{"id":1587,"date":"2019-07-06T09:49:28","date_gmt":"2019-07-06T07:49:28","guid":{"rendered":"http:\/\/gyneobs.com\/site\/?page_id=1587"},"modified":"2019-07-06T09:49:28","modified_gmt":"2019-07-06T07:49:28","slug":"anomalies-du-cou","status":"publish","type":"page","link":"http:\/\/gyneobs.com\/site\/obstetrique\/echographies-des-anomalies-foetales\/anomalies-du-cou\/","title":{"rendered":"Anomalies du cou"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>I-L\u2019\u00e9paississement de la nuque<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>Il est d\u00e9fini par une augmentation de l\u2019\u00e9paisseur du tissu sous-cutan\u00e9 (\u00e9gal ou sup\u00e9rieur \u00e0 6&nbsp;mm) mesur\u00e9e entre la face post\u00e9rieure de l\u2019\u00e9caille occipitale et le bord interne du liser\u00e9 \u00e9chog\u00e8ne de la peau sur une coupe transversale et oblique de la t\u00eate f\u0153tale passant par les cornes frontales, les thalamus, les p\u00e9doncules c\u00e9r\u00e9braux et le cervelet). Bien que paraissant ind\u00e9pendant de la clart\u00e9 nucale mesur\u00e9e au premier trimestre, l\u2019\u00e9paississement nucal mesur\u00e9 au second trimestre est \u00e9galement un bon signe d\u2019appel de trisomie&nbsp;21.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>II-L\u2019hygroma kystique<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"alignright\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"376\" height=\"511\" src=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-303.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-1588\" srcset=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-303.png 376w, http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-303-221x300.png 221w\" sizes=\"auto, (max-width: 376px) 100vw, 376px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>T\u00e9moin d\u2019une anomalie de d\u00e9veloppement du r\u00e9seau lymphatique cervical post\u00e9rieur s\u2019accompagnant de la s\u00e9questration de liquide lymphatique, l\u2019hygroma kystique est associ\u00e9 dans 50 \u00e0 70&nbsp;% des cas selon les s\u00e9ries \u00e0 une dyschromosomie, en particulier le syndrome de Turner.<\/p>\n\n\n\n<p>Il se caract\u00e9rise par une masse kystique an\u00e9chog\u00e8ne, cervicale post\u00e9rieure de part et d\u2019autre de la ligne m\u00e9diane, comportant au moins deux logettes s\u00e9par\u00e9es par une cloison m\u00e9diane. L\u2019\u00e9volution se fait g\u00e9n\u00e9ralement vers la r\u00e9gression progressive. De petits kystes r\u00e9siduels lat\u00e9raux peuvent persister plus longtemps. Une forme d\u2019aspect pseudo-tumoral, au contenu h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne, \u00e0 paroi \u00e9paisse, multicloisonn\u00e9e est parfois not\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019hygroma kystique doit \u00eatre distingu\u00e9 d\u2019une m\u00e9ningoc\u00e8le occipitale (mise en \u00e9vidence d\u2019un <em>defect<\/em> osseux et d\u2019une communication intracr\u00e2nienne) et d\u2019un lymphangiome kystique du cou (plus ant\u00e9rieur et lat\u00e9ralis\u00e9).<\/p>\n\n\n\n<p>Sa mise en \u00e9vidence conduit \u00e0 effectuer un caryotype qui permet de retrouver le plus souvent une monosomie X, mais aussi une trisomie&nbsp;21 ou&nbsp;18.<\/p>\n\n\n\n<p>En l\u2019absence d\u2019anomalies chromosomiques, l\u2019association \u00e0 d\u2019autres malformations est possible mais plus rare (15&nbsp;%)&nbsp;: malformation cardiaque, hernie diaphragmatique, anomalie squelettique, syndrome d\u2019immobilisme f\u0153tal ou syndrome polymalformatif (syndrome de Roberts, de Noonan). Il est n\u00e9anmoins conseill\u00e9 d\u2019assurer une surveillance \u00e9chographique r\u00e9p\u00e9t\u00e9e m\u00eame si l\u2019hygroma a totalement disparu.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>III-Les masses cervicales<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>A-Lymphangiome kystique<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"634\" height=\"386\" src=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-304.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-1589\" srcset=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-304.png 634w, http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-304-300x183.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 634px) 100vw, 634px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"alignright is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-305.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-1590\" width=\"264\" height=\"266\" srcset=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-305.png 215w, http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-305-150x150.png 150w\" sizes=\"auto, (max-width: 264px) 100vw, 264px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Malformation cong\u00e9nitale du syst\u00e8me lymphatique, il r\u00e9alise une masse de volume variable mais souvent important, ant\u00e9rieure et\/ou lat\u00e9rocervicale ou cervico-faciale, comportant de multiples zones liquidiennes de taille variable, s\u00e9par\u00e9es par de fins septas. Le pronostic des lymphangiomes est conditionn\u00e9 par leur volume (retentissement sur les voies a\u00e9riennes sup\u00e9rieures) et surtout par leur extension infiltrante et compressive au cou, au pharynx, \u00e0 la cavit\u00e9 buccale et aux espaces profonds de la base du cr\u00e2ne. Celle-ci est responsable de troubles de la d\u00e9glutition et peut entra\u00eener l\u2019apparition d\u2019un hydramnios. L\u2019extension peut \u00e9galement se faire vers les r\u00e9gions axillaires, les membres sup\u00e9rieurs, le thorax ou l\u2019abdomen.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>B-T\u00e9ratome cervical<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Sa localisation la plus fr\u00e9quente est la r\u00e9gion sacro-coccygienne, mais il peut \u00eatre cervical, soit lat\u00e9ral au niveau du cou, soit axial au niveau du pharynx, avec une forme particuli\u00e8re le t\u00e9ratome epignathus (tumeur d\u00e9velopp\u00e9e aux d\u00e9pens du palais osseux ou d\u2019autres structures endobuccales).<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"alignright is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-307.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-1592\" width=\"302\" height=\"265\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>En \u00e9chographie, il se pr\u00e9sente sous la forme d\u2019une masse de taille variable, le plus souvent d\u2019\u00e9chostructure complexe, associant des plages kystiques et solides, bien limit\u00e9e \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur et polylob\u00e9e. Il n\u2019existe pas d\u2019hypervascularisation en mode Doppler couleur. En revanche, le vaisseau aff\u00e9rent est souvent rep\u00e9rable. Le pronostic est conditionn\u00e9 par le volume et les rapports de la masse avec les voies a\u00e9ro-digestives sup\u00e9rieures&nbsp;: en p\u00e9riode ant\u00e9natale, toute obstruction, responsable de troubles de d\u00e9glutition se traduira par un exc\u00e8s de liquide amniotique et, \u00e0 la naissance, le volume du t\u00e9ratome peut \u00eatre responsable de difficult\u00e9s respiratoires.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"632\" height=\"505\" src=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-306.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-1591\" srcset=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-306.png 632w, http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-306-300x240.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 632px) 100vw, 632px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>C-H\u00e9mangiome<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Les angiomes tub\u00e9reux, les h\u00e9mangiomes peuvent se traduirent par des masses cervico-faciales. Ils se pr\u00e9sentent sous la forme de masses hypo\u00e9chog\u00e8nes, homog\u00e8nes ou discr\u00e8tement h\u00e9t\u00e9rog\u00e8nes, avec des plages hypo\u00e9chog\u00e8nes. Le Doppler couleur permet de voir les vaisseaux dans les formes non-capillaires, \u00e0 circulation plus rapide. L\u2019h\u00e9mangiome a des contours en g\u00e9n\u00e9ral r\u00e9guliers, bien limit\u00e9s. En cas d\u2019h\u00e9mangiomes multiples des parties molles, il faut \u00e9voquer un syndrome de Klippel-Trenaunay.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u2019autres masses cervicales, g\u00e9n\u00e9ralement observ\u00e9es en p\u00e9riode postnatale, le sont exceptionnellement en pr\u00e9-natal&nbsp;: hamartome, neuroblastome, rhabdomyosarcome, malformation kystique du tractus thyr\u00e9oglosse (m\u00e9dian) ou des arcs branchiaux (lat\u00e9ral), tumeur des cellules granuleuses (\u00e9pulis cong\u00e9nital) d\u00e9velopp\u00e9e \u00e0 partir de la gencive tr\u00e8s mobile car souvent p\u00e9dicul\u00e9e ou sessile \u00e0 base \u00e9troite.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>IV-Goitre thyro\u00efdien<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>Le goitre r\u00e9sulte d\u2019une pathologie primitive de la glande thyro\u00efde f\u0153tale (dysg\u00e9n\u00e9sie thyro\u00efdienne ou hypothyro\u00efdie cong\u00e9nitale) ou du retentissement sur celle-ci d\u2019une pathologie maternelle (goitre hypothyro\u00efdien iatrog\u00e8ne, passage transplacentaire d\u2019immunoglobulines maternelles stimulantes ou inhibitrices, sp\u00e9cialit\u00e9s pharmaceutiques contenant de l\u2019iode).<\/p>\n\n\n\n<p>Il se traduit par une augmentation sym\u00e9trique des deux lobes thyro\u00efdiens qui deviennent anormalement visibles de part et d\u2019autre de la trach\u00e9e sur une coupe transversale, d\u00e9pla\u00e7ant lat\u00e9ralement et en arri\u00e8re les carotides \u00e9tudi\u00e9es en Doppler couleur. Sur une coupe sagittale, on note une voussure ant\u00e9rieure du cou qui peut \u00eatre responsable d\u2019une hyperextension de la t\u00eate f\u0153tale. Un hydramnios et l\u2019absence de visualisation de l\u2019estomac peuvent \u00eatre not\u00e9s en cas de compression des voies a\u00e9ro-digestives hautes par le goitre. Une tachycardie f\u0153tale peut \u00e9galement \u00eatre retrouv\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>V-\u0152d\u00e8me sous-cutan\u00e9 cervico-c\u00e9phalique&nbsp;<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>Diffus, respectant les contours osseux et l\u2019enc\u00e9phale, il se caract\u00e9rise par une zone hypo\u00e9chog\u00e8ne situ\u00e9e entre l\u2019os et le derme, soulevant celui-ci (3&nbsp;mm et plus d\u2019\u00e9paisseur). Il entre le plus souvent dans un tableau d\u2019anasarque f\u0153tale. Sa pr\u00e9sence en r\u00e9gion pr\u00e9frontale est parfois le seul signe du d\u00e9but de cette anasarque (avec l\u2019\u00e9panchement p\u00e9ricardique).<br><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>I-L\u2019\u00e9paississement de la nuque Il est d\u00e9fini par une augmentation de l\u2019\u00e9paisseur du tissu sous-cutan\u00e9 (\u00e9gal ou sup\u00e9rieur \u00e0 6&nbsp;mm) mesur\u00e9e entre la face post\u00e9rieure de l\u2019\u00e9caille occipitale et le bord interne du liser\u00e9 \u00e9chog\u00e8ne de la peau sur une coupe transversale et oblique de la t\u00eate f\u0153tale passant par les cornes frontales, les thalamus, [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":1229,"menu_order":4,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"_exactmetrics_skip_tracking":false,"_exactmetrics_sitenote_active":false,"_exactmetrics_sitenote_note":"","_exactmetrics_sitenote_category":0,"footnotes":""},"class_list":["post-1587","page","type-page","status-publish","hentry","post"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1587","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1587"}],"version-history":[{"count":1,"href":"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1587\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1593,"href":"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1587\/revisions\/1593"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1229"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1587"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}