{"id":1267,"date":"2019-07-04T08:34:21","date_gmt":"2019-07-04T06:34:21","guid":{"rendered":"http:\/\/gyneobs.com\/site\/?page_id=1267"},"modified":"2019-07-04T08:34:22","modified_gmt":"2019-07-04T06:34:22","slug":"la-souffrance-foetale-en-cours-de-travail","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/gyneobs.com\/site\/obstetrique\/accouchements-dystociques\/la-souffrance-foetale-en-cours-de-travail\/","title":{"rendered":"La souffrance foetale en cours de travail"},"content":{"rendered":"\n<p>Si l\u2019on excepte les accidents li\u00e9s \u00e0 l\u2019extraction du f\u0153tus, la souffrance f\u0153tale aigu\u00eb est un \u00e9tat qui est est la cons\u00e9quence de la perturbation des \u00e9changes gazeux f\u0153to-maternels au cours du travail. Elle repr\u00e9sente pour le f\u0153tus un risque mortel imm\u00e9diat et la menace de s\u00e9quelles \u00e0 long terme : infirmit\u00e9 psychomotrice et retard intellectuel.<\/p>\n\n\n\n<p>Traiter et surtout pr\u00e9venir la souffrance f\u0153tale aigu\u00eb doit, pour ces raisons, \u00eatre le premier souci de l\u2019obst\u00e9trique actuelle.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>I-LES BESOINS DU F\u0152TUS EN OXYG\u00c8NE<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Les besoins en oxyg\u00e8ne du f\u0153tus sont deux fois sup\u00e9rieurs \u00e0 ceux de l\u2019adulte en raison de l\u2019immaturit\u00e9 des syst\u00e8mes enzymatiques f\u0153taux et \u00e0 la pauvret\u00e9 en mitochondries. La r\u00e9serve d\u2019oxyg\u00e8ne dont dispose un f\u0153tus de 3 kg est de 36 ml et repr\u00e9sente une avance d\u2019oxyg\u00e9nation de deux minutes. Un apport r\u00e9gulier d\u2019oxyg\u00e8ne lui est donc indispensable.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>II-LES ORIGINES DE L\u2019ANOXIE F\u0152TALE<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019anoxie f\u0153tale peut provenir :<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014 soit d\u2019une diminution du d\u00e9bit sanguin placentaire: L\u2019interruption de la circulation ut\u00e9ro-placentaire lors d\u2019une contraction est habituellement de 10 \u00e0 20 secondes et le f\u0153tus la tol\u00e8re bien. Cela n\u2019est plus le cas s\u2019il existe une hypercin\u00e9sie de fr\u00e9quence, une hypertonie ou une perturbation chronique du d\u00e9bit placentaire comme cela s\u2019observe dans les situations de souffrance f\u0153tale chronique. De m\u00eame, cela n\u2019est plus le cas lors de la phase d\u2019expulsion qui s\u2019accompagne d\u2019une acidose m\u00e9tabolique. Plus l\u2019expulsion est longue, plus l\u2019acidose m\u00e9tabolique est importante entra\u00eenant une chute rapide du pH.<\/p>\n\n\n\n<p>La chute de la tension art\u00e9rielle de la m\u00e8re, lorsqu\u2019elle descend au-dessous d\u2019un certain seuil, est susceptible de provoquer une chute brutale du d\u00e9bit placentaire, alors qu\u2019une hypotension mod\u00e9r\u00e9e n\u2019aura que peu d\u2019effet.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Lors du \u00absyndrome cave\u00bb qui peut s\u2019observer lorsque la m\u00e8re est en d\u00e9cubitus dorsal :&nbsp; la compression de la veine cave inf\u00e9rieure par la masse de l\u2019ut\u00e9rus gravide peut provoquer parfois une hypotension maternelle s\u00e9v\u00e8re. Ce ph\u00e9nom\u00e8ne ne se produit pas s\u2019il existe une circulation collat\u00e9rale efficace.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014 soit de la transmission au f\u0153tus d\u2019une acidose maternelle: contractions, h\u00e9morragie, fi\u00e8vre, cardiopathies, hyperventilation maternelle, etc.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>III-LES EFFETS DE L\u2019ANOXIE SUR LE F\u0152TUS<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019anoxie provoque des troubles m\u00e9taboliques, eux m\u00eames responsables de perturbations h\u00e9modynamiques.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>-Perturbations m\u00e9taboliques<\/p>\n\n\n\n<p>Le manque d\u2019oxyg\u00e8ne implique une utilisation plus importante de glucose. La source naturelle de glucose ayant plut\u00f4t tendance \u00e0 se tarir du fait de la diminution des \u00e9changes f\u0153to-placentaires, le f\u0153tus doit faire appel \u00e0 ses r\u00e9serves en glycog\u00e8nes. Ce catabolisme glucidique se fait par la voie ana\u00e9robie et provoque une acidose m\u00e9tabolique avec production d\u2019acide lactique. En outre la diminution des \u00e9changes f\u0153to-placentaires g\u00e8ne l\u2019\u00e9limination du CO2 vers la m\u00e8re qui s\u2019accumule chez le f\u0153tus. \u00c0 l\u2019acidose m\u00e9tabolique s\u2019ajoute ainsi une acidose gazeuse, due \u00e0 l\u2019hypercapnie. Pour lutter contre cette acidose, le f\u0153tus met en jeu ses syst\u00e8mes tampon, essentiellement constitu\u00e9s par l\u2019h\u00e9moglobine. Lorsqu\u2019ils sont satur\u00e9s, le pH chute brutalement.<\/p>\n\n\n\n<p>-Perturbations h\u00e9modynamiques<\/p>\n\n\n\n<p>-La bradycardie est la r\u00e9action habituelle du c\u0153ur f\u0153tal \u00e0 l\u2019anoxie. Il s\u2019agit exceptionnellement d\u2019une tachycardie.<\/p>\n\n\n\n<p>-Il se produit une adaptation circulatoire \u00e0 l\u2019anoxie qui sacrifie les territoires tels que poumons, reins, intestin, rate, peau et muscles au profit du c\u0153ur, du cerveau et des surr\u00e9nales. Par contre, les m\u00e9canismes d\u2019autor\u00e9gulation qui permettent normalement de maintenir un d\u00e9bit c\u00e9r\u00e9bral constant sont perturb\u00e9s, ce qui favorise les h\u00e9morragies c\u00e9r\u00e9bro-m\u00e9ning\u00e9es. La souffrance isch\u00e9mique du tube digestif se traduit par l\u2019\u00e9mission de m\u00e9conium responsable des liquides teint\u00e9s ou franchement m\u00e9coniaux. \u00c0 la naissance, peuvent s\u2019observer certains troubles anoxiques r\u00e9siduels : l\u00e9sions d\u2019isch\u00e9mie r\u00e9nale, ict\u00e8re, persistance de la circulation f\u0153tale.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>IV-\u00c9TIOLOGIES<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>LES CAUSES UT\u00c9RINES<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Ce sont :<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014 les hypercin\u00e9sies d\u2019intensit\u00e9 ;<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014 les hypercin\u00e9sies de fr\u00e9quence ;<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014 les hypertonies ;<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014 et d\u2019une mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale les stagnations de la dilatation.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>LES CAUSES MATERNELLES<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Elles ont toutes pour effet de provoquer une diminution d\u2019apport en oxyg\u00e8ne au placenta. Ce sont :&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014 le diab\u00e8te ;<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014 l\u2019hypertension art\u00e9rielle gravidique ;<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014 le syndrome cave ;<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014 les \u00e9tats de choc, notamment par h\u00e9morragie ;<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014 les chutes brutales de tension li\u00e9es \u00e0 la prescription abusive d\u2019hypotenseurs chez une hypertendue ;<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014 les an\u00e9mies maternelles s\u00e9v\u00e8res ;<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014 les cardiopathies d\u00e9compens\u00e9es ;<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014 l\u2019insuffisance respiratoire s\u00e9v\u00e8re ;<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014 l\u2019anoxie aigu\u00eb, par accident d\u2019intubation lors d\u2019une anesth\u00e9sie g\u00e9n\u00e9rale par exemple.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>LES CAUSES ANNEXIELLES<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u2014 L\u2019h\u00e9matome r\u00e9troplacentaire.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014 Les anomalies funiculaires : circulaire serr\u00e9, n\u0153ud, procidence.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>LES CAUSES F\u0152TALES OU OBST\u00c9TRICALES<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Tous les enfants d\u00e9j\u00e0 fragilis\u00e9s sont plus sensibles \u00e0 l\u2019anoxie :<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014 les pr\u00e9matur\u00e9s ;<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014 les hypotrophes ;<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014 les jumeaux ;<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014 les f\u0153tus infect\u00e9s ;<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014 les f\u0153tus an\u00e9mi\u00e9s ;<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014 les accouchements par le si\u00e8ge ;<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014 les grossesses \u00e0 partir de la 41e semaine comportent un risque accru de souffrance f\u0153tale qui devient ensuite majeur et proportionnel \u00e0 la dur\u00e9e de la prolongation de la grossesse.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>V-DIAGNOSTIC<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le diagnostic de la souffrance f\u0153tale aigu\u00eb en cours de travail n\u2019est pas toujours tr\u00e8s ais\u00e9 car il ne peut reposer que sur trois types d\u2019\u00e9l\u00e9ments qui doivent \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9s avec soin et toujours en&nbsp; fonction du contexte clinique :&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014 l\u2019apparition d\u2019un liquide m\u00e9conial ;<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014 les anomalies du rythme cardiaque f\u0153tal ;<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014 l\u2019\u00e9tude du pH f\u0153tal ;<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019aspect de l\u2019enfant \u00e0 la naissance peut venir confirmer le diagnostic.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>A-LE LIQUIDE M\u00c9CONIAL<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019\u00e9mission de m\u00e9conium dans le liquide amniotique est une cons\u00e9quence de l\u2019anoxie. Elle s\u2019explique par des ph\u00e9nom\u00e8nes de vasoconstriction locale et par l\u2019excitation du parasympathique entra\u00eenant une activation du p\u00e9ristaltisme intestinal et un rel\u00e2chement du sphincter anal.<\/p>\n\n\n\n<p>Un liquide d\u00e9j\u00e0 teint\u00e9 en d\u00e9but de travail traduit une souffrance f\u0153tale chronique et c\u2019est surtout la survenue d\u2019un liquide m\u00e9conial en cours de travail qui a de la valeur. Ce signe est int\u00e9ressant \u00e0 noter mais n\u2019est pas pathognomonique de la souffrance f\u0153tale. Il n\u2019a en outre pas de signification en cas de pr\u00e9sentation du si\u00e8ge.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>B-LES ANOMALIES DU RYTHME CARDIAQUE F\u0152TAL<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>1-Analyse visuelle<\/p>\n\n\n\n<p>Le monitorage continu de la fr\u00e9quence cardiaque f\u0153tale coupl\u00e9 \u00e0 l\u2019enregistrement des contractions doit \u00eatre syst\u00e9matique chez toute femme en travail. Il repr\u00e9sente d\u2019ailleurs un int\u00e9r\u00eat m\u00e9dico-l\u00e9gal certain.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Par rapport au rythme cardiaque normal on peut observer diverses anomalies.<\/p>\n\n\n\n<p>-Modifications des variations de rythme<\/p>\n\n\n\n<p>-Les acc\u00e9l\u00e9rations<\/p>\n\n\n\n<p>Des acc\u00e9l\u00e9rations temporaires en rapport avec une contraction ne sont pas inqui\u00e9tantes.<\/p>\n\n\n\n<p>Une tachycardie permanente a par contredes significations plus p\u00e9joratives et peut traduire :<\/p>\n\n\n\n<p>-une fi\u00e8vre maternelle ;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>-une infection f\u0153tale ;<\/p>\n\n\n\n<p>-l\u2019administration de certaines drogues ( b\u00eatamim\u00e9tiques, atropine) ;<\/p>\n\n\n\n<p>-une souffrance f\u0153tale.<\/p>\n\n\n\n<p>-Les ralentissements<\/p>\n\n\n\n<p>Ils peuvent \u00eatre de&nbsp; divers types et plusieurs classifications existent. Sch\u00e9matiquement on distinguera:<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &#8211; les<strong> ralentissements pr\u00e9coces,&nbsp;<\/strong> \u00e0 peu pr\u00e8s synchrones de la contraction ut\u00e9rine avec un d\u00e9but, un maximum et une fin correspondant \u00e0 la contraction ut\u00e9rine. Ils sont g\u00e9n\u00e9ralement peu inqui\u00e9tants et sont dus \u00e0 un m\u00e9canisme r\u00e9flexe provoqu\u00e9 par la compression de la t\u00eate f\u0153tale. Ainsi sont-ils favoris\u00e9s par l\u2019engagement de la t\u00eate, la rupture des membranes, l\u2019expulsion. &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>-Les <strong>ralentissements tardifs,<\/strong> ont un d\u00e9but, un maximum et une fin d\u00e9cal\u00e9s dans le temps par rapport \u00e0 la contractions ut\u00e9rine. Ils sont, eux, directement li\u00e9s \u00e0 l\u2019anoxie induite par les contractions ut\u00e9rines. Leur aspect s\u2019explique par le fait que l\u2019hypoxie f\u0153tale atteint son maximum \u00e0 la fin de la contraction ; c\u2019est donc le moment o\u00f9 le ralentissement atteint, lui, son maximum. L\u2019interpr\u00e9tation doit tenir compte :<\/p>\n\n\n\n<p>-On tient compte aussi de l\u2019amplitude du ralentissement :<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014 inf\u00e9rieur \u00e0 30 Bpm (battements par minute) \u00e0 partir d\u2019un rythme cardiaque basal normal, le pronostic est peu grave ;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014 entre 30 et 60 Bpm, il est plus inqui\u00e9tant ;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014 et au-del\u00e0 de 60 Bpm, il constitue un signe d\u2019alarme;<\/p>\n\n\n\n<p>et aussi de la dur\u00e9e de remont\u00e9e du ralentissement :<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014 si elle est br\u00e8ve dessinant un aspect sym\u00e9trique du ralentissement, le pronostic est meilleur que<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014 si elle est lente ;<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014 plus la surface occup\u00e9e par le ralentissement est importante, plus le trac\u00e9 est pathologique.<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211;<strong>Les ralentissements variables <\/strong>pouvant combiner des ralentissements pr\u00e9coces et tardifs, ou n\u2019avoir aucun rapport avec les contractions. L\u00e0 encore, c\u2019est la surface du ralentissement qui constitue l\u2019aspect p\u00e9joratif.<\/p>\n\n\n\n<p>En pratique les anomalies du rythme cardiaque f\u0153tal constituent un signe d\u2019alarme qu\u2019il ne faut en aucun cas n\u00e9gliger. Elles ne sont cependant pas parfaitement corr\u00e9l\u00e9es avec l\u2019\u00e9tat de l\u2019enfant \u00e0 la naissance et l\u2019introduction massive du monitorage obst\u00e9trical dans les maternit\u00e9s fran\u00e7aises s\u2019est accompagn\u00e9e d\u2019un accroissement brutal du taux de c\u00e9sariennes effectu\u00e9es pourdes \u201csouffrances f\u0153tales\u201d d\u00e9tect\u00e9es sur les enregistrements. Il s\u2019est av\u00e9r\u00e9 qu\u2019un certain nombre de ces c\u00e9sariennes est effectu\u00e9 \u00e0 tord comme si certains enfants supportaient mieux l\u2019anoxie que d\u2019autres. Certains naissent en effet avec des l\u00e9sions c\u00e9r\u00e9brales graves alors que d\u2019autres sont indemnes. Il faut donc interpr\u00e9ter les trac\u00e9s :<\/p>\n\n\n\n<p>-avec une certaine exp\u00e9rience obst\u00e9tricale et ne pas intervenir pour la moindre anomalie ;<\/p>\n\n\n\n<p>-en fonction du contexte clinique de lagrossesse et de l\u2019\u00e9volution du travail ;<\/p>\n\n\n\n<p>-et si possible en fonction du pH f\u0153tal qui est finalement le seul moyen d\u2019\u00e9valuer les r\u00e9serves du f\u0153tus en oxyg\u00e8ne et donc de d\u00e9terminer au mieux s\u2019il y a lieu d\u2019interrompre le travail.<\/p>\n\n\n\n<p>2-Des analyses automatis\u00e9es sont possibles&nbsp; comme le syst\u00e8me Oxford.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>C-LA MESURE DU pH F\u0152TAL OU DES LACTATES AU SCALP<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; Un pH &lt; 7,20 ou lactates &gt; 5 mmol\/l&nbsp; constitue une indication d&rsquo;extraction f\u0153tale sans d\u00e9lai.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; On retiendra<\/p>\n\n\n\n<p>pH normal &gt; 7,25<\/p>\n\n\n\n<p>pr\u00e9-acidose 7,20 &#8211; 7,25<\/p>\n\n\n\n<p>acidose grave &lt; 7,20<\/p>\n\n\n\n<p>lactates pathologiques &gt; 3,3 mmol\/l&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>La mesure des lactates au scalp par microm\u00e9thode semble avoir une valeur diagnostique comparable \u00e0 celle du pH au scalp. Elle est techniquement plus simple, pr\u00e9l\u00e8ve moins de sang,&nbsp; avec un moindre taux d\u2019\u00e9checs par rapport \u00e0 la r\u00e9alisation d\u2019un pH au scalp. N\u00e9anmoins, il n\u2019existe pas \u00e0 l\u2019heure actuelle d\u2019\u00e9tude permettant de montrer une r\u00e9duction des interventions obst\u00e9tricales ou une am\u00e9lioration de l\u2019\u00e9tat n\u00e9onatal gr\u00e2ce \u00e0 cette m\u00e9thode.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 la naissance le m\u00eame pr\u00e9l\u00e8vement sera r\u00e9alis\u00e9 au cordon. Il y a acidose lorsque le pH est inf\u00e9rieur \u00e0 7,18. par ailleurs l\u2019\u00e9tat du foetus est cot\u00e9 sur le score d\u2019Apgar.On consid\u00e8re comme pathologiques les scores inf\u00e9rieurs \u00e0 7.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>D-L\u2019OXYMETRE DE POULS<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;oxym\u00e9trie semble avoir de nombreux avantages th\u00e9oriques \u00e0 faire valoir sur le pH au scalp&nbsp;: caract\u00e8re non invasif, mesure continue, facilit\u00e9 d&rsquo;utilisation. L\u2019utilisation de l\u2019oxym\u00e9trie dans le respect du protocole permet d\u2019\u00eatre moins agressif pour la surveillance du travail en r\u00e9duisant le nombre de pH au scalp. Une saturom\u00e9trie f\u0153tale sup\u00e9rieure \u00e0 40&nbsp;% peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme rassurante sans grever l\u2019\u00e9tat n\u00e9onatal quel que soit le rythme cardiaque f\u0153tal. En revanche, le seuil discriminant devant permettre de choisir entre l\u2019extraction ou l\u2019intensification de la surveillance reste \u00e0 d\u00e9finir.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>VI-CONDUITE A TENIR<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp; &nbsp; A-SALVATRICE<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Il n\u2019est peut-\u00eatre pas inutile de rappeler que tout accouchement doit se d\u00e9rouler en milieu obst\u00e9trical sp\u00e9cialis\u00e9 disposant d\u2019un personnel comp\u00e9tent et des moyens techniques de surveillance et d\u2019intervention n\u00e9cessaires. Il faut donc combattre et condamner la mode de l\u2019accouchement \u00e0 domicile.<\/p>\n\n\n\n<p>Devant une souffrance f\u0153tale aigu\u00eb en cours de travail, de petits gestes s\u2019imposent d\u2019embl\u00e9e :<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014 mise de la m\u00e8re en d\u00e9cubitus lat\u00e9ral gauche afin de d\u00e9comprimer la veine cave ;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014 apport d\u2019oxyg\u00e8ne \u00e0 la m\u00e8re (connaissant le risque d\u2019une hyperventilation) ;<\/p>\n\n\n\n<p>\u2014 apport de s\u00e9rum glucos\u00e9 hypertonique \u00e0 la m\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>Si les signes de souffrance f\u0153tale ne s\u2019amendent pas rapidement et surtout si le pH descend&nbsp; au-dessous de 7,25, il faut pouvoir extraire l\u2019enfant d\u2019urgence. Le mode d\u2019extraction va d\u00e9pendre du stade du travail et de sa vitesse d\u2019\u00e9volution. La c\u00e9sarienne reste le mode d\u2019extraction habituel mais n\u00e9cessite un minimum de temps d\u2019intervention jusqu\u2019\u00e0 l\u2019extraction de l\u2019enfant. Il faut donc aussi savoir, en fin de travail, si les conditions obst\u00e9tricales sont bonnes, choisir la voie basse avec une aide instrumentale type forceps.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp; &nbsp; B-PR\u00c9VENTIVE<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le mieux est d\u2019\u00e9viter de se trouver confront\u00e9 \u00e0 une souffrance f\u0153tale aigu\u00eb en cours de travail dont les cons\u00e9quences sur l\u2019enfant sont impr\u00e9visibles.<\/p>\n\n\n\n<p>-Le d\u00e9clenchement syst\u00e9matique du travail avant la 41e semaine d\u2019am\u00e9norrh\u00e9e est un facteur pr\u00e9ventif capital. Il a en effet \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 que, m\u00eame en dehors de tout contexte de grossesse \u00e0 risque, le fait de na\u00eetre \u00e0 partir de la 41e semaine comporte un risque de souffrance f\u0153tale et de morbidit\u00e9 qui va ensuite croissant avec le temps. Si toutes les patientes accouchent avant cette date, un grand nombre de souffrances f\u0153tales sont \u00e9vit\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p>Par ailleurs le d\u00e9clenchement du travail, par le fait qu\u2019il implique une meilleure direction du travail, \u00e9vite certains ph\u00e9nom\u00e8nes de dystocie dynamique qui sont eux-m\u00eames parfois source de souffrance f\u0153tale. Il permet \u00e9galement le d\u00e9pistage des souffrances f\u0153tales de d\u00e9but de travail.<\/p>\n\n\n\n<p>-La c\u00e9sarienne syst\u00e9matique avant tout d\u00e9but de travail doit parfois \u00eatre faite dans certaines situations pathologiques afin de ne pas prendre le risque de d\u00e9clencher sur certains f\u0153tus \u00e0 risques une souffrance f\u0153tale aigu\u00eb (diab\u00e8te non \u00e9quilibr\u00e9, souffrance f\u0153tale chronique grave, pr\u00e9sentation du si\u00e8ge, etc&#8230;).<\/p>\n\n\n\n<p><strong>C-MESURES A LA NAISSANCE<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Outre le score d\u2019Apgar on dispose des mesures du pH ou des lactates au niveau de l&rsquo;art\u00e8re ombilicale ou&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>la veine ombilicale.<br>\n<\/p>\n\n\n\n<p>Les normes au niveau de l&rsquo;art\u00e8re ombilicale: <br>\n<\/p>\n\n\n\n<p>pH 7,28 \u00b1 0,05 (minimum accept\u00e9 : 7,12)<br>\n<\/p>\n\n\n\n<p>PCO2 6,4 kPa \u00b1 0,7<br>\n<\/p>\n\n\n\n<p>PO2 2,4 kPa \u00b1 0,7<br>\n<\/p>\n\n\n\n<p>Bicarbonates 22,3 mEq \u00b1 2,5<br>\n<\/p>\n\n\n\n<p>Base Exess &nbsp; &#8211; 8 mEq\/l (1-12)<br>\n<\/p>\n\n\n\n<p>Les normes au niveau de la veine ombilicale: <br>\n<\/p>\n\n\n\n<p>pH 7,35 \u00b1 0,05<br>\n<\/p>\n\n\n\n<p>PCO2 5 kPa \u00b1 0,7<br>\n<\/p>\n\n\n\n<p>PO2 3,8 kPa \u00b1 0,8<br>\n<\/p>\n\n\n\n<p>Bicarbonates 20,5 mEq \u00b1 4<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Retour vers: l\u2019accouchement<\/strong><br><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Si l\u2019on excepte les accidents li\u00e9s \u00e0 l\u2019extraction du f\u0153tus, la souffrance f\u0153tale aigu\u00eb est un \u00e9tat qui est est la cons\u00e9quence de la perturbation des \u00e9changes gazeux f\u0153to-maternels au cours du travail. Elle repr\u00e9sente pour le f\u0153tus un risque mortel imm\u00e9diat et la menace de s\u00e9quelles \u00e0 long terme : infirmit\u00e9 psychomotrice et retard [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":1222,"menu_order":9,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"_exactmetrics_skip_tracking":false,"_exactmetrics_sitenote_active":false,"_exactmetrics_sitenote_note":"","_exactmetrics_sitenote_category":0,"footnotes":""},"class_list":["post-1267","page","type-page","status-publish","hentry","post"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1267","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1267"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1267\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1268,"href":"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1267\/revisions\/1268"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1222"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1267"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}