{"id":1279,"date":"2019-07-04T08:39:35","date_gmt":"2019-07-04T06:39:35","guid":{"rendered":"http:\/\/gyneobs.com\/site\/?page_id=1279"},"modified":"2019-07-07T11:32:04","modified_gmt":"2019-07-07T09:32:04","slug":"les-thrombus-genitaux","status":"publish","type":"page","link":"http:\/\/gyneobs.com\/site\/obstetrique\/accouchements-dystociques\/les-thrombus-genitaux\/","title":{"rendered":"Les thrombus g\u00e9nitaux"},"content":{"rendered":"\n<p>Les thrombus g\u00e9nitaux repr\u00e9sentent une pathologie rare, mais redoutable, pouvant mettre en danger la vie de la m\u00e8re. On pr\u00e9f\u00e8re actuellement le terme d\u2019h\u00e9matome puerp\u00e9ral. La fr\u00e9quence de cette complication est difficile \u00e0 \u00e9valuer, mais on peut l\u2019estimer aux environs d\u2019un cas sur 1000 accouchements.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Classification<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>Il est fondamental de distinguer les h\u00e9matomes vulvaires et vaginaux des h\u00e9matomes sous-p\u00e9riton\u00e9aux car leur prise en charge est tr\u00e8s diff\u00e9rente.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>A-H\u00e9matome vulvaire&nbsp;<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Il appara\u00eet comme un h\u00e9matome de l\u2019\u00e9pais-seur de la grande l\u00e8vre refoulant en dedans la petite l\u00e8vre et reste bien s\u00fbr inf\u00e9rieur au diaphragme uro-g\u00e9nital, et en dessous du plan de releveur de l\u2019anus. Si l\u2019h\u00e9morragie est importante, le sang peut diss\u00e9quer et se collecter largement dans l\u2019espace ischiorectal, le p\u00e9rin\u00e9e post\u00e9rieur et les espaces interfessiers, plus rarement la racine de la cuisse. Le centre tendineux du<\/p>\n\n\n\n<p>p\u00e9rin\u00e9e emp\u00eache la bilat\u00e9ralisation.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>B-H\u00e9matome vaginal&nbsp;<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Il est initialement limit\u00e9 aux tissus parava-ginaux en se constituant au-dessous du diaphragme pelvien, cr\u00e9ant une masse qui fait saillie dans le vagin. Si l\u2019h\u00e9morragie est s\u00e9v\u00e8re, elle peut diffuser de proche en proche jusqu\u2019\u00e0 l\u2019arcade crurale en avant, dans le r\u00e9tro-p\u00e9ritoine, jusque dans la fosse lombaire, la loge p\u00e9rir\u00e9nale et les piliers du diaphragme en arri\u00e8re et enfin, comme dans le cas de l\u2019h\u00e9matome vulvaire, dans l\u2019espace ischiorectal et fessier.La pr\u00e9dominance droite est la cons\u00e9quence des plus fr\u00e9quentes orientations c\u00e9phaliques post\u00e9rieures en OIDP ou de l\u2019\u00e9pisiotomie m\u00e9dio-lat\u00e9rale faite en g\u00e9n\u00e9ral de ce c\u00f4t\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>C-H\u00e9matome sous-p\u00e9riton\u00e9al <\/strong>\u00a0<\/h3>\n\n\n\n<p>Il se constitue au-dessus de l\u2019apon\u00e9vrose pelvienne, dans la r\u00e9gion r\u00e9tro-p\u00e9riton\u00e9ale ou intra-ligamentaire param\u00e9triale. Le saignement d\u2019origine est donc en provenance du ligament arge et la dissection peut int\u00e9resser toute la r\u00e9gion r\u00e9trop\u00e9riton\u00e9ale avec des pertes sanguines tr\u00e8s cons\u00e9quentes. Le m\u00e9canisme de cet h\u00e9matome param\u00e9trial est sans doute diff\u00e9rent, probablement li\u00e9 \u00e0 une d\u00e9chirure pass\u00e9e inaper\u00e7ue du col ut\u00e9rin jusqu\u2019\u00e0 l\u2019isthme ; il peut sans doute aussi s\u2019agir d\u2019un traumatisme direct. Son traitement doit \u00eatre celui des ruptures ut\u00e9rines ou des d\u00e9hiscences h\u00e9morragiques de cicatrices segmentaires ; il diff\u00e8re donc de celui des localisations pr\u00e9c\u00e9dentes.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"658\" height=\"466\" src=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2019-07-07-\u00e0-11.29.47.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-2170\" srcset=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2019-07-07-\u00e0-11.29.47.png 658w, http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2019-07-07-\u00e0-11.29.47-300x212.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 658px) 100vw, 658px\" \/><figcaption>Localisations des thrombus g\u00e9nitaux<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>M\u00e9canisme et causes<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>L\u2019h\u00e9matome puerp\u00e9ral ou thrombus vulvaire correspond \u00e0 un clivage tissulaire avec rupture vasculaire, le plus souvent paravaginal ou vulvaire, au sein duquel les plaies vasculaires, li\u00e9es au d\u00e9collement, n\u2019ont aucune tendance spontan\u00e9e \u00e0 l\u2019h\u00e9mostase en l\u2019absence d\u2019obstacle anatomique, d\u2019o\u00f9 l\u2019aggravation progressive et parfois dramatique de cet h\u00e9matome diss\u00e9quant vers le r\u00e9tro-p\u00e9ritoine, dans le ligament large ou dans l\u2019espace ischiorectal. Le volume sanguin ainsi stock\u00e9 entra\u00eene rapidement des troubles secondaires de l\u2019h\u00e9mostase \u00e0 type de CIVD (Coagulation Intravasculaire Diss\u00e9min\u00e9e). Les vaisseaux le plus souvent concern\u00e9s soient lesbranches de l\u2019art\u00e8re pudendale (honteuse interne), l\u2019art\u00e8re vaginale longue la rectale moyenne ou inf\u00e9rieure, ou bien les vaisseaux p\u00e9rin\u00e9aux ou labiaux. Dans les formes hautes, sous-p\u00e9riton\u00e9ales, l\u2019art\u00e8re ut\u00e9rine ascendante, l\u00e0 encore la vaginale longue ou les vaisseaux cervico-vaginaux ou v\u00e9sico-vaginaux sont impliqu\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019h\u00e9matome peut appara\u00eetre imm\u00e9diatement apr\u00e8s l\u2019accouchement mais peut aussi \u00eatre retard\u00e9, d\u00e9couvert le plus souvent quelques jours, voire quelques semaines apr\u00e8s l\u2019accouchement, probablement secondaire \u00e0 la n\u00e9crose par hyperpression des vaisseaux pelviens, sachant qu\u2019il n\u2019est pas exclu qu\u2019il soit l\u2019\u00e9volution \u00e0 bas bruit d\u2019un h\u00e9matome pr\u00e9coce non pr\u00e9alablement reconnu.<\/p>\n\n\n\n<p>Diff\u00e9rents facteurs sont \u00e9voqu\u00e9s&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>\t-La rotation de la t\u00eate f\u0153tale, qu\u2019elle soit physiologique ou dirig\u00e9e par forceps&nbsp; provoque un clivage aminage forc\u00e9 et tr\u00e8s souvent la rupture des fascias visc\u00e9raux.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>\t-Un traumatisme direct comme une \u00e9pisiotomie, une d\u00e9chirure vaginale, ou des dilatations vaginales digitales intempestives.<\/p>\n\n\n\n<p>\t-une n\u00e9crose secondaire des petits vaisseaux par hyperpression prolong\u00e9e, soit li\u00e9e \u00e0 la t\u00eate f\u0153tale en cas d\u2019accouchement lent, soit \u00e0 l\u2019h\u00e9matome lui-m\u00eame qui peut devenir tr\u00e8s rapidement compressif.<\/p>\n\n\n\n<p>\t-une h\u00e9mostase inad\u00e9quate, en particulier au cours de la r\u00e9paration de l\u2019\u00e9pisiotomie ou de la d\u00e9chirure spontan\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>\t-Cependant, l\u2019h\u00e9matome peut appara\u00eetre apr\u00e8s un accouchement parfaitement normal (rotation naturelle et physiologique de la t\u00eate f\u0153tale.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Aspects cliniques<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>La douleur est constante et doit para\u00eetre inhabituelle&nbsp; apr\u00e8s un accouchement. S\u2019y associent des signes li\u00e9s \u00e0 l\u2019an\u00e9mie qui peuvent \u00eatre attribu\u00e9s \u00e0 tord \u00e0 la perte sanguine de l\u2019accouchement.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019h\u00e9matome vulvaire est vite \u00e9vident a grande l\u00e8vre appara\u00eet rapidement \u0153d\u00e9mati\u00e9e, tendue, hyperalgique au toucher, et violac\u00e9e. Une rupture ult\u00e9rieure est possible.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019h\u00e9matome vaginal n\u2019est pas visible ext\u00e9rieurement, l\u2019examen digital, ou l\u2019introduction d\u2019une valve permettra de l\u2019authentifier et d\u2019en \u00e9valuer le volume. Une rupture ult\u00e9rieure est possible.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019h\u00e9matome sous-p\u00e9riton\u00e9al est le plus trompeur car il peut \u00eatre totalement asymptomatique ou avec une douleur suffisamment peu marqu\u00e9e pour ne pas \u00eatre prise en consid\u00e9ration, y compris par la patiente elle-m\u00eame. L\u2019h\u00e9morragie est presque toujours largement sous-estim\u00e9e d\u2019autant que le degr\u00e9 de l\u2019an\u00e9mie, mesur\u00e9 dans les heures suivant l\u2019accouchement, n\u2019est pas repr\u00e9sentatif de l\u2019importance r\u00e9elle des pertes. Les formes les plus volumineuses peuvent \u00eatre palp\u00e9es au-dessus de l\u2019arcade crurale ou dans la fosse lombaire. Ce sont souvent une fi\u00e8vre, une an\u00e9mie, un il\u00e9us, des \u0153d\u00e8mes des membres inf\u00e9rieurs, apparus tardivement dans le post-partum qui feront rechercher une masse pelvienne, dans un contexte d\u2019alt\u00e9ration de l\u2019\u00e9tat g\u00e9n\u00e9ral.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Conduite \u00e0 tenir<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>Dans tous les cas il faut recourir aux antalgiques, \u00e0 une antibioprophylaxie et \u00e0 la correction des pertes&nbsp; sanguines, comme pour toute h\u00e9morragie de la d\u00e9livrance.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>&nbsp; &nbsp; A-L\u2019abstention avec surveillance<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Elle est envisageable pour de petits h\u00e9matomes inf\u00e9rieurs \u00e0 3 ou 5cm de diam\u00e8tre, si la traduction clinique est discr\u00e8te, la spoliation sanguine n\u00e9gligeable, les risques infectieux modestes. Il para\u00eet licite dans ces conditions, sous couvert d\u2019antalgiques et d\u2019antibiotiques, de laisser \u00e9voluer cet h\u00e9matome qui dans un premier temps \u00ab assure \u00bb l\u2019h\u00e9mostase, puis qui, apr\u00e8s liqu\u00e9faction, se r\u00e9sorbera progressivement.<\/p>\n\n\n\n<p>La surveillance doit \u00eatre rigoureuse, aid\u00e9e par l\u2019\u00e9chographie endovaginale, pour \u00e9carter l\u2019\u00e9ventualit\u00e9 d\u2019une augmentation progressive de l\u2019h\u00e9matome, ou d\u2019une h\u00e9morragie secondaire li\u00e9e \u00e0 une n\u00e9crose vasculaire par hyperpression. Fort heureusement, et sous application de glace locale,on obtient g\u00e9n\u00e9ralement une r\u00e9solution lente, en quelques jours, voire quelques semaines, sans complication ni s\u00e9quelle.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>&nbsp; &nbsp; B-Le traitement chirurgical de l\u2019h\u00e9matome<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Il doit \u00eatre entrepris tr\u00e8s rapidement.<\/p>\n\n\n\n<p>Il consiste en&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>\t-une incision large de l\u2019h\u00e9matome sous anesth\u00e9sie correcte (p\u00e9ridurale ou de pr\u00e9f\u00e9rence g\u00e9n\u00e9rale)&nbsp;;<\/p>\n\n\n\n<p>\t-\u00e9vacuation digitale de l\u2019h\u00e9matome&nbsp;;<\/p>\n\n\n\n<p>\t-Irrigation abondante de la cavit\u00e9 ainsi form\u00e9e, au s\u00e9rum physiologique \u00e9ventuellement color\u00e9 par un nuage de b\u00e9tadine&nbsp;;<\/p>\n\n\n\n<p>\t-h\u00e9mostase si n\u00e9cessaire par des points en X&nbsp;;<\/p>\n\n\n\n<p>\t-fermeture plan par plan \u00e9vitant les espaces morts pouvant \u00eatre associ\u00e9e \u00e0 la mise en place de compresses h\u00e9mostatiques&nbsp;; il est aussi possible de maintenir une compression intra-vaginale serr\u00e9e par un tampon de fabrication maison qu\u2019il est pr\u00e9f\u00e9rable de retirer au bout de 24 heures&nbsp;;<\/p>\n\n\n\n<p>\t&#8211; et le maintien d\u2019une analg\u00e9sie efficace, par exemple en laissant en place le cath\u00e9ter de p\u00e9ridurale pendant 48 heures.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">&nbsp;&nbsp;<strong> &nbsp; C-L\u2019embolisation<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Elle devrait constituer l\u2019\u00e9tape suivante en cas d\u2019\u00e9chec de l\u2019h\u00e9mostase ou de r\u00e9cidive .<\/p>\n\n\n\n<p>Il s\u2019agit de ponctionner par voie percutan\u00e9e une art\u00e8re f\u00e9morale commune, en utilisant la technique de Sedlinger, puis de monter une sonde guide dans l\u2019aorte distale et d\u2019obtenir un angiogramme pelvien, puis, plus s\u00e9lectivement, un art\u00e9riogramme iliaque interne bilat\u00e9ral. Dans la plupart des cas, le saignement va \u00eatre localis\u00e9 sur l\u2019angiogramme initial. La sonde est alors dirig\u00e9e rapidement au niveau de l\u2019art\u00e8re iliaque interne int\u00e9ress\u00e9e ; celle-ci est alors cath\u00e9t\u00e9ris\u00e9e, gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019utilisation de l\u2019imagerie digitale. L\u2019occlusion vasculaire est obtenue par l\u2019injection de mat\u00e9riel type Gelfoam\u00ae ou Spongel\u00ae. L\u2019occlusion ainsi r\u00e9alis\u00e9e est temporaire, d\u2019une dur\u00e9e le plus souvent de 2 \u00e0 4 semaines.<\/p>\n\n\n\n<p>Bien entendu, cette proc\u00e9dure n\u2019est possible que si l\u2019on dispose d\u2019une \u00e9quipe de radiologie interventionelle et en cas de transfert vers un centre sp\u00e9cialis\u00e9 \u00e0 distance, la patiente doit \u00eatre en \u00e9tat h\u00e9modynamique stable.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">&nbsp;&nbsp; &nbsp; &nbsp; <strong>D- La ligature des art\u00e8res hypogastriques et\/ou&nbsp; ut\u00e9rines&nbsp;<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Elle est tent\u00e9e en dernier recours&nbsp; ou en cas d\u2019impossibilit\u00e9 de faire l\u2019embolisation. Ces ligature ne garantissent d\u2019ailleurs pas le succ\u00e8s \u00e0 tous les coups en raison de circulations collat\u00e9rales. Notons que l\u2019hyst\u00e9rectomie n\u2019a pas sa place dans le traitement d\u2019un thrombus vulvo-vaginal, sauf dans le cas d\u2019h\u00e9morragie grave d\u2019origine cervico-segmentaire ou du ligament large.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Complications et s\u00e9quelles<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>Outre la n\u00e9cessit\u00e9 de transfusions massives dans 10 \u00e0 40 % des cas, la gestion d\u2019un \u00e9tat de choc h\u00e9morragique dans 10 \u00e0 20 % et la cr\u00e9ation d\u2019importants d\u00e9g\u00e2ts anatomiques une fois sur 4, la morbidit\u00e9 imm\u00e9diate ou diff\u00e9r\u00e9e associe :<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; -les cons\u00e9quences du saignement (CIVD&#8230;) ;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; -les complications transfusionnelles ;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; -l\u2019an\u00e9mie et la fi\u00e8vre&nbsp; m\u00eame en cas d\u2019antibioth\u00e9rapie&nbsp;;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; -les abc\u00e8s en particulier de la fosse ischiorectale ;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; -les complications infectieuses \u00e0 distance;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; -la r\u00e9cidive de l\u2019h\u00e9morragie (7,5 % des cas) ;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; -les thromboses veineuses profondes (2,5 % des cas) ;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; -les fistules recto-v\u00e9sico ou ur\u00e9t\u00e9ro-vaginales&nbsp; dans 2,5 % des cas ;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; -les distorsions anatomiques avec douleurs s\u00e9quellaires ;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; -la dyspareunie avec n\u00e9cessit\u00e9 de r\u00e9intervention 8 fois sur 10.<\/p>\n\n\n\n<p>Cath\u00e9t\u00e9risme hyperselectif de l\u2019art\u00e8re vaginale droite avec zones d\u2019extravasation de produit de contraste au niveau p\u00e9rin\u00e9al (fl\u00e8che).<br><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les thrombus g\u00e9nitaux repr\u00e9sentent une pathologie rare, mais redoutable, pouvant mettre en danger la vie de la m\u00e8re. 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