{"id":2593,"date":"2020-01-11T15:28:32","date_gmt":"2020-01-11T14:28:32","guid":{"rendered":"http:\/\/gyneobs.com\/site\/?page_id=2593"},"modified":"2022-10-25T17:57:34","modified_gmt":"2022-10-25T15:57:34","slug":"epilepsie-et-procreation","status":"publish","type":"page","link":"http:\/\/gyneobs.com\/site\/obstetrique\/pathologies-et-grossesse\/epilepsie-et-procreation\/","title":{"rendered":"Epilepsie et procr\u00e9ation"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Qu\u2019est-ce-que l\u2019\u00e9pilepsie&nbsp;?<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"493\" height=\"296\" src=\"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2020-01-11-\u00e0-14.59.06.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-2594\" srcset=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2020-01-11-\u00e0-14.59.06.png 493w, http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2020-01-11-\u00e0-14.59.06-300x180.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 493px) 100vw, 493px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>L&rsquo;\u00e9pilepsie est le trouble neurologique le plus fr\u00e9quent apr\u00e8s la migraine. En France, il y aurait 400.000 \u00e0 500.000 personnes \u00e9pileptiques. Chaque ann\u00e9e, 4.000 enfants de moins de 10 ans deviennent \u00e9pileptiques.&nbsp;L&rsquo;\u00e9pilepsie ne conna\u00eet pas de limites g\u00e9ographiques, raciales ou sociales. Environ 5% de la population mondiale conna\u00eetra une crise au cours de sa vie. On estime \u00e0 40 millions le nombre de personnes souffrant d&rsquo;\u00e9pilepsie sur le globe, en majorit\u00e9 des enfants, des adolescents et des personnes \u00e2g\u00e9es. En raison des ressources \u00e9conomiques et des conditions sociales, 3 personnes \u00e9pileptiques sur 4 ne sont pas soign\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;\u00e9pilepsie est un trouble neurologique c\u00e9r\u00e9bral se traduisant par des crises \u00e9pileptiques, caus\u00e9es par le fonctionnement anormal transitoire de cellules nerveuses c\u00e9r\u00e9brales (des neurones). Ce fonctionnement excessif et simultan\u00e9 des neurones donne pour r\u00e9sultat des d\u00e9charges \u00ab\u00a0\u00e9lectriques\u00a0\u00bb soudaines, les d\u00e9charges \u00e9pileptiques, qui se traduisent cliniquement par les crises \u00e9pileptiques. Ces crises peuvent avoir lieu dans diff\u00e9rentes r\u00e9gions du cerveau et se traduisent alors par diverses expressions cliniques. En fonction de la localisation et du r\u00f4le des cellules c\u00e9r\u00e9brales touch\u00e9es, on observe des crises ayant des manifestations cliniques diff\u00e9rentes. Ces diff\u00e9rents types de crises peuvent \u00eatre divis\u00e9s en deux grands groupes : les crises g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9es et les crises partielles.<br><br>Les crises g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9es affectent l&rsquo;ensemble ou une grande partie du cortex c\u00e9r\u00e9bral. Elles se caract\u00e9risent par une perte de conscience et des secousses musculaires r\u00e9p\u00e9t\u00e9es ou par des absences caract\u00e9ris\u00e9es par une rupture du contact.<br><br>Les crises partielles n&rsquo;impliquent qu&rsquo;une partie limit\u00e9e du cerveau. Elles peuvent \u00e9voluer vers une crise g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e. Les crises partielles se divisent en deux cat\u00e9gories : les crises partielles simples et les crises partielles complexes.<\/p>\n\n\n\n<p>On devrait parler des \u00e9pilepsies, car de nombreuses causes, de nombreuses maladies c\u00e9r\u00e9brales, sont \u00e0 l&rsquo;origine d&rsquo;\u00e9pilepsie qui se traduit par la r\u00e9p\u00e9tition de crises \u00e9pileptiques.<br><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Causes de l&rsquo;\u00e9pilepsie<\/h2>\n\n\n\n<p>Une&nbsp;crise d&rsquo;\u00e9pilepsie&nbsp;peut survenir de fa\u00e7on ponctuelle et isol\u00e9e, sans qu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo;une maladie \u00e9pileptique. C&rsquo;est le cas en cas de probl\u00e8me m\u00e9tabolique comme une hypoglyc\u00e9mie chezune personne diab\u00e9tique, une hypocalc\u00e9mie&#8230;), apr\u00e8s la prise d&rsquo;un m\u00e9dicament \u00e9pileptog\u00e8ne (certains neuroleptiques, antid\u00e9presseurs&#8230;), lors d&rsquo;une intoxication : au plomb, coca\u00efne, amph\u00e9tamines, monoxyde de carbone, exc\u00e8s alcoolique ou sevrage alcoolique.<\/p>\n\n\n\n<p>La \u00ab\u00a0maladie \u00e9pileptique\u00a0\u00bb  est une maladie plurifactorielle, mais il arrive qu&rsquo;aucune cause ne soit trouv\u00e9e.&nbsp;L&rsquo;\u00e9pilepsie est dite alors&nbsp;idiopathique. C&rsquo;est plus souvent le cas chez l\u2019enfant que chez l&rsquo;adulte.<\/p>\n\n\n\n<p>Divers facteurs sont en cause dans la survenue d&rsquo;une \u00e9pilepsie :<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><li>une composante g\u00e9n\u00e9tique : elle semble pr\u00e9sente dans deux tiers des \u00e9pilepsies. En dehors de certaines formes familiales dues \u00e0 une anomalie d&rsquo;un g\u00e8ne unique, l&rsquo;\u00e9pilepsie est le plus souvent en lien avec des anomalies concernant plusieurs g\u00e8nes ;<\/li><li>des l\u00e9sions du cerveau : tumeurs, AVC;<\/li><li>h\u00e9matome c\u00e9r\u00e9bral apr\u00e8s la prise d\u2019anticoagulants&#8230; ;<\/li><li>une maladie infectieuse du syst\u00e8me nerveux (enc\u00e9phalite, m\u00e9ningite ;<\/li><li>un traumatisme cr\u00e2nien (il n&rsquo;y a pas de corr\u00e9lation entre l\u2019importance de celui-ci et la survenue d\u2019une \u00e9pilepsie)&nbsp;;<\/li><li>une malformation c\u00e9r\u00e9brale, li\u00e9e par exemple \u00e0 une scl\u00e9rose tub\u00e9reuse de Bourneville (maladie h\u00e9r\u00e9ditaire touchant la peau et le syst\u00e8me nerveux)&nbsp;;<\/li><li>une maladie syst\u00e9mique comme le Lupus;<\/li><li>un alcoolisme chronique<\/li><li>une anomalie du d\u00e9veloppement de certaines zones du cortex.<\/li><\/ul>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Epilepsie et contraception orale<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>Certains anti\u00e9pileptiques r\u00e9duisent significativement l&rsquo;efficacit\u00e9 de la&nbsp;pilule contraceptive. Ce sont la carbamaz\u00e9pine (TEGRETOL et g\u00e9n\u00e9riques), l\u2019oxcarbaz\u00e9pine&nbsp;(TRILEPTAL et g\u00e9n\u00e9riques), le&nbsp;topiramate (EPITOMAX et g\u00e9n\u00e9riques), la&nbsp;primidone&nbsp;(MYSOLINE), la&nbsp;ph\u00e9nyto\u00efne&nbsp;(DI-HYDAN). En cas de prise de l&rsquo;un de ces anti\u00e9pileptiques, une pilule dos\u00e9e \u00e0 au moins 50&nbsp;\u03bcg d&rsquo;\u0153strog\u00e8nes associ\u00e9e \u00e0 des moyens contraceptifs m\u00e9caniques (pr\u00e9servatifs, cr\u00e8me spermicide) est n\u00e9cessaire pour assurer la contraception. Les contraceptifs contenant uniquement un progestatif (pilule ou implant) ne conviennent pas chez les femmes qui prennent ces anti\u00e9pileptiques.<\/p>\n\n\n\n<p>La lamotrigine (LAMICTAL et g\u00e9n\u00e9riques) ne semble pas modifier l\u2019efficacit\u00e9 des contraceptifs oraux. En revanche, ces contraceptifs associant un progestatif et un estrog\u00e8ne peuvent r\u00e9duire l\u2019efficacit\u00e9 de la lamotrigine en diminuant sa concentration dans le sang.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Contraception par DIU<\/h2>\n\n\n\n<p>L<strong>e<\/strong>s dispositifs intra-ut\u00e9rins au cuivre ou avec un progestatif&nbsp;n\u2019interf\u00e8rent pas avec les m\u00e9dicaments utilis\u00e9s pour traiter l\u2019\u00e9pilepsie. Cette contraception peut donc \u00eatre utilis\u00e9e par les femmes qui prennent un anti\u00e9pileptique susceptible de diminuer l\u2019efficacit\u00e9 d\u2019un contraceptif oral.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">La pilule du lendemain<\/h2>\n\n\n\n<p>Les barbituriques, la primidone, la ph\u00e9nyto\u00efne ou la carbamaz\u00e9pine peuvent aussi diminuer l\u2019efficacit\u00e9 des contraceptifs d\u2019urgence contenant du l\u00e9vonorgestrel (NORLEVO, LEVONORGESTREL BIOGARAN et leurs g\u00e9n\u00e9riques). Par cons\u00e9quent, l\u2019Agence du m\u00e9dicament a publi\u00e9 en janvier 2017 des&nbsp;recommandations&nbsp;pour les femmes qui utilisent ces m\u00e9dicaments. Il vaut mieux utiliser une contraception d&rsquo;urgence non hormonale, \u00e0 savoir un dispositif intra-ut\u00e9rin au cuivre. <strong>Il peut \u00eatre plac\u00e9 jusqu&rsquo;\u00e0 5 jours apr\u00e8s un rapport sexuel non prot\u00e9g\u00e9<\/strong> (efficacit\u00e9 de 99,8%).<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Epilepsie et grossesse<\/h2>\n\n\n\n<p>Sans traitement efficace, une femme \u00e9pileptique s\u2019expose \u00e0 la r\u00e9apparition de crises pr\u00e9judiciables pour elle et pour son enfant&nbsp;: les crises de convulsions tonico-cloniques entra\u00eenent une baisse momentan\u00e9e de l\u2019apport d\u2019oxyg\u00e8ne au f\u0153tus et la r\u00e9p\u00e9tition des crises augmente le risque d\u2019accouchement pr\u00e9matur\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>La grossesse d\u2019une femme \u00e9pileptique se d\u00e9roule le plus souvent sans difficult\u00e9 gr\u00e2ce \u00e0 un suivi r\u00e9gulier et \u00e0 condition de bien prendre son traitement. Dans un tiers des cas, la grossesse ne modifie pas la fr\u00e9quence des crises, elle les diminue pour un second tiers des cas, et elle peut les augmenter pour le tiers restant. La croissance f\u0153tale doit \u00eatre particuli\u00e8rement surveill\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Une analyse de diff\u00e9rentes \u00e9tudes, incluant plus de 2,8&nbsp;millions de grossesse de femmes \u00e9pileptiques, a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e en 2015. Elle confirme que l\u2019\u00e9pilepsie, avec ou sans traitement, est associ\u00e9e \u00e0 une augmentation, l\u00e9g\u00e8re mais significative, de plusieurs risques, dont celui de fausse couche, d\u2019h\u00e9morragies maternelles et de retard de croissance pour le f\u0153tus. N\u00e9anmoins, les auteurs de cette analyse sont plut\u00f4t rassurants sur la possibilit\u00e9 de mener une grossesse non compliqu\u00e9e en cas d\u2019\u00e9pilepsie. Ils recommandent de bien informer sur les risques potentiels et de surveiller davantage la grossesse.<\/p>\n\n\n\n<p>Lorsqu\u2019une grossesse est envisag\u00e9e par une patiente \u00e9pileptique sous traitement, le m\u00e9decin r\u00e9\u00e9value d\u2019abord les b\u00e9n\u00e9fices et les risques du traitement pour la future m\u00e8re et en discute avec elle. Il recherche ensuite le m\u00e9dicament qui permettra d\u2019\u00e9quilibrer le mieux possible l\u2019\u00e9pilepsie, tout en faisant courir le risque le plus faible \u00e0 l\u2019enfant.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans le cas o\u00f9 aucune crise ne serait survenue au cours des derni\u00e8res ann\u00e9es, il peut m\u00eame envisager d&rsquo;arr\u00eater toute m\u00e9dication et ce, d\u00e8s six mois avant la conception. Si, en revanche, un traitement doit \u00eatre maintenu, le m\u00e9decin privil\u00e9gie la prescription d&rsquo;une seule substance plut\u00f4t que de plusieurs substances associ\u00e9es, \u00e0 la dose la plus faible possible.<\/p>\n\n\n\n<p>Un&nbsp;<strong>apport compl\u00e9mentaire en acide folique (vitamine B9)<\/strong>&nbsp;avant la grossesse peut diminuer le risque de malformation de la colonne vert\u00e9brale. Cette suppl\u00e9mentation d\u00e9bute deux mois avant la conception et est poursuivie pendant le premier mois de la grossesse. Elle est propos\u00e9e \u00e0 toutes les femmes \u00e9pileptiques en traitement (m\u00eame si des doutes subsistent quant \u00e0 son efficacit\u00e9).<\/p>\n\n\n\n<p>Le&nbsp;<strong>risque t\u00e9ratog\u00e8ne<\/strong>&nbsp;(risque de malformations du f\u0153tus) est plus \u00e9lev\u00e9 chez la femme sous anti\u00e9pileptique que dans la population g\u00e9n\u00e9rale, notamment si l\u2019\u00e9pilepsie n\u00e9cessite la prescription d\u2019une association d\u2019anti\u00e9pileptiques. N\u00e9anmoins, il ne faut pas modifier son traitement sans avis m\u00e9dical, car il est important que l\u2019\u00e9pilepsie soit bien contr\u00f4l\u00e9e pendant la grossesse.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>L\u2019acide valpro\u00efque (ou valproate de sodium)&nbsp;<\/strong>est&nbsp;<strong>le plus t\u00e9ratog\u00e8ne<\/strong>&nbsp;des m\u00e9dicaments anti\u00e9pileptiques. Le risque de malformations est proportionnel \u00e0 la dose utilis\u00e9e. <strong>Il doit \u00eatre remplac\u00e9 en cas de grossesse, sauf absolue n\u00e9cessit\u00e9.<\/strong>&nbsp;Les enfants expos\u00e9s pendant la grossesse aux m\u00e9dicaments \u00e0 base de valproate ou ses d\u00e9riv\u00e9s pr\u00e9sentent un risque \u00e9lev\u00e9 de malformations cong\u00e9nitales &nbsp;ainsi qu\u2019un risque accru de troubles graves du d\u00e9veloppement.&nbsp;<br>Compte tenu de ces risques, l\u2019ANSM a restreint la prescription et la d\u00e9livrance de ces m\u00e9dicaments pour les filles, adolescentes, femmes en \u00e2ge de procr\u00e9er et femmes enceintes.<\/p>\n\n\n\n<p>Ces m\u00e9dicaments ne doivent pas \u00eatre prescrits chez ces patientes, sauf en cas d\u2019inefficacit\u00e9 ou d\u2019intol\u00e9rance aux alternatives m\u00e9dicamenteuses.&nbsp;&nbsp;Cette interdiction&nbsp;sera donc \u00e9tendue aux sp\u00e9cialit\u00e9s \u00e0 base de valproate indiqu\u00e9es dans l\u2019\u00e9pilepsie.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"789\" height=\"878\" src=\"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2020-01-11-\u00e0-14.49.03.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-2595\" srcset=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2020-01-11-\u00e0-14.49.03.png 789w, http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2020-01-11-\u00e0-14.49.03-270x300.png 270w, http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2020-01-11-\u00e0-14.49.03-768x855.png 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 789px) 100vw, 789px\" \/><figcaption><strong><em>Liste des sp\u00e9cialit\u00e9s \u00e0 base de Valproate et ses d\u00e9riv\u00e9s.<\/em><\/strong><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><br>La prescription initiale annuelle est d\u00e9sormais r\u00e9serv\u00e9e aux neurologues, psychiatres et p\u00e9diatres.Elle doit faire l\u2019objet d\u2019un accord de soins entre ce m\u00e9decin sp\u00e9cialiste et la patiente et\/ou son repr\u00e9sentant l\u00e9gal.&nbsp;Le renouvellement de la prescription au cours de l\u2019ann\u00e9e reste possible par tout m\u00e9decin.<\/p>\n\n\n\n<p><br>Les malformations les plus fr\u00e9quentes sont&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><li>des anomalies cardiaques&nbsp;;<\/li><li>des anomalies de formation de la colonne vert\u00e9brale (<strong>spina bifida<\/strong>)&nbsp;;<\/li><li>des malformations du p\u00e9nis, des reins ou des membres&nbsp;;<\/li><li>des fentes labiales.<\/li><\/ul>\n\n\n\n<p>La&nbsp;<strong>carbamaz\u00e9pine<\/strong>&nbsp;augmente \u00e9galement le risque d\u2019anomalie de la formation de la colonne vert\u00e9brale (essentiellement spina bifida).<\/p>\n\n\n\n<p>Certains anti\u00e9pileptiques (<strong>ph\u00e9nobarbital<\/strong>,\u00a0<strong>ph\u00e9nyto\u00efne<\/strong>,\u00a0<strong>carbamaz\u00e9pine<\/strong>,\u00a0<strong>primidone<\/strong>) entra\u00eenent une\u00a0<strong>carence en vitamine\u00a0K<\/strong>, vitamine qui permet \u00e0 l\u2019organisme de lutter contre les h\u00e9morragies. Chez les femmes trait\u00e9es par ces m\u00e9dicaments, une suppl\u00e9mentation en vitamine K est prescrite pendant les quinze jours qui pr\u00e9c\u00e8dent la date pr\u00e9vue de l\u2019accouchement.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"924\" height=\"747\" src=\"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/Capture-decran-2022-10-25-a-17.56.51.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-2791\" srcset=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/Capture-decran-2022-10-25-a-17.56.51.png 924w, http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/Capture-decran-2022-10-25-a-17.56.51-300x243.png 300w, http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/Capture-decran-2022-10-25-a-17.56.51-768x621.png 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 924px) 100vw, 924px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">L&rsquo;accouchement et l&rsquo;allaitement chez la femme \u00e9pileptique<\/h3>\n\n\n\n<p><strong>L\u2019accouchement<\/strong>&nbsp;a lieu en milieu m\u00e9dicalis\u00e9, car il provoque une crise d\u2019\u00e9pilepsie g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e chez environ 5 % des patientes.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019<strong>allaitement<\/strong>&nbsp;est d\u00e9conseill\u00e9 aux m\u00e8res qui prennent des m\u00e9dicaments anti\u00e9pileptiques. Cependant, l\u2019allaitement est possible avec certains anti\u00e9pileptiques en prenant soin de faire t\u00e9ter le b\u00e9b\u00e9 avant la prise de m\u00e9dicaments (pour limiter la quantit\u00e9 de principe actif qui passe dans le lait).<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Qu\u2019est-ce-que l\u2019\u00e9pilepsie&nbsp;? L&rsquo;\u00e9pilepsie est le trouble neurologique le plus fr\u00e9quent apr\u00e8s la migraine. En France, il y aurait 400.000 \u00e0 500.000 personnes \u00e9pileptiques. Chaque ann\u00e9e, 4.000 enfants de moins de 10 ans deviennent \u00e9pileptiques.&nbsp;L&rsquo;\u00e9pilepsie ne conna\u00eet pas de limites g\u00e9ographiques, raciales ou sociales. 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