{"id":1687,"date":"2019-07-06T15:57:06","date_gmt":"2019-07-06T13:57:06","guid":{"rendered":"http:\/\/gyneobs.com\/site\/?page_id=1687"},"modified":"2019-08-09T14:40:54","modified_gmt":"2019-08-09T12:40:54","slug":"les-prolapsus-genitaux","status":"publish","type":"page","link":"http:\/\/gyneobs.com\/site\/articles\/chirurgie-gynecologique\/les-prolapsus-genitaux\/","title":{"rendered":"Les prolapsus g\u00e9nitaux"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;un prolapsus?<\/h2>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"alignright is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-372.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-1688\" width=\"324\" height=\"329\" srcset=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-372.png 375w, http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-372-295x300.png 295w\" sizes=\"auto, (max-width: 324px) 100vw, 324px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Un prolapsus est la descende d\u2019un ou de plusieurs des organes pelviens pouvant aller jusqu\u2019\u00e0 l\u2019ext\u00e9riorisation hors du p\u00e9rin\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Selon l\u2019organe int\u00e9ress\u00e9 on distingue&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>-Hyst\u00e9roptose = descente de l\u2019ut\u00e9rus<\/p>\n\n\n\n<p>-Cystoc\u00e8le = descente de la vessie<\/p>\n\n\n\n<p>-Rectoc\u00e8le = descente du rectum au niveau de la paroi vaginale post\u00e9rieure (\u00e0 distinguer du prolapsus rectal qui est une descente du rectum \u00e0 travers l\u2019anus)<\/p>\n\n\n\n<p>-Elytroc\u00e8le = descente du cul de sac de Douglas, partie la plus basse du p\u00e9ritoine abdominal&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Selon l\u2019importance de la descente&nbsp; on distingue trois satdes&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>-Stade I&nbsp;: prolapsus n\u2019arrivant pas jusqu\u2019\u00e0 l\u2019orifice vulvaire<\/p>\n\n\n\n<p>-Stade II: prolapsus atteignant l\u2019orifice vulvaire<\/p>\n\n\n\n<p>-Stade III: prolapsus ext\u00e9rioris\u00e9, hors de l\u2019orifice vulvaire.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Pourquoi un prolapsus?<\/h2>\n\n\n\n<p>Sans entrer dans les d\u00e9tails on peut dire que les facteurs pouvant expliquer un prolapsus sont:<\/p>\n\n\n\n<p>-l\u2019anatomie f\u00e9minine elle-m\u00eame;<\/p>\n\n\n\n<p>-les accouchements, m\u00eame dits \u00abnormaux\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>-l\u2019\u00e2ge<\/p>\n\n\n\n<p>-la m\u00e9nopause qui rend les tissus plus fragiles.<\/p>\n\n\n\n<p>NE PAS CONFONDRE: prolapsus et incontinence urinaire. On peut avoir l\u2019un sans l\u2019autre ou les deux \u00e0 la fois et les traitements en sont diff\u00e9rents. De plus un prolapsus ut\u00e9rin important peut masquer une incontinence urinaire qui pourrait se r\u00e9v\u00e9ler apr\u00e8s le traitement du prolapsus. Il est donc important de bien analyser ces diff\u00e9rents probl\u00e8mes avant de r\u00e9aliser un traitement chirurgical.m\u00e9nopause qui rend les tissus plus fragiles.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Les traitements<\/h2>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">A-La r\u00e9\u00e9ducation p\u00e9rin\u00e9ale<\/h3>\n\n\n\n<p>La r\u00e9\u00e9ducation p\u00e9rin\u00e9ale, qui est toujours une bonne chose (si elle est bien faite), n\u2019a aucun effet sur un prolapsus. Elle ne permet en effet pas de \u00abremonter\u00bb les organes.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">B-Le pessaire<\/h3>\n\n\n\n<p>Il existe des \u00abpessaires\u00bb, en forme d\u2019anneaux ou de cubes qui, introduits dans le vagin peuvent maintenir les organes en place lorsque la chirurgie ne peut \u00eatre envisag\u00e9e. Ils demandent cependant un entretien rigoureux car pouvant, par irritation\u00bb entra\u00eener un cancer du vagin.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">C-La chirurgie<\/h3>\n\n\n\n<p>Le seul v\u00e9ritable traitement du prolapsus est donc chirurgical.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Mais attention, comme on ne meurt pas d\u2019un prolapsus, la solution chirurgicale ne doit \u00eatre\u00a0choisie qu\u2019en cas de g\u00eane suffisamment importante.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">1-La chirurgie par voie vaginale<\/h4>\n\n\n\n<p>Il existe de nombreuses op\u00e9rations qui sont question\u00a0 d\u2019\u00e9cole, d\u2019habitudes des chirurgiens et des \u00e9l\u00e9ments du prolapsus. Ces op\u00e9rations peuvent \u00eatre faites pas laparotomie (ouverture de l\u2019abdomen), par coelioscopie, ou par voie vaginale.\u00a0 A l\u2019exception de cas tr\u00e8s rares, nous r\u00e9alisons personnelement toute la chirurgie des prolapsus par voie vaginale exclusive, c\u2019est-\u00e0-dire sans aucune cicatrice visible. L\u2019hyst\u00e9rectomie est r\u00e9alis\u00e9e, si elle est n\u00e9cessaire, par voie vaginale, et les autres \u00e9l\u00e9ments du prolapsus sont remont\u00e9s et maintenus en place par des syst\u00e8mes de proth\u00e8ses synth\u00e9tique se pr\u00e9sentant comme des treillis (actuellement\u00a0 \u00e0 base de polypropyl\u00e8ne tricot\u00e9 \u00e0 large mailles) dont les mailles guident une cicatrisation naturelle (invasion de fibrine) qui va former des surfaces tr\u00e8s solides emp\u00eachant une r\u00e9cidive.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2019-07-09-\u00e0-09.39.53.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-2275\" width=\"583\" height=\"400\" srcset=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2019-07-09-\u00e0-09.39.53.png 346w, http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2019-07-09-\u00e0-09.39.53-300x206.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 583px) 100vw, 583px\" \/><figcaption>Exemple de proth\u00e8se de renforcement<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>La r\u00e9duction de la cystoc\u00e8le, par voie vaginale, fait appel selon les cas aux gestes suivants: une bourse sous v\u00e9sicale, une colpectomie ant\u00e9rieure, la mise en place d&rsquo;une proth\u00e8se sous v\u00e9sicale. La r\u00e9fection du p\u00e9rin\u00e9e post\u00e9rieur pet faire appel \u00e0 une p\u00e9rin\u00e9orraphie post\u00e9rieure classique (souvent\u00a0douloureuse en post op\u00e9ratoire) ou la mise en place d&rsquo;une proth\u00e8se entre rectum et vagin.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans certains cas, notamment en cas de prolapsus du dome vaginal apr\u00e8s hyst\u00e9rectomie, il est possible de solidariser la paroi vaginale post\u00e9rieure au petit ligament sacro-sciatique ou ligament sacro-\u00e9pineux.\u00a0C&rsquo;est l&rsquo;op\u00e9ration de Richter.<\/p>\n\n\n\n<p>Si une incontinence urinaire d&rsquo;effort est associ\u00e9e au prolapsus, un geste chirurgical sp\u00e9cifique peut \u00eatre associ\u00e9 au traitement du prolapsus. Il s&rsquo;agit actuellement de la mise en place d&rsquo;une bandelette sous ur\u00e9trale par voie obturatrice (TOT ou TVT-O). Parfois le prolapsus peut masquer cette incontinence d&rsquo;effort (c&rsquo;est l&rsquo;effet \u00ab\u00a0pelotte\u00a0\u00bb du prolapsus) et cette derni\u00e8re peut se manifester apr\u00e8s l&rsquo;op\u00e9ration correctrice du prolapsus. Cela n&rsquo;ets pas trop grave vu la simplicit\u00e9 de la mise en place ult\u00e9rieure d&rsquo;un TOT mais ce risque peut parfois \u00eatre anticip\u00e9 par la pratique d&rsquo;un bilan urodynamique qui peut mettre en \u00e9vidence un \u00ab\u00a0d\u00e9faut de transmission\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"alignright is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-374.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-1690\" width=\"306\" height=\"180\" srcset=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-374.png 319w, http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-374-300x177.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 306px) 100vw, 306px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Dans la majorit\u00e9 des cas, l\u2019intervention se d\u00e9roule sans complication. Cependant, tout acte chirurgical comporte un certain nombre de risques et complications:<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; -Plaie de vessie : une ouverture accidentelle de la vessie peut survenir au cours de sa dissection. Le risque est plus fr\u00e9quent si vous avez d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 op\u00e9r\u00e9e (c\u00e9sariennes en particulier), ce qui rend ladissection plus difficile. Cette plaie peut m\u00eame interrompre le d\u00e9roulement de l\u2019intervention. La sonde v\u00e9sicale peut alors \u00eatre conserv\u00e9e plus longtemps.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; -Plaie du rectum : une ouverture accidentelle du rectum peut survenir au cours de sa dissection. Elle est exceptionnelle et implique une r\u00e9paration imm\u00e9diate.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; -H\u00e9morragie, h\u00e9matome : cette complication est rare et n\u00e9cessite exceptionnellement un traitement antibiotique et\/ou une r\u00e9-intervention et\/ou une transfusion.<\/p>\n\n\n\n<p>en principe pas ouverte.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; -Troubles mictionnels : une infection urinaire est toujours possible et n\u00e9cessitera un traitement antibiotique apr\u00e8s recherche d&rsquo;un germe. Dans certains cas, une incontinence urinaire \u00e0 l\u2019effort peut appara\u00eetre ou se majorer dans les suites op\u00e9ratoires, et peut n\u00e9cessiter ult\u00e9rieurement une r\u00e9\u00e9ducation ou une intervention compl\u00e9mentaire.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; -L\u2019apparition dans les suites op\u00e9ratoires d\u2019envies fr\u00e9quente ou urgentes d\u2019uriner n\u2019est pas rare. Si celles-ci existaient en pr\u00e9-op\u00e9ratoire, elles peuvent persister. Apr\u00e8s l\u2019intervention, m\u00eame apr\u00e8s la remise en place de la&nbsp; vessie, des difficult\u00e9s importantes pour uriner peuvent aussi survenir, n\u00e9cessitant de reposer une sonde dans la vessie ou de&nbsp; r\u00e9aliser temporairement des sondages plusieurs fois par jour.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; -Concernant les&nbsp; rapports sexuels : en repla\u00e7ant en bonne position les organes descendus, l\u2019intervention permet le plus souvent d\u2019am\u00e9liorer la&nbsp; sexualit\u00e9. En revanche, la qualit\u00e9 des rapports peut \u00eatre rarement alt\u00e9r\u00e9e par des douleurs, des probl\u00e8mes de lubrification vaginale (li\u00e9s \u00e0 l\u2019\u00e2ge).<\/p>\n\n\n\n<p>importante. Il est alors n\u00e9cessaire de faire une petite intervention, le plus souvent sous anesth\u00e9sie locale, pour retirer la partie de la proth\u00e8se expos\u00e9e et permettre une bonne cicatrisation. Elle peut aussi appara\u00eetre tardivement, des ann\u00e9es apr\u00e8s la pose. Elle est souvent asymptomatique, mais peut parfois entra\u00eener des \u00e9coulements vaginaux et une infection de la proth\u00e8se. Une r\u00e9-intervention peut alors \u00eatre n\u00e9cessaire pour retirer partiellement ou en totalit\u00e9 cette proth\u00e8se. La migration de la proth\u00e8se peut aussi exceptionnellement se faire vers la vessie et le rectum. Elle n\u00e9cessite une r\u00e9intervention pour l\u2019enlever. Exceptionnellement, la proth\u00e8se peut se r\u00e9tracter, le vaginpeut devenir rigide, sensible, voire douloureux, pouvant au maximum en cas d&rsquo;\u00e9chec de traitement conduire \u00e0 retirer la proth\u00e8se (moins de 2 % des cas). Ces complications sp\u00e9cifiques des proth\u00e8ses sont plus fr\u00e9quentes en casd&rsquo;exc\u00e8s de poids, de tabagisme et de tissus fragiles.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00a0 \u00a0 -Complications sp\u00e9cifiques aux proth\u00e8ses : Les proth\u00e8ses sont con\u00e7ues pour \u00eatre parfaitement tol\u00e9r\u00e9es et permettre une cicatrisation rapide. Une exposition de la proth\u00e8se au travers du vagin peut survenir (rares dans des mains entra\u00een\u00e9es), due \u00e0 une mauvaise cicatrisation vaginale qui laisse appara\u00eetre la proth\u00e8se, le plus souvent sur quelques millim\u00e8tres, parfois sur une surface plus importante. Il est alors n\u00e9cessaire de faire une petite intervention, le plus souvent sous anesth\u00e9sie locale, pour retirer la partie de la proth\u00e8se expos\u00e9e et permettre une bonne cicatrisation. Elle peut aussi appara\u00eetre tardivement, des ann\u00e9es apr\u00e8s la pose. Elle est souvent asymptomatique, mais peut parfois entra\u00eener des \u00e9coulements vaginaux et une infection de la proth\u00e8se. Une r\u00e9-intervention peut alors \u00eatre n\u00e9cessaire pour retirer partiellement ou en totalit\u00e9 cette proth\u00e8se. La migration de la proth\u00e8se peut aussi exceptionnellement se faire vers la vessie et le rectum. Elle n\u00e9cessite une r\u00e9intervention pour l\u2019enlever. Exceptionnellement, la proth\u00e8se peut se r\u00e9tracter, le vagin peut devenir rigide, sensible, voire douloureux, pouvant au maximum en cas d&rsquo;\u00e9chec de traitement conduire \u00e0 retirer la proth\u00e8se (moins de 2 % des cas). Ces complications sp\u00e9cifiques des proth\u00e8ses sont plus fr\u00e9quentes en casd&rsquo;exc\u00e8s de poids, de tabagisme et de tissus fragiles.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; -Une fistule est une communication anormale entre deux organes creux. Elle peut exceptionnellement compliquer l\u2019intervention, surtout chez les patientes multi-op\u00e9r\u00e9es. Elle peut concerner l\u2019ur\u00e8tre, la vessie, l\u2019uret\u00e8re, le vagin ou le rectum. Son traitement est le plus souvent chirurgical.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">2-La voie coelioscopique<\/h4>\n\n\n\n<p>En mati\u00e8re de chirurgie par voie haute, la coeliochirurgie a aujourd&rsquo;hui supplant\u00e9 dans la plupart des cas la laparotomie. Il s&rsquo;agit de\u00a0poser une proth\u00e8se synth\u00e9tique fix\u00e9e entre la vessie et la paroi ant\u00e9rieure du vagin pour la cystoc\u00e8le et une \u00e9ventuelle deuxi\u00e8me proth\u00e8se\u00a0 entre le rectum et la paroi post\u00e9rieure du vagin. Cette ou ces proth\u00e8ses sont ensuite fix\u00e9es\u00a0au ligament\u00a0pr\u00e9-vert\u00e9bral \u00a0en avant du sacrum, au niveau du promontoire.<\/p>\n\n\n\n<p>Comme pour toute chirurgie des complications sont possibles. La plaie de la vessie s&rsquo;observe dans\u00a0 1% des cas. Referm\u00e9e imm\u00e9diatement, elle peut n\u00e9cessiter quelques jours de sondage suppl\u00e9mentaires. La plaie du vagin : le risque est plus important si vous avez eu une ablation de l&rsquo;ut\u00e9rus. Elle contre-indique habituellement la mise en place des bandelettes. La plaie du rectum : elle est rare, implique une r\u00e9paration imm\u00e9diate et l&rsquo;arr\u00eat de l&rsquo;intervention. Une plaie de vaisseaux pelviens peut exceptionnellement n\u00e9cessiter une transfusion. Tr\u00e8s exceptionnellement, comme pour toute intervention chirurgicale, des complications graves pouvant mettre en jeu le pronostic vital peuvent survenir : plaies digestives (autre que le rectum) ou vasculaires. Comme pour toute intervention sur la r\u00e9gion pelvienne, le risque de phl\u00e9bite et d&#8217;embolie pulmonaire sont pr\u00e9sents. Ces complications peuvent survenir malgr\u00e9 les mesures de pr\u00e9vention d\u00e9crites (contention, anticoagulants) Les complications post op\u00e9ratoires Troubles mictionnels Exceptionnellement, une incontinence urinaire \u00e0 l&rsquo;effort peut appara\u00eetre dans les suites op\u00e9ratoires. N&rsquo;h\u00e9sitez pas \u00e0 en parler \u00e0 votre chirurgien lors de la visite suivante. L&rsquo;apparition dans les suites op\u00e9ratoires d&rsquo;envies fr\u00e9quentes et\/ou urgentes d&rsquo;aller uriner n&rsquo;est pas rare. Il peut s&rsquo;agir d&rsquo;une simple infection urinaire ou d&rsquo;une irritation locale passag\u00e8re si une proth\u00e8se a \u00e9t\u00e9 mise en place. Si une bandelette sous ur\u00e9trale a \u00e9t\u00e9 mise en place de fa\u00e7on concomitante \u00e0 la chirurgie du prolapsus, la reprise des mictions \u00e0 l&rsquo;ablation de la sonde peut \u00eatre difficile et n\u00e9cessiter quelques jours suppl\u00e9mentaires de sondage. \u00c0 distance de l&rsquo;intervention, il est fr\u00e9quent de constater un ralentissement du jet urinaire lorsque vous irez uriner. Si des difficult\u00e9s importantes persistent pour uriner, il peut \u00eatre n\u00e9cessaire de recourir de fa\u00e7on intermittente \u00e0 la pose d&rsquo;une sonde pour permettre une bonne vidange des urines. Le chirurgien peut alors juger n\u00e9cessaire ou non de r\u00e9-intervenir. Troubles digestifs et difficult\u00e9s d&rsquo;exon\u00e9ration Le prolapsus peut \u00eatre \u00e0 lui seul responsable de difficult\u00e9s \u00e0 l&rsquo;exon\u00e9ration des selles. Le traitement chirurgical peut lui aussi, de fa\u00e7on exceptionnelle, entra\u00eener une aggravation ou l&rsquo;apparition de ces sympt\u00f4mes, s&rsquo;ils n&rsquo;\u00e9taient pas pr\u00e9sents avant l&rsquo;intervention. Ces sympt\u00f4mes disparaissent souvent avec un traitement laxatif adapt\u00e9 dont vous discuterez des modalit\u00e9s avec votre urologue. Alt\u00e9ration de la qualit\u00e9 des rapports sexuels Si l&rsquo;intervention permet le plus souvent d&rsquo;am\u00e9liorer la sexualit\u00e9, la qualit\u00e9 des rapports peut \u00eatre alt\u00e9r\u00e9e, par des douleurs, des probl\u00e8mes de lubrification vaginale, dans certains cas en raison de ph\u00e9nom\u00e8nes de r\u00e9traction. Un traitement m\u00e9dical pourra vous \u00eatre prescrit pour am\u00e9liorer ces ph\u00e9nom\u00e8nes locaux. Douleurs Les douleurs sont tr\u00e8s mod\u00e9r\u00e9es apr\u00e8s l&rsquo;intervention, voire inexistantes. Elles peuvent si\u00e9ger au niveau des cicatrices abdominales ou du vagin. Migration de la bandelette La migration de la bandelette par \u00e9rosion du vagin aboutit \u00e0 l&rsquo;ext\u00e9riorisation de la bandelette. Cette complication survient dans environ 3% des cas. Il faut enlever la bandelette, en r\u00e9op\u00e9rant par c\u0153lioscopie, par chirurgie ouverte classique ou par voie vaginale Occlusion intestinale Une occlusion intestinale peut \u00eatre due \u00e0 des adh\u00e9rences de l&rsquo;intestin dans la cavit\u00e9 abdominale. Une r\u00e9-intervention est souvent n\u00e9cessaire. Spondylodiscite La spondylodiscite, inflammation du disque vert\u00e9bral au niveau du promontoire o\u00f9 sont fix\u00e9es les bandelettes, est exceptionnellement d\u00e9crite. Fistule Une fistule est une communication anormale entre deux organes creux. Elle peut exceptionnellement compliquer une chirurgie du prolapsus g\u00e9nital surtout chez les patientes multi-op\u00e9r\u00e9es. Elle peut concerner l&rsquo;ur\u00e8tre, la vessie, l&rsquo;uret\u00e8re, le vagin ou le rectum. Son traitement est le plus souvent chirurgical.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">R\u00e9sultats<\/h2>\n\n\n\n<p>Le r\u00e9sultat anatomique et fonctionnel est le plus souvent bon \u00e0 long terme. Il ne peut cependant \u00eatre garanti. La r\u00e9cidive du prolapsus n\u2019est pas exceptionnelle, li\u00e9e \u00e0 de nombreux facteurs (surpoids, toux chronique, alt\u00e9ration de la muqueuse vaginale \u00e0 la m\u00e9nopause, constipation\u2026), mais son risque est variable d\u2019une patiente \u00e0 une autre. La r\u00e9cidive du prolapsus est nettement moins fr\u00e9quente en cas d&rsquo;utilisation de proth\u00e8ses. Ces r\u00e9cidives \u00a0ne s\u2019accompagnent pas syst\u00e9matiquement de la r\u00e9apparition des sympt\u00f4mes urinaires, sexuels ou digestifs.\u00a0Elles peuvent\u00a0donner lieu \u00e0 une prise en charge m\u00e9dicale ou bien \u00e0 une nouvelle intervention.<br> <\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;un prolapsus? Un prolapsus est la descende d\u2019un ou de plusieurs des organes pelviens pouvant aller jusqu\u2019\u00e0 l\u2019ext\u00e9riorisation hors du p\u00e9rin\u00e9e. Selon l\u2019organe int\u00e9ress\u00e9 on distingue&nbsp;: -Hyst\u00e9roptose = descente de l\u2019ut\u00e9rus -Cystoc\u00e8le = descente de la vessie -Rectoc\u00e8le = descente du rectum au niveau de la paroi vaginale post\u00e9rieure (\u00e0 distinguer du prolapsus rectal [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":1665,"menu_order":3,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"_exactmetrics_skip_tracking":false,"_exactmetrics_sitenote_active":false,"_exactmetrics_sitenote_note":"","_exactmetrics_sitenote_category":0,"footnotes":""},"class_list":["post-1687","page","type-page","status-publish","hentry","post"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1687","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1687"}],"version-history":[{"count":6,"href":"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1687\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2425,"href":"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1687\/revisions\/2425"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1665"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1687"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}