{"id":378,"date":"2019-06-30T21:46:28","date_gmt":"2019-06-30T19:46:28","guid":{"rendered":"http:\/\/gyneobs.com\/site\/?page_id=378"},"modified":"2019-07-02T15:04:06","modified_gmt":"2019-07-02T13:04:06","slug":"la-puberte","status":"publish","type":"page","link":"http:\/\/gyneobs.com\/site\/articles\/puberte-menopause\/la-puberte\/","title":{"rendered":"La pubert\u00e9"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"has-drop-cap\">La pubert\u00e9 correspond \u00e0 l\u2019activation de la fonction hypothalamo-hypophyso- gonadique, aboutissant au d\u00e9veloppement complet des caract\u00e8res sexuels, \u00e0 l\u2019acquisition de la taille d\u00e9finitive, de la fonction de reproduction et de la fertilit\u00e9. Les diff\u00e9rents stades du d\u00e9veloppement pubertaire sont d\u00e9finis selon la classification de Tanner portant sur les caract\u00e8res sexuels secondaires:<\/p>\n\n\n\n<p>Chez la fille, la premi\u00e8re manifestation pubertaire est le d\u00e9veloppement des glandes mammaires qui commence en moyenne \u00e0 partir de 10,5\/11 ans. Vien- nent ensuite le d\u00e9veloppement de la pilosit\u00e9 pubienne et axillaire, les modifi- cations de la vulve et enfin les premi\u00e8res r\u00e8gles (m\u00e9narche) qui apparaissent en moyenne autour de 13 ans, entre 2 et 2,5 ans apr\u00e8s l\u2019apparition des pre- miers signes pubertaires. Leur date de survenue est consid\u00e9r\u00e9e comme physio- logique entre 10 et 15,5 ans. La pubert\u00e9 chez la fille se situe pour un \u00e2ge osseux de 11 ans (10 \u00e0 12 ans) correspondant \u00e0 l\u2019apparition du s\u00e9samo\u00efde du pouce.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"633\" height=\"460\" src=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/image-125.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-379\" srcset=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/image-125.png 633w, http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/image-125-300x218.png 300w, http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/image-125-372x270.png 372w\" sizes=\"auto, (max-width: 633px) 100vw, 633px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>Chez le gar\u00e7on, le premier signe de pubert\u00e9 est l\u2019augmentation du volume testiculaire qui se produit en moyenne vers l\u2019\u00e2ge de 12-13 ans. Les autres signes de maturation pubertaires sont le d\u00e9veloppement de la pilosit\u00e9 pubienne et axillaire, l\u2019augmentation de la taille de la verge. La pubert\u00e9 chez le gar\u00e7on se situe pour un \u00e2ge osseux de 13 ans correspondant \u00e0 l\u2019apparition du s\u00e9samo\u00efde du pouce (voir le chapitre: impub\u00e9risme).&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>En Europe, l\u2019\u00e2ge des premi\u00e8res r\u00e8gles est en moyenne \u00e0 12 ans en Italie, 12,6 ans en France et 13,5 ans en Allemagne. Concernant les gar\u00e7ons, diff\u00e9rentes \u00e9tudes am\u00e9ricaines et europ\u00e9ennes s\u2019accordent sur un \u00e2ge moyen de 11,6 ans pour le stade G2.<\/p>\n\n\n\n<p>La pubert\u00e9 commence lors d&rsquo;une augmentation des secr\u00e9tions de gonadotrophines FSH et LH.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Dans le cas o\u00f9 l&rsquo;hypothalamus est d\u00e9connect\u00e9 du syst\u00e8me nerveux central (soit \u00e0 cause de tumeurs, soit par des l\u00e9sions exp\u00e9rimentales de l&rsquo;hypothalamus chez l&rsquo;animal), on observe une pubert\u00e9 pr\u00e9coce. Ceci permet de conclure que le syt\u00e8me nerveux central doit exercer un effet inhibiteur sur les neurones \u00e0 GnRH de l&rsquo;hypothalamus.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;hypoth\u00e8se du contr\u00f4le de l&rsquo;entr\u00e9e en pubert\u00e9 par un \u00ab\u00a0somatom\u00e8tre\u00a0\u00bb est bas\u00e9e sur le fait que la pubert\u00e9 d\u00e9pend du poids corporel et de la masse adipeuse. Le somatom\u00e8tre informerait en permanence le syst\u00e8me nerveux central de l&rsquo;\u00e9tat de de d\u00e9veloppement somatique de l&rsquo;individu.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Plusieurs mol\u00e9cules peuvent rendre compte de cet \u00e9tat, et jouer le r\u00f4le de somatom\u00e8tre: il s&rsquo;agit de deux mol\u00e9cules impliqu\u00e9es dans la croissance, l&rsquo;hormone de croissance et le facteur IGF-1, et d&rsquo;une hormone s\u00e9cr\u00e9t\u00e9e par le tissu adipeux, la leptine qui semble jouer un r\u00f4le essentiel dans le d\u00e9clenchement de la pubert\u00e9.&nbsp; Sa s\u00e9cr\u00e9tion s&rsquo;\u00e9l\u00e8ve au d\u00e9but de la pubert\u00e9 tandis que celle de l\u2019hormone de croissance continue tout au long de la croissance, jusqu&rsquo;apr\u00e8s la pubert\u00e9.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Deux autres facteurs contr\u00f4lent \u00e9galement le d\u00e9marrage de la pubert\u00e9. Il s&rsquo;agit du glutamate, neurom\u00e9diateur excitateur, et du GABA, neurom\u00e9diateur inhibiteur. Ces deux mol\u00e9cules semble \u00eatre directement impliqu\u00e9es dans l&rsquo;initialisation de la pubert\u00e9 car le d\u00e9but de la pubert\u00e9 (chez le macaque) s&rsquo;accompagne d&rsquo;une augmentataion du taux de glutamate et une baisse du taux de GABA dans l&rsquo;hypothalamus m\u00e9dian, en m\u00eame temps que s&rsquo;\u00e9l\u00e8ve le contenu en GnRH.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Les neurones \u00e0 GnRH sont contr\u00f4l\u00e9s par diff\u00e9rentes aff\u00e9rences nerveuses excitatrices ou inhibitrices, directes comme les neurones \u00e0 GABA ou \u00e0 glutamate ou indirectes comme celles qui mettent en jeu la leptine. La compr\u00e9hension du m\u00e9canisme d&rsquo;action de la leptine n\u00e9cessite la connaissance de la localisation de ses r\u00e9cepteurs. Ils ont \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9s sur les neurones \u00e0 POMC et NP. La pro-opio-m\u00e9lanocortine (POMC) est un pr\u00e9curseur de diverses mol\u00e9cules (endorphine, ACTH&#8230;) qui jouent, avec le neuropeptide Y (NPY), un r\u00f4le fondamental dans la r\u00e9gulation de l&rsquo;app\u00e9tit et de la fonction gonadotrope. L&rsquo;\u00e9l\u00e9vation de leur taux entra\u00eene une augmentation du stockage des lipides dans les adipocytes et une \u00e9l\u00e9vation de la leptine. Quand la masse adipeuse est normale, un taux \u00e9lev\u00e9 de leptine entra\u00eene une inhibition de la synth\u00e8se de NPY et une activation des neurones \u00e0 POMC. Il y a stimulation des neurones \u00e0 GnRH.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Si la masse adipeuse est inad\u00e9quate et le taux de leptine faible, le taux de NPY s&rsquo;\u00e9l\u00e8ve et inhibe la s\u00e9cr\u00e9tion de GnRH. Ceci explique les retards pubertaires par malnutrition ou encore les am\u00e9norrh\u00e9es par exc\u00e8s d&rsquo;exercice physique.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"656\" height=\"613\" src=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/image-126.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-380\" srcset=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/image-126.png 656w, http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/image-126-300x280.png 300w, http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/image-126-289x270.png 289w\" sizes=\"auto, (max-width: 656px) 100vw, 656px\" \/><figcaption><strong>Sch\u00e9ma r\u00e9capitulant diff\u00e9rentes influences auxquelles sont soumis les neurones \u00e0 GnRH, et impliqu\u00e9es dans le d\u00e9marrage pubertaire.<br>Les neurones \u00e0 GnRH (violet) re\u00e7oivent des influences directes des neurones \u00e0 GABA (en bleu) ou \u00e0 glutamate (en ciel) et indirecte, de la leptine, par l&rsquo;interm\u00e9diaire des neurones \u00e0 POMC (en jaune) ou \u00e0 NPY (en marron), sur lesquels elle se fixe par ses r\u00e9cepteurs (carr\u00e9s noirs).&nbsp;<br>D&rsquo;apr\u00e8s Cunningham et al, Biol. Reprod., 1999, 60, 216-222; Magni, 18.<\/strong><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>En r\u00e9sum\u00e9, le processus central du d\u00e9marrage pubertaire est domin\u00e9 par l&rsquo;activation des neurones \u00e0 GnRH (noyau arqu\u00e9 de l&rsquo;hypothalamus m\u00e9dio-basal) dont la s\u00e9cr\u00e9tion est pulsatile. L&rsquo;activation du g\u00e9n\u00e9rateur de pulses est r\u00e9prim\u00e9 jusqu&rsquo;\u00e0 la pubert\u00e9 par des facteurs tels que l&rsquo;insuffisance de d\u00e9veloppement somatique. Ces facteurs exercent leur influence sur ces neurones par l&rsquo;interm\u00e9diare d&rsquo;hormone comme la leptine, ou de neurom\u00e9diateurs comme le NPY, le glutamate ou le GABA. Mais les m\u00e9canismes intimes du d\u00e9clenchement de la pubert\u00e9 ne sont pas encore totalement connus.<br><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La pubert\u00e9 correspond \u00e0 l\u2019activation de la fonction hypothalamo-hypophyso- gonadique, aboutissant au d\u00e9veloppement complet des caract\u00e8res sexuels, \u00e0 l\u2019acquisition de la taille d\u00e9finitive, de la fonction de reproduction et de la fertilit\u00e9. Les diff\u00e9rents stades du d\u00e9veloppement pubertaire sont d\u00e9finis selon la classification de Tanner portant sur les caract\u00e8res sexuels secondaires: Chez la fille, la [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":1311,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"_exactmetrics_skip_tracking":false,"_exactmetrics_sitenote_active":false,"_exactmetrics_sitenote_note":"","_exactmetrics_sitenote_category":0,"footnotes":""},"class_list":["post-378","page","type-page","status-publish","hentry","post"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/378","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=378"}],"version-history":[{"count":2,"href":"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/378\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":614,"href":"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/378\/revisions\/614"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1311"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=378"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}