{"id":1048,"date":"2019-07-03T22:05:03","date_gmt":"2019-07-03T20:05:03","guid":{"rendered":"http:\/\/gyneobs.com\/site\/?page_id=1048"},"modified":"2019-07-03T22:05:04","modified_gmt":"2019-07-03T20:05:04","slug":"le-syndrome-des-ovaires-polykystiques-opk-et-linfertilite","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/gyneobs.com\/site\/infertilite-et-procreation-medicalement-assistee\/les-explorations\/le-syndrome-des-ovaires-polykystiques-opk-et-linfertilite\/","title":{"rendered":"Le syndrome des ovaires polykystiques (OPK) et l\u2019infertilit\u00e9"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"has-drop-cap\">D\u00e9crit pour la premi\u00e8re fois en 1935 par Stein et Loeventhal, le syndrome dit aujourd\u2019hui des \u00ab&nbsp;ovaires polykystiques&nbsp;\u00bb ou PolyCystic Ovary Syndrome (PCOS) en anglais est une anomalie&nbsp; fr\u00e9quente,&nbsp; observable chez 5 \u00e0 10% des femmes,&nbsp; qui retentit sur bien des aspects de la sant\u00e9 f\u00e9minine en particulier dans le domaine de la reproduction, mais qui grade encore une part de myst\u00e8res malgr\u00e9 les progr\u00e8s faits r\u00e9cemment dans sa compr\u00e9hension.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Un syndrome difficile \u00e0 d\u00e9finir<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>Le terme d\u2019ovaires polykystiques fait en effet r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 ce qui est un aspect \u00e9chographique, c\u2019est-\u00e0-dire la constatation de trop nombreux follicules \u00e0 la surface des ovaires. Or, les progr\u00e8s des appareils d\u2019\u00e9chographies permettent maintenant d\u2019observer un tel aspect de fa\u00e7on tr\u00e8s fr\u00e9quente, sans qu\u2019il s\u2019agisse pour autant d\u2019un v\u00e9ritable syndrome des ovaires polykystiques.&nbsp; Ce diagnostic ne peut donc \u00eatre raisonnablement port\u00e9 sur le seul aspect \u00e9chographique. R\u00e9cemment, un groupe de travail international (consensus de Rotterdam) a propos\u00e9 ce syndrome comme l\u2019association d\u2019au moins deux des crit\u00e8res suivants&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; -un trouble net de l\u2019ovulation (oligo ou anovulation)&nbsp;;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; -une hyperandrog\u00e9nie, soit clinique (acn\u00e9e, peau grasse, chute des cheveux, hyperpilosit\u00e9), soit biologique&nbsp;;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; -des ovaires polykystiques \u00e0 l\u2019\u00e9chographie (plus de 12 follicules de 2 \u00e0 9mm sur au moins un des ovaires.<\/p>\n\n\n\n<p>Ces crit\u00e8res restent cependant discut\u00e9s car ils mettent l\u2019accent sur l\u2019importance des troubles fonctionnels dans le diagnostic : il est en effet possible d\u2019avoir un SOPK sans ovaire polykystique \u00e9chographique et inversement, leur pr\u00e9sence ne signe pas le diagnostic. Certains sp\u00e9cialistes critiquent cette d\u00e9finition qui, \u00e0 leurs yeux, ne met pas suffisamment l\u2019accent sur l\u2019hyperandrog\u00e9nie, \u00e9l\u00e9ment physiopathologique essentiel mais actuellement non n\u00e9cessaire au diagnostic. De plus Cinquante \u00e0 70 % des femmes atteintes du SOPK ont un exc\u00e8s pond\u00e9ral. Beaucoup sont ob\u00e8ses, bien que l\u2019ob\u00e9sit\u00e9 n\u2019ait pas de r\u00f4le causal dans le d\u00e9veloppement du syndrome, mais soit plut\u00f4t la cons\u00e9quence de l\u2019insulinor\u00e9sistance. L\u2019exc\u00e8s d\u2019adiposit\u00e9 pourrait d\u2019ailleurs aggraver les troubles reproductifs et m\u00e9taboliques associ\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>On retiendra&nbsp; donc que le diagnostic de syndrome des OPK ne doit pas \u00eatre port\u00e9 \u00e0 la l\u00e9g\u00e8re&nbsp;; que l\u2019aspect \u00e9chographique ne suffit pas&nbsp;; qu\u2019il est possible d\u2019avoir un aspect \u00e9chographique d\u2019ovaires polykystiques sans avoir de trouble de l\u2019ovulation associ\u00e9&nbsp;;&nbsp; qu\u2019il ne faut pas confondre ovaires polykystiques (\u00e0 l\u2019\u00e9chographie) et syndrome des ovaires polykystiques&nbsp;; et que l\u2019hyperandrog\u00e9nie, qu\u2019elle soit clinique ou biologique reste un signe majeur.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-186.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-1049\" width=\"579\" height=\"374\" srcset=\"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-186.png 533w, https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-186-300x194.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 579px) 100vw, 579px\" \/><figcaption><em>Aspect \u00e9chographique typique d\u2019un ovaire polykystiqu<\/em>e<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Cause et m\u00e9canisme du syndrome des ovaires polykystiques<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>Ce syndrome comprend de nombreuses anomalies qui interagissent entre elles selon ce qu\u2019on a appel\u00e9 un \u00ab&nbsp;cercle vicieux&nbsp;\u00bb, sans qu\u2019il soit possible d\u2019y reconna\u00eetre une cause unique. Il semble aujourd\u2019hui que&nbsp; cette maladie soit primitivement d\u2019origine ovarienne.<\/p>\n\n\n\n<p>Prenons&nbsp; ces \u00e9l\u00e9ments un par un.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp; &nbsp; 1-Au niveau de l\u2019hypophyse, <\/strong>il y a une hypers\u00e9cr\u00e9tion de la LH hypophysaire. Et&nbsp; g\u00e9n\u00e9ralement le bilan hormonal effectu\u00e9 en d\u00e9but de cycle montre un taux de LH sup\u00e9rieur au taux de FSH, ce qui est anormal.&nbsp; On sait par ailleurs que la s\u00e9cr\u00e9tion de FSH et LH sont sous la d\u00e9pendance de&nbsp; l\u2019hormone gonadolib\u00e9rante hypothalamique (Gn-RH)&nbsp; et que c\u2019est la pulsatilit\u00e9 de la s\u00e9cr\u00e9tion de GnRH qui d\u00e9termine les caract\u00e9ristiques de ces s\u00e9cr\u00e9tions et en particulier la proportion relative de LH et de FSH synth\u00e9tis\u00e9e par l\u2019ant\u00e9hypophyse : plus la fr\u00e9quence de lib\u00e9ration de GnRH est grande plus la synth\u00e8se de LH est favoris\u00e9e au d\u00e9triment de la FSH. Or, il semble que les femmes atteintes du syndrome des ovaires polykystiques aient une fr\u00e9quence accrue de lib\u00e9ration de LH (et donc de Gn-RH). Cette acc\u00e9l\u00e9ration de l\u2019horloge hypothalamique pourrait \u00eatre due aux niveaux relativement bas de la progest\u00e9rone r\u00e9sultant de la pauci-ovulation ou (et) \u00e0 une anomalie intrins\u00e8que du g\u00e9n\u00e9rateur de GnRH&nbsp; dont l\u2019origine est l\u2019oscillateur arqu\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp; &nbsp; 2-l\u2019hyperandrog\u00e9nie et l\u2019hyperinsulinisme. <\/strong>Ce taux accru de LH provoque une s\u00e9cr\u00e9tion accrue d\u2019androg\u00e8nes par la th\u00e8que interne de l\u2019ovaire. Mais aussi, l\u2019hyperinsulinisme contribue de mani\u00e8re directe et indirecte \u00e0 l\u2019hyperandrog\u00e9nie : au niveau de la th\u00e8que, l\u2019insuline potentialise la synth\u00e8se des androg\u00e8nes induite par la LH. Elle inhibe \u00e9galement la synth\u00e8se h\u00e9patique de la sex hormon binding globuline (SHBG), prot\u00e9ine s\u00e9rique de liaison \u00e0 la testost\u00e9rone. La cons\u00e9quence est une augmentation de la fraction libre (biodisponible) de testost\u00e9rone circulante. Ainsi, les femmes porteuses du syndrome des ovaires polykystiques associent-elles souvent hyperandrog\u00e9n\u00e9mie, insulinor\u00e9sistance, LH \u00e9lev\u00e9e et SHBG basse, alors que la testost\u00e9rone s\u00e9rique totale peut \u00eatre normale ou mod\u00e9r\u00e9ment augment\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Bien entendu, les autres maladies pouvant causer une symptomatologie identique doivent \u00eatre exclues (acrom\u00e9galie, maladie de Cushing, bloc en 21-hydroxylase, hyperprolactin\u00e9mie, tumeur endocrinienne s\u00e9cr\u00e9tante, prise occulte d\u2019androg\u00e8nes\u2026).<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp;<strong> 3-Au niveau de l\u2019ovaire. <\/strong>L\u2019hyperandrog\u00e9nie stimule l\u2019entr\u00e9e en croissance des follicules primordiaux et diminue les ph\u00e9nom\u00e8nes d\u2019atr\u00e9sie des follicules. Cela a pour effet de cr\u00e9er et de maintenir un grand nombre de follicules de petite taille. Cela conduit \u00e0 un v\u00e9ritable arr\u00eat folliculaire et \u00e0 l\u2019absence de s\u00e9lection&nbsp; d\u2019un follicule dominant. L\u2019hyperinsulinisme contribue \u00e9galement \u00e0 perturber le m\u00e9canisme de dominance en induisant une acquisition trop pr\u00e9coce des r\u00e9cepteurs \u00e0 la LH sur les cellules de la th\u00e8que interne des ovaires. Cette perturbation du m\u00e9canisme de la dominance folliculaire a pour cons\u00e9quence l\u2019absence d\u2019ovulation.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp;<strong> 4-L\u2019hyperinsulinisme.<\/strong> Il va de pair avec une r\u00e9sistance \u00e0 l\u2019insuline (insulinor\u00e9sistance). Cette insulinor\u00e9sistance semble \u00eatre d\u2019origine g\u00e9n\u00e9tique, transmise par la m\u00e8re ou peut-\u00eatre par le p\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Les cons\u00e9quences du syndrome des ovaires polykystiques<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>Le syndrome a des cons\u00e9quences sur la fertilit\u00e9, ce qui nous int\u00e9resse ici, mais aussi tout un ensemble de cons\u00e9quences importantes pour la sant\u00e9 des femmes.<\/p>\n\n\n\n<p>-L\u2019infertilit\u00e9 est pr\u00e9sente, selon les \u00e9tudes, dans 20 \u00e0 74% des cas de ce syndrome.&nbsp; Elle est li\u00e9e \u00e0 l\u2019anovulation qui est la cons\u00e9quence, comme on vient de le voir, de l\u2019arr\u00eat de la maturation folliculaire et de l\u2019absence de dominance.&nbsp; On observe en outre une plus grande fr\u00e9quence des fausses couches spontan\u00e9es (dues \u00e0 l\u2019hyperandrog\u00e9nie) et de certaines complications de la grossesse (hypertension art\u00e9rielle gravidique, diab\u00e8, pr\u00e9maturit\u00e9) en relation avec l\u2019ob\u00e9sit\u00e9 et l\u2019hyperinsulinisme.<\/p>\n\n\n\n<p>-Les autres cons\u00e9quences&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; -L\u2019ob\u00e9sit\u00e9 est pr\u00e9sente dans 30 \u00e0 75% des cas et plus une population est ob\u00e8se, plus le syndrome est fr\u00e9quent, comme c\u2019est le cas aux Etats-Unis. Cette ob\u00e9sit\u00e9 est un facteur d\u2019hyperinsulinisme et de risque de complications cardio-vasculaire.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; -L\u2019alt\u00e9ration de la tol\u00e9rance au glucose, associ\u00e9e \u00e0 un certain degr\u00e9 d\u2019insuffisance de s\u00e9cr\u00e9tion d\u2019insuline constitue un facteur de risque de diab\u00e8te gestationnel ou de diab\u00e8te permanent.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; -Le risque de maladies cardiovasculaires et d\u2019hyperlipid\u00e9mie est&nbsp; augment\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>El\u00e9ments de traitement du syndrome des ovaires polykystiques<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>Le traitement propos\u00e9 va \u00eatre diff\u00e9rent selon qu\u2019il existe ou non une infertilit\u00e9.&nbsp; Mais dans tous les cas, si une ob\u00e9sit\u00e9 est associ\u00e9e, une perte de poids sera toujours b\u00e9b\u00e9fique.<\/p>\n\n\n\n<p>Les traitements du SOPK en cas d\u2019infertilit\u00e9<\/p>\n\n\n\n<p>Il s\u2019agit ici de l\u2019infertilit\u00e9 li\u00e9e uniquement au syndrome des ovaires polykystiques, car si par exemple un facteur masculin ou de perm\u00e9abilit\u00e9 tubaire ets associ\u00e9, on aura directemnt recours \u00e0 la f\u00e9condation in vitro.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>La perte de poids<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Une r\u00e9duction modeste (2 \u00e0 7 %) du poids corporel par la modification de style de vie s\u2019accompagne, en pratique, d\u2019une baisse du taux d\u2019androg\u00e8ne circulant et r\u00e9gularise les cycles menstruels des patientes atteintes du SOPK. De la m\u00eame mani\u00e8re, la diminution de l\u2019insulin\u00e9mie conduit souvent \u00e0 la normalisation du cycle menstruel et de la fertilit\u00e9. Si l\u2019ob\u00e9sit\u00e9 exacerbe la symptomatologie due \u00e0 l\u2019insulinor\u00e9sistance, la perte de poids entra\u00eene tout naturellement une am\u00e9lioration de cette symptomatologie en am\u00e9liorant la fonction ovarienne et les anomalies hormonales associ\u00e9es.&nbsp; La perte de poids s\u2019accompagne d\u2019une r\u00e9duction de concentrations en insuline et en androg\u00e8ne et une augmentation du taux de SHBG. \u00c9tonnement, chez les SOPK ob\u00e8ses, une perte de 5 \u00e0 10 % de poids corporel entra\u00eene le r\u00e9tablissement de la fonction ovarienne chez 55 \u00e0 100 % des patientes dans les six mois suivant la r\u00e9duction pond\u00e9rale. C\u2019est donc une mesure simple efficace, bon march\u00e9 et sans effet secondaire qui constitue donc tout naturellement la premi\u00e8re ligne du traitement de la femme ob\u00e8se. Cependant, l\u2019adh\u00e9sion au traitement est souvent difficile.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>La Metformine<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>La Metformine est un hypoglyc\u00e9miant&nbsp; (Glucophage\u00ae, laboratoire Lipha Sant\u00e9 ; Stagid\u00ae, laboratoire Merck-Cl\u00e9venot ; Glucinan\u00ae, laboratoire Lipha Sant\u00e9) qui est utilis\u00e9 dans le traitement du diab\u00e8te de type 2. Elle semble int\u00e9ressante dans le traitement des troubles de l\u2019ovulation des syndromes des ovaires polykystiques essentiellement en cas d\u2019ob\u00e9sit\u00e9 associ\u00e9e. Elle ne modifie pas l\u2019insulino-s\u00e9cr\u00e9tion mais agit sur l\u2019insulino-r\u00e9sistance p\u00e9riph\u00e9rique, musculaire et h\u00e9patique. Elle est donc efficace en cas d\u2019hyperinsulinisme chez les patients en surpoids. La dose habituelle va de 1 \u00e0 2,5 g\/j en deux \u00e0 trois prises, \u00e0 d\u00e9buter progressivement en trois semaines du fait d\u2019une tol\u00e9rance m\u00e9diocre (douleurs abdominales). Aucun effet t\u00e9ratog\u00e8ne n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 d\u00e9crit, ni chez l\u2019homme, ni chez l\u2019animal. Cependant, m\u00eame s\u2019il reste int\u00e9ressant chez les femmes en surpoids,&nbsp; l\u2019effet de la Metformine sur la restauration de l\u2019ovulation ainsi qu\u2019en terme de grossesse, semble inf\u00e9rieur \u00e0 l\u2019utilisation du Citrate de Clomif\u00e8ne, qu\u2019il soit utilis\u00e9 seul ou en association avec la Metformine&nbsp; &nbsp; .<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Le Citrate de Clomif\u00e8ne<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Le Citrate de Clomif\u00e8ne (CC) inhibe la fixation des estrog\u00e8nes \u00e0 leur r\u00e9cepteur hypothalamohypophysaire et perturbe le r\u00e9trocontr\u00f4le n\u00e9gatif exerc\u00e9 par ce dernier sur la s\u00e9cr\u00e9tion de gonadotrophines.&nbsp; L\u2019hypophyse va r\u00e9agir en pensant qu\u2019il existe une baisse du taux d\u2019estrog\u00e8nes et va augmenter sa s\u00e9cr\u00e9tion de gonadotrophines.L\u2019induction de l\u2019ovulation par CC (Clomid\u00ae, laboratoire Marion Merrell Dow ; Pergotime\u00ae, laboratoire Serono) allie simplicit\u00e9 et efficacit\u00e9.&nbsp; est recommand\u00e9 de le donner \u00e0 dose croissante en commen\u00e7ant par 50 mg par jour pendant cinq jours en d\u00e9butant entre le deuxi\u00e8me et le cinqui\u00e8me jour du cycle spontan\u00e9 et d\u2019incr\u00e9menter la dose par palier de 50 mg\/j \u00e0 chaque nouveau cycle entrepris jusqu\u2019\u00e0 obtenir une ovulation ou jusqu\u2019\u00e0 la dose maximum de 250 mg\/j. Ce traitement doit s\u2019accompagner d\u2019un monitorage de l\u2019ovulation afin d\u2019\u00e9viter le risque de survenue de grossesse multiple&nbsp; et de synchroniser l\u2019ovulation avec les rapports sexuels ou l\u2019ins\u00e9mination.&nbsp; Ce traitement ne doit pas \u00eatre poursuivi trop longtemps car les \u00be des grossesses sont obtenues lors des trois premiers cycles, au-del\u00e0 il est pr\u00e9f\u00e9rable de passer \u00e0 un autre traitement. Vingt \u00e0 25 % des SOPK anovulatoires ne r\u00e9pondent pas au CC et sont class\u00e9es r\u00e9sistantes au CC. En g\u00e9n\u00e9ral, ces patientes sont plus ob\u00e8ses et pr\u00e9sentent une insulinor\u00e9sistance et une hyperandrog\u00e9nie plus marqu\u00e9es que celles qui y r\u00e9pondent.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>L\u2019adjonction d\u2019une corticoth\u00e9rapie\u00a0 <\/strong>\u00a0<\/h3>\n\n\n\n<p>Une corticoth\u00e9rapie&nbsp; comme la dexam\u00e9thasone 0,5 mg\/j peut, dans les cas de SOPK avec concentrations \u00e9lev\u00e9es du sulfate de d\u00e9hydro\u00e9piandrost\u00e9rone (SDHEA), \u00e9liminer la part surr\u00e9nalienne de l\u2019hyperandrog\u00e9nie et permet une r\u00e9ponse au CC chez des patientes initialement r\u00e9sistantes. Bien qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019une pratique \u00e0 la mode, les effets secondaires d\u2019une corticoth\u00e9rapie (m\u00eame limit\u00e9s dans le temps) comme l\u2019aggravation d\u2019une r\u00e9sistance \u00e0 l\u2019insuline ou des troubles du comportement alimentaire alt\u00e9reront sans doute le pronostic reproductif. Utilis\u00e9e de r\u00e9p\u00e9t\u00e9e, cette pratique exposera la patiente au risque d\u2019insuffisance surr\u00e9nalienne.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Les inhibiteurs de l\u2019aromatase<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Ces traitements pourraient remplacer le CC puisque le m\u00e9canisme d\u2019action de ce dernier repose sur la perception d\u2019une carence estrog\u00e9nique au niveau hypothalamohypophysaire et qu\u2019en inhibant l\u2019\u00e9tape finale de la biosynth\u00e8se de l\u2019estradiol, les inhibiteurs de l\u2019aromatase diminuent l\u2019estradiol\u00e9mie. Les inhibiteurs de l\u2019aromatase n\u2019auraient apparemment pas les effets&nbsp; d\u00e9favorables du CC au niveau cervical et ut\u00e9rin mais conserveraient en revanche ses propri\u00e9t\u00e9s inductrices de FSH. Le L\u00e9trozole (Femara\u00ae, laboratoire Novartis) est l\u2019anti-aromatase le plus \u00e9tudi\u00e9 dans cette indication. Il se prescrit \u00e0 partir du troisi\u00e8me jour du cycle pendant 5 jours. En cas de SOPK anovulatoire n\u2019ayant pas r\u00e9pondu au CC, il a montr\u00e9 son efficacit\u00e9 en \u00e9tant capable de restaurer l\u2019ovulation et la grossesse . Plusieurs \u00e9tudes ont retrouv\u00e9 un meilleur taux de grossesses et de naissances apr\u00e8s traitement d\u2019induction de l\u2019ovulation par l\u00e9trozole compar\u00e9 au CC. Une m\u00e9taanalyse de 2014 a s\u00e9lec- tionn\u00e9 14 \u00e9tudes prospectives randomis\u00e9es comparant ces 2 produits sur un total de 2 066 patientes et a mis en \u00e9vidence un taux de grossesses un peu sup\u00e9rieur&nbsp; dans le groupe ayant re\u00e7u du l\u00e9trozole comparative- ment \u00e0 celui ayant eu du CC. Elle retrouve \u00e9galement un meilleur taux de naissances chez les patientes trait\u00e9es par l\u00e9trozole <em>. <\/em>Une \u00e9tude r\u00e9cente compare de fa\u00e7on pros- pective randomis\u00e9e un traitement par CC augment\u00e9 en l\u2019absence de r\u00e9ponse (dose progressive de 50 \u00e0 150 mg\/j\/ 5 jours) \u00e0 un traite- ment par l\u00e9trozole \u00e9galement augment\u00e9 en l\u2019absence de r\u00e9ponse (de 2,5 \u00e0 7,5 mg\/j\/5 jours) dans une population de 750 patientes ayant un SOPK avec un IMC moyen de 35. Les taux cumul\u00e9s de naissances vivantes sont de 27,5 % dans le groupe l\u00e9trozole contre 19 % dans le groupe CC . Les taux cumul\u00e9s de cycles ovulatoires sont de 62 % dans le groupe l\u00e9trozole contre 48 % dans le groupe CC. Il n\u2019y a pas de diff\u00e9rence dans cette \u00e9tude dans les taux de malfor- mations, de FCS ni de grossesses multiples entre les 2 groupes. Les auteurs ont analys\u00e9 les taux de naissances selon l\u2019IMC : la sup\u00e9- riorit\u00e9 du l\u00e9trozole est mise en \u00e9vidence pour les IMC &gt; 30 (p = 0,03 pour IMC entre 30 et 39, et p = 0,09 pour IMC &gt; 39), mais la diff\u00e9rence n\u2019est pas significative&nbsp; pour les IMC &lt; 30. Or, l\u2019IMC \u00e9lev\u00e9 est un facteur de r\u00e9sistance au CC connu. En revanche, d\u2019apr\u00e8s ces donn\u00e9es, il ne semble pas impacter l\u2019efficacit\u00e9 du l\u00e9trozole. Cependant, l\u2019engouement pour le l\u00e9trozole n\u2019est pas \u00e0 l\u2019ordre du jour. Il persiste \u00e0 l\u2019heure actuelle un doute sur l\u2019innocuit\u00e9 des inhibiteurs de l\u2019aromatase pendant la grossesse. En effet, chez l\u2019animal, le l\u00e9trozole administr\u00e9 en continu pendant l\u2019organogen\u00e8se est t\u00e9ratog\u00e8ne. La demi-vie du produit est de 48 heures, entra\u00eenant sa clairance compl\u00e8te 10 jours apr\u00e8s la derni\u00e8re prise. Tel qu\u2019il est prescrit actuellement (5 jours en d\u00e9but de cycle), il devrait \u00eatre \u00e9limin\u00e9 au moment du d\u00e9veloppement embryonnaire pr\u00e9coce. Les \u00e9tudes, jusqu\u2019\u00e0 ce jour, ne mettent pas en \u00e9vidence de risque accru de malformation apr\u00e8s prise de l\u00e9trozole compar\u00e9 au CC. N\u00e9anmoins, m\u00eame si le suivi des grossesses entreprises sous ce traitement n\u2019a pas montr\u00e9 d\u2019effet t\u00e9ratog\u00e8ne, l\u2019effectif est faible et ne permet pas de garantir son innocuit\u00e9. Des \u00e9tudes compl\u00e9mentaires, incluant un nombre important de patientes porteuses d\u2019un SOPK, sont n\u00e9cessaires pour s\u2019assurer de l\u2019innocuit\u00e9 du l\u00e9trozole et d\u00e9ter-miner sa place dans l\u2019arsenal th\u00e9rapeutique.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Le Drilling ovarien<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Le \u00ab&nbsp;drilling&nbsp;\u00bb ovarien consiste \u00e0 coaguler 4 \u00e0 10 points \u00e0 la surface de chaque ovaire \u00e0 l\u2019aide coagulation diathermique ou de laser sur une profondeur de 4 \u00e0 10mm. Ce geste est r\u00e9alis\u00e9 au cours d\u2019une coelioscopie. Il semble que cinq points de coagulation soient suffisants pour r\u00e9tablir l\u2019ovulation. L\u2019efficacit\u00e9 du drilling semble \u00eatre proportionnelle \u00e0 l\u2019\u00e9nergie d\u00e9livr\u00e9e et plaide donc pour l\u2019emploi de 600 Joules.&nbsp; Le drilling permet d\u2019obtenir le retour de l\u2019ovulation et la grossesses dans un certain nombre de cas d\u2019OPK r\u00e9sistant au Citrate de Clomif\u00e8ne. Son effet semble persister&nbsp; une dizaine d\u2019ann\u00e9es. Le m\u00e9canisme d\u2019action du drilling reste obscur. Il pourrait passer par la destruction du stroma ovarien produisant les androg\u00e8nes. On constate&nbsp; une diminution de la testost\u00e9ron\u00e9mie, de la LH, et (mod\u00e9r\u00e9ment) de l\u2019insulin\u00e9mie, avec une augmentation de la SHBG. Certaines \u00e9tudes ont cern\u00e9 le profil de patientes susceptibles de r\u00e9pondre au drilling ovarien : jeunes, peu androgynes, aux surpoids mod\u00e9r\u00e9s et \u00e0 la LH \u00e9lev\u00e9e,&nbsp; \u00e2ge pr\u00e9coce de la pubert\u00e9 et glyc\u00e9mie perturb\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Strat\u00e9gie th\u00e9rapeutique<\/h2>\n\n\n\n<p>La premi\u00e8re ligne th\u00e9rapeutique repose sur le citrate de clomif\u00e8ne pendant 6 cycles. L\u2019\u00e9chec de ce traitement doit conduire \u00e0 proposer en seconde intention : les gonadotrophines, la multiperforation et la metformine qui peut \u00eatre utile. Les donn\u00e9es ne permettent pas de conclure \u00e0 une sup\u00e9riorit\u00e9 d\u2019une strat\u00e9gie par rapport \u00e0 une autre. Le groupe de travail a consid\u00e9r\u00e9 que la multiperforation ovarienne repr\u00e9sentait un avantage en termes d&rsquo;une plus faible fr\u00e9quence des grossesses multiples et des syndromes d\u2019hyperstimulation ovarienne. La metformine pourrait apporter un int\u00e9r\u00eat chez les patientes ob\u00e8ses.La prise en charge de l\u2019infertilit\u00e9 li\u00e9e au syndrome des ovaires polykystiques repose en premier lieu sur la mise en oeuvre de r\u00e8gles hygi\u00e9no-di\u00e9t\u00e9tiques et sur le citrate de clomif\u00e8ne en premi\u00e8re intention.Ensuite viennent les gonadotrophines et la multiperforation ovarienne, le tout pouvant entrer en comp\u00e9tition avec la FIV selon les cas. Aucune \u00e9tude th\u00e9rapeutique randomis\u00e9e n\u2019a permis d\u2019\u00e9tablir la place de la multiperforation ovarienne dans la strat\u00e9gie th\u00e9rapeutique. Aucune \u00e9tude ne permet de d\u00e9terminer l\u2019\u00e9nergie la plus adapt\u00e9e : laser ou \u00e9lectrocoagulation, de m\u00eame que&nbsp; la quantit\u00e9 d\u2019\u00e9nergie \u00e0 d\u00e9livrer.<\/p>\n\n\n\n<p>En cas d\u2019\u00e9chec de la Metformine, du Citrate de Clomif\u00e8ne et du drilling ovarien la strat\u00e9gie th\u00e9rapeutique devient plus difficile puisque la r\u00e9ponse de ces patientes \u00e0 l\u2019induction de l\u2019ovulation par les gonadotrophines est souvent impr\u00e9visible. Parfois, une stimulation ovarienne laborieuse aboutit \u00e0 une annulation du cycle par d\u00e9faut de croissance folliculaire mais il arrive aussi qu\u2019avec les m\u00eames doses, une stimulation polyfolliculaire (explosive) impose elle aussi l\u2019annulation pour risque d\u2019hyperstimulation ovarienne (HSO) et de grossesse multiple. Le syndrome d\u2019hyperstimulation ovarienne est d\u2019ailleurs ce que le m\u00e9decin de la reproduction redoute le plus lorsque l\u2019\u00e9chec des pr\u00e9c\u00e9dents traitements ou l\u2019association avec une infertilit\u00e9 masculine lui imposent une stimulation ovarienne sur un SOPK. L\u2019utilisation des gonadotrophines s\u2019accompagne d\u2019un risque sept fois plus \u00e9lev\u00e9 de cette complication potentiellement grave et purement iatrog\u00e8ne&nbsp; et ce risque augmente encore lorsqu\u2019on les associe aux analogues de la Gn-RH. D\u2019o\u00f9 la n\u00e9cessit\u00e9 de commencer par de faibles doses de FSH. Des doses supra physiologiques de FSH provoquent le d\u00e9veloppement d\u2019une grande cohorte de follicules, en recrutant des follicules normalement destin\u00e9s \u00e0 l\u2019atr\u00e9sie. Ces patientes souffrent donc d\u2019un seuil de stimulation poly folliculaire anormalement bas. Quand les taux s\u00e9riques de FSH d\u00e9passent ce seuil, un d\u00e9veloppement multi folliculaire est observ\u00e9. Ce ph\u00e9nom\u00e8ne est utile lorsqu\u2019on pratique une stimulation ovarienne en vue d\u2019une f\u00e9condation in vitro. En revanche, quand le but est une stimulation mono folliculaire en vue d\u2019un rapport sexuel programm\u00e9 ou d\u2019une ins\u00e9mination, la survenue d\u2019une stimulation poly folliculaire oblige \u00e0 \u2019annulation. En fait, ce ph\u00e9nom\u00e8ne ne serait pas r\u00e9ellement d\u00fb \u00e0 une sensibilit\u00e9 abaiss\u00e9e du follicule \u00e0 la FSH mais s\u2019expliquerait par le grand nombre de follicules antraux sensibles \u00e0 la FSH contenus dans l\u2019ovaire (deux fois plus que un ovaire normal au m\u00eame \u00e2ge). Pour ces raisons, l\u2019administration des gonadotrophines se fait pr\u00e9f\u00e9rentiellement selon le protocole step-up low dose, parfois step-down que nous avons d\u00e9crit dans le chapitre correspondant..<\/p>\n\n\n\n<p>Il semble possible d\u2019utiliser les antagonistes du Gn-RH, d\u00e8s que les follicules atteignent 14mm, afin d\u2019\u00e9viter une ovulation pr\u00e9matur\u00e9e, comme on les utilise maintenant couramment dans certains&nbsp; protocoles de FIV.<\/p>\n\n\n\n<p>Enfin, le recours \u00e0 la f\u00e9condation in vitro est indiqu\u00e9 en cas d\u2019\u00e9chec des traitements pr\u00e9c\u00e9dents ou si une st\u00e9rilit\u00e9 masculine est associ\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>En dehors du d\u00e9sir de grossesse, les traitements de ce syndrome peuvent faire appel \u00e0 d\u2019autres types de traitements:<\/p>\n\n\n\n<p>-dans tous les cas la perte de poids est utile si une ob\u00e9sit\u00e9 est associ\u00e9e;<\/p>\n\n\n\n<p>-si les signes d\u2019hyperandrog\u00e9nie sont au premier plan on peut proposer la pilule contraceptive (en privil\u00e9giant des progestatifs peu ou pas androg\u00e9niques), les anti-androg\u00e8nes comme l\u2019ac\u00e9tate de Cyprot\u00e9rone (Androcur\u00ae), l\u2019\u00e9pilation au laser ou \u00e9lectrique;<\/p>\n\n\n\n<p>-si l\u2019on veut r\u00e9gulariser les cycles on peut utiliser soit la pilule contraceptive comme pr\u00e9c\u00e9demment, soit un traitement progestatif&nbsp; par exemple du 16\u00e8me au 25\u00e8me jour du cycle.<\/p>\n\n\n\n<p>-La Metformine reste int\u00e9ressante en cas d\u2019ob\u00e9sit\u00e9 et de r\u00e9sistance \u00e0 l\u2019insuline<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>D\u00e9crit pour la premi\u00e8re fois en 1935 par Stein et Loeventhal, le syndrome dit aujourd\u2019hui des \u00ab&nbsp;ovaires polykystiques&nbsp;\u00bb ou PolyCystic Ovary Syndrome (PCOS) en anglais est une anomalie&nbsp; fr\u00e9quente,&nbsp; observable chez 5 \u00e0 10% des femmes,&nbsp; qui retentit sur bien des aspects de la sant\u00e9 f\u00e9minine en particulier dans le domaine de la reproduction, mais [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":1378,"menu_order":4,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"_exactmetrics_skip_tracking":false,"_exactmetrics_sitenote_active":false,"_exactmetrics_sitenote_note":"","_exactmetrics_sitenote_category":0,"footnotes":""},"class_list":["post-1048","page","type-page","status-publish","hentry","post"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1048","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1048"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1048\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1050,"href":"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1048\/revisions\/1050"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1378"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1048"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}