{"id":792,"date":"2019-07-02T18:39:19","date_gmt":"2019-07-02T16:39:19","guid":{"rendered":"http:\/\/gyneobs.com\/site\/?page_id=792"},"modified":"2019-07-02T18:39:49","modified_gmt":"2019-07-02T16:39:49","slug":"cancer-du-col-de-luterus","status":"publish","type":"page","link":"http:\/\/gyneobs.com\/site\/oncologie\/les-cancers-gynecologiques-hors-cancers-du-sein\/cancer-du-col-de-luterus\/","title":{"rendered":"Cancer du col de l&rsquo;ut\u00e9rus"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"has-drop-cap\"><strong>Le cancer du col de l&rsquo;ut\u00e9rus est le deuxi\u00e8me cancer le plus fr\u00e9quent de la femme au niveau mondial. Cette fr\u00e9quence est en diminution dans les pays d\u00e9velopp\u00e9s en particulier grace aux m\u00e9thodes de d\u00e9pistage comme le frottis cervical. En France environ 3500 nouveaux cas sont diagnostiqu\u00e9s tous les ans.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>LE COL NORMAL<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp; &nbsp; Le col normal comporte une partie externe visible, c\u2019est l\u2019exocol qui est recouvert d\u2019un \u00e9pith\u00e9lium malpighien (comme la peau) et une partie interne faite d\u2019un \u00e9pith\u00e9lium cylindrique de type glandulaire. La zone de transition entre ces deux parties est appel\u00e9e la zone de jonction et est g\u00e9n\u00e9ralement la zone de naissance du cancer. D\u2019o\u00f9 l&rsquo;int\u00e9r\u00eat&nbsp; d\u2019\u00e9tudier en colposcopie cette zone de jonction. Elle est souvent visible en particulier en cas d\u2019ext\u00e9riorisation de l\u2019endocol (appel\u00e9e ectropion), mais parfois invisible si elle est situ\u00e9e plus ou moins haut dans le canal cervical.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-95.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-793\" width=\"557\" height=\"416\" srcset=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-95.png 522w, http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-95-300x224.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 557px) 100vw, 557px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Epid\u00e9miologie des cancers du col<\/h2>\n\n\n\n<p><br> L&rsquo;\u00e2ge moyen des cancers invasifs se situe autour de 45 &#8211; 55 ans. L&rsquo;incidence du cancer du col de l&rsquo;ut\u00e9rus augmente avec l&rsquo;\u00e2ge et atteint un plateau \u00e0 partir de 55 ans.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Ce cancer est dans l\u2019immense majorit\u00e9 des cas d\u2019origine sexuellement transmissible, du \u00e0 la contamination par certains types de papillomavirus ou HPV (16, 18, 30, 33, 35, 54&#8230;). Ceci explique le lien tr\u00e8s net entre le cancer et la vie sexuelle, la pr\u00e9cocit\u00e9 des premiers rapports et la multiplicit\u00e9 des partenaires. Cependant, seule une faible proportion des femmes infect\u00e9es par HPV d\u00e9veloppera une tumeur et cette infection virale n\u2019est pas suffisante pour entra\u00eener le d\u00e9veloppement d\u2019une tumeur. La plupart des femmes \u00e9liminent d\u2019ailleurs naturellement le virus. En fait le cancer du col est d&rsquo;origine multifactorielle avec l&rsquo;intervention de multiples co-facteurs li\u00e9s au terrain&nbsp; comme le d\u00e9ficit immunitaire, le tabac,&nbsp; d\u2019autres maladies sexuellement transmissible, type herp\u00e8s, etc..<br>\nN\u00e9anmoins le principal facteur de risque de survenu du cancer du col est l&rsquo;absence de frottis cervico-vaginal.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Evolution des l\u00e9sions histologiques<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>Le cancer du col se d\u00e9veloppe \u00e0 partir de la jonction cylindro-malpighienne et de la zone de transformation anormale. Les carcinomes \u00e9pidermo\u00efdes repr\u00e9sentent environ 80 \u00e0 90 % des l\u00e9sions invasives. Dans 10 \u00e0 20 % des cas il s&rsquo;agit d&rsquo;ad\u00e9nocarcinomes d\u00e9velopp\u00e9s \u00e0 partir de la muqueuse cylindrique endocervicale.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp; &nbsp; 1-Carcinome \u00e9pidermo\u00efde<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le cancer appara\u00eet \u00e0 la suite d\u2019une \u00e9volution progressive d\u2019anomalies dont les stades sont les suivants:<br>\n&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; a-N\u00e9oplasies cervicales intra\u00e9pith\u00e9liales (CIN)<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est le premier stade. Les CIN se d\u00e9veloppent sur la zone de transformation du col ut\u00e9rin. La zone de transformation est situ\u00e9e entre la jonction cylindro-malpighienne originelle et la nouvelle jonction cylindro-malpighienne. Les CIN sont caract\u00e9ris\u00e9es par une d\u00e9sorganisation architecturale et une prolif\u00e9ration de cellules atypiques plus ou moins diff\u00e9renci\u00e9es. La s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 des l\u00e9sions est \u00e9valu\u00e9e par la hauteur des anomalies cellulaires dans l&rsquo;\u00e9pith\u00e9lium. Ainsi l&rsquo;extension au tiers inf\u00e9rieur de l&rsquo;\u00e9pith\u00e9lium correspond une CIN 1, l&rsquo;extension au deux tiers \u00e0 une CIN 2 et l&rsquo;extension \u00e0 toute la hauteur de l&rsquo;\u00e9pith\u00e9lium \u00e0 une CIN 3.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"629\" height=\"380\" src=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-96.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-794\" srcset=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-96.png 629w, http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-96-300x181.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 629px) 100vw, 629px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>La classification actuelle de Bethesda distingue seulement deux types d\u2019anomalies: soit anomalies cellulaires de bas grade dites LHIL, soit anomalies de haut grade dites HSIL (qui regroupe les CIN 2 et 3).<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"622\" height=\"191\" src=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-97.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-795\" srcset=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-97.png 622w, http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-97-300x92.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>Les condylomes sont des l\u00e9sions virales dues aux papillomavirus visibles au niveau vulvaire mais seulement visibles par colposcopie au niveau du col ut\u00e9rin. Ils peuvent r\u00e9gresser spontan\u00e9ment ou \u00e9voluer vers des l\u00e9sions dysplasiquesI.<\/p>\n\n\n\n<p>Il faut savoir que dans certains cas toutes ces l\u00e9sion peuvent r\u00e9gresser spontan\u00e9ment et ne pas \u00e9voluer vers le cancer,. C\u2019est souvent le cas des l\u00e9sions de bas grade et il faut s\u2019en souvenir pour la conduite \u00e0 tenir. Les chances de r\u00e9gression sont plus importantes dans les l\u00e9sions de bas grade (CIN 1) qui r\u00e9gressent dans plus de la moiti\u00e9 des cas. Les risques de progression et d&rsquo;\u00e9volution vers l&rsquo;invasion augmentent avec la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 des anomalies. On estime que 1 % des CIN1 et 10 \u00e0 15 % des CIN 2 vont progresser vers un cancer invasif en l&rsquo;absence de traitement. La dur\u00e9e de la progression est tr\u00e8s variable. Pour les CIN de haut grade (CIN 2 &#8211; 3) la dur\u00e9e d&rsquo;\u00e9volution vers l&rsquo;invasion peut aller de 2 \u00e0 20 ans. L\u2019histoire naturelle permet de mieux comprendre leur traitement&nbsp;: plus la dysplasie est s\u00e9v\u00e8re plus elle risque de progresser vers un stade pathologique plus important:<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"626\" height=\"335\" src=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-98.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-796\" srcset=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-98.png 626w, http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-98-300x161.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 626px) 100vw, 626px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; <strong>Apport de la prot\u00e9ine P16<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>La prot\u00e9ine P16 est un biomarqueur de la dysplasie cervico-ut\u00e9rine. Elle est normalement exprim\u00e9e au cours de la division cellulaire. Charg\u00e9e de r\u00e9guler le cycle, elle garantit le bon d\u00e9roulement de la mitose. Plusieurs cancers sont li\u00e9s \u00e0 une perturbation de de l\u2019ADN de cette prot\u00e9ine. Dans le cadre des l\u00e9sions de haut grade viro-induites, une accumulation importante de la P16 est observ\u00e9e au niveau nucl\u00e9aire et cytoplasmique. Elle permet de mieux distinguer une simple m\u00e9taplasie d\u2019une l\u00e9sion de haut grade.&nbsp; Elle est \u00e9galement utile pour appr\u00e9cier les berges d\u2019ex\u00e9r\u00e8se d\u2019une conisation, de distinguer un condylome d\u2019un CIN1,&nbsp; d\u2019aider au diagnostic des l\u00e9sions glandulaires endocervicales.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; <strong>b-Carcinome in-situ: les anomalies cytologiques int\u00e9resse toute la hauteur de l&rsquo;\u00e9pith\u00e9lium, la mem basale reste intacte.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp; &nbsp; c-Carcinome micro-invasif<br>\nDans le carcinome micro-invasif il existe une rupture de la membrane basale et une invasion du stroma par les cellules malignes. Le potentiel m\u00e9tastatique de la l\u00e9sion est encore limit\u00e9. Il augmente avec l&rsquo;\u00e9tendue de la l\u00e9sion, la profondeur de l&rsquo;invasion et l&rsquo;envahissement des espaces vasculaires et lymphatiques. Dans le cancer micro-invasif IA1, avec une profondeur d&rsquo;invasion inf\u00e9rieure \u00e0 3 mm, le risque d&rsquo;envahissement ganglionnaire est pratiquement nul. Dans le carcinome micro-invasif IA2, avec une extension comprise entre 3 et 5 mm de profondeur, le risque d&rsquo;atteinte ganglionnaire est de l&rsquo;ordre de 1 \u00e0 8 %. Ensuite on parle de carcinome invasif.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp;&nbsp; &nbsp; d-Carcinome invasif<\/strong><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"alignright is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-99.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-797\" width=\"346\" height=\"256\" srcset=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-99.png 329w, http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-99-300x222.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 346px) 100vw, 346px\" \/><figcaption>Zones d&rsquo;invasion<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>L&rsquo;extension se fait ensuite de proche en proche avec un envahissement des structures et des organes voisins. La tumeur cervicale d\u00e9passe le col et envahit de proche en proche le param\u00e8tre proximal, puis le param\u00e8tre distal jusqu&rsquo;\u00e0 la paroi pelvienne. L&rsquo;extension au vagin se fait habituellement par une propagation directe. L&rsquo;extension \u00e0 l&rsquo;endom\u00e8tre est possible \u00e0 partir d&rsquo;un ad\u00e9nocarcinome endocervical. L&rsquo;extension aux organes de voisinage se fait surtout vers la vessie en avant et plus tardivement vers le rectum en arri\u00e8re. Parall\u00e8lement \u00e0 l\u2019extension locale se produit un envahissement des ganglions et une embolisation des vaisseaux des param\u00e8tres. Les m\u00e9tastases lymphatiques sont pr\u00e9coces et constituent la voie d&rsquo;extension la plus importante du cancer du col. L&rsquo;envahissement lymphatique se fait successivement dans les ganglions du param\u00e8tre, les ganglions obturateurs, les ganglions de la cha\u00eene iliaque externe, les ganglions iliaques primitifs et enfin les ganglions lombo-aortiques.<br> Les m\u00e9tastases ovariennes sont exceptionnelles. Les m\u00e9tastases \u00e0 distance sont rares. Dans les formes \u00e0 risque elles se font par voie sanguine. Les plus fr\u00e9quentes sont h\u00e9patiques et pulmonaires, plus rarement osseuses ou c\u00e9r\u00e9brales.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; <strong>2-Ad\u00e9nocarcinome<br>\n<\/strong>Environ 15 \u00e0 20 % des cancers invasifs sont des ad\u00e9nocarcinomes ou des carcinomes ad\u00e9nosquameux. Le papillomavirus humain est \u00e9galement impliqu\u00e9 dans la transformation maligne de ces l\u00e9sions.<br>\nIls sont pr\u00e9c\u00e9d\u00e9s d&rsquo;atypies glandulaires qui constituent les l\u00e9sions pr\u00e9-invasives. Contrairement aux l\u00e9sions malpighiennes il n&rsquo;est pas possible de distinguer les diff\u00e9rents stades des atypies glandulaires, mais la notion d&rsquo;ad\u00e9nocarcinome in situ est g\u00e9n\u00e9ralement accept\u00e9e. Il pr\u00e9sente des degr\u00e9s de diff\u00e9renciation cellulaire et glandulaire divis\u00e9s en trois grades (1, 2 ou 3). Les ad\u00e9nocarcinomes de type endom\u00e9trio\u00efde \u00e0 cellules claires ou de type s\u00e9reux sont plus rares.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Signes et diagnostic<\/h2>\n\n\n\n<p>Lorsqu\u2019il s\u2019agit de l\u00e9sions pr\u00e9invasives il n\u2019y a aucun symptome et l\u2019examen par le sp\u00e9culum \u00e0 l\u2019oeil nu parait normal. Ces l\u00e9sions sont d\u00e9pist\u00e9es par le frottis cervical. Le diagnostic repose ensuite sur la colposcopie avec des biopsies des l\u00e9sions suspectes. Lorsque la colposcopie n&rsquo;est pas satisfaisante (c.\u00e0.d. jonction cylindro-malpighienne ou limites endocervicales sup\u00e9rieures de la l\u00e9sion non visibles) il est n\u00e9cessaire d&rsquo;avoir recours \u00e0 une conisation diagnostique:&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"624\" height=\"431\" src=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-100.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-798\" srcset=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-100.png 624w, http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-100-300x207.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 624px) 100vw, 624px\" \/><figcaption><strong>Principe de la conisation<\/strong><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>Lorsque le cancer devient invasif, <\/strong>les signes cliniques les plus habituels sont les m\u00e9trorragies provoqu\u00e9es par les rapports sexuels et les leucorrh\u00e9es purulentes, malodorantes, parfois stri\u00e9es de sang. Les m\u00e9trorragies peuvent \u00e9galement se pr\u00e9senter sous la forme de saignements intermenstruels anormaux.<br>\nD&rsquo;autres sympt\u00f4mes, comme les douleurs pelviennes, les troubles urinaires, les troubles rectaux ou un oed\u00e8me ou une thrombose des membres inf\u00e9rieurs, ne se voient habituellement que dans les formes avanc\u00e9es.<br>\nUne minorit\u00e9 de patientes reste asymptomatique, m\u00eame dans certaines formes avanc\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;examen au sp\u00e9culum permet de visualiser le col.&nbsp; Le col est g\u00e9n\u00e9ralement friable et h\u00e9morragique. Le cancer peut se pr\u00e9senter sous la forme d&rsquo;une large ulc\u00e9ration \u00e0 bords irr\u00e9guliers saignant au contact, sous une forme v\u00e9g\u00e9tante exub\u00e9rante ou sous une forme infiltrante avec une induration d\u00e9formant le col. Il est inutile, \u00e0 ce stade, de faire un frottis du col qui du fait de l&rsquo;h\u00e9morragie et de la n\u00e9crose risque d&rsquo;\u00eatre faussement n\u00e9gatif. Le diagnostic est affirm\u00e9 par la biopsie. Dans certains cas le col garde un aspect normal, notamment en cas de carcinome micro-invasif ou dans certaines l\u00e9sions endocervicales.<\/p>\n\n\n\n<p>Au toucher vaginal on note l\u2019induration et ou la d\u00e9formation. L&rsquo;examen recto-vaginal est important pour \u00e9valuer l&rsquo;extension du cancer. L&rsquo;invasion des param\u00e8tres et des ligaments ut\u00e9ro-sacr\u00e9s sont mieux appr\u00e9ci\u00e9es par le toucher rectal.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Le bilan d&rsquo;extension<\/h2>\n\n\n\n<p>Le bilan d&rsquo;extension est bas\u00e9 sur l&rsquo;examen clinique et des investigations compl\u00e9mentaires. Il permet de classer le cancer du col selon la classification de la F\u00e9d\u00e9ration Internationale de Gyn\u00e9cologie-Obst\u00e9trique (FIGO). Cette classification a une certaine valeur pronostique et pr\u00e9cise les modalit\u00e9s th\u00e9rapeutiques.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2019-07-02-\u00e0-18.29.52.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-799\" width=\"623\" height=\"613\" srcset=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2019-07-02-\u00e0-18.29.52.png 648w, http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2019-07-02-\u00e0-18.29.52-300x296.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 623px) 100vw, 623px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>L&rsquo;examen au sp\u00e9culum et le toucher vaginal pr\u00e9cise la taille de la tumeur, et le volume de l&rsquo;ut\u00e9rus et l&rsquo;extension \u00e9ventuelle au vagin.<br>\n<strong>Le toucher vaginal et le toucher rectal quelque fois r\u00e9alis\u00e9s sous anesth\u00e9sie g\u00e9n\u00e9rale permettent d&rsquo;appr\u00e9cier la mobilit\u00e9 ut\u00e9rine, l&rsquo;extension aux param\u00e8tres et aux ligaments ut\u00e9ro-sacr\u00e9s.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;\u00e9chographie pelvienne donne des renseignements sur le volume tumoral cervical et une \u00e9ventuelle extension aux param\u00e8tres ; elle recherche une pathologie ut\u00e9rine ou annexielle associ\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;IRM permet une \u00e9tude plus pr\u00e9cise des dimensions et de l&rsquo;extension de la tumeur et d&rsquo;un \u00e9ventuel envahissement aux organes de voisinage.<br>\nL&rsquo;urographie intraveineuse permet de d\u00e9tecter les anomalies du syst\u00e8me ur\u00e9t\u00e9ro-py\u00e9localiciel, les anomalies de forme ou de trajet de l&rsquo;uret\u00e8re et les st\u00e9noses ur\u00e9t\u00e9rales dans les formes avanc\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p>La cystoscopie et la rectoscopie pr\u00e9cisent l&rsquo;\u00e9tat de la muqueuse v\u00e9sicale et de la muqueuse rectale.<br>\nLa radiographie pulmonaire et l\u2019\u00e9cho abdominale compl\u00e8te le bilan d\u2019extension visc\u00e9ral \u00e0 distance.<br>\nLe bilan sanguin peut r\u00e9v\u00e9ler des anomalies dans les stades avanc\u00e9s : une an\u00e9mie, une insuffisance r\u00e9nale due \u00e0 une obstruction ur\u00e9t\u00e9rale et des alt\u00e9rations du bilan h\u00e9patique par suite de m\u00e9tastases. Le dosage des marqueurs tumoraux n&rsquo;est pas indispensable pour le diagnostic ou pour l&rsquo;\u00e9valuation de l&rsquo;extension ; il est surtout important pour la surveillance post-th\u00e9rapeutique. Le plus int\u00e9ressant est celui du SCC (squamous cell carcinoma antigen).<\/p>\n\n\n\n<p>La TEP-TDM (Tomographie par \u00e9mission de positons coupl\u00e9e \u00e0 la tomodensitom\u00e9trie est le meilleur examen pour rechercher un envahissement des chaines ganglionnaires pelviennes et\/ou lombo-aortiques et pour mettre en \u00e9vidence des m\u00e9tastases \u00e0 distance. Sa r\u00e9solution spaciale est cependant limit\u00e9e et elle visualise mal les l\u00e9sions tumorales &lt;5mm. Cet examen n\u2019est donc pas recommand\u00e9 pour r\u00e9aliser le bilan d\u2019extension des stades &lt; IB2.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">La classification des cancers du col<\/h2>\n\n\n\n<p>On utilise la classification internationale FIGO. Cette classification est bas\u00e9e sur l\u2019extension loco-r\u00e9gionale et ne tient pas compte de l\u2019extension ganglionnaire qui est \u00e9valu\u00e9e en g\u00e9n\u00e9ral en post op\u00e9ratoire. Cette classification commence au stade de cancer invasif.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Les traitements des cancers du col<\/h2>\n\n\n\n<p>Les CIN de bas grade (CIN 1)sont des l\u00e9sions qui peuvent r\u00e9gresser spontan\u00e9ment dans plus de 50 % des cas. Selon les cas elles peuvent \u00eatre surveill\u00e9es pendant un \u00e0 deux ans ou trait\u00e9es. Le traitement est indiqu\u00e9 dans les CIN de bas grade persistantes, en cas de discordance entre les \u00e9l\u00e9ments diagnostiques (frottis, colposcopie et biopsie) ou en cas de jonction cylindro-malpighienne non visible \u00e0 la colposcopie.<br>\nLes CIN de haut grade (CIN 2 &#8211; 3) sont consid\u00e9r\u00e9es comme des pr\u00e9curseurs canc\u00e9reux vrais qui doivent toujours \u00eatre trait\u00e9s. Le choix de la m\u00e9thode th\u00e9rapeutique varie en fonction de nombreux facteurs. Les traitements par destruction (cryoth\u00e9rapie ou mieux vaporisation au laser CO 2) peuvent \u00eatre propos\u00e9s chez la femme jeune, en cas de l\u00e9sion de petite taille et enti\u00e8rement visible \u00e0 la colposcopie. Leur inconv\u00e9nient majeur est l&rsquo;absence de pi\u00e8ce op\u00e9ratoire, donc l&rsquo;absence d&rsquo;examen histologique pour confirmer la biopsie. Il est pr\u00e9f\u00e9rable de recourir \u00e0 des m\u00e9thodes d&rsquo;ex\u00e9r\u00e8se (conisation au bistouri, conisation au laser ou r\u00e9section \u00e0 l&rsquo;anse diathermique). Ces m\u00e9thodes ont l&rsquo;avantage de permettre un examen de la pi\u00e8ce d&rsquo;ex\u00e9r\u00e8se qui va donner un diagnostic histologique pr\u00e9cis et \u00e9tablir si l&rsquo;ex\u00e9r\u00e8se est compl\u00e8te ou non.<br>\nLes taux de succ\u00e8s th\u00e9rapeutique se situent entre 90 et 95 %.<br>\nLes complications d\u00e9pendent de la m\u00e9thode utilis\u00e9e et de l&rsquo;importance de l&rsquo;ex\u00e9r\u00e8se. Elles sont plus fr\u00e9quentes et plus s\u00e9v\u00e8res apr\u00e8s une conisation au bistouri. L&rsquo;int\u00e9r\u00eat de la r\u00e9section \u00e0 l&rsquo;anse diathermique tient \u00e0 sa facilit\u00e9 d&rsquo;utilisation, \u00e0 la possibilit\u00e9 d&rsquo;adapter l&rsquo;ex\u00e9r\u00e8se \u00e0 l&rsquo;\u00e9tendue de la l\u00e9sion et \u00e0 la raret\u00e9 des complications post-op\u00e9ratoires.<br>\nChez la femme enceinte le traitement des CIN de haut grade (apr\u00e8s avoir \u00e9limin\u00e9 avec certitude la possibilit\u00e9 d&rsquo;une invasion) peut \u00eatre diff\u00e9r\u00e9 et r\u00e9alis\u00e9 apr\u00e8s l&rsquo;accouchement.<br>\nEn cas d&rsquo;ad\u00e9nocarcinome in situ une conisation peut \u00eatre suffisante si l&rsquo;ex\u00e9r\u00e8se est compl\u00e8te et si la patiente d\u00e9sire avoir d&rsquo;autres grossesses, mais en raison des risques de r\u00e9cidive (et lorsqu&rsquo;une surveillance r\u00e9guli\u00e8re est impossible) une hyst\u00e9rectomie est recommand\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Au stade 1A1<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le diagnostic a \u00e9t\u00e9 fait sur une pi\u00e8ce de conisation. L\u2019attitude th\u00e9rapeutique peut \u00eatre :<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; -une surveillance simple si les marges de la conisation sont in sano et en l\u2019absence d\u2019embols lymphatiques et si la patiente pr\u00e9f\u00e8re un traitement conservateur de l\u2019ut\u00e9rus ;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; -une hyst\u00e9rectomie totale simple si la conisation est non in sano et\/ou si la patiente ne souhaite pas un traitement conservateur de l\u2019ut\u00e9rus ;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; -si des embols lymphatiques sont pr\u00e9sents sur la pi\u00e8ce de conisation, le traitement est identique \u00e0 celui d\u2019un cancer de stade IA2 avec pr\u00e9sence d\u2019embols.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Au stade 1A2<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le diagnostic a \u00e9t\u00e9 fait sur une pi\u00e8ce de conisation. L\u2019attitude&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>th\u00e9rapeutique peut \u00eatre :<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; -une surveillance simple si les marges de la conisation sont in sano et en l\u2019absence d\u2019embols lymphatiques et si la patiente pr\u00e9f\u00e8re un traitement conservateur de l\u2019ut\u00e9rus ;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; -une trach\u00e9lectomie (amputation du col ut\u00e9rin) afin de pr\u00e9server la fertilit\u00e9 ou une hyst\u00e9rectomie simple pour les autres patientes si la conisation est non in sano ;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; -en pr\u00e9sence d\u2019embols lymphatiques sur la pi\u00e8ce de conisation, la r\u00e9section du param\u00e8tre peut \u00eatre indiqu\u00e9e dans certaines situations particuli\u00e8res. Elle se fait par trach\u00e9lectomie \u00e9largie (colpo-cervicectomie \u00e9largie) ou par hyst\u00e9rectomie \u00e9largie.<\/p>\n\n\n\n<p>Une lymphad\u00e9nectomie pelvienne compl\u00e9mentaire, r\u00e9alis\u00e9ehabituellement par c\u0153lioscopie, est indiqu\u00e9e dans tous les stades IA2. Si la patiente pr\u00e9sente un envahissement ganglionnaire, une chimioradioth\u00e9rapie concomitante compl\u00e9mentaire est administr\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Au Stade IB1 et IIa1<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; *R\u00e9f\u00e9rentiel Rhone-Alpes 2010<\/p>\n\n\n\n<p>On commence par une stadification premi\u00e8re qui consiste en une lymphad\u00e9nectomie pelvienne avec examen extemporan\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Si l\u2019analyse des ganglions pelviens est positive, on poursuit le curage en iliaque primitif et lombo-aortique. Ensuite sera discut: radiochimioth\u00e9rapie concomitante et curieth\u00e9rapie ut\u00e9rovaginale (radioth\u00e9rapie externe et chimioth\u00e9rapie \u00e0 base de&nbsp; sels de platine), puis r\u00e9\u00e9valuation clinique et avec IRM 4 \u00e0 6 semaines apr\u00e8s.&nbsp; En fonction de la r\u00e9ponse, on pourra proposer une colpohyst\u00e9rectomie plus ou moins \u00e9largie type Piver I ou II.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Si l\u2019analyse des ganglions pelviens est n\u00e9gative, on discutera secondairement en RCP:<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; -soit une Curieth\u00e9rapie pr\u00e9op\u00e9ratoire si la tumeur mesure entre 2 et 4cm,<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; -soit une chirurgie premi\u00e8re type Piver II.<\/p>\n\n\n\n<p>En cas de tumeur &lt;2cm et si l\u2019\u00e2ge est compatible avec un d\u00e9sir de grossesse, peut se discuter une trach\u00e9lectomie \u00e9largie.<\/p>\n\n\n\n<p>Par la suite, une simple surveillance est r\u00e9alis\u00e9e et s\u2019il existe au moins un facteur de risque une radiochimioth\u00e9rapie pelvienne sera propos\u00e9e. Ces facteurs de risque sont: tumeur&gt;4cm, stade pT2b, N+, embols nombreux.<\/p>\n\n\n\n<p>On trouvera pour m\u00e9moire ci-apr\u00e8s la classification des diff\u00e9rents types d\u2019hyst\u00e9rectomies en fonction deleur \u00e9largissement par rapport \u00e0 l\u2019ut\u00e9rus<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-101.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-800\" width=\"609\" height=\"162\" srcset=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-101.png 614w, http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-101-300x80.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 609px) 100vw, 609px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>Aux stades IB2 et IVA<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le traitement de r\u00e9f\u00e9rence est la radiochimioth\u00e9rapie concomitante. La chirurgie premi\u00e8re d\u2019ex\u00e9r\u00e8se de la tumeur n\u2019est pas indiqu\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Il faut en premier \u00e9valuer un \u00e9ventuel envahissement lymphatique au niveau des ganglions lombo-aortiques ce qui aura pour effet de modifier la largeur des champs d\u2019rradiation pratiqu\u00e9s.&nbsp; Cette \u00e9valuation commence par un TEP-scan (ou PET-scan) au 18-FDG. Si la TEP ne montre pas d\u2019extension lombo-aortique, il faut confirmer par un curage lombo-aortique premier (par coelioscopie ou laparotomie). Si le curage est n\u00e9gatif on met en route une radiochimioth\u00e9rapie concommitante (\u00e0 base de sels de platine) et une curieth\u00e9rapie ut\u00e9ro-vaginale.&nbsp; Une chirurgie de cloture sera discut\u00e9e en RCP en fonction de la r\u00e9ponse.<\/p>\n\n\n\n<p>Si l\u2019envahissment lombo-aortique est confirm\u00e9 soit par la TEP soit par le curage on peut choisir, apr\u00e8s discussion en RCP, soit deux cures de chimioth\u00e9rapie (Cisplatine, Topoc\u00e9tan ou Carboplatine, Paclixatel)&nbsp; soit radiochimioth\u00e9rapie avec grand champ d\u2019irradiation, et cela sans indication de chirurgie de cl\u00f4ture.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019irradiation est pelvienne +\/- lombo-aortique et s\u2019\u00e9tale sur 5 semaines. Les volumes d\u2019irradiation sont bas\u00e9s sur les examens d\u2019imagerie (IRM, TEP-TDM au 18F-FDG) et\/ou sur les r\u00e9sultats d\u2019e la lymphad\u00e9nectomie lombo-aortique&nbsp; premi\u00e8re. La curieth\u00e9rapie ut\u00e9rovaginale est r\u00e9alis\u00e9e 8 \u00e0 10 jours apr\u00e8s la fin de la radioth\u00e9rapie externe. Ce d\u00e9lai doit \u00eatre respect\u00e9 car tout retard a un impact sur le contr\u00f4le local.<\/p>\n\n\n\n<p>La chimioth\u00e9rapie la plus souvent employ\u00e9e est \u00e0 base de sels de platine (5-FU Platine), administr\u00e9s de mani\u00e8re hebdomadaire pendant la radioth\u00e9rapie, soit 5 \u00e0 6 cures. Elle est peu ou pas neutrop\u00e9niante et g\u00e9n\u00e9ralement non alop\u00e9ciante.<\/p>\n\n\n\n<p>Si l\u2019\u00e9tat g\u00e9n\u00e9ral emp\u00eache un traitement par radiochimioth\u00e9rapie, la patiente peut \u00eatre trait\u00e9e par une radioth\u00e9rapie seule.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Au Stade IV B (m\u00e9tastases es \u00e0 distance)<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Ces situations sont rares et discut\u00e9es au cas par cas en fonction de l\u2019extension de la maladie et de l\u2019\u00e9tat g\u00e9n\u00e9ral de la patiente. La th\u00e9rapeutique repose sur une chimioth\u00e9rapie et\/ou une radioth\u00e9rapie. Le recours \u00e0 la chirurgie est exceptionnel chez ces patientes.<\/p>\n\n\n\n<p>En cas de r\u00e9cidive locor\u00e9gionale ou m\u00e9tastatiqueLes r\u00e9cidives surviennent le plus souvent dans les 2 ans, mais 10 % surviennent apr\u00e8s un d\u00e9lai de 5 ans. Pour la plupart des patientes, une chimioth\u00e9rapie palliative est&nbsp; l\u2019option pr\u00e9f\u00e9rentielle. Une chirurgie pelvienne (souvent une exent\u00e9ration pelvienne) et une radioth\u00e9rapie sont des options dans certains cas.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">La surveillance apr\u00e8s traitement<\/h2>\n\n\n\n<p>La surveillance est indispensable dans toutes les CIN trait\u00e9es. Elle consiste, apr\u00e8s un premier contr\u00f4le comprenant une colposcopie et un frottis 3 \u00e0 6 mois apr\u00e8s le traitement initial, en une surveillance cytologique annuelle.<br>\nDans les cancers invasifs trait\u00e9s<br>\nLa surveillance a pour objectif de d\u00e9pister pr\u00e9cocement les r\u00e9cidives loco-r\u00e9gionales, les m\u00e9tastases et les complications du traitement. Plus de 80 % des r\u00e9cidives surviennent dans les 3 premi\u00e8res ann\u00e9es.<br>\nLes patientes seront revues tous les trois mois au cours de la premi\u00e8re ann\u00e9e, tous les six mois pendant les deux ann\u00e9es suivantes, puis tous les ans. La surveillance comporte un examen clinique avec le pr\u00e9l\u00e8vement d&rsquo;un frottis vaginal. Une \u00e9chographie abdominale voire une UIV sont propos\u00e9es \u00e0 titre syst\u00e9matique 3 \u00e0 6 mois apr\u00e8s l\u2019intervention. L\u2019int\u00e9r\u00eat de la radiographie du thorax et du dosage des marqueurs tumoraux, tous les ans reste discut\u00e9. Des examens d&rsquo;imageries (urographie intraveineuse, scanner abdomino-pelvien et\/ou IRM) sont propos\u00e9s en cas de signe d&rsquo;appel.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le cancer du col de l&rsquo;ut\u00e9rus est le deuxi\u00e8me cancer le plus fr\u00e9quent de la femme au niveau mondial. Cette fr\u00e9quence est en diminution dans les pays d\u00e9velopp\u00e9s en particulier grace aux m\u00e9thodes de d\u00e9pistage comme le frottis cervical. En France environ 3500 nouveaux cas sont diagnostiqu\u00e9s tous les ans. 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