{"id":1133,"date":"2019-07-04T06:36:23","date_gmt":"2019-07-04T04:36:23","guid":{"rendered":"http:\/\/gyneobs.com\/site\/?page_id=1133"},"modified":"2019-07-06T17:32:17","modified_gmt":"2019-07-06T15:32:17","slug":"fausses-couches-a-repetition","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/gyneobs.com\/site\/obstetrique\/grossesses-pathologiques\/fausses-couches-a-repetition\/","title":{"rendered":"Fausses couches \u00e0 r\u00e9p\u00e9tition"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"has-drop-cap\"><strong>L&rsquo;\u00e9limination plus ou moins pr\u00e9coce de la grossesse est un ph\u00e9nom\u00e8ne d&rsquo;une grande banalit\u00e9, puisqu&rsquo;il constitue l&rsquo;\u00e9volution naturelle de plus de la moiti\u00e9 des \u0153ufs humains. Chaque grossesse diagnostiqu\u00e9e a entre 10 et 15 % de chance de se terminer de la sorte.&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Pour une patiente donn\u00e9e, toutefois les choses ne se pr\u00e9sentent pas exactement de cette mani\u00e8re. Les \u00e9tudes \u00e9pid\u00e9miologiques montrent en effet que si le risque d&rsquo;avortement spontan\u00e9 est bien de 10 \u00e0 15 % chez une femme qui n&rsquo;a jamais fait de fausse-couche il passe \u00e0 20&nbsp; 25 % chez celle qui a d\u00e9j\u00e0 fait une fausse-couche, et \u00e0 30 % chez une patiente qui a pr\u00e9sent\u00e9 deux fausses couches et plus.&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Par ailleurs, ce risque augmente avec l&rsquo;\u00e2ge de la patiente (surtout apr\u00e8s 35 ans). C&rsquo;est pourquoi, si la plupart des auteurs ne consid\u00e8rent \u00eatre en pr\u00e9sence d&rsquo;un probl\u00e8me d&rsquo;avortements \u00e0 r\u00e9p\u00e9tition qu&rsquo;apr\u00e8s trois fausses couches, il convient en r\u00e9alit\u00e9 de consid\u00e9rer d\u00e9j\u00e0 comme ayant un risque anormalement \u00e9lev\u00e9 de r\u00e9cidive, la patiente qui n&rsquo;a fait qu&rsquo;une fausse couche, surtout si elle est \u00e2g\u00e9e de plus de 35 ans.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Lorsqu&rsquo;on estime qu&rsquo;une patiente pr\u00e9sente un risque anormalement \u00e9lev\u00e9 de fausse couche, il convient de r\u00e9unir un bilan \u00e9tiologique&nbsp; avant de laisser d\u00e9buter une nouvelle grossesse.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Ce bilan \u00e9tiologique s&rsquo;oriente principalement dans cinq directions:<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>&nbsp;Causes g\u00e9n\u00e9tiques:&nbsp;<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Enqu\u00eate g\u00e9n\u00e9tique familiale, mais surtout caryotype chez les deux partenaires. Cette recherche peut mettre en \u00e9vidence une anomalie chromosomique pr\u00e9disposant \u00e0 la mort embryonnaire, ou, en cas de grossesse \u00e9volutive, n\u00e9cessitant une amniocent\u00e8se.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>&nbsp;Causes ut\u00e9rines:&nbsp;<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>L&rsquo;hyst\u00e9rographie <\/em>peut r\u00e9v\u00e9ler une malformation ut\u00e9rine cong\u00e9nitale (ut\u00e9rus double, bicorne ou cloisonn\u00e9) en face de laquelle l&rsquo;indication chirurgicale doit \u00eatre soigneusement pes\u00e9e. Elle peut \u00e9galement mettre en \u00e9vidence des syn\u00e9chies plus ou moins \u00e9tendues, rarement postinfectieuses, g\u00e9n\u00e9ralement s\u00e9quelles d&rsquo;un curetage pour avortement spontan\u00e9 ou interruption volontaire de grossesse, et \u00e9galement justiciable de l&rsquo;hyst\u00e9roscopie chirurgicale.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>&nbsp;Causes hormonales:&nbsp;<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Un <em>bilan hormonal <\/em>de la phase lut\u00e9ale est effectu\u00e9 \u00e0 la recherche d&rsquo;une insuffisance lut\u00e9ale, pure ou associ\u00e9e \u00e0 des anomalies de traitement plus sp\u00e9cifique (hyperandrog\u00e9nie ou hyperprolactin\u00e9mie). L&rsquo;insuffisance lut\u00e9ale pure, elle-m\u00eame secondaire \u00e0 une anomalie de la phase folliculaire, est g\u00e9n\u00e9ralement trait\u00e9e soit par la progest\u00e9rone, soit par les stimulateurs de l&rsquo;ovulation.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>&nbsp;Causes masculines:&nbsp;<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>En dehors d&rsquo;une anomalie chromosomique, le mari pourrait \u00e9galement \u00eatre impliqu\u00e9 dans la responsabilit\u00e9 de fausse scouches \u00e0 r\u00e9p\u00e9tition par la qualit\u00e9 de son sperme. Le <em>spermogramme <\/em>peut objectiver une oligoasth\u00e9not\u00e9ratospermie, associ\u00e9e avec une fr\u00e9quence d&rsquo;avortements spontan\u00e9s anormalement \u00e9lev\u00e9e. Ce sont la t\u00e9ratospermie et surtout la polyzoospermie qui paraissent en cause.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>&nbsp;Causes infectieuses:&nbsp;<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>Si <\/em>elles peuvent \u00eatre \u00e9voqu\u00e9es lors d&rsquo;un avortement spontan\u00e9 avec contexte f\u00e9brile, le r\u00f4le d&rsquo;une infection chronique par certains agents comme le Toxoplasme, les Listeria, les Mycoplasmes, les <em>Chlamydia7 ou <\/em>certains virus (Herp\u00e8s, CMV) reste tr\u00e8s discut\u00e9 et le plus souvent hypoth\u00e9tique.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>&nbsp;Causes immunologiques:&nbsp;<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>elles semblent susceptibles d&rsquo;expliquer de nombreux cas de fausses couches spontan\u00e9es \u00e0 r\u00e9p\u00e9tition. Les causes g\u00e9n\u00e9tiques, majoritaires lors des accidents des premi\u00e8res semaines de grossesse, deviennent minoritaires d\u00e8s la 7\u00e8me semaine pour ne plus repr\u00e9senter que 15 % des fausses couches spontan\u00e9es du 2\u00e8me trimestre. De plus, ces chiffres ne s&rsquo;appliquent que pour des fausses couches isol\u00e9es; un caryotype anormal sur deux fausses-couches spontan\u00e9es survenues chez la m\u00eame patiente, ne se rencontre que dans 30 % des cas environ.<br>\nOn sait que la grossesse repr\u00e9sente une situation immunologique tr\u00e8s particuli\u00e8re dans laquelle l&rsquo;organisme f\u00e9minin tol\u00e8re la greffe embryonnaire puis f\u0153tale, bien qu&rsquo;elle soit porteuse d&rsquo;antig\u00e8nes paternels. Les facteurs pr\u00e9cis de cette tol\u00e9rance immunitaire sont mal connus et existent sans doute d\u00e8s l&rsquo;implantation \u00e0 la fois dans l&rsquo;endom\u00e8tre p\u00e9riimplantatoire, et dans le trophoblaste embryonnaire. On con\u00e7oit facilement que des perturbations de ces m\u00e9canismes soient susceptibles d&rsquo;entraver le d\u00e9veloppement de la grossesse, puis d&rsquo;entra\u00eener son \u00e9limination.<br>\nLa recherche d&rsquo;une cause immunitaire fait partie du bilan des fausses couches spontan\u00e9es \u00e0 r\u00e9p\u00e9tition par la recherche d&rsquo;anticorps antinoyaux, anticardiolipides, et antiprothrombinase dans un laboratoire qualifi\u00e9. Ces autoanticorps de la famille des antiphospholipides sont facteurs de micro-thromboses placentaires.&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"480\" height=\"360\" src=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-407.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-1759\" srcset=\"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-407.png 480w, https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-407-300x225.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 480px) 100vw, 480px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"480\" height=\"360\" src=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-408.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-1760\" srcset=\"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-408.png 480w, https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-408-300x225.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 480px) 100vw, 480px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"480\" height=\"360\" src=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-409.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-1761\" srcset=\"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-409.png 480w, https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-409-300x225.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 480px) 100vw, 480px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"480\" height=\"360\" src=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-410.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-1762\" srcset=\"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-410.png 480w, https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-410-300x225.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 480px) 100vw, 480px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>La th\u00e9rapeutique associe g\u00e9n\u00e9ralement un m\u00e9dicament modifiant l&rsquo;h\u00e9mostase (acide ac\u00e9tylsalicylique) \u00e0 un m\u00e9dicament immunosuppresseur (Prednisolone, delta cortisone). L\u2019efficacit\u00e9 de ces traitement est cependant discut\u00e9e et leur administration n\u2019est pas d\u00e9nu\u00e9e de dangers.<br>\nLa transfusion de leucocytes paternels est souvent propos\u00e9e en l&rsquo;absence de causes d\u00e9lectables \u00e0 l&rsquo;origine de faussescouches spontan\u00e9es \u00e0 r\u00e9p\u00e9tition. Son effet b\u00e9n\u00e9fique probable ne re\u00e7oit pour l&rsquo;instant aucune explication bien convaincante. Il n&rsquo;existe pas de crit\u00e8res d&rsquo;inclusion caract\u00e9ris\u00e9s pour ce type de traitement, l&rsquo;ensemble des crit\u00e8res ayant \u00e9t\u00e9 successivement \u00e9voqu\u00e9s ayant \u00e9t\u00e9 tour \u00e0 tour r\u00e9cus\u00e9s. La transfusion de leucocytes paternels ne sera entreprise qu&rsquo;\u00e0 la condition d&rsquo;un bilan \u00e9tiologique strictement normal, ainsi que de l&rsquo;\u00e9chec d&rsquo;un traitement \u00a0\u00bb protecteur \u00a0\u00bb classique de type progest\u00e9rone par exemple, et chez une patiente ayant pr\u00e9sent\u00e9 au moins 3 fausses couches spontan\u00e9es. Cette th\u00e9rapeutique est contre-indiqu\u00e9e chez les patientes pr\u00e9sentant des auto-anticorps circulants de type phospholipides.&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"480\" height=\"360\" src=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-411.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-1763\" srcset=\"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-411.png 480w, https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-411-300x225.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 480px) 100vw, 480px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"480\" height=\"360\" src=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-412.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-1764\" srcset=\"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-412.png 480w, https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-412-300x225.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 480px) 100vw, 480px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"480\" height=\"360\" src=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-413.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-1765\" srcset=\"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-413.png 480w, https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-413-300x225.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 480px) 100vw, 480px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p><strong><br>\nDans tous les cas, la reprise de rapports f\u00e9condants ne doit \u00eatre conseill\u00e9e que lorsque l&rsquo;anomalie mise en \u00e9vidence a \u00e9t\u00e9 corrig\u00e9e, et cette correction v\u00e9rifi\u00e9e (hyst\u00e9rographie postop\u00e9ratoire dans les malformations ut\u00e9rines, dosages hormonaux lors d&rsquo;un cycle th\u00e9rapeutique \u00a0\u00bb \u00e0 blanc \u00a0\u00bb en cas d&rsquo;insuffisance lut\u00e9ale).<br>\nIl peut arriver qu&rsquo;aucune anomalie d\u00e9lectable, m\u00eame lors d&rsquo;un bilan tr\u00e8s complet, ne puisse \u00eatre tenue pour responsable des accidents gestatifs avec une probabilit\u00e9 suffisante. Dans ces cas il n\u2019y a pas d\u2019autre solution que de tenter \u00e0 nouveau la chance d\u2019une nouvelle grossesse.<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;\u00e9limination plus ou moins pr\u00e9coce de la grossesse est un ph\u00e9nom\u00e8ne d&rsquo;une grande banalit\u00e9, puisqu&rsquo;il constitue l&rsquo;\u00e9volution naturelle de plus de la moiti\u00e9 des \u0153ufs humains. 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