amniotiques.<\/p>\n\n\n\n<p>Le volume de liquide amniotique est un indicateur essentiel du bien-\u00eatre f\u0153tal. Les anomalies de volume, qu\u2019il s\u2019agisse du manque de liquide amniotique (oligoamnios) ou de l\u2019exc\u00e8s de liquide amniotique (hydramnios), sont des signes d\u2019appel potentiels d\u2019une pathologie f\u0153tale ou maternelle.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>A-Physiologie du liquide amniotique<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; <strong>1-Composition du liquide amniotique<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le liquide amniotique est compos\u00e9 de 98 % d\u2019eau et son pH se situe entre 7,10 et 7,20. La composition du liquide amniotique est proche de celle du s\u00e9rum maternel et f\u0153tal en d\u00e9but de grossesse.&nbsp; Le taux de sodium dans le liquide est de 116mmol\/L, alors qu\u2019il est de 142mmol\/L dans le plasma f\u0153tal et de 40mmol\/L dans les urines. Les concentrations de sodium et de chlore diminuent au cours de la grossesse alors que celles de l\u2019ur\u00e9e et de la creatinine augmentent. Le liquide amniotique comporte en outre de nombreux composants et tous les acides amin\u00e9s sont pr\u00e9sents dans le liquide amniotique. Plusieurs familles d\u2019enzymes ont \u00e9t\u00e9 mises en \u00e9vidence dans le liquide amniotique. La diamine-oxydase, enzyme h\u00e9patique de d\u00e9gradation des acides amin\u00e9s, est pr\u00e9sente dans le liquide amniotique \u00e0 un taux tr\u00e8s sup\u00e9rieur \u00e0 celui observ\u00e9 dans le sang maternel. Sa d\u00e9tection dans le vagin maternel permet ainsi d\u2019affirmer une rupture des membranes. La d\u00e9tection de l\u2019ac\u00e9tylcholinest\u00e9rase par \u00e9lectrophor\u00e8se permet de s\u2019orienter vers un diagnostic d\u2019anomalie de fermeture du tube neural. Le liquide amniotique normal contient des enzymes digestives dont l\u2019\u00e9volution d\u00e9pend de la physiologie digestive f\u0153tale. Ainsi, avant 13 SA le tube digestif est clos, et bien que les ent\u00e9rocytes s\u00e9cr\u00e8tent d\u00e9j\u00e0 des enzymes digestives, le liquide amniotique n\u2019en contient pas encore. \u00c0 13 SA, date de l\u2019ouverture de la membrane anale, les s\u00e9cr\u00e9tions accumul\u00e9es dans le tube digestif inondent le liquide amniotique. Au-del\u00e0 de 18 SA, les modifications de la composition du m\u00e9conium et la maturit\u00e9 du sphincter anal interdisent tout nouvel \u00e9coulement, les activit\u00e9s des enzymes digestives s\u2019effondrent. Les phospholipides dans le liquide amniotique ont fait l\u2019objet de nombreuses \u00e9tudes car ils jouent un r\u00f4le majeur dans la composition du surfactant. Un rapport du taux de l\u00e9cithines sur celui de sphingomy\u00e9lines sup\u00e9rieur \u00e0 2 est associ\u00e9 \u00e0 une bonne maturation pulmonaire.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019alfa-1-f\u0153toprot\u00e9ine est synth\u00e9tis\u00e9e par le foie f\u0153tal. Elle passe dans le sang maternel mais se retrouve \u00e0 un taux 1 000 fois inf\u00e9rieur \u00e0 celui du s\u00e9rum f\u0153tal. Son taux augmente rapidement dans le liquide amniotique lorsqu\u2019un contact existe entre celui-ci et le syst\u00e8me circulatoire f\u0153tal, lors par exemple d\u2019une amniocent\u00e8se.<\/p>\n\n\n\n<p>De nombreuses hormones sont \u00e9galement pr\u00e9sentes dans le liquide amniotique: la prolactine, qui aurait un r\u00f4le dans la r\u00e9gulation du volume du liquide amniotique, augmente \u00e0 partir de 14 SA pour atteindre un plateau de 18 \u00e0 28 SA, et diminue ensuite jusqu\u2019\u00e0 36 semaines. Les facteurs de croissance, comme l\u2019EGF et l\u2019IGF, sont tr\u00e8s nombreux.<\/p>\n\n\n\n<p>Enfin, le liquide amniotique contient des cellules en suspension. Jusqu\u2019\u00e0 20 SA, il existe deux principales populations de cellules vivantes : les cellules fibroblastiques et \u00e9pith\u00e9liales (cellules de desquamation amniotique ou cutan\u00e9e). La quantit\u00e9 de cellules pr\u00e9sentes dans le liquide amniotique augmente constamment avec le terme. En revanche, un maximum de cellules vivantes est recueilli entre 16 et 20 semaines. Apr\u00e8s 20 SA, les cellules vivantes (nucl\u00e9\u00e9es) disparaissent rapidement au profit des cellules de desquamation.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp;<strong> 2-Renouvellement du liquide amniotique<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le liquide amniotique se renouvelle en permanence ce qui n\u00e9cessite des entr\u00e9es et des sorties: production et r\u00e9absorption.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; <strong>a-Production et r\u00e9absorption<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; -Avant 20semaines<\/p>\n\n\n\n<p>La cavit\u00e9 amniotique appara\u00eet au 7<sup>e<\/sup> jour apr\u00e8s la f\u00e9condation. Au cours des premi\u00e8res semaines, le liquide amniotique est essentiellement un ultrafiltrat du plasma maternel. Entre 10 et 20 SA, sa composition est isotonique au s\u00e9rum maternel et f\u0153tal. Ceci est li\u00e9 aux \u00e9changes se produisant \u00e0 travers la peau f\u0153tale, non k\u00e9ratinis\u00e9e, qui est alors perm\u00e9able \u00e0 l\u2019eau, aux \u00e9lectrolytes et aux \u00e9l\u00e9ments biochimiques. La k\u00e9ratinisation de la peau d\u00e9butera vers 20 SA pour s\u2019achever \u00e0 25 SA. D\u00e8s la fin du 1<sup>er<\/sup> trimestre, le rein f\u0153tal est capable de r\u00e9absorber le sodium et de s\u00e9cr\u00e9ter de petites quantit\u00e9s d\u2019urine.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; -Apr\u00e8s 20 semaines<\/p>\n\n\n\n<p>Plusieurs \u00e9l\u00e9ments collaborent \u00e0 la formation et \u00e0 l\u2019\u00e9limination du liquide amniotique. Les deux principales sources sont la diur\u00e8se f\u0153tale et les s\u00e9cr\u00e9tions pulmonaires, tandis que les deux principales voies de r\u00e9absorption sont la d\u00e9glutition f\u0153tale et l\u2019absorption dans le sang f\u0153tal \u00e0 travers la surface f\u0153tale du placenta (voie intramembranaire).<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;<strong> b-Moyens de r\u00e9gulation<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Les \u00e9changes d\u2019eau entre le liquide amniotique et la m\u00e8re sont estim\u00e9s \u00e0 environ 460mL\/h. La relative constance du volume amniotique, pendant la grossesse, malgr\u00e9 un volume d\u2019\u00e9changes consid\u00e9rables et de multiples voies de transferts maternof\u0153taux, t\u00e9moigne de la remarquable coordination de ses moyens de r\u00e9gulation. ces derniers sont encore mal \u00e9lucid\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>B-Aspect \u00e9chographique du liquide amniotique<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00c9chographiquement, le liquide amniotique est an\u00e9chog\u00e8ne en premi\u00e8re moiti\u00e9 de grossesse, identique au contenu v\u00e9sical maternel. En deuxi\u00e8me partie de grossesse, il contient de fins \u00e9chos mobiles, en abondance tr\u00e8s variable qui correspondent \u00e0 des flocons de vernix provenant de la desquamation cutan\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>C-\u00c9valuation quantitative du liquide amniotique<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le volume de liquide amniotique est relativement constant entre 20 et 40 semaines, alors que le poids f\u0153tal passe de 400 \u00e0 plus de 3&nbsp;000&nbsp;g. Le volume maximal de liquide est atteint entre sept mois et sept mois et demi (environ 800 \u00e0 1&nbsp;000&nbsp;ml). Au voisinage du terme on observe une d\u00e9croissance absolue et relative du liquide (\u00ab&nbsp;oligoamnios physiologique&nbsp;\u00bb).<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; <strong>1-\u00c9valuation quantitative \u00ab&nbsp;\u00e0 l\u2019estime&nbsp;\u00bb<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Cette m\u00e9thode subjective est le plus souvent suffisante pour reconna\u00eetre un liquide normal ou abondant.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; <strong>1-\u00c9valuation biom\u00e9trique \u00ab&nbsp;objective&nbsp;\u00bb<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>De nombreuses m\u00e9thodes de mesure ont \u00e9t\u00e9 propos\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"alignright is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-255.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-1525\" width=\"314\" height=\"269\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; <strong>a-La m\u00e9thode de de Chamberlain<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est la premi\u00e8re m\u00e9thode propos\u00e9e et elle reste la plus utilis\u00e9e en pratique. On consid\u00e8re que le liquide amniotique est normal si l\u2019on peut trouver au moins une citerne de 1&nbsp;cm ou plus de profondeur (axe vertical) sous r\u00e9serve que la largeur soit d\u2019au moins 1&nbsp;cm. C\u2019est la m\u00e9thode la plus simple, la plus rapide, et elle est tout aussi subjective et impr\u00e9cise que les autres. \u00c0 l\u2019usage, il faut relever la limite \u00e0 2&nbsp;cm en faisant la moyenne de deux diam\u00e8tres perpendiculaires et exclure le cordon de la mesure.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; <strong>b-<\/strong><strong>M\u00e9thode des \u00ab&nbsp;quatre quadrants&nbsp;\u00bb de Phelan et Rutherford<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Elle consiste \u00e0 diviser l\u2019ut\u00e9rus en quatre quadrants (centr\u00e9s par l\u2019ombilic, donc seulement deux quadrants avant 20&nbsp;semaines). Dans chaque quadrant, on recherche la plus grande citerne dont on mesure la profondeur dans un axe vertical (par rapport au plan de la table d\u2019examen) et l\u2019on fait la somme des quatre valeurs (dont une ou deux peuvent \u00eatre nulles) qui d\u00e9finit l\u2019index amniotique. La pr\u00e9sence du cordon exclut la citerne de la mesure pour certains auteurs, mais d\u2019autres valident la citerne en mesurant le liquide au-dessus ou en dessous de l\u2019image du cordon.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"629\" height=\"322\" src=\"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-256.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-1526\" srcset=\"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-256.png 629w, https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-256-300x154.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 629px) 100vw, 629px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Le placenta<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p><strong>A-Morphologie et structure placentaire normale<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Initialement, vers neuf \u00e0 dix semaines, le futur placenta est un simple \u00e9paississement de la paroi ovulaire. En deuxi\u00e8me partie de grossesse, il forme un disque \u00e9pais qui se moule sur la concavit\u00e9 ut\u00e9rine, de forme semi-lunaire \u00e0 la coupe, d\u2019\u00e9chog\u00e9nicit\u00e9 toujours plus forte que le myom\u00e8tre.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Le placenta pr\u00e9sente&nbsp;une face f\u0153tale, ou plaque choriale, tapiss\u00e9e par l\u2019amnios et sur laquelle peuvent s\u2019observer les vaisseaux issus du cordon. C\u2019est la face qui baigne dans la cavit\u00e9 amniotique&nbsp;et une face ut\u00e9rine, ou face maternelle ou plaque basale, nettement soulign\u00e9e en fin de grossesse par des calcifications, beaucoup plus floue ou m\u00eame indiscernable du myom\u00e8tre au deuxi\u00e8me trimestre. Cette face ut\u00e9rine est s\u00e9par\u00e9e du muscle ut\u00e9rin par une couche r\u00e9siduelle d\u2019endom\u00e8tre qui constitue la caduque basale. La caduque basale contient un riche r\u00e9seau veineux de drainage du placenta, mais elle a surtout un r\u00f4le majeur de barri\u00e8re emp\u00eachant l\u2019extension du trophoblaste f\u0153tal vers le myom\u00e8tre maternel et elle constitue le plan de clivage qui permettra le d\u00e9tachement du placenta lors de la d\u00e9livrance.<\/p>\n\n\n\n<p>La biom\u00e9trie du placenta n\u2019a que tr\u00e8s peu d\u2019int\u00e9r\u00eat pratique.<\/p>\n\n\n\n<p>Les variations morphologiques sont nombreuses et le plus souvent physiologiques&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; &nbsp; -augmentation de l\u2019\u00e9paisseur;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; &nbsp; -\u00e9paisseur diminu\u00e9e en cas d\u2019exc\u00e8s de liquide ou s\u2019il est anormalement \u00e9tal\u00e9 sur une grande surface ;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; -cotyl\u00e9don aberrant ou accessoire nettement s\u00e9par\u00e9 de la masse placentaire mais reli\u00e9 par un p\u00e9dicule vasculaire qui court dans les membranes: risque de r\u00e9tention apr\u00e8s la d\u00e9livrance, risque de rupture du p\u00e9dicule en cours de travail si les vaisseaux sont dans l\u2019aire de dilatation (h\u00e9morragie de Benckiser)&nbsp;;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; -placenta bifoli\u00e9, bilob\u00e9 ou \u00ab&nbsp;bipartita&nbsp;\u00bb (le cordon s\u2019ins\u00e8re sur les membranes entre les deux masses placentaires ou sur l\u2019une ou l\u2019autre masse) ou placenta annulaire (en anneau plus ou moins complet autour du col)&nbsp;;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; &nbsp; -placenta margin\u00e9 ou circummargin\u00e9 d\u00e9fini par la pr\u00e9sence sur la plaque choriale d\u2019un anneau blanch\u00e2tre, d\u2019\u00e9paisseur variable, qui marque l\u2019insertion des membranes sur toute ou partie de la circonf\u00e9rence placentaire&nbsp;;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; -placenta circumvallata (insertion des membranes en dedans du pourtour placentaire) parfois \u00e9voqu\u00e9 en \u00e9chographie sur la pr\u00e9sence d\u2019un soul\u00e8vement du bord placentaire ou de zones an\u00e9chog\u00e8nes sous-choriales en p\u00e9riph\u00e9rie (d\u00e9p\u00f4ts de fibrine)&nbsp;: habituellement aucune incidence pathologique mais peut-\u00eatre associ\u00e9 \u00e0 une pathologie vasculaire ut\u00e9ro-placentaire&nbsp;;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp; &nbsp; -placenta fen\u00eatr\u00e9 qui dans sa partie centrale est d\u00e9pourvu de cotyl\u00e9don par r\u00e9gression focale des villosit\u00e9s choriales.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>B-\u00c9volution de la structure placentaire<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Au deuxi\u00e8me trimestre, le placenta pr\u00e9sente une structure homog\u00e8ne, avec une \u00e9chog\u00e9nicit\u00e9 mod\u00e9r\u00e9e, un peu plus forte que le myom\u00e8tre, qui correspond \u00e0 la masse des villosit\u00e9s f\u0153tales baignant dans un espace sanguin maternel virtuel.<\/p>\n\n\n\n<p>La s\u00e9nescence (ou maturation) placentaire se traduit par la perte de l\u2019homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 du tissu placentaire&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; -Les calcifications apparaissent vers sept mois mais le myst\u00e8re reste entier de savoir pourquoi certains placentas se calcifient abondamment et d\u2019autres pas.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; -Les cavernes sont des zones de rar\u00e9faction ou de r\u00e9gression villositaire, si\u00e9geant au centre de certains cotyl\u00e9dons, mesurant de quelques millim\u00e8tres \u00e0 3-4&nbsp;cm de diam\u00e8tre, formant des lacunes an\u00e9chog\u00e8nes \u00e0 contours irr\u00e9guliers, en carte g\u00e9ographique, sans renforcement p\u00e9riph\u00e9rique important.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; -Le lac sanguin sous-chorial pr\u00e9sente souvent des dilatations (espace vide de villosit\u00e9s) qui apparaissent assez t\u00f4t, parfois tr\u00e8s importantes en milieu de grossesse, formant une lacune an\u00e9chog\u00e8ne sous la plaque choriale, en bande parall\u00e8le \u00e0 la surface placentaire ou sous forme d\u2019une image triangulaire dont le sommet pointe dans un espace intercotyl\u00e9donnaire, contenant \u00e9galement un flux lent en haute fr\u00e9quence. L\u2019aspect \u00e9chographique est parfois impressionnant mais seules les formes tr\u00e8s volumineuses n\u00e9cessitent une surveillance accentu\u00e9e \u00e0 la recherche d\u2019un d\u00e9faut de croissance f\u0153tale.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; &nbsp; -Les autres lacunes an\u00e9chog\u00e8nes intra-placentaires peuvent correspondre \u00e0 des l\u00e9sions histologiques tr\u00e8s diverses, sans gravit\u00e9 le plus souvent, \u00e9ventuellement suspectes par leur caract\u00e8re multiple et diffus&nbsp;; ces images ne contiennent pas de flux sanguin&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; -les foyers de d\u00e9p\u00f4ts de fibrine avec n\u00e9crose villositaire, fr\u00e9quents sur le plan histologique, rarement associ\u00e9s \u00e0 une pathologie vasculaire, pouvant si\u00e9ger n\u2019importe o\u00f9 dans le placenta&nbsp;;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; -les infarctus placentaires (par obstruction d\u2019un vaisseau ut\u00e9ro-placentaire, retrouv\u00e9s dans un quart des placentas \u00e0 terme, potentiellement dangereux si volumineux et nombreux) sont d\u2019abord iso\u00e9chog\u00e8nes puis deviennent an\u00e9chog\u00e8nes quand ils sont anciens, formant une lacune pr\u00e9f\u00e9rentiellement basale, parfois entour\u00e9e de calcifications;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; -les thromboses intervilleuses (caillot nodulaire unique ou multiple, dans l\u2019espace intervilleux par rupture villositaire, form\u00e9 d\u2019un m\u00e9lange d\u2019h\u00e9maties f\u0153tales et maternelles, rencontr\u00e9 dans un tiers des placentas \u00e0 terme) forment une image d\u2019abord h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne \u00e9voluant vers une lacune an\u00e9chog\u00e8ne arrondie avec renforcement p\u00e9riph\u00e9rique, parfois cloisonn\u00e9e, et \u00e9ventuellement vers la r\u00e9sorption du caillot laissant en place une caverne o\u00f9 le sang circule. Fr\u00e9quentes mais de pathog\u00e9nie mal connue, elles sont g\u00e9n\u00e9ralement sans cons\u00e9quences cliniques.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>C-La classification de Grannum &nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Les divers \u00e9l\u00e9ments de la s\u00e9nescence placentaire physiologique ont \u00e9t\u00e9 regroup\u00e9s en quatre stades par Grannum mais, \u00e0 l\u2019usage, cette classification n\u2019a pu \u00eatre corr\u00e9l\u00e9e ni avec la maturit\u00e9 f\u0153tale (pulmonaire en particulier), ni avec la valeur fonctionnelle du placenta&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; -grade&nbsp;0&nbsp;: structure homog\u00e8ne, plaque choriale lisse, plaque basale \u00e0 peine visible&nbsp;;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; -grade&nbsp;1&nbsp;: rares densifications dispers\u00e9es, plaque choriale l\u00e9g\u00e8rement ondul\u00e9e&nbsp;;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; -grade&nbsp;2&nbsp;: quelques incisures dans la plaque choriale, regroupement des calcifications qui dessinent la plaque basale et des trav\u00e9es intercotyl\u00e9donnaires&nbsp;;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; -grade&nbsp;3&nbsp;: incisures en \u00ab&nbsp;brioche&nbsp;\u00bb de la face f\u0153tale, calcifications importantes dessinant des cloisons compl\u00e8tes entre la plaque basale et la plaque choriale, creusement de quelques lacunes an\u00e9chog\u00e8nes au centre des cotyl\u00e9dons.<\/p>\n\n\n\n<p>Le grade&nbsp;3 correspond au processus extr\u00eame de vieillissement et s\u2019observe dans 15&nbsp;% des grossesses au-del\u00e0 de 36&nbsp;semaines.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-257.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-1527\" width=\"583\" height=\"429\" srcset=\"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-257.png 387w, https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-257-300x221.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 583px) 100vw, 583px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Le cordon ombilical<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>Sauf en cas d\u2019oligoamnios, le cordon est facilement rep\u00e9r\u00e9 dans le liquide amniotique, pulsatile, en coupe ou en petits segments en raison de son trajet flexueux. L\u2019utilisation du mode Doppler couleur permet \u00e9videmment de gagner du temps pour la localisation du cordon et surtout pour identifier rapidement le meilleur point de mesure, et le meilleur angle, pour la v\u00e9locim\u00e9trie des art\u00e8res ombilicales.<\/p>\n\n\n\n<p>Le cordon pr\u00e9sente une spiralisation plus ou moins marqu\u00e9e selon les grossesses et cela n\u2019a pas de signification pronostique. Il contient normalement une grosse veine autour de laquelle s\u2019enroulent deux art\u00e8res parall\u00e8les de plus faible calibre, accol\u00e9es ou s\u00e9par\u00e9es de quelques millim\u00e8tres. La gel\u00e9e de Wharton qui entoure les vaisseaux est \u00e9chog\u00e8ne mais souvent peu abondante, soulignant simplement les contours des vaisseaux. Le calibre du cordon, au troisi\u00e8me trimestre, est en moyenne de 15&nbsp;mm (surface de coupe&nbsp;: 180&nbsp;mm<sup>2<\/sup>). La veine ombilicale mesure 6 \u00e0 8&nbsp;mm de diam\u00e8tre et les art\u00e8res 2 \u00e0 3&nbsp;mm. Il est impossible en pratique d\u2019appr\u00e9cier la longueur du cordon par \u00e9chographie (en moyenne 50&nbsp;cm).<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019implantation placentaire&nbsp; est plus facile \u00e0 rep\u00e9rer sur un placenta ant\u00e9rieur ou lat\u00e9ral. Elle est habituellement centrale. Il est normal d\u2019observer parfois une fusion des deux art\u00e8res \u00e0 ce niveau, dans les derniers centim\u00e8tres&nbsp;: le compte des vaisseaux doit donc se faire en cordon libre ou, mieux encore, \u00e0 l\u2019implantation abdominale. La recherche de l\u2019implantation sur le placenta est n\u00e9cessaire pour la cordocent\u00e8se ou en cas de placenta bas ins\u00e9r\u00e9 pour d\u00e9pister une insertion v\u00e9lamenteuse.<\/p>\n\n\n\n<p>Le trajet du cordon n\u2019est pas syst\u00e9matis\u00e9 mais on le retrouve logiquement devant la paroi thoraco-abdominale ant\u00e9rieure et devant la face, entre les membres. Il peut marquer des empreintes trompeuses sur la paroi abdominale ou la face. On observe parfois des manipulations du cordon par les mains f\u0153tales ou des succions.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019implantation (ou insertion) abdominale doit \u00eatre \u00e9tudi\u00e9e syst\u00e9matiquement pour affirmer l\u2019int\u00e9grit\u00e9 de la paroi abdominale.&nbsp;<br><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le liquide amniotique Le liquide amniotique entoure le f\u0153tus pendant toute la vie intra-ut\u00e9rine. 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