{"id":105,"date":"2019-06-30T15:48:20","date_gmt":"2019-06-30T13:48:20","guid":{"rendered":"http:\/\/gyneobs.com\/site\/?page_id=105"},"modified":"2025-10-11T10:26:48","modified_gmt":"2025-10-11T08:26:48","slug":"le-depistage-du-cancer-du-sein","status":"publish","type":"page","link":"http:\/\/gyneobs.com\/site\/oncologie\/cancer-du-sein-et-mammologie\/diagnostic\/le-depistage-du-cancer-du-sein\/","title":{"rendered":"Le d\u00e9pistage du cancer du sein"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\">La mammographie<\/h2>\n\n\n\n<p>Le d\u00e9pistage du cancer du sein repose sur la mammographie. Certains pays proposent une politique de d\u00e9pistage syst\u00e9matique pour toute la population. En France il est propos\u00e9 de\u00a0 50-74 ans, tous les 2 ans pour les femmes \u00e0 bas risque. Pour les femmes \u00e0 haut risque (ant\u00e9c\u00e9dents familiaux ou port du g\u00e8ne BRCA 1 ou 2): d\u00e8s 5 ans avant le cas familial le plus proche. Cependant, depuis les ann\u00e9es 1990, l\u2019incidence du cancer du sein chez les femmes de moins de 40\u00a0ans augmente de 0,9\u00a0\u00e0 1,5\u00a0%. Cette <em>hausse des cancers du sein chez la femme jeune a \u00e9t\u00e9 confirm\u00e9e aux \u00c9tats-Unis, au Royaume-Uni ainsi qu&rsquo;en France. Outre la pr\u00e9vention primaire avec des mesures globales sur l\u2019alimentation, la pollution et la s\u00e9dentarit\u00e9, ces r\u00e9sultats incitent \u00e0 avancer l\u2019\u00e2ge du d\u00e9pistage organis\u00e9 avant 50\u00a0ans<em>. Les \u00c9tats-Unis sont en avance sur cette question et pratiquent le d\u00e9pistage organis\u00e9 \u00e0 partir de 40\u00a0ans. L\u2019Europe aussi a abaiss\u00e9 le seuil \u00e0 45\u00a0ans\u00a0\u00bb<\/em><\/em><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"507\" height=\"266\" src=\"https:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2019-12-09-\u00e0-16.23.09.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-2488\" srcset=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2019-12-09-\u00e0-16.23.09.png 507w, http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2019-12-09-\u00e0-16.23.09-300x157.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 507px) 100vw, 507px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>Cette Mammographie est standardis\u00e9e:<\/p>\n\n\n\n<p>comparative \/ clich\u00e9s pr\u00e9c\u00e9dents<\/p>\n\n\n\n<p>2 ou 3 incidences : face, oblique axillaire&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>(+\/- profil strict)<\/p>\n\n\n\n<p>Incidences compl\u00e9mentaires (localis\u00e9, agrandissement\u2026) si n\u00e9cessaire<\/p>\n\n\n\n<p>Contr\u00f4le qualit\u00e9 et qualit\u00e9 des compte-rendus : double lecture classification BIRADS de l\u2019ACR et degr\u00e9 de densit\u00e9 mammaire.<\/p>\n\n\n\n<p>Au vu de la mammographie, c\u2019est le radiologue qui d\u00e9cide si une \u00e9chographie compl\u00e9mentaire est n\u00e9cessaire, et dans ce cas il la pratique lui-m\u00eame imm\u00e9diatement. Il peut \u00e9galement d\u00e9cider de l&rsquo;int\u00e9r\u00eat de r\u00e9aliser une IRM.<\/p>\n\n\n\n<p>Le radiologue r\u00e9dige une conclusion et donne des recommandations, comme par exemple l\u2019indication de r\u00e9aliser une biopsie \u00e0 titre diagnostique. Dans ce dernier cas, il r\u00e9alisera lui-m\u00eame cette biopsie afin que la d\u00e9marche reste coh\u00e9rente.<br><\/p>\n\n\n\n<p>La mammographie est le meilleur examen compl\u00e9mentaire pour rechercher une l\u00e9sion du sein, en particulier pour d\u00e9couvrir des l\u00e9sions infra-cliniques. Sa sensibilit\u00e9 est voisine de 90 %, elle d\u00e9passe 95 % lorsqu\u2019elle est combin\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9chographie.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>\tSa sp\u00e9cificit\u00e9 est moins bonne lorsque la glande mammaire est dense, d\u2019o\u00f9 l\u2019int\u00e9r\u00eat d\u2019y associer une \u00e9chographie.<\/p>\n\n\n\n<p>\tLa qualit\u00e9 de l\u2019image doit \u00eatre parfaite d\u2019o\u00f9 la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019un mat\u00e9riel performant et d\u2019un contr\u00f4le de qualit\u00e9 r\u00e9gulier pour \u00e9viter les d\u00e9t\u00e9riorations de l\u2019image.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>\tOn peut utiliser un mammographe analogique ou de plus en plus fr\u00e9quemment des mammographes permettant d\u2019obtenir des clich\u00e9s num\u00e9ris\u00e9s. Ces clich\u00e9s num\u00e9ris\u00e9s permettent des agrandissements ais\u00e9s de l\u2019image et peuvent \u00eatre utiles en particulier en cas de microcalcifications ou de seins denses.<\/p>\n\n\n\n<p>\tQuoiqu\u2019il en soit, la mammographie initiale doit \u00eatre au moindre doute compl\u00e9t\u00e9e par des clich\u00e9s agrandis, orthogonaux permettant de localiser la l\u00e9sion, parfois apr\u00e8s compression. Les agrandissements doivent \u00eatre syst\u00e9matiques d\u00e8s la d\u00e9couverte d\u2019une l\u00e9sion infra-clinique, en particulier les microcalcifications. Les clich\u00e9s agrandis avec compression sont particuli\u00e8rement utiles en cas de d\u00e9sorganisation, ils permettent de distinguer les d\u00e9sorganisations organiques des superpositions.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Une mammographie standard comporte g\u00e9n\u00e9ralement des clich\u00e9s avec deux ou trois incidences&nbsp;: face,&nbsp; et oblique externe permettant de&nbsp; d\u00e9gager la r\u00e9gion axillaire et profil en particulier si l\u2019on ne peut d\u00e9gager en oblique le sillon sous-mammaire. Les crit\u00e8res d\u2019interpr\u00e9tation doivent \u00eatre particuli\u00e8rement rigoureux permettant de confirmer que l\u2019on peut analyser&nbsp; la totalit\u00e9 de la glande et que l\u2019on ne risque pas de rater une l\u00e9sion profonde (+++).<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignright is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"490\" height=\"375\" src=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2019-06-30-\u00e0-15.47.06.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-106\" style=\"width:312px;height:239px\" srcset=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2019-06-30-\u00e0-15.47.06.png 490w, http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2019-06-30-\u00e0-15.47.06-300x230.png 300w, http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/Capture-d\u2019\u00e9cran-2019-06-30-\u00e0-15.47.06-353x270.png 353w\" sizes=\"auto, (max-width: 490px) 100vw, 490px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Image mammographique<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Les mammographies de d\u00e9pistage comportent aujourd\u2019hui&nbsp; syst\u00e9matiquement deux clich\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>La mammographie doit \u00eatre r\u00e9alis\u00e9e dans les situations suivantes&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; -Anomalie clinique mammaire<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; -En d\u00e9pitage individuel en fonction des ant\u00e9c\u00e9dents personnels et familiaux \u00e0 un \u00e2ge situ\u00e9 entre 40 et 50 ans. L\u2019\u00e2ge des premi\u00e8res mammographies d\u00e9pend \u00e9galement des traitements re\u00e7us. Cet \u00e2ge peut \u00eatre bien plus pr\u00e9coce en cas d\u2019ant\u00e9c\u00e9dents familiaux s\u00e9v\u00e8res. Il est admis que toutes les femmes au-del\u00e0 de 50 ans doivent b\u00e9n\u00e9ficier d\u2019un d\u00e9pistage syst\u00e9matique tous les deux ans (50-74 ans).<\/p>\n\n\n\n<p>Le compte rendu de mammograhie doit se r\u00e9f\u00e9rer aux classifications de l\u2019American College of Radiology dite ACR. Cette classification concerne les \u00e9ventuelles anomalies et va de 0 \u00e0 5. Elle permet, en estimant le risque de malignit\u00e9 d\u2019orienter la strat\u00e9gie initiale et secondaire (voir le chapitre \u00abmammographie\u00bb) Le compte-rendu doit \u00e9galement pr\u00e9ciser le type de densit\u00e9 qui comporte 4 classes, de 1 \u00e0 4. Des seins denses rendent la mammographie moins performante (sensibilit\u00e9 d\u2019environ 65% contre 90% pour les seins plus graisseux. En outre les seins denses constituent un l\u00e9ger sur-risque de cancer (risque accru de 1,2 \u00e0&nbsp; 2,&amp; fois sup\u00e9rieur.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>L\u2019\u00e9chographie<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>L\u2019\u00e9chographie est un examen devenu indispensable dans la prise en charge des cancers du sein.<\/p>\n\n\n\n<p>\tToutefois, il ne s\u2019agit ni d\u2019un examen de d\u00e9pistage, ni d\u2019un examen qui puisse assurer \u00e0 lui seul une surveillance.<\/p>\n\n\n\n<p>\tA l\u2019inverse, d\u00e8s lors que la mammographie est difficilement lisible en raison d\u2019une densit\u00e9 importante des seins, ou qu\u2019une anomalie est d\u00e9pist\u00e9e \u00e0 la mammographie ou qu\u2019une anomalie clinique existe, l\u2019\u00e9chographie doit \u00eatre r\u00e9alis\u00e9e syst\u00e9matiquement . Elle augmente la sensibilit\u00e9 de la mammographie, elle permet de d\u00e9couvrir des l\u00e9sions invisibles en mammographie, et parfois de porter le diagnostic de l\u00e9sion multifocale ou multicentrique. Elle est un \u00e9l\u00e9ment pronostique important pour l\u2019\u00e9valuation de la taille tumorale . Elle est indispensable pour guider de nombreux gestes cytologiques ou histologiques comme nous l\u2019avons d\u00e9j\u00e0 vu. Cet examen, s\u2019il ne comporte aucune contre-indication reste tr\u00e8s op\u00e9rateur d\u00e9pendant, ce qui souligne l\u2019importance et de l\u2019attitude de l\u2019op\u00e9rateur et de la r\u00e9alisation de l\u2019examen en tenant compte du contexte clinique et des autres examens. Nous avons sur le tableau suivant repr\u00e9sent\u00e9 les principales caract\u00e9ristiques \u00e9chographiques des l\u00e9sions tissulaires, liquidiennes, b\u00e9nignes, et malignes.<\/p>\n\n\n\n<p>\tNotons enfin que l\u2019\u00e9chographie est utile pour suivre l\u2019\u00e9volution de la r\u00e9ponse tumorale en cas de chimioth\u00e9rapie n\u00e9o-adjuvante.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Les Limites de l\u2019\u00e9chographie<\/p>\n\n\n\n<p>\tL\u2019\u00e9chographie est un examen\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp; \t-op\u00e9rateur d\u00e9pendant<\/p>\n\n\n\n<p>\t-ne permettant pas une visualisation globale du sein<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp; \t-difficilement reproductible<\/p>\n\n\n\n<p>\t-ne permettant pas de visualiser les microcalcifications sauf si incluses dans une masse<\/p>\n\n\n\n<p>\t-de sensibilit\u00e9 mauvaise pour les carcinomes in situ et les tumeurs de petite taille, notamment en cas de sein volumineux ou lipomateux.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>L\u2019I.R.M<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>&#8211; Tr\u00e8s bonne valeur pr\u00e9dictive n\u00e9gative (95%)<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; Excellente sensibilit\u00e9 (sup\u00e9rieure \u00e0 90%)<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; Ne se con\u00e7oit que dans une strat\u00e9gie diagnostique et coupl\u00e9e aux autres m\u00e9thodes d\u2019imagerie car elle a une faible sp\u00e9cificit\u00e9 (moins de 70%)<\/p>\n\n\n\n<p>-Incompatible avec le d\u00e9pistage (sp\u00e9cificit\u00e9 d\u2019environ 60% pour les l\u00e9sions infra-cliniques), sauf dans certaines populations \u00e0 tr\u00e8s haut risque.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Enfin, l\u2019autopalpation reste utile et doit \u00eatre conseill\u00e9e et apprise aux femmes qu\u2019elles soient \u00e0 risque ou non.<br><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La mammographie Le d\u00e9pistage du cancer du sein repose sur la mammographie. Certains pays proposent une politique de d\u00e9pistage syst\u00e9matique pour toute la population. En France il est propos\u00e9 de\u00a0 50-74 ans, tous les 2 ans pour les femmes \u00e0 bas risque. Pour les femmes \u00e0 haut risque (ant\u00e9c\u00e9dents familiaux ou port du g\u00e8ne BRCA [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":1335,"menu_order":2,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"_exactmetrics_skip_tracking":false,"_exactmetrics_sitenote_active":false,"_exactmetrics_sitenote_note":"","_exactmetrics_sitenote_category":0,"footnotes":""},"class_list":["post-105","page","type-page","status-publish","hentry","post"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/105","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=105"}],"version-history":[{"count":3,"href":"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/105\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2853,"href":"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/105\/revisions\/2853"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1335"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=105"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}