{"id":805,"date":"2019-07-02T18:47:27","date_gmt":"2019-07-02T16:47:27","guid":{"rendered":"http:\/\/gyneobs.com\/site\/?page_id=805"},"modified":"2019-07-02T18:52:56","modified_gmt":"2019-07-02T16:52:56","slug":"cancers-de-lovaire","status":"publish","type":"page","link":"http:\/\/gyneobs.com\/site\/oncologie\/les-cancers-gynecologiques-hors-cancers-du-sein\/cancers-de-lovaire\/","title":{"rendered":"Cancers de l&rsquo;ovaire"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"has-drop-cap\">Le cancer de l\u2019ovaire&nbsp; est la 7<sup>e<\/sup> cause de cancer chez la femme en incidence avec 4 430 nouveaux cas estim\u00e9s en 2008. L\u2019\u00e2ge m\u00e9dian lors du diagnostic est de 65 ans. Le cancer de l\u2019ovaire est la quatri\u00e8me cause de d\u00e9c\u00e8s par cancer chez la femme avec plus de 3 000 d\u00e9c\u00e8s estim\u00e9s en 2008. En effet, en raison d\u2019un diagnostic souvent tardif, son pronostic reste sombre, trois quarts de ces cancers \u00e9tant diagnostiqu\u00e9s \u00e0 un stade avanc\u00e9 (stades IIIB \u00e0 IV). La survie \u00e0 5 ans tous stades confondus est d\u2019environ 45 %.<\/p>\n\n\n\n<p>Le facteur de risque le plus important de cancer de l\u2019ovaire est d\u2019origine g\u00e9n\u00e9tique. Environ 10 % des cancers de l\u2019ovaire surviennent dans un contexte de pr\u00e9disposition g\u00e9n\u00e9tique. Ils sont alors souvent li\u00e9s \u00e0 une mutation des g\u00e8nes BRCA 1 ou 2 et surviennent avant 60 ans. Devant un diagnostic de cancer de l\u2019ovaire avant 70 ans ou avec un contexte familial de cancer du sein ou de l\u2019ovaire, la recherche d\u2019une mutation BRCA1 ou 2 est recommand\u00e9e. Mais aussi sont recherch\u00e9s cancer de l\u2019endom\u00e8tre ou du c\u00f4lon \u00e9voquant un syndrome de Lynch . Le syndrome de Lynch, \u00e9galement appel\u00e9 cancer colorectal h\u00e9r\u00e9ditaire sans polypose (syndrome HNPCC), est li\u00e9 \u00e0 la mutation de 3 g\u00e8nes MMR principaux, MSH2, MLH1 et MSH6. Il entra\u00eene une pr\u00e9disposition g\u00e9n\u00e9tique \u00e0 l\u2019apparition d\u2019un cancer du c\u00f4lon, du rectum ou de l\u2019endom\u00e8tre. D\u2019autres localisations sont \u00e9galement plus fr\u00e9quentes que dans la population g\u00e9n\u00e9rale : cancers de l\u2019ovaire, de l\u2019estomac, de l\u2019intestin gr\u00eale, du foie, de l\u2019appareil urinaire sup\u00e9rieur, du cerveau et de la peau.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Pr\u00e9vention et d\u00e9pistage<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>En dehors de la minorit\u00e9 de patients pr\u00e9sentant un risque familial, il n&rsquo;existe pas de m\u00e9thode de d\u00e9pistage du cancer de l&rsquo;ovaire.<\/p>\n\n\n\n<p>Au plan biologique, le principal marqueur est le CA125 s\u00e9rique, mais il est de faibles sp\u00e9cificit\u00e9 et sensibilit\u00e9.<br>\nLe dosage du CA125 n\u2019est pas recommand\u00e9 pour le d\u00e9pistage du cancer de l\u2019ovaire. Selon l\u2019HAS, il est recommand\u00e9 en bilan initial, surveillance et suivi de toutes les patientes ayant un cancer de l\u2019ovaire.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>HE4 est une glycoprot\u00e9ine appartenant \u00e0 la famille des WFDC2 (Whey Acidic Four Disulfide Core protein) anciennement WAP gene family, comportant des inhibiteurs de prot\u00e9ases. HE4 est surexprim\u00e9e chez les patientes ayant un cancer de l&rsquo;ovaire, m\u00eame dans les premiers stades (I et II) du cancer, principalement dans les cancers de type s\u00e9reux, endom\u00e9tro\u00efdes et \u00e0 cellules claires. Son expression est ind\u00e9pendante de celle du CA125, et effective dans 50 % des cancers qui n&rsquo;expriment pas le CA125.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-102.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-810\" width=\"594\" height=\"244\" srcset=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-102.png 463w, http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-102-300x123.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 594px) 100vw, 594px\" \/><figcaption><strong>HE4 est plus sensible et plus sp\u00e9cifique que le CA125 et leur association offre la meilleure sensibilit\u00e9 de d\u00e9tection des cancers ovariens aux stades pr\u00e9coces et de leurs r\u00e9cidives (Moore RG et al. Gynecol Oncol 2008).\u00a0<\/strong><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>HE4 est plus sensible et plus sp\u00e9cifique que le CA125 et leur association offre la meilleure sensibilit\u00e9 de d\u00e9tection des cancers ovariens aux stades pr\u00e9coces et de leurs r\u00e9cidives (Moore RG et al. Gynecol Oncol 2008).&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>L&rsquo;algorithme ROMA<\/strong> \u00e9value un risque de malignit\u00e9, en associant les mesures s\u00e9riques d&rsquo;HE4, du CA125 et le statut m\u00e9nopausal. Il permet de classer les patientes selon leur niveau de risque de malignit\u00e9, faible ou \u00e9lev\u00e9, en tenant compte de leur statut m\u00e9nopausal. Dans une \u00e9tude de Moore RG (Gynecol Oncol 2009), ce risque a \u00e9t\u00e9 correctement \u00e9valu\u00e9 pour 93,8 % des patientes.\u00a0<\/p>\n\n\n\n<p>Pour l&rsquo;algorithme ROMA, HE4 et CA125 doivent \u00eatre dos\u00e9s avec la m\u00eame technologie, ce qui n&rsquo;autorise pas l&rsquo;int\u00e9gration d&rsquo;un r\u00e9sultat transmis de CA125. Le statut m\u00e9nopausal doit imp\u00e9rativement \u00eatre pr\u00e9cis\u00e9. La prescription doit pr\u00e9ciser le calcul du ROMA pour qu\u2019il soit effectu\u00e9.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>I<strong>ndications du dosage:&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Aide au diagnostic pr\u00e9coce de cancer de l\u2019ovaire&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Stratification du risque chez une femme ayant une masse pelvienne ou un kyste ovarien &#8211; Suivi des femmes ayant un cancer de l\u2019ovaire : d\u00e9tection des r\u00e9cidives&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Interpr\u00e9tation<\/strong> pour cette technique de dosage Chez la femme Pr\u00e9m\u00e9nopaus\u00e9e :&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>ROMA \u2265 11,4 = haut risque de cancer de l\u2019ovaire ROMA &lt; 11,4 = faible risque de cancer de l\u2019ovaire&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Chez la femme Postm\u00e9nopaus\u00e9e :&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>ROMA \u2265 29,9 = haut risque de cancer de l\u2019ovaire ROMA &lt; 29,9 = faible risque de cancer de l\u2019ovaire&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Pour la d\u00e9tection du cancer de l\u2019ovaire : HE4 est plus performant que le CA 125, plus sensible et plus sp\u00e9cifique (notamment, il ne s\u2019\u00e9l\u00e8ve pas dans les endom\u00e9trioses). Ce marqueur n\u2019est toutefois pas totalement sp\u00e9cifique du tissu ovarien, ni du cancer de l\u2019ovaire : il est surexprim\u00e9 dans les cancers thyro\u00efdiens, des glandes salivaires et de l\u2019endom\u00e8tre et son expression est forte \u00e0 mod\u00e9r\u00e9e dans les ad\u00e9nocarcinomes pulmonaires, mammaires et les m\u00e9soth\u00e9liomes.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Chez les patientes pr\u00e9sentant une masse pelvienne ou un kyste ovarien, le ROMA permet une meilleure \u00e9valuation du risque de cancer. Il permet de r\u00e9duire le nombre d\u2019interventions chirurgicales inutiles ou, a contrario, d\u2019orienter rapidement une femme ayant un risque \u00e9lev\u00e9 vers une \u00e9quipe sp\u00e9cialis\u00e9e.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Dans le suivi des cancers de l\u2019ovaire : HE4 est utile notamment dans les cas o\u00f9 le CA125 n\u2019est pas informatif. Sa concentration s\u00e9rique augmente 2 \u00e0 5 mois avant la r\u00e9cidive clinique.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Sympt\u00f4mes et diagnostic<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>Les sympt\u00f4mes du cancer de l&rsquo;ovaire sont tr\u00e8s variables.<\/p>\n\n\n\n<p>La situation la plus fr\u00e9quente est la survenue d&rsquo;une ascite. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une augmentation du volume de l&rsquo;abdomen li\u00e9e \u00e0 la pr\u00e9sence de liquide. D&rsquo;autres sympt\u00f4mes peuvent r\u00e9v\u00e9ler un cancer de l&rsquo;ovaire, tels que des ballonnements abdominaux, des saignements gyn\u00e9cologiques&#8230;<\/p>\n\n\n\n<p>Des examens radiologiques peuvent permettre d&rsquo;orienter le diagnostic, c&rsquo;est-\u00e0-dire de pr\u00e9ciser l&rsquo;origine de douleurs abdominales, de l&rsquo;ascite&#8230;<\/p>\n\n\n\n<p>Le bilan diagnostique commence toujours par une \u00e9chographie abdomino-pelvienne avec voie endovaginale et \u00e9tude Doppler.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022 Soit la l\u00e9sion pr\u00e9sente des caract\u00e9ristiques \u00e9videntes de malignit\u00e9 (ascite avec implants de carcinose), et l\u2019examen \u00e0 faire est alors un scanner (thoraco)- abdomino-pelvien avec reconstruction dans des plans coronal et sagittal qui est l\u2019examen le plus performant pour le bilan d\u2019extension. Les implants tumoraux des l\u00e9sions de carcinose p\u00e9riton\u00e9ale peuvent \u00eatre de taille variable et sont diss\u00e9min\u00e9s \u00e0 toute la cavit\u00e9 p\u00e9riton\u00e9ale du diaphragme au pelvis.<\/p>\n\n\n\n<p>Soit le diagnostic n\u2019est pas \u00e9vident en \u00e9chographie (masse ind\u00e9termin\u00e9e ou complexe), et l\u2019examen \u00e0 r\u00e9aliser alors a pour but de caract\u00e9riser la tumeur. Dans ce cas, l\u2019IRM lombo-pelvienne est l\u2019examen le plus performant pour \u00e9valuer la nature b\u00e9nigne, borderline ou maligne d\u2019une l\u00e9sion afin d\u2019orienter les patientes dans une structure adapt\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Il s&rsquo;agit notamment de l&rsquo;\u00e9chographie et du scanner. Comme pour les autres cancers, le diagnostic repose sur l&rsquo;examen au microscope de la tumeur (examen anatomopathologique). Compte tenu du caract\u00e8re difficilement accessible des ovaires, ces pr\u00e9l\u00e8vements seront r\u00e9alis\u00e9s au cours d&rsquo;une intervention chirurgicale.<\/p>\n\n\n\n<p>Celle-ci pourra \u00eatre une c\u0153lioscopie (c&rsquo;est-\u00e0-dire ne comprenant qu&rsquo;une ouverture minime de l&rsquo;abdomen) ou une laparotomie (ouverture large de la paroi abdominale) en fonction du geste chirurgical \u00e0 r\u00e9aliser par la suite. Le chirurgien pr\u00e9l\u00e8vera de la tumeur au cours de l&rsquo;intervention et celle-ci sera analys\u00e9e par le m\u00e9decin anatomopathologiste pour porter le diagnostic.<\/p>\n\n\n\n<p>Une fois le diagnostic pos\u00e9, le bilan d&rsquo;extension sera r\u00e9alis\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>En cas d\u2019\u00e9panchement pleural ou d\u2019ascite, une ponction avec cytologie peut \u00eatre r\u00e9alis\u00e9e.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Types histologiques<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>Les types histologiques des l\u00e9sions ovariennes organiques sont repr\u00e9sent\u00e9s par :&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Tumeurs \u00e9pith\u00e9liales (75% des cas) :<\/p>\n\n\n\n<p>Cystad\u00e9nocarcinome s\u00e9reux +++<\/p>\n\n\n\n<p>Cystad\u00e9nocarcinomemucineux<\/p>\n\n\n\n<p>Carcinome endom\u00e9tro\u00efde<\/p>\n\n\n\n<p>Cancer \u00e0 cellules claires<\/p>\n\n\n\n<p>Tumeurs germinales :<\/p>\n\n\n\n<p>Tumeurs germinales s\u00e9minomateuses<\/p>\n\n\n\n<p>Tumeurs germinales non s\u00e9minomateuses<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>La diss\u00e9mination des cancers ovariens<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>Elle se fait par diff\u00e9rentes voies:<\/p>\n\n\n\n<p>\u2013 par infiltration directe aux organes adjacents : ut\u00e9rus, recto-sigmo\u00efde, gr\u00eale et plus rarement la vessie ;<\/p>\n\n\n\n<p>\u2013 par voie p\u00e9riton\u00e9ale en suivant la cin\u00e9tique de circulation du liquide intrap\u00e9riton\u00e9al.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>\u2013 par voie lymphatique avec 3 voies de drainage : lomboaortique, ilio-obturatrice et inguinale. Cette extension lymphatique peut se faire de fa\u00e7on bilat\u00e9rale aussi fr\u00e9quemment au niveau pelvien qu\u2019au niveau lombo-aortique ;<\/p>\n\n\n\n<p>\u2013 par voie h\u00e9matog\u00e8ne avec tardivement dans l\u2019\u00e9volution la survenue de localisations m\u00e9tastatiques h\u00e9patiques, pulmonaires et c\u00e9r\u00e9brales. Le pronostic de la maladie et le traitement d\u00e9pendent des localisations et de l\u2019\u00e9tendue de la carcinose p\u00e9riton\u00e9ale.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Classification des cancers de l\u2019ovaire<\/h2>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-103.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-811\" width=\"556\" height=\"716\" srcset=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-103.png 472w, http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-103-233x300.png 233w\" sizes=\"auto, (max-width: 556px) 100vw, 556px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Bilan d\u2019extension pre-th\u00e9rapeutique<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>Celui-ci a pour objectif d&rsquo;\u00e9valuer l&rsquo;extension de la tumeur au niveau des organes de voisinage (trompes, ut\u00e9rus&#8230;), de l&rsquo;abdomen, et aussi l&rsquo;extension au niveau des organes \u00e0 distance (poumons&#8230;). Ce bilan d&rsquo;extension sera r\u00e9alis\u00e9 essentiellement au moment de l&rsquo;intervention chirurgicale, et cherchera l&rsquo;extension du cancer de l&rsquo;ovaire au niveau du p\u00e9ritoine. Au d\u00e9part on r\u00e9alise un scaner.<\/p>\n\n\n\n<p>Il cherche \u00e0 pr\u00e9ciser la topographie et l\u2019importance de la diss\u00e9mination extra-ovarienne afin d\u2019\u00e9valuer si une chirurgie de r\u00e9duction maximale est envisageable. La recherche de crit\u00e8res de non-r\u00e9s\u00e9cabilit\u00e9 chirurgicale appara\u00eet ici comme d\u00e9terminante dans le choix de la strat\u00e9gie th\u00e9rapeutique ult\u00e9rieure.<\/p>\n\n\n\n<p>Bien que l\u2019approche chirurgicale \u00e0 vis\u00e9e de r\u00e9duction tumorale maximale premi\u00e8re soit largement \u00e0 privil\u00e9gier, la pr\u00e9sence de tels indices peut conduire \u00e0 opter pour une chimioth\u00e9rapie n\u00e9oadjuvante avec chirurgie d\u2019intervalle. En effet, la taille des l\u00e9sions r\u00e9siduelles apr\u00e8s une chirurgie de r\u00e9duction maximale est un facteur primordial et ind\u00e9pendant du pronostic. Les l\u00e9sions sont dites r\u00e9s\u00e9qu\u00e9es de mani\u00e8re optimale s\u2019il n\u2019existe plus de l\u00e9sions visibles en fin d\u2019intervention. La pr\u00e9sence de m\u00e9tastases \u00e0 distance (poumon, foie), d\u2019implants volumineux sur les coupoles diaphragmatiques, surtout s\u2019ils sont proches du confluent cavo-sus-h\u00e9patique, de localisations p\u00e9riton\u00e9ales au niveau du p\u00e9dicule h\u00e9patique et de la racine du m\u00e9sent\u00e8re, de ganglions para-aortiques suprar\u00e9naux, de masses volumineuses dans le m\u00e9sent\u00e8re imposant des r\u00e9sections digestives majeures, rendent impossible ou d\u00e9raisonnable une chirurgie optimale et orientent vers une chimioth\u00e9rapie premi\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>En pratique le premier examen est l\u2019\u00e9chographie abdomino-pelvienne. Les anomalies \u00e9ventuelles qu\u2019elle montre peuvent \u00eatre:<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; -soit de type b\u00e9nin; voir ci-apr\u00e8s la cas des tumeurs ovariennes pr\u00e9sum\u00e9es b\u00e9nignes;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp; -soit \u00e9vocatrices d\u2019un cancer et l\u2019on pratique un scaner thoraco-abdomino-pelvien sans et avec injection (de produit de contraste iod\u00e9);<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; -soit il s\u2019agit d\u2019une masse pelvienne ind\u00e9termin\u00e9e et on demande une IRM pelvienne sans et avec injection de gadolinum. Si cette derni\u00e8re va dans le sens du cancer on r\u00e9alise ensuite le scaner. Sinon, on se dirige vers une prise en charge adapt\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Une mammographie est toujours r\u00e9alis\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Les marqueurs tumoraux sont: CA-125&nbsp;syst\u00e9matique et CA 19-9 et ACE en cas de suspicion de tumeur mucineuse.<\/p>\n\n\n\n<p>Le bilan pr\u00e9-p\u00e9ratoire comprend: NFS\/Plaquettes, TP\/TCA, Groupe sanguin, Ionogramme sanguin, Ur\u00e9e\/Cr\u00e9atinin\u00e9mie,&nbsp; Glyc\u00e9mie \u00e0 je\u00fbn, Bilan h\u00e9patique complet (Bilan d&rsquo;extension), Albumin\u00e9mie\/Pr\u00e9-albumin\u00e9mie.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Traitements<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>Le traitement du cancer de l&rsquo;ovaire d\u00e9pendra de l\u2019extension de la maladie.<\/p>\n\n\n\n<p>Il pourra comprendre de la chirurgie et de la chimioth\u00e9rapie. La radioth\u00e9rapie n\u2019est que rarement utilis\u00e9e dans les cancers de l\u2019ovaire.<\/p>\n\n\n\n<p>En plus de la chirurgie \u00e0 vis\u00e9e diagnostique, il est pratiquement toujours r\u00e9alis\u00e9 une chirurgie \u00e0 vis\u00e9e th\u00e9rapeutique. Celle-ci pourra \u00eatre faite au m\u00eame moment que la chirurgie \u00e0 vis\u00e9e diagnostique, ou bien dans un deuxi\u00e8me temps, en g\u00e9n\u00e9ral deux ou trois mois apr\u00e8s, ou bien dans les deux temps. La chirurgie consistera en g\u00e9n\u00e9ral \u00e0 retirer les ovaires, l\u2019ut\u00e9rus et les l\u00e9sions intra-abdominales pr\u00e9sentes.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour une majorit\u00e9 des patientes, une chimioth\u00e9rapie sera administr\u00e9e soit pour \u00e9viter l\u2019apparition de l\u00e9sions, soit pour faire dispara\u00eetre des l\u00e9sions existant au moment du diagnostic. Cette chimioth\u00e9rapie sera initialement administr\u00e9e pendant 6 cycles, puis la d\u00e9cision de stopper le traitement sera laiss\u00e9e \u00e0 la d\u00e9cision de l\u2019\u00e9quipe soignante.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>A-Tumeurs \u00e9pith\u00e9liales<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp; &nbsp; 1-Chirurgie des stades I \u00e0 IIIB<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>La chirurgie est le premier temps du traitement.&nbsp; L\u2019intervention standard minimale comprend une annexectomie bilat\u00e9rale avec hyst\u00e9rectomie totale (femme m\u00e9nopaus\u00e9e ou femme ne d\u00e9sirant plus d\u2019enfant). La stadification compl\u00e8te sous r\u00e9serve des conditions d\u2019op\u00e9rabilit\u00e9 comprend au minimum une omentectomie totale, une appendicectomie surtout pour les formes mucineuses, un curage&nbsp; ganglionnaire pelvien et aortique infrar\u00e9nal bilat\u00e9ral, des biopsies p\u00e9riton\u00e9ales, une cytologie p\u00e9riton\u00e9ale.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>La laparotomie m\u00e9diane xyphopubienne est l\u2019incision standard (femme m\u00e9nopaus\u00e9e ou femme ne d\u00e9sirant plus d\u2019enfant). La voie c\u0153lioscopique est envisageable en particulier pour les stades I sous r\u00e9serve de r\u00e9aliser une stadification compl\u00e8te.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>En cas de stadification incompl\u00e8te lors d\u2019une premi\u00e8re intervention chirurgicale, une restadification chirurgicale doit \u00eatre syst\u00e9matiquement propos\u00e9e.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Chez la femme d\u00e9sirant une grossesse, un traitement conservateur (annexectomie unilat\u00e9rale) peut \u00eatre propos\u00e9 pour les stades IA G1 sous couvert d\u2019une stadification p\u00e9riton\u00e9ale et ganglionnaire compl\u00e8te n\u00e9gative avec curetage ut\u00e9rin.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Le traitement conservateur doit \u00eatre exceptionnel et faire l\u2019objet d\u2019une discussion en RCP pour les autres stades.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp;<strong> 2-Chirurgie des stades IIIC et 4<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019objectif de la chirurgie est la r\u00e9section compl\u00e8te (absence de r\u00e9sidu macroscopique). Si la r\u00e9section compl\u00e8te ne peut \u00eatre obtenue d\u2019embl\u00e9e, une chimioth\u00e9rapie n\u00e9oadjuvante est r\u00e9alis\u00e9e : une chirurgie d\u2019intervalle (entre 2 cures de chimioth\u00e9rapie, au plus tard apr\u00e8s la 3e cure) est ensuite envisag\u00e9e, avec objectif de r\u00e9aliser une r\u00e9section compl\u00e8te.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>La r\u00e9s\u00e9cabilit\u00e9 doit \u00eatre fond\u00e9e sur un faisceau d\u2019arguments cliniques, biologiques et d\u2019imagerie, \u00e9ventuellement compl\u00e9t\u00e9e par une c\u0153lioscopie et discut\u00e9e dans le cadre d\u2019une RCP. Le risque chirurgical et l\u2019alt\u00e9ration de la qualit\u00e9 de vie associ\u00e9s aux ex\u00e9r\u00e8ses multiples doivent \u00eatre pris en compte.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Si la r\u00e9duction tumorale est incompl\u00e8te lors d\u2019une premi\u00e8re intervention, une reprise chirurgicale pour obtenir une r\u00e9section compl\u00e8te, avant ou en cours de chimioth\u00e9rapie (apr\u00e8s 3 cures si r\u00e9ponse), est r\u00e9alis\u00e9e.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>La chirurgie permet \u00e9galement de faire la stadification.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp;<strong> 3-Chimioth\u00e9rapie<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Les indications de la chimioth\u00e9rapie adjuvante d\u00e9pendent du stade, du type et du grade de la tumeur.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Sous couvert d\u2019une stadification chirurgicale compl\u00e8te :&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; -elle n\u2019est pas recommand\u00e9e en cas de tumeur de stade IA ou IB de grade 1 (G1) ;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; -elle est indiqu\u00e9e \u00e0 partir du stade IC ou G3 ou en cas d\u2019histologie particuli\u00e8re de mauvais pronostic (cancers \u00e0 cellules claires) ;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; -elle est discut\u00e9e dans les stades IA IB G2.<br>\nLa chimioth\u00e9rapie standard associe g\u00e9n\u00e9ralement le carboplatine et paclitaxel pour une dur\u00e9e de 6 cycles. <br>\nCette chimioth\u00e9rapie peut \u00eatre r\u00e9alis\u00e9e par voie intraveineuse seule ou exceptionnellement combin\u00e9e \u00e0 une chimioth\u00e9rapie intrap\u00e9riton\u00e9ale (stades II et III). <br>\nIl n\u2019y a actuellement pas de recommandation d\u2019utilisation de th\u00e9rapie cibl\u00e9e dans la prise en charge des cancers de l\u2019ovaire hors essais cliniques.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; <strong>4-Suivi du cancer de l\u2019ovaire<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Un suivi postop\u00e9ratoire est fait 1 mois apr\u00e8s l&rsquo;intervention chirurgicale, et syst\u00e9matiquement un suivi biologique et cardiaque en fonction des drogues utilis\u00e9es pour la chimioth\u00e9rapie.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Sur le plan carcinologique :&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; -Un examen clinique est pr\u00e9conis\u00e9 \u00e0 3 mois puis tous les 6 mois,&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; -Une IRM pourra \u00eatre r\u00e9alis\u00e9e apr\u00e8s 6 cures de chimioth\u00e9rapie (pouvant \u00e9viter une intervention de second look), <br>\n&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; -Le dosage du CA125 \u00e0 3 mois puis \u00e0 chaque consultation peut \u00eatre envisag\u00e9. Le dosage du CA 125 permet d&rsquo;appr\u00e9cier la r\u00e9ponse au traitement. Cependant, une \u00e9l\u00e9vation isol\u00e9e chez une patiente asymptomatique avec un examen normal, ne rel\u00e8ve pas d&rsquo;une chimioth\u00e9rapie. <br>\nEn cas de r\u00e9cidives, le traitement sera avant tout une chimioth\u00e9rapie. <br>\n<\/p>\n\n\n\n<p>En cas de signes d\u2019appel, des examens pourront \u00eatre prescrits&nbsp; des examens biologiques ; des examens d\u2019imagerie&nbsp; (TDM, IRM thoracique et\/ou abdominale et\/ou pelvienne), en deuxi\u00e8me intention, tomodensitom\u00e9trie \u00e0 \u00e9mission de positons thoracique et\/ou abdominale et\/ou pelvienne si \u00e9l\u00e9vation isol\u00e9e du CA-125 avec TDM normale,ou r\u00e9cidive en apparence isol\u00e9e \u00e0 la TDM et accessible \u00e0 une chirurgie. <br>\n<\/p>\n\n\n\n<p>En cas de traitement conservateur : Il n\u2019y a pas de contre-indication sp\u00e9cifique \u00e0 un nombre limit\u00e9 de <br>\nstimulations ovariennes apr\u00e8s discussion en RCP. <br>\nUne annexectomie controlat\u00e9rale apr\u00e8s l\u2019obtention des grossesses ou \u00e0 partir de l\u2019\u00e2ge de 40 ans doit \u00eatre discut\u00e9e. <br>\nIl n\u2019y a pas de contre-indication sp\u00e9cifique \u00e0 l\u2019hormonoth\u00e9rapie substitutive sauf en cas de mutation des g\u00e8nes BRCA 1 ou 2. <br>\n<\/p>\n\n\n\n<p>En cas de r\u00e9cidive, si, au cours du suivi, une r\u00e9cidive est d\u00e9tect\u00e9e, la prise en charge sera discut\u00e9e en RCP. Elle peut comprendre : une chirurgie, en particulier pour les patientes op\u00e9rables avec r\u00e9cidive localis\u00e9e et en r\u00e9mission compl\u00e8te pendant plus de 12 mois apr\u00e8s traitement initial ;&nbsp; une chimioth\u00e9rapie, dont les modalit\u00e9s d\u00e9pendront du d\u00e9lai de la r\u00e9cidive ;une radioth\u00e9rapie, qui peut \u00eatre discut\u00e9e pour des localisations tumorales limit\u00e9es et particuli\u00e8res. <br>\n<br>\n<\/p>\n\n\n\n<p><strong>B-Cas des tumeursparticuli\u00e8res<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp;<strong> 1-Tumeurs germinales malignes&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Elles touchent essentiellement les enfants et femmes jeunes sous la forme de tumeurs principalement solides. Elles peuvent repr\u00e9senter une urgence th\u00e9rapeutique. Elles sont tr\u00e8s chimiosensibles. Pour d\u00e9cider des modalit\u00e9s de prise en charge, l\u2019avis d\u2019un centre expert est indispensable. Certaines tumeurs sont non s\u00e9cr\u00e9tantes. D\u2019autres sont caract\u00e9ris\u00e9es par la s\u00e9cr\u00e9tion de marqueurs : alpha-foeto-prot\u00e9ine, b\u00e9ta-HCG, LDH.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Le traitement repose sur l\u2019annexectomie unilat\u00e9rale. L\u2019hyst\u00e9rectomie et la l\u2019annexectomie bilat\u00e9rale ne sont pas indiqu\u00e9es chez les femmes jeunes, m\u00eame dans les formes \u00e9tendues et les stades avanc\u00e9s.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Lorsqu\u2019elle est indiqu\u00e9e, la chimioth\u00e9rapie comprend bl\u00e9omycine, \u00e9toposide et sels de platine.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; <strong>&nbsp; 2-Tumeurs des cordons sexuels&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Certaines se r\u00e9v\u00e8lent par des manifestations endocrines :&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>-s\u00e9cr\u00e9tions \u0153strog\u00e9niques responsables de m\u00e9trorrhagies postm\u00e9nopausiques pour les tumeurs de la granulosa ; <br>\n<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; -virilisation pour les tumeurs \u00e0 cellules de Sertoli-Leydig. <br>\nLes dosages s\u00e9riques sp\u00e9cifiques pouvant \u00eatre r\u00e9alis\u00e9s sont : <br>\n<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; -pour les tumeurs de la granulosa : l\u2019Inhibine B, l\u2019AMH et estradiol\u00e9mie  <br> <\/p>\n\n\n\n<p>-pour les tumeurs de Sertoli Leydig : hormones masculines, testost\u00e9rone et delta 4 androst\u00e8nedione. <br>\nLe traitement de premi\u00e8re intention est chirurgical, radical ou conservateur en fonction de l\u2019\u00e2ge et du stade. <br>\nLorsqu\u2019une chimioth\u00e9rapie est indiqu\u00e9e, elle est similaire \u00e0 celle utilis\u00e9e pour les tumeurs germinales. <br>\nCes tumeurs n\u00e9cessitent un suivi \u00e0 long terme, des r\u00e9cidives pouvant appara\u00eetre au-del\u00e0 de 10 ans<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;<strong> &nbsp; 3-<\/strong><strong>Tumeurs fronti\u00e8re (dites tumeurs borderline)<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Il s\u2019agit de tumeurs \u00e9pith\u00e9liales de l\u2019ovaire \u00e0 faible potentiel malin pouvant se pr\u00e9senter sous une forme :&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; -limit\u00e9e \u00e0 l\u2019ovaire : son traitement est alors conservateur chez les femmes jeunes sans indication de chimioth\u00e9rapie ;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; -avec une extension p\u00e9riton\u00e9ale (implants) qui peut \u00eatre invasive ou non : seuls les implants invasifs peuvent n\u00e9cessiter une chimioth\u00e9rapie.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp; &nbsp; &nbsp;<strong> 4-Cancer de l\u2019ovaire en cours de grossesse&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Dans le cas particulier d\u2019une tumeur maligne ovarienne d\u00e9couverte lors d\u2019une grossesse, une prise en charge sp\u00e9cialis\u00e9e est n\u00e9cessaire.&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le cancer de l\u2019ovaire&nbsp; est la 7e cause de cancer chez la femme en incidence avec 4 430 nouveaux cas estim\u00e9s en 2008. 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