{"id":1027,"date":"2019-07-03T21:44:09","date_gmt":"2019-07-03T19:44:09","guid":{"rendered":"http:\/\/gyneobs.com\/site\/?page_id=1027"},"modified":"2019-07-03T21:44:10","modified_gmt":"2019-07-03T19:44:10","slug":"les-complications-de-la-pma","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/gyneobs.com\/site\/infertilite-et-procreation-medicalement-assistee\/questions-diverses\/les-complications-de-la-pma\/","title":{"rendered":"Les complications de la PMA"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"has-drop-cap\">M\u00eame si aujourd\u2019hui les techniques de procr\u00e9ation m\u00e9dicalement assist\u00e9es&nbsp; sont s\u00fbres et bien standardis\u00e9es,&nbsp; certaines complications&nbsp; et certains effets secondaires peuvent se produire et leur possibilit\u00e9 doit \u00eatre connue des candidates \u00e0 ces techniques.<\/p>\n\n\n\n<p>On&nbsp; envisagera dans ce chapitre&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; -Les effets secondaires des m\u00e9dicaments utilis\u00e9s en PMA&nbsp;;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; -Le syndrome d\u2019hyperstimulation ovarienne&nbsp;;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; -Les complications du pr\u00e9l\u00e8vement folliculaire&nbsp;;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; -Les grossesses multiples&nbsp;;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; -Les grossesses extra-ut\u00e9rines.<\/p>\n\n\n\n<p>On peut \u00e9galement consulter \u00ables vrais r\u00e9sultats de la PMA\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Effets secondaires des m\u00e9dicaments utilis\u00e9s en FIV et en ins\u00e9minations<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>Vous devez les conna\u00eetre, mais attention, pas de panique, tous ces effets secondaires que nous vous \u00e9num\u00e9rons, sont g\u00e9n\u00e9ralement assez rares! N\u00e9anmoins, ils existent, et il nous semble important de vous les \u00e9noncer, au cas o\u00f9 vous pr\u00e9senteriez des sympt\u00f4mes qui vous inqui\u00e8tent au cours de votre traitement.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans tous les cas , nous vous recommandons de contacter votre gyn\u00e9cologue d\u00e8s que quelque chose vous tracasse.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Les agonistes de la LH-RH<\/p>\n\n\n\n<p>Il en existe plusieurs, comme le D\u00e9capeptyl\u00ae, Zoladex\u00ae, \u0414\u0438\u0444\u0435\u0440\u0435\u043b\u0438\u043d \u00ae, etc.<\/p>\n\n\n\n<p>Les effets secondaires les plus fr\u00e9quemment observ\u00e9s<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; des bouff\u00e9es de chaleur;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; une s\u00e8cheresse vaginale;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; une diminution de la libido;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; une dyspareunie (douleurs lors des rapports sexuels);<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; des petites pertes de sang avant la fin du cycle;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; le d\u00e9veloppement de kystes ovariens en d\u00e9but de traitement;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; nervosit\u00e9, troubles du sommeil, fatigue et somnolence sont possibles.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Ces effets secondaires sont g\u00e9n\u00e9ralement de courte dur\u00e9e et bien tol\u00e9r\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>Une aggravation des sympt\u00f4mes d&rsquo;endom\u00e9triose (tels que des petites douleurs dans le ventre) peuvent \u00eatre observ\u00e9s en d\u00e9but de traitement suite \u00e0 l&rsquo;effet flair-up (augmentation momentan\u00e9e des hormones). Ils sont transitoires.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Effets secondaires rares<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; des douleurs articulaires et musculaires;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; des r\u00e9actions allergiques (urticaire, chatouilles, gonflements et rougeurs au point d&rsquo;injection&#8230;). Si un urticaire se g\u00e9n\u00e9ralise sur tout le corps, ou si vous gonflez un peu partout, il faut alerter le centre, ou voir un m\u00e9decin de garde;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; des naus\u00e9es et vomissements;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; une prise de poids;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; de la fi\u00e8vre;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; des vertiges et maux de t\u00eate;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; des troubles de l&rsquo;humeur;<\/p>\n\n\n\n<p>-des troubles de la vue;<\/p>\n\n\n\n<p>-une hypertension art\u00e9rielle;<\/p>\n\n\n\n<p>-en traitement prolong\u00e9, ils peuvent favoriser le d\u00e9veloppement d&rsquo;une ost\u00e9oporose.<\/p>\n\n\n\n<p>Les antagonistes du Gn-RH<\/p>\n\n\n\n<p>Ce sont des produits comme le C\u00e9trotide\u00ae&nbsp; ou l\u2019Orgalutran\u00ae.<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;effet secondaire le plus fr\u00e9quent consiste en une r\u00e9action locale \u00e0 l&rsquo;endroit d&rsquo;injection (gonflements, rougeurs, chaleur). Cette r\u00e9action est g\u00e9n\u00e9ralement transitoire et dispara\u00eet en quelques heures.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Des r\u00e9actions allergiques plus \u00e9tendues sont \u00e9galement possibles.<\/p>\n\n\n\n<p>Parfois, on peut observer des naus\u00e9es et vomissements, des maux de t\u00eate, des vertiges.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Le Citrate de Clomif\u00e8ne (Clomid\u00ae), ( \u041a\u043b\u043e\u0441\u0442\u0438\u043b\u0431\u0435\u0433\u0438\u0442\u00ae)<\/p>\n\n\n\n<p>Il s\u2019agit d\u2019un produit en g\u00e9n\u00e9ral tr\u00e8s bien tol\u00e9r\u00e9 et les inconv\u00e9nients sont rares. Les effets secondaires du citrate de clomif\u00e8ne sont g\u00e9n\u00e9ralement plus marqu\u00e9s pour des doses \u00e9lev\u00e9es (effet dose-d\u00e9pendant). Les plus fr\u00e9quents sont:<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; des troubles visuels&nbsp;;<\/p>\n\n\n\n<p>-des bouff\u00e9es de chaleur (rarement importantes et disparaissant rapidement d\u00e8s l&rsquo;arr\u00eat du traitement);<\/p>\n\n\n\n<p>-une g\u00eane au niveau du ventre (tension et gonflement).<\/p>\n\n\n\n<p>Enfin, on observe les effets secondaires communs aux agents stimulant l&rsquo;ovulation:<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; un risque de d\u00e9veloppement de kystes ovariens;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; une hyperstimulation ovarienne;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; l&rsquo;aggravation d&rsquo;une endom\u00e9triose;<\/p>\n\n\n\n<p>-un risque de grossesse multiple.<\/p>\n\n\n\n<p>Les gonadotrophines&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Ce sont les produits \u00e0 effet FSH comme le Puregon\u00ae ou le M\u00e9nopur\u00ae (FSH+LH). Les principales r\u00e9actions ind\u00e9sirables observ\u00e9es avec les FSH sont de type allergique.<\/p>\n\n\n\n<p>On peut observer \u00e0 l&rsquo;endroit de l&rsquo;injection une rougeur, une douleur, un gonflement et des d\u00e9mangeaisons. Ces r\u00e9actions sont g\u00e9n\u00e9ralement peu importantes et transitoires.<\/p>\n\n\n\n<p>Des r\u00e9actions allergiques plus importantes ont n\u00e9anmoins \u00e9t\u00e9 d\u00e9crites.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Les autres effets ind\u00e9sirables sont ceux de tous les stimulants ovariens, \u00e0 savoir, un risque accru:<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; d&rsquo;hyperstimulation ovarienne;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; de grossesse multiple;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; de grossesse extra-ut\u00e9rine.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;Enfin, de tr\u00e8s rares cas de thromboses et embolies ont \u00e9t\u00e9 observ\u00e9s.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019HCG (Pregnyl\u00ae)<\/p>\n\n\n\n<p>On observe les m\u00eames r\u00e9actions qu&rsquo;avec l&rsquo;HCG urinaire, avec quelques r\u00e9actions suppl\u00e9mentaires mises en \u00e9vidence:<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; des embolies (tr\u00e8s rares);<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; maux de t\u00eate, fatigue;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; naus\u00e9es et vomissements;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; diarrh\u00e9e (rare);<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; d\u00e9pression et irritabilit\u00e9 (rare)&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>L\u2019hyperstimulation ovarienne<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>Le syndrome d&rsquo;hyperstimulation ovarienne (HSO) est une complication rare, mais potentiellement grave, de la stimulation ovarienne qui s&rsquo;observe dans la deuxi\u00e8me phase d&rsquo;un cycle stimul\u00e9 (phase lut\u00e9ale) ou m\u00eame, parfois, en d\u00e9but de grossesse.<\/p>\n\n\n\n<p>Le taux d&rsquo;hyperstimulation mod\u00e9r\u00e9e serait de l&rsquo;ordre de 3 \u00e0 6%, et celui de l&rsquo;HSO s\u00e9v\u00e8re de 0,1 \u00e0 2%.<\/p>\n\n\n\n<p>La stimulation de l&rsquo;ovulation a pour but de recruter plusieurs follicules et de les amener \u00e0 maturation. Mais l&rsquo;injection d&rsquo;hCG, indispensable pour que la maturation folliculaire et ovocytaire puisse s&rsquo;achever, peut d\u00e9clencher un syndrome d&rsquo;hyperstimulation, auquel sont d\u00e9crits 3 degr\u00e9s :&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; degr\u00e9 1 : hyperstimulation mineure caract\u00e9ris\u00e9e par une sensation de pesanteur abdominale avec gros ovaires kystiques dont la taille reste inf\u00e9rieure \u00e0 5cm. Aucun traitement n\u2019est requis&nbsp;;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; degr\u00e9 2 : hyperstimulation mod\u00e9r\u00e9e, avec troubles digestifs (vomissements, troubles du transit) ;&nbsp; La taille des ovaires est entre 6 et 12cm.&nbsp; Une simple surveillance est n\u00e9cessaire. Certaines formes mod\u00e9r\u00e9es \u00a0\u00bb limites \u00a0\u00bb peuvent n\u00e9cessiter par prudence la mise au repos ou en observation avec surveillance du poids et de l&rsquo;\u00e9quilibre hydro\u00e9lectrolytique.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; degr\u00e9 3 : s&rsquo;accompagne de volumineux ovaires kystiques (sup\u00e9rieurs \u00e0 12 cm de diam\u00e8tre) avec&nbsp; des troubles\u00e9, un \u00e9panchement ascitique qui peut atteindre d&rsquo;autres s\u00e9reuses. Les formes plus s\u00e9v\u00e8res peuvent associer des troubles de la coagulation et des accidents thrombo-emboliques.&nbsp; Une hospitalisation est dans ce cas n\u00e9cessaire pour r\u00e9hydratation, restauration de la diur\u00e8se et de la vol\u00e9mie. Un traitement anticoagulant par h\u00e9parines de bas poids mol\u00e9culaire \u00e0 doses iso-coagulantes est indiqu\u00e9 en cas d\u2019ant\u00e9c\u00e9dent thrombo-embolique ou de thrombophilie.&nbsp; Enfin, un geste chirurgical, g\u00e9n\u00e9ralement sous coelioscopie, n\u2019est indiqu\u00e9 qu\u2019en cas de survenue d\u2019une torsion d\u2019annexe ou d\u2019une h\u00e9morragie interne par rupture ovarienne. Dans de tels cas, le geste chirurgical doit \u00eatre le plus conservateur possible.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Les complications du pr\u00e9l\u00e8vement folliculaire<\/h2>\n\n\n\n<p>Le nombre de complications ayant une traduction clinique est tr\u00e8s faible, et repr\u00e9sente moins de 1% des cas . Il s&rsquo;agit principalement de :&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>-Ponction digestive ou&nbsp; vasculaire par l\u2019aiguille de ponction, parfois d&rsquo;ailleurs d\u00e9lib\u00e9r\u00e9 (ponction v\u00e9sicale dans le cas dune voie transv\u00e9sicale). Cela va se manifester par des douleurs anormalement importantes au niveau du bas ventre.<br>\nIl faut donc toujours alerter le centre lorsque vous ressentez des douleurs qui vous paraissent anormales apr\u00e8s la ponction!<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; complications infectieuses chez des patientes au pass\u00e9 infectieux pelvien charg\u00e9 ou bien la ponction accidentelle d\u2019un endom\u00e9triome;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; complications h\u00e9morragiques vaginales ou intra-pelviennes sans que soit reconnu de facteur de risque particulier. De petits saignements vaginaux&nbsp; sont fr\u00e9quents apr\u00e8s la ponction, et g\u00e9n\u00e9ralement sans cons\u00e9quence. Ils se r\u00e9solvent spontan\u00e9ment en quelques jours et sont li\u00e9s au passage de la paroi du vagin par l&rsquo;aiguille de ponction. Des saignements plus importants peuvent s&rsquo;observer dans 1% des cas. Il convient alors d&rsquo;en avertir le centre afin que le gyn\u00e9cologue vous examine et trouve l&rsquo;origine du saignement. Un petit point de suture est parfois n\u00e9cessaire. Des saignements dans le ventre peuvent \u00e9galement s&rsquo;observer apr\u00e8s la ponction. Ils sont souvent dus \u00e0 de petits saignements des ovaires bless\u00e9s par la ponction. Ils peuvent \u00eatre responsables de douleurs au niveau du bas ventre qui disparaissent spontan\u00e9ment en quelques jours.<br>\nSi les douleurs persistent ou sont de natures violentes ou intenses, appelez le centre, car la perforation d&rsquo;un vaisseau sanguin se trouvant malencontreusement sur le trajet de l&rsquo;aiguille de ponction, est toujours possible, bien que rare.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Les grossesses multiples<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>Il est clairement \u00e9tabli que la stimulation ovarienne en PMA augmente nettement le taux de grossesses multiples. Alors que le taux de grossesse multiple avoisine 1,5% dans la population g\u00e9n\u00e9rale, celui observ\u00e9 en PMA est de l&rsquo;ordre de 25% (environ 23% de grossesses g\u00e9mellaires et 1,5% de grossesses triples ou quadruples). Ces grossesses multiples repr\u00e9sentent un important probl\u00e8me de sant\u00e9 publique puisqu&rsquo;il fait encourir un risque \u00e0 ces enfants et \u00e0 leurs mamans.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Les risques maternels<\/h3>\n\n\n\n<p>Les principaux risques observ\u00e9s pour la maman sont:<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; le d\u00e9veloppement d&rsquo;une tox\u00e9mie gravidique (hypertension de la grossesse ou pr\u00e9-\u00e9clampsie). Cette complication de la grossesse est 2 \u00e0 3 fois plus fr\u00e9quente en cas de grossesse multiple (11% chez les femmes enceintes de tripl\u00e9s, 7,5% chez les femmes enceintes de jumeaux et 4,5% chez les femmes pr\u00e9sentant une grossesse unique)&nbsp;;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; l&rsquo;apparition d&rsquo;un diab\u00e8te de grossesse ou d&rsquo;une cholestase gravidique&nbsp;;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; le d\u00e9veloppement d&rsquo;une an\u00e9mie&nbsp;;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; des embolies, car ces femmes doivent souvent rester alit\u00e9es un long moment en cas de menace d&rsquo;accouchement pr\u00e9matur\u00e9&nbsp;;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; des h\u00e9morragies lors de l&rsquo;accouchement.&nbsp;;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; une possibilit\u00e9&nbsp; accrue d&rsquo;accouchement par c\u00e9sarienne (50% pour les jumeaux et 95% pour les tripl\u00e9s).&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Les risques pour les&nbsp; b\u00e9b\u00e9s<\/h3>\n\n\n\n<p>Les principaux risques des grossesses multiples sont repr\u00e9sent\u00e9s par:<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; une augmentation du risque de fausses couches et de mort in utero.<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; la pr\u00e9maturit\u00e9: le terme moyen d&rsquo;accouchement en cas de grossesse multiple est \u00e9valu\u00e9 \u00e0 36,5 SA pour les jumeaux et 33,5 SA pour les tripl\u00e9s. Avec les risques associ\u00e9s \u00e0 celle-ci, \u00e0 savoir, des probl\u00e8mes respiratoires, des troubles neurologiques et visuels, ente autres.<\/p>\n\n\n\n<p>De plus, chez les grands pr\u00e9matur\u00e9s (avant 33 SA et poids inf\u00e9rieur \u00e0 1,5 Kg), la mortalit\u00e9 p\u00e9rinatale reste encore assez \u00e9lev\u00e9e, \u00e0 l&rsquo;heure actuelle.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Les moyens de pr\u00e9vention<\/h3>\n\n\n\n<p>Au vu de ces complications observ\u00e9es pour la maman et les b\u00e9b\u00e9s, et du traumatisme engendr\u00e9 par une r\u00e9duction embryonnaire th\u00e9rapeutique, la pr\u00e9vention des grossesses multiples repr\u00e9sente, \u00e0 l&rsquo;heure actuelle, une priorit\u00e9 en PMA.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans les ins\u00e9minations, cette pr\u00e9vention passe par un contr\u00f4le \u00e9troit de la stimulation, en vue d&rsquo;obtenir 2, voire maximum 3, follicules matures. Au-del\u00e0 de ces chiffres, l&rsquo;ins\u00e9mination doit \u00eatre annul\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>En FIV, la pr\u00e9vention passe par le choix et le nombre d&#8217;embryons transf\u00e9r\u00e9s. La tendance actuelle, dans les centres \u00ab&nbsp;s\u00e9rieux&nbsp;\u00bb, est la limitation du nombre d\u2019embryons transf\u00e9r\u00e9s \u00e0 deux, voir un seul.&nbsp; Le transfert de 3 embryons devrait rester exceptionnel et ne concerner que des cas tr\u00e8s particuliers.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>La grossesse extra-ut\u00e9rine<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>La grossesse dite extra-ut\u00e9rine, est le d\u00e9veloppement de l&rsquo;\u0153uf f\u00e9cond\u00e9 en dehors de la cavit\u00e9 ut\u00e9rine. Ce d\u00e9veloppement peut se faire dans la trompe, mais aussi parfois sur l\u2019ovaire, le col, la cavit\u00e9 abdominale. La grossesse extra-ut\u00e9rine est une anomalie qui tire sa gravit\u00e9 du fait qu&rsquo;elle peut provoquer une h\u00e9morragie interne pouvant mettre en jeu la vie de la patiente.<\/p>\n\n\n\n<p>M\u00eame si on d\u00e9pose les embryons directement dans la cavit\u00e9 ut\u00e9rine, on observe un taux plus important de grossesses extra-ut\u00e9rines (GEU) en f\u00e9condation in vitro (de l&rsquo;ordre de 5%) que dans la population g\u00e9n\u00e9rale (2%). Il semble toutefois que la pr\u00e9valence des GEU en FIV semble \u00eatre plus li\u00e9e \u00e0 la population f\u00e9minine rencontr\u00e9e en FIV qu&rsquo;\u00e0 la technique en elle-m\u00eame. En effet, lorsque l&rsquo;origine de l&rsquo;infertilit\u00e9 du couple est masculine, on observe une r\u00e9duction de la fr\u00e9quence de ces GEU. Un taux moindre de GEU \u00e9tant constat\u00e9 en ICSI (2%) par rapport \u00e0 la FIV (5%), puisque l&rsquo;ICSI est g\u00e9n\u00e9ralement r\u00e9serv\u00e9e aux st\u00e9rilit\u00e9s d&rsquo;origine masculine. Les principaux facteurs de risque recens\u00e9s sont:&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>-des l\u00e9sions des trompes (beaucoup plus fr\u00e9quemment observ\u00e9es en FIV)&nbsp;;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>-un ant\u00e9c\u00e9dent de GEU chez la femme, surtout si celle-ci a b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 d&rsquo;un traitement conservateur (M\u00e9thotrexate) plut\u00f4t que d&rsquo;une chirurgie avec salpingectomie (ablation de la trompe)&nbsp;; &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>-et le tabac (qui alt\u00e8re la mobilit\u00e9 des cils dans les trompes).<\/p>\n\n\n\n<p>Etant donn\u00e9 ce risque, il faut toujours rechercher la pr\u00e9sence d&rsquo;une GEU, par \u00e9chographie, chez une patiente trait\u00e9e par FIV et d\u00e9butant une grossesse, et ceci, m\u00eame si une grossesse intra-ut\u00e9rine est observ\u00e9e (car ces 2 grossesses peuvent co-exister).<\/p>\n\n\n\n<p>En cas de GEU apr\u00e8s FIV, les \u00e9tudes tendent \u00e0 montrer une pr\u00e9f\u00e9rence pour la chirurgie avec salpingectomie, plut\u00f4t que pour le traitement m\u00e9dical conservateur par M\u00e9thotrexate qui favoriserait les r\u00e9cidives.<\/p>\n\n\n\n<p>La survie d&rsquo;une grossesse intra-ut\u00e9rine apr\u00e8s traitement chirurgical d&rsquo;une GEU associ\u00e9e \u00e9tant estim\u00e9e \u00e0 50%.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-175.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-1028\" width=\"457\" height=\"344\"\/><figcaption><em>Vues coelioscopiques d\u2019une grossesse extra-ut\u00e9rine droite<\/em><\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-176.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-1029\" width=\"458\" height=\"287\" srcset=\"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-176.png 356w, https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-176-300x188.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 458px) 100vw, 458px\" \/><figcaption><em>Vues coelioscopiques d\u2019une grossesse extra-ut\u00e9rine droite<\/em><\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Le risque carcinologique existe-t-il?<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>L\u2019augmentation des risques de cancers du sein, de l\u2019endom\u00e8tre et de l\u2019ovaire chez les femmes soumises \u00e0 des stimulations de l\u2019ovulation est tr\u00e8s controvers\u00e9e. Dans une \u00e9tude ayant port\u00e9 sur 29&nbsp;700 femmes, les patientes qui ont re\u00e7u des stimulations ovariennes dans le cadre de FIV ont une augmentation significative et transitoire du risque de d\u00e9velopper un cancer du sein ou de l\u2019ut\u00e9rus dans la premi\u00e8re ann\u00e9e suivant le traitement. Deux hypoth\u00e8ses ont \u00e9t\u00e9 faites&nbsp;: la premi\u00e8re est l\u2019existence d\u2019une l\u00e9sion pr\u00e9existante dont le bilan clinique aurait permis de faire le diagnostic, la deuxi\u00e8me hypoth\u00e8se est que les stimulations ovariennes favorisent le d\u00e9veloppement de l\u00e9sions et acc\u00e9l\u00e8rent leur r\u00e9v\u00e9lation clinique.<\/p>\n\n\n\n<p>Le cancer de l\u2019ovaire est un \u00e9v\u00e9nement tr\u00e8s rare chez les femmes (0,2 \u00e0 0,5 \u2030) dont la physiopathologie est encore mal connue. D\u2019autres \u00e9tudes ne montrent pas de liaison entre le traitement stimulant de l\u2019ovulation et le risque de cancer ovarien.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>En revanche, la liaison entre les traitements stimulants de l\u2019ovulation et la survenue d\u2019une tumeur borderline de l\u2019ovaire para\u00eet plus \u00e9vidente. Dans un souci de prudence et de pr\u00e9vention, toute patiente candidate \u00e0 une stimulation de l\u2019ovulation doit b\u00e9n\u00e9ficier avant le traitement d\u2019un bilan gyn\u00e9cologique et s\u00e9nologique complet et d\u2019une surveillance rigoureuse au cours et au d\u00e9cours du traitement.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>M\u00eame si aujourd\u2019hui les techniques de procr\u00e9ation m\u00e9dicalement assist\u00e9es&nbsp; sont s\u00fbres et bien standardis\u00e9es,&nbsp; certaines complications&nbsp; et certains effets secondaires peuvent se produire et leur possibilit\u00e9 doit \u00eatre connue des candidates \u00e0 ces techniques. On&nbsp; envisagera dans ce chapitre&nbsp;: &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; -Les effets secondaires des m\u00e9dicaments utilis\u00e9s en PMA&nbsp;; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":1389,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"_exactmetrics_skip_tracking":false,"_exactmetrics_sitenote_active":false,"_exactmetrics_sitenote_note":"","_exactmetrics_sitenote_category":0,"footnotes":""},"class_list":["post-1027","page","type-page","status-publish","hentry","post"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1027","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1027"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1027\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1030,"href":"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1027\/revisions\/1030"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1389"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1027"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}