{"id":1022,"date":"2019-07-03T21:39:32","date_gmt":"2019-07-03T19:39:32","guid":{"rendered":"http:\/\/gyneobs.com\/site\/?page_id=1022"},"modified":"2019-07-06T20:03:43","modified_gmt":"2019-07-06T18:03:43","slug":"quels-vrais-resultats-peut-on-attendre-des-techniques-de-procreation-medicalement-assistees","status":"publish","type":"page","link":"http:\/\/gyneobs.com\/site\/infertilite-et-procreation-medicalement-assistee\/questions-diverses\/quels-vrais-resultats-peut-on-attendre-des-techniques-de-procreation-medicalement-assistees\/","title":{"rendered":"R\u00e9sultats de la PMA"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Une notion pr\u00e9alable&nbsp;: qu\u2019est-ce qu\u2019un \u00ab&nbsp;r\u00e9sultat&nbsp;\u00bb en mati\u00e8re de f\u00e9condation in vitro&nbsp;?<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>Contrairement \u00e0 ce que l\u2019on pourrait croire, la notion de r\u00e9sultat en mati\u00e8re de f\u00e9condation in vitro est extr\u00eamement difficile \u00e0 appr\u00e9hender et \u00e0 d\u00e9finir.<\/p>\n\n\n\n<p>Evoquer les \u00a0\u00bb vrais \u00a0\u00bb r\u00e9sultats de la f\u00e9condation in vitro (FIV) serait laisser en sous-entendu qu&rsquo;il peut y avoir de \u00a0\u00bb faux \u00a0\u00bb r\u00e9sultats, ou, carr\u00e9ment, des r\u00e9sultats fauss\u00e9s, ou pire, trich\u00e9s. Certes, les activit\u00e9s de Procr\u00e9ation M\u00e9dicalement Assist\u00e9e s&rsquo;exercent parfois dans un cadre concurrentiel dont ne peuvent \u00eatre exclus les aspects financiers et de r\u00e9putation m\u00e9dicale. Mais les raisons sont nombreuses qui permettent de penser que les r\u00e9sultats qui sont r\u00e9ellement et r\u00e9guli\u00e8rement&nbsp; publi\u00e9s, en dehors de cas particuliers peu nombreux et facilement rep\u00e9rables, sont proches de la v\u00e9rit\u00e9.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>En effet :&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; les r\u00e9sultats de la f\u00e9condation in vitro sont particuli\u00e8rement bien quantifiables : le traitement dont la dur\u00e9e est limit\u00e9e dans le temps aboutit, ou non, au r\u00e9sultat pour lequel le couple s&rsquo;est lanc\u00e9 dans cette entreprise. Si le traitement aboutit \u00e0 la naissance de l&rsquo;enfant tant d\u00e9sir\u00e9 on peut parler de succ\u00e8s. Dans le cas contraire, il s&rsquo;agit d&rsquo;un \u00e9chec ;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; les r\u00e9sultats publi\u00e9s depuis plusieurs ann\u00e9es sont stables. Il y a bien quelques fluctuations \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle d&rsquo;une \u00e9quipe, mais ces fluctuations s&rsquo;estompent lorsqu&rsquo;on consid\u00e8re les grands nombres ;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; la fourchette de variation des r\u00e9sultats est relativement \u00e9troite, d&rsquo;une \u00e9quipe \u00e0 une autre, d&rsquo;une technique \u00e0 une autre, d&rsquo;un pays \u00e0 un autre ;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Pourquoi alors parler de \u00a0\u00bb vrais \u00a0\u00bb r\u00e9sultats ? Parce qu&rsquo;un r\u00e9sultat c&rsquo;est un chiffre, ou une s\u00e9rie de chiffres, voire une multitude chiffres, et plus il y en a, plus il devient difficile de se faire une \u00a0\u00bb vraie \u00a0\u00bb opinion. Voil\u00e0 o\u00f9 se situe le probl\u00e8me : il est si facile de faire mentir les chiffres ! Ou, sans vouloir les faire mentir, il est si facile de se tromper dans l&rsquo;interpr\u00e9tation de leur signification. Derri\u00e8re la rigueur et l&rsquo;objectivit\u00e9 apparentes des nombres, la subjectivit\u00e9 est constamment pr\u00e9sente.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Aspects quantitatifs<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Expression des r\u00e9sultats&nbsp;<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>L&rsquo;expression des r\u00e9sultats et surtout leur interpr\u00e9tation posent des probl\u00e8mes particuliers en f\u00e9condation in vitro. L&rsquo;habitude est de les exprimer en pourcentages de r\u00e9ussite par rapport au nombre de tentatives . Toute la question est de savoir ce que l&rsquo;on entend par r\u00e9ussite ou succ\u00e8s et par tentative .<\/p>\n\n\n\n<p>Le \u00a0\u00bb succ\u00e8s \u00a0\u00bb devrait \u00eatre la naissance d&rsquo;un enfant vivant et en bonne sant\u00e9, puisque c&rsquo;est ce que demande le couple et la raison de la tentative de f\u00e9condation in vitro. Mais le plus souvent c&rsquo;est le nombre de grossesses cliniques obtenues qui sert \u00e0 l&rsquo;expression des r\u00e9sultats, ce qui inclut les avortements spontan\u00e9s, les grossesses ectopiques, les avortements tardifs et les morts in utero. Ce choix est justifi\u00e9 par les raisons suivantes :&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; le mode d&rsquo;expression des r\u00e9sultats des traitements de la st\u00e9rilit\u00e9 a toujours \u00e9t\u00e9 bas\u00e9 sur le fait d&rsquo;obtenir une \u00a0\u00bb grossesse \u00ab\u00a0. La comparaison des r\u00e9sultats actuels avec les r\u00e9sultats ant\u00e9rieurs n&rsquo;est possible que si le m\u00eame mode d&rsquo;expression est utilis\u00e9 ;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; \u00a0\u00bb st\u00e9rilit\u00e9 \u00a0\u00bb signifie \u00a0\u00bb absence de grossesse \u00ab\u00a0. Celles qui sont enceintes mais ne peuvent mener leur grossesse \u00e0 un terme suffisant sont plut\u00f4t qualifi\u00e9es d&nbsp;&lsquo;inf\u00e9condes . Cette pathologie a ses propres causes, qui sont diff\u00e9rentes des causes de la st\u00e9rilit\u00e9 ;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; si la grossesse n&rsquo;\u00e9volue pas c&rsquo;est le plus souvent pour une raison ind\u00e9pendante de la cause de la st\u00e9rilit\u00e9 et du traitement qui a \u00e9t\u00e9 appliqu\u00e9. La m\u00eame \u00e9volution d\u00e9favorable aurait \u00e9t\u00e9 constat\u00e9e si la grossesse avait \u00e9t\u00e9 obtenue par d&rsquo;autres moyens que la f\u00e9condation in vitro.<\/p>\n\n\n\n<p>Cela \u00e9tant, il faut pouvoir distinguer parmi les grossesses cliniques celles qui ont pu etre men\u00e9es jusqu&rsquo;\u00e0 un terme suffisant pour donner naissance \u00e0 un enfant vivant et en bonne sant\u00e9 et celles dont l&rsquo;\u00e9volution a \u00e9t\u00e9 d\u00e9favorable. A cot\u00e9 du taux de succ\u00e8s il faut donc que soit indiqu\u00e9e la r\u00e9partition des grossesses.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Tentatives&nbsp;<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>On devrait consid\u00e9rer qu&rsquo;il y a tentative \u00e0 partir du moment o\u00f9 il y a vell\u00e9it\u00e9 d&rsquo;avoir recours \u00e0 la f\u00e9condation in vitro. Certaines patientes devront renoncer avant m\u00eame d&rsquo;avoir commenc\u00e9 le cycle de f\u00e9condation in vitro, par exemple parce que le sperme se r\u00e9v\u00e8le infect\u00e9. Il s&rsquo;agit d\u00e9j\u00e0 pour elles d&rsquo;un \u00e9chec.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>En fait, il est admis que la tentative ne d\u00e9bute vraiment qu&rsquo;avec le cycle au cours duquel la f\u00e9condation in vitro doit avoir lieu et dans cette hypoth\u00e8se la tentative doit \u00eatre comptabilis\u00e9e d\u00e8s qu&rsquo;il y a monitorage de l&rsquo;activit\u00e9 ovarienne, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo;un cycle spontan\u00e9 ou d&rsquo;un cycle stimul\u00e9.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Mais souvent on entend par tentative le fait de r\u00e9aliser un pr\u00e9l\u00e8vement folliculaire. S&rsquo;il n&rsquo;avait pas lieu, par exemple \u00e0 cause d&rsquo;un d\u00e9faut de r\u00e9ponse \u00e0 la stimulation, on dirait que l&rsquo;on renonce \u00e0 la tentative de f\u00e9condation in vitro et que l&rsquo;on pr\u00e9f\u00e8re abandonner le cycle. La tentative de f\u00e9condation in vitro, au sens strict du terme, au laboratoire, ne peut se faire que si au moins un ovocyte est r\u00e9cup\u00e9r\u00e9, et encore faut-il que ce soit un ovocyte \u00a0\u00bb f\u00e9condable \u00ab\u00a0. Il ne faudrait donc consid\u00e9rer comme tentative que les pr\u00e9l\u00e8vements folliculaires qui peuvent r\u00e9pondre \u00e0 ces crit\u00e8res. En fait, comme le pr\u00e9l\u00e8vement folliculaire est le geste m\u00e9dical le plus invasif, et qu&rsquo;il implique l&rsquo;intervention du laboratoire, ne serait-ce que pour examiner les liquides aspir\u00e9s, par convention, c&rsquo;est lui qui est consid\u00e9r\u00e9 comme \u00a0\u00bb tentative \u00ab\u00a0.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Cela n&#8217;emp\u00eache pas que, suivant les besoins de l&rsquo;analyse, les r\u00e9sultats puissent \u00eatre exprim\u00e9s selon d&rsquo;autres crit\u00e8res, mais il faut que cela soit clairement indiqu\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>R\u00e9sultats globaux&nbsp;<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Les r\u00e9sultats globaux d&rsquo;une activit\u00e9 de f\u00e9condation in vitro n&rsquo;ont pas grande signification dans la mesure o\u00f9 ils d\u00e9pendent d&rsquo;un grand nombre de crit\u00e8res qui peuvent fortement les influencer. Par exemple, tel centre&nbsp; dont le recrutement est plus orient\u00e9 vers les probl\u00e8mes de st\u00e9rilit\u00e9 masculine aura des r\u00e9sultats globaux plut\u00f4t moins bons que ceux d&rsquo;autres groupes. Si l&rsquo;\u00e9quipe choisit de fixer une limite d&rsquo;\u00e2ge \u00e0 37 ans, les r\u00e9sultats devraient \u00eatre meilleurs que si des patientes de 40 ans ou plus sont admises \u00e0 faire une tentative. Est-ce dire que cette \u00e9quipe aura mieux travaill\u00e9 ? Ou encore, si une \u00e9quipe choisit de faire une politique de pr\u00e9vention des grossesses multiples en utilisant le plus possible le cycle spontan\u00e9 et en limitant strictement le nombre d&#8217;embryons transf\u00e9r\u00e9s, ses r\u00e9sultats globaux devraient \u00eatre moins bons. Cela n\u2019est pas un signe de mauvaise qualit\u00e9 du travail, bien au contraire car on sait les complications foeto-maternelles des grossesses multiples.<\/p>\n\n\n\n<p>Il ne faut donc pas interpr\u00e9ter \u00e0 la lettre les r\u00e9sultats globaux d&rsquo;une \u00e9quipe. Ils ne sont qu&rsquo;une image grossi\u00e8re du travail r\u00e9alis\u00e9. De nombreux autres crit\u00e8res d&rsquo;\u00e9valuation doivent intervenir pour pouvoir porter un jugement valable.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>C-R\u00e9sultats en fonction de certains crit\u00e8res<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\"><strong>Taux de succ\u00e8s en fonction de l&rsquo;indication&nbsp;<\/strong><\/h4>\n\n\n\n<p>Une majorit\u00e9 des tentatives de f\u00e9condation in vitro sont faites en raison d&rsquo;une st\u00e9rilit\u00e9 tubaire. Ce sont les st\u00e9rilit\u00e9s tubaires qui ont un des meilleurs taux de grossesse par tentative, mais ont aussi le plus faible taux de grossesse par transfert. Cela tend \u00e0 montrer qu&rsquo;il y a un probl\u00e8me d&rsquo;implantation embryonnaire dans certains cas de st\u00e9rilit\u00e9 tubaire.<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;analyse des r\u00e9sultats selon que les trompes sont totalement obstru\u00e9es ou absentes ou qu&rsquo;elles sont seulement alt\u00e9r\u00e9es montre des r\u00e9sultats sup\u00e9rieurs dans le premier cas. C&rsquo;est un ph\u00e9nom\u00e8ne g\u00e9n\u00e9ralement observ\u00e9 en mati\u00e8re de fertilit\u00e9, que le pronostic est meilleur quand la cause de la st\u00e9rilit\u00e9 est certaine et \u00e0 caract\u00e8re absolu. L&rsquo;inflammation tubaire de m\u00eame que le liquide accumul\u00e9 dans la trompe comme c&rsquo;est le cas pour les hydrosalpinx ont un effet n\u00e9gatif sur l&rsquo;implantation embryonnaire.<\/p>\n\n\n\n<p>La st\u00e9rilit\u00e9 masculine s&rsquo;accompagne d&rsquo;un taux de f\u00e9condation et de segmentation abaiss\u00e9 de fa\u00e7on proportionnelle \u00e0 l&rsquo;anomalie du sperme. Le taux de succ\u00e8s est donc diminu\u00e9. Ce taux de succ\u00e8s d\u00e9pend essentiellement de la qualit\u00e9 minimale que les biologistes acceptent pour proc\u00e9der \u00e0 une tentative. Par contre, si un embryon peut \u00eatre obtenu in vitro, le taux d&rsquo;implantation est remarquable. A partir du moment o\u00f9 la f\u00e9condation est obtenue et que la segmentation a lieu, la qualit\u00e9 de l&#8217;embryon obtenu n&rsquo;est donc pas en question malgr\u00e9 l&rsquo;anomalie initiale du sperme, tout au moins dans la mesure o\u00f9 la femme est de son c\u00f4t\u00e9 fertile.<\/p>\n\n\n\n<p>La st\u00e9rilit\u00e9 inexpliqu\u00e9e donne des r\u00e9sultats interm\u00e9diaires : Le taux de f\u00e9condation est moins bon que dans les st\u00e9rilit\u00e9s tubaires, mais le taux d&rsquo;implantation est meilleur, ce qui aboutit \u00abun r\u00e9sultat final\u00bb \u00e0 peu pr\u00e8s \u00e9quivalent. C&rsquo;est l&rsquo;illustration que diverses causes cach\u00e9es participent au ph\u00e9nom\u00e8ne de la st\u00e9rilit\u00e9 inexpliqu\u00e9e, et qu&rsquo;il y a parmi elles un certain nombre de st\u00e9rilit\u00e9s masculines qui n&rsquo;ont pas \u00e9t\u00e9 diagnostiqu\u00e9es sur le spermogramme.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;endom\u00e9triose ne semble pas avoir d&rsquo;influence sur le taux de grossesse obtenu en f\u00e9condation in vitro. Quel que soit son type (p\u00e9riton\u00e9ale ou ovarienne) les r\u00e9sultats sont identiques, et d\u00e9pendent surtout de l&rsquo;indication principale de la f\u00e9condation in vitro (cause tubaire ou masculine). Certaines \u00e9tudes semblaient montrer que l&rsquo;endom\u00e9triose s&rsquo;accompagne d&rsquo;un taux de f\u00e9condation abaiss\u00e9. Ce ph\u00e9nom\u00e8ne est vraisemblablement du au fait que l&rsquo;endom\u00e9triose est souvent associ\u00e9e \u00e0 une st\u00e9rilit\u00e9 inexpliqu\u00e9e par ailleurs. L&rsquo;abaissement du taux de f\u00e9condation est donc plus en rapport avec le fait que la st\u00e9rilit\u00e9 est inexpliqu\u00e9e qu&rsquo;\u00e0 la pr\u00e9sence de l&rsquo;endom\u00e9triose.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Enfin, les centres qui traitent les couples dits \u00ab&nbsp;s\u00e9rodiff\u00e9rents&nbsp;\u00bb, concernant notamment les questions de SIDA ou d\u2019h\u00e9patites, ont de meilleurs r\u00e9sultats car ils s\u2019adressent \u00e0 une population globalement plus jeune&nbsp;; ce n\u2019est pas pour autant qu\u2019ils travaillent mieux que les autres.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\"><strong>Taux de succ\u00e8s en fonction de l&rsquo;\u00e2ge&nbsp;<\/strong><\/h4>\n\n\n\n<p>Le taux de succ\u00e8s diminue consid\u00e9rablement avec l&rsquo;\u00e2ge de la femme. De ce point de vue la FIV n&rsquo;est que l&rsquo;illustration de la baisse de la fertilit\u00e9 qui se produit naturellement. Non seulement une femme de 40 ans n&rsquo;a statistiquement que la moiti\u00e9 des chances de r\u00e9ussite d&rsquo;une femme de 30 ans, mais de plus une fois sur deux la grossesse se termine par un avortement spontan\u00e9. Il ne faut pas oublier non plus le risque augment\u00e9 de malformation \u00e0 cet \u00e2ge, ce qui impose le recours \u00e0 un diagnostic pr\u00e9natal par amniocent\u00e8se.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Toutes ces consid\u00e9rations, mais aussi d&rsquo;autres, font consid\u00e9rer avec la plus grande prudence la pratique de la f\u00e9condation in vitro chez les patientes de 40 ans et plus. En pratique, si la st\u00e9rilit\u00e9 n&rsquo;est pas expliqu\u00e9e par une cause pr\u00e9cise, il n&rsquo;y a pas d&rsquo;indication. Si l&rsquo;\u00e9tiologie de la st\u00e9rilit\u00e9 avait fait consid\u00e9rer l&rsquo;indication de f\u00e9condation in vitro comme possible chez une femme plus jeune, une analyse attentive de tous les autres facteurs de pronostic doit \u00eatre faite avant de faire une tentative.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"626\" height=\"261\" src=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-172.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-1023\" srcset=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-172.png 626w, http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-172-300x125.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 626px) 100vw, 626px\" \/><figcaption><em>Taux de grossesses cliniques par ponction en fonction de l\u2019\u00e2ge<\/em><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"627\" height=\"358\" src=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-173.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-1024\" srcset=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-173.png 627w, http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-173-300x171.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 627px) 100vw, 627px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"624\" height=\"403\" src=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-174.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-1025\" srcset=\"http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-174.png 624w, http:\/\/gyneobs.com\/site\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/image-174-300x194.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 624px) 100vw, 624px\" \/><figcaption>Pourcentages de naissances d\u2019enfants vivants, par ponction, en fonction de la tranche d\u2019\u00e2ge de la patiente (source FIVNAT-France-portant sur 89952 ponctions)<br><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\"><strong>Taux de succ\u00e8s en fonction du rang de la tentative<\/strong><\/h4>\n\n\n\n<p>Logiquement une baisse progressive des r\u00e9sultats devrait se constater au fur et \u00e0 mesure des tentatives. En effet, une s\u00e9lection s&rsquo;op\u00e8re peu \u00e0 peu, les patientes chez qui le pronostic est le moins bon \u00e9tant le plus \u00e0 risque d&rsquo;avoir des \u00e9checs successifs.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>En fait, cette baisse est peu sensible, au moins jusqu&rsquo;\u00e0 la sixi\u00e8me tentative. Ce ph\u00e9nom\u00e8ne est vraisemblablement du au fait qu&rsquo;une autre s\u00e9lection s&rsquo;op\u00e8re, par les m\u00e9decins et par les couples eux-m\u00eames, qui conduit \u00e0 ne pas renouveler les tentatives lorsque les chances de r\u00e9ussite s&rsquo;av\u00e8rent trop faibles. En pratique, une r\u00e9\u00e9valuation compl\u00e8te doit \u00eatre faite entre chaque tentative de fa\u00e7on \u00e0 se r\u00e9interroger sur la l\u00e9gitimit\u00e9 de l&rsquo;indication. Un d\u00e9lai de 4 \u00e0 6 mois est indispensable entre chaque tentative pour laisser le temps de la r\u00e9cup\u00e9ration aux ovaires durement sollicit\u00e9s, pour permettre au couple d&rsquo;assumer psychologiquement la tentative, et pour prendre le recul n\u00e9cessaire pour faire une analyse sereine.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\"><strong>4-R\u00e9sultats cumulatifs&nbsp;<\/strong><\/h4>\n\n\n\n<p>Il ne suffit pas d&rsquo;additionner les chances esp\u00e9r\u00e9es \u00e0 la premi\u00e8re tentative avec celles esp\u00e9r\u00e9es \u00e0 la deuxi\u00e8me tentative et ainsi de suite pour obtenir un taux cumulatif de grossesse. La courbe ainsi obtenue est beaucoup plus optimiste que la courbe r\u00e9elle des accouchements obtenus chez des patientes qui se soumettent \u00e0 des tentatives de f\u00e9condation in vitro. En effet, environ 20 % des patientes non enceintes ne font pas une autre tentative de f\u00e9condation in vitro et restent sur leur \u00e9chec. De ce fait, moins de un couple sur deux obtient gr\u00e2ce \u00e0 la f\u00e9condation in vitro l&rsquo;enfant d\u00e9sir\u00e9, alors qu&rsquo;en th\u00e9orie le cumul des tentatives devrait permettre de d\u00e9passer largement ce pourcentage.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\"><strong>5-R\u00e9sultats spontan\u00e9s&nbsp;<\/strong><\/h4>\n\n\n\n<p>Enfin, s&rsquo;agissant de st\u00e9rilit\u00e9 qui est souvent une pathologie fonctionnelle spontan\u00e9ment r\u00e9versible, il convient de comparer ce que la FIV est susceptible d&rsquo;apporter par rapport aux chances de grossesses spontan\u00e9es qui pourraient survenir chez ces m\u00eames couples. En effet, seuls une minorit\u00e9 d&rsquo;entre eux peuvent \u00eatre consid\u00e9r\u00e9s comme d\u00e9finitivement st\u00e9riles.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Les \u00e9tudes sont nombreuses qui montrent qu&rsquo;une grossesse spontan\u00e9e survient chez environ 10 % des couples qui se sont soumis, avec ou sans succ\u00e8s, \u00e0 la f\u00e9condation in vitro, et ce, de fa\u00e7on parfois temporellement tr\u00e8s \u00e9loign\u00e9e de la p\u00e9riode o\u00f9 ils ont eu recours \u00e0 la FIV.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Aspects qualitatifs<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>Il s&rsquo;agit ici des complications possibles et de la \u00a0\u00bb qualit\u00e9 \u00a0\u00bb des grossesses et des enfants qui sont issus de la FIV.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Hyperstimulation&nbsp;<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>La stimulation de l&rsquo;ovulation a pour but de recruter plusieurs follicules et de les amener \u00e0 maturation. Mais l&rsquo;injection d&rsquo;hCG, indispensable pour que la maturation folliculaire et ovocytaire puisse s&rsquo;achever, peut d\u00e9clencher un syndrome d&rsquo;hyperstimulation, auquel sont d\u00e9crits 3 degr\u00e9s :&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; <strong>degr\u00e9 1 <\/strong>: hyperstimulation mineure caract\u00e9ris\u00e9e par une sensation de pesanteur abdominale avec gros ovaires kystiques ;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; <strong>degr\u00e9 2<\/strong> : hyperstimulation mod\u00e9r\u00e9e, avec troubles digestifs (vomissements, troubles du transit) ;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; <strong>degr\u00e9 3 <\/strong>: hyperstimulation s\u00e9v\u00e8re : \u00e9panchements s\u00e9reux (ascite, hydrothorax, p\u00e9ricardite), troubles hydro-\u00e9lectrolytiques, accidents thrombo-emboliques.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Le syndrome d&rsquo;hyperstimulation peut apparaitre de fa\u00e7on pr\u00e9coce par rapport \u00e0 l&rsquo;injection d&rsquo;hCG. Dans ce cas il est le reflet de l&rsquo;importance de la r\u00e9ponse ovarienne \u00e0 la stimulation et du nombre de follicules recrut\u00e9s puis lut\u00e9inis\u00e9s par l&rsquo;hCG. Il peut apparaitre plus tard au cours de la phase lut\u00e9ale, et dans ce cas il est souvent en rapport avec une grossesse d\u00e9butante.<\/p>\n\n\n\n<p>Le syndrome d&rsquo;hyperstimulation n\u00e9cessite la mise au repos de la patiente, le recours aux traitements symptomatiques et &#8230; \u00e0 la patience, car la r\u00e9gression se fera spontan\u00e9ment. Cette r\u00e9gression sera plus lente en cas de grossesse d\u00e9butante. Il est illusoire et sans doute dangereux de vouloir diminuer le syndrome en ponctionnant les kystes ovariens.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>La pr\u00e9vention du syndrome d&rsquo;hyperstimulation repose sur l&rsquo;adaptation des doses d&rsquo;hMG \u00e0 la r\u00e9ponse ovarienne de la patiente et surtout, sur la non injection d&rsquo;hCG si cette r\u00e9ponse d\u00e9passe une certaine limite. De m\u00eame, la r\u00e9p\u00e9tition des injections d&rsquo;hCG au cours de la phase lut\u00e9ale constitue un facteur de risque suppl\u00e9mentaire et doit donc etre suspendue lorsque le risque d&rsquo;hyperstimulation est pr\u00e9sent (estrog\u00e8nes sup\u00e9rieurs \u00e0 3500 pg\/ml, sensation de pesanteur abdominale avec gros ovaires porteurs de plus de 10 follicules). Certains proposent de remplacer l&rsquo;hCG (facteur d\u00e9clenchant du syndrome d&rsquo;hyperstimulation) par de la LH, soit administr\u00e9e de fa\u00e7on exog\u00e8ne (mais ce produit n&rsquo;existe pas encore sur le march\u00e9), soit endog\u00e8ne, produite sous l&rsquo;influence stimulatrice d&rsquo;un agoniste de la GnRH. Cela n&rsquo;est possible que lors des stimulations de l&rsquo;ovulation ne comportant pas de d\u00e9sensibilisation hypophysaire. L&rsquo;efficacit\u00e9 sur la pr\u00e9vention du syndrome d&rsquo;hyperstimulation demande encore \u00e0 \u00eatre d\u00e9montr\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Complications de la stimulation de l&rsquo;ovulation<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>A court terme :&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; prise de poids ;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; perturbation du cycle ;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; thrombose.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>A moyen terme : activation d&rsquo;une pathologie sensible aux estrog\u00e8nes (fibrome, endom\u00e9triose, mastopathie b\u00e9nigne).&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>A long terme : canc\u00e9risation de l&rsquo;ovaire et avancement de l&rsquo;\u00e2ge de la m\u00e9nopause sont des risques th\u00e9oriques qui n&rsquo;ont jamais \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9s en pratique.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Complications du pr\u00e9l\u00e8vement folliculaire&nbsp;<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Le risque anatomique (ponction digestive, vasculaire), parfois d&rsquo;ailleurs d\u00e9lib\u00e9r\u00e9 (ponction v\u00e9sicale dans le cas dune voie trans v\u00e9sicale) est r\u00e9el. Toutefois le nombre de complications ayant une traduction clinique est tr\u00e8s faible. Il s&rsquo;agit principalement de :&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; complications infectieuses chez des patientes au pass\u00e9 infectieux pelvien charg\u00e9 ;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>complications h\u00e9morragiques vaginales ou intra pelviennes sans que soit reconnu de facteur de risque particulier.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Complications du transfert embryonnaire&nbsp;<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Le geste est anodin et risque peu de se compliquer. Cependant, comme c&rsquo;est le cas pour tout geste endo-ut\u00e9rin qui implique un passage par le col ut\u017drin, il peut y avoir :&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; malaise, sueurs, crise de t\u00e9tanie ; ils sont plus le fait du stress et de l&rsquo;angoisse que r\u00e9ellement provoqu\u00e9s par le passage du cath\u00e9ter. La pr\u00e9paration du transfert par le test de transfert fait en consultation, l&rsquo;administration d&rsquo;une l\u00e9g\u00e8re pr\u00e9m\u00e9dication et surtout les manipulations douces accompagn\u00e9es d&rsquo;explications suffisent \u00e0 les \u00e9viter dans la majorit\u00e9 des cas ;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; syndrome infectieux : le passage du cath\u00e9ter \u00e0 travers l&rsquo;endocol peut introduire des germes dans la cavit\u00e9 ut\u00e9rine. Mais le plus souvent les germes y sont d\u00e9j\u00e0 et le transfert ne joue que le r\u00f4le de facteur d\u00e9clenchant de l&rsquo;infection. Le traitement m\u00e9dical suffit en r\u00e8gle pour obtenir le refroidissement, mais il est n\u00e9cessaire de rechercher le r\u00e9servoir des germes afin d&rsquo;en faire le traitement d\u00e9finitif. Dans certains cas, cela peut amener \u00e0 proposer de faire une salpingectomie de fa\u00e7on \u00e0 \u00e9liminer tout foyer infectieux et inflammatoire pelvien ;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; fausse route : cette complication pr\u00e9sente plus un probl\u00e8me technique de conduite \u00e0 tenir qu&rsquo;un r\u00e9el danger pour la patiente. Un transfert r\u00e9alis\u00e9 en dehors de la cavit\u00e9 ut\u00e9rine, au niveau du col, ou dans une n\u00e9o-cavit\u00e9, voire dans la cavit\u00e9 abdominale aboutira selon toute vraisemblance \u00e0 une non implantation et donc \u00e0 un \u00e9chec.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Les grossesses de la FIV<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\"><strong>Avortements infracliniques&nbsp;<\/strong><\/h4>\n\n\n\n<p>Leur fr\u00e9quence est estim\u00e9e \u00e0 10 &#8211; 20 % . Elle varie grandement en fonction de la plus ou moins grande pr\u00e9cocit\u00e9 avec laquelle est r\u00e9alis\u00e9 le premier dosage de \u00a7HCG plasmatique. Si on tient compte de cela il n&rsquo;est pas sur que leur fr\u00e9quence soit augment\u00e9e apr\u00e8s FIV.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\"><strong>Avortements spontan\u00e9s&nbsp;<\/strong><\/h4>\n\n\n\n<p>Leur fr\u00e9quence varie de 15 \u00e0 25 % selon les s\u00e9ries. Il semble que ce taux soit l\u00e9g\u00e8rement plus \u00e9lev\u00e9 que dans une population normale apr\u00e8s f\u00e9condation naturelle. Les facteurs en cause peuvent \u00eatre :&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; la stimulation de l&rsquo;ovulation ;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; l&rsquo;\u00e2ge des patientes ;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; les implantations embryonnaires multiples : en cas de transfert embryonnaire multiple, il est fr\u00e9quent d&rsquo;observer en \u00e9chographie la pr\u00e9sence de plusieurs sacs gestationnels. Certains d&rsquo;entre eux peuvent d\u00e9g\u00e9n\u00e9rer par la suite. Si au moins un d&rsquo;entre eux \u00e9volue normalement on ne parle pas d&rsquo;avortement spontan\u00e9 mais de \u00ab\u00a0lyse\u00a0\u00bb des autres sacs, ce qui peut \u00e9ventuellement s&rsquo;accompagner d&rsquo;une m\u00e9trorragie transitoire.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\"><strong>Grossesses ectopiques&nbsp;<\/strong><\/h4>\n\n\n\n<p>Elles repr\u00e9sentent pr\u00e8s de 5 % de l&rsquo;ensemble des grossesses cliniques. Elles surviennent plus fr\u00e9quemment dans les cas de st\u00e9rilit\u00e9 tubaire mais elles peuvent aussi compliquer une FIV r\u00e9alis\u00e9e pour st\u00e9rilit\u00e9 inexpliqu\u00e9e ou st\u00e9rilit\u00e9 masculine. Elles sont favoris\u00e9es par les transferts embryonnaires multiples et, dans ces cas, peuvent \u00eatre associ\u00e9es \u00e0 une grossesse intra-ut\u00e9rine.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Plusieurs hypoth\u00e8ses ont \u00e9t\u00e9 \u00e9mises pour expliquer leur survenue, parmi lesquelles :&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; l&rsquo;injection directe des embryons dans la trompe si le cath\u00e9ter de transfert vient se ficher dans l&rsquo;ostium tubaire ;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; l&rsquo;existence de courants liquidiens pouvant entra\u00eener l&#8217;embryon vers les trompes, courants \u00e9ventuellement favoris\u00e9s par la quantit\u00e9 de liquide de culture inject\u00e9 dans l&rsquo;ut\u00e9rus avec l&#8217;embryon, ainsi que par la pr\u00e9sence d&rsquo;une trompe perm\u00e9able.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Pour leur pr\u00e9vention certains ont propos\u00e9 d&rsquo;appliquer des clips sur les trompes ou m\u00eame de faire une salpingectomie pr\u00e9ventive. L&rsquo;efficacit\u00e9 de cette attitude et sa l\u00e9gitimit\u00e9 sont encore discut\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\"><strong>Grossesses multiples&nbsp;<\/strong><\/h4>\n\n\n\n<p>Pr\u00e8s de 1 sur 5 est pluri f\u0153tale : 18,1 % g\u00e9mellaires, 3,9 % triples, 0,2 % quadruples. Du fait de la fr\u00e9quence des lyses embryonnaires pr\u00e9coces on ne doit parler de grossesse multiple qu&rsquo;une fois le cap du premier trimestre franchi. Au-del\u00e0, l&rsquo;interruption de la viabilit\u00e9 f\u0153tale est un ph\u00e9nom\u00e8ne beaucoup moins fr\u00e9quent.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\"><strong>Les r\u00e9ductions embryonnaires<\/strong><\/h4>\n\n\n\n<p>Il s&rsquo;agit de la suppression chirurgicale d&rsquo;un ou de plusieurs embryons en cas de grossesse triple ou plus. Elles se font par ponction sus pubienne transut\u00e9rine \u00e9cho guid\u00e9e. L&rsquo;aiguille permet l&rsquo;injection d&rsquo;un solut\u00e9 salin hypertonique dans le sac amniotique.<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;analyse des s\u00e9ries de r\u00e9ductions embryonnaires montre que ces techniques ne sont pas d\u00e9nu\u00e9es de danger et que le but qui est la diminution de la mortalit\u00e9 p\u00e9rinatale n&rsquo;est pas toujours atteint. Ces interruptions s\u00e9lectives de grossesse posent de lourds probl\u00e8mes \u00e9thiques au couple et \u00e0 l&rsquo;\u00e9quipe de f\u00e9condation in vitro. Certains centres les refusent ou ne les acceptent que pour des grossesses quadruples ou quintuples. Il semble toutefois raisonnable de l&rsquo;\u00e9tendre aux grossesses triples sur ut\u00e9rus cicatriciel ou malform\u00e9. Lorsque la r\u00e9duction embryonnaire est propos\u00e9e, un d\u00e9lai de r\u00e9flexion doit \u00eatre donn\u00e9 au couple en m\u00eame temps qu&rsquo;une information claire sur les \u00e9ventuelles complications.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\"><strong>L&rsquo;accouchement&nbsp;<\/strong><\/h4>\n\n\n\n<p>L&rsquo;accouchement d&rsquo;une grossesse mono-f\u0153tale&nbsp; ne doit pas faire l&rsquo;objet d&rsquo;une c\u00e9sarienne syst\u00e9matique m\u00eame si on tient compte de l&rsquo;\u00e2ge de la m\u00e8re ou du caract\u00e8re pr\u00e9cieux de la grossesse. Les indications de c\u00e9sarienne sont les indications classiques (souffrance f\u0153tale aigu\u00eb, pr\u00e9sentation du si\u00e8ge avec bassin r\u00e9tr\u00e9ci, etc.).<\/p>\n\n\n\n<p>Quant aux grossesses multiples, si les grossesses triples doivent b\u00e9n\u00e9ficier le plus souvent syst\u00e9matiquement d&rsquo;une c\u00e9sarienne, ce n&rsquo;est pas le cas pour les grossesses g\u00e9mellaires. Cependant, l&rsquo;analyse multicentrique des modalit\u00e9s d&rsquo;accouchement des grossesses FIV montre des taux de c\u00e9sariennes \u00e9lev\u00e9s. Certes, ce taux est lie \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge maternel, \u00e0 la pr\u00e9maturit\u00e9, \u00e0 la fr\u00e9quence de l&rsquo;hypertension art\u00e9rielle mais il traduit surtout l&rsquo;appr\u00e9hension de l&rsquo;obst\u00e9tricien face \u00e0 ces grossesses qualifi\u00e9es \u00a0\u00bb d&rsquo;hyperpr\u00e9cieuses \u00ab\u00a0.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\"><strong>Les enfants&nbsp;<\/strong><\/h4>\n\n\n\n<p><strong>a-Pr\u00e9maturit\u00e9<\/strong> : selon l&rsquo;enqu\u00eate FIVNAT concernant les grossesses r\u00e9sultant de ponctions r\u00e9alis\u00e9es en 1986, le taux de pr\u00e9maturit\u00e9 varie selon le nombre de f\u0153tus : 11,2 % pour les grossesses mono-f\u0153tales, 35,6 % pour les grossesses g\u00e9mellaires et 87,5 % pour les grossesses triples, le taux global \u00e9tant de 16,2 %. La pr\u00e9maturit\u00e9 est donc plus importante apr\u00e8s FIV qu&rsquo;apr\u00e8s grossesse spontan\u00e9e si l&rsquo;on consid\u00e8re le taux commun\u00e9ment admis de 5,6 % pour les grossesses mono-f\u0153tales. Pour les grossesses mono-f\u0153tales, selon les s\u00e9ries, le taux de pr\u00e9maturit\u00e9 est sup\u00e9rieur ou au contraire inf\u00e9rieur au groupe t\u00e9moin.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>b-Retard de croissance <\/strong>: le taux d&rsquo;hypotrophie (inf\u00e9rieur au 10e percentile) est de 10,9 % dans les grossesses mono-f\u0153tales et s&rsquo;\u00e9l\u00e8ve tr\u00e8s rapidement (44,9 % dans les grossesses g\u00e9mellaires pour atteindre 55,2 % dans les grossesses triples (enqu\u00eate FIVNAT 1986). A ces donn\u00e9es s&rsquo;ajoutent le r\u00f4le de l&rsquo;\u00e2ge maternel, la mauvaise qualit\u00e9 du muscle ut\u00e9rin et la fr\u00e9quence \u00e9lev\u00e9e des syndromes vasculo-r\u00e9naux.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>c-Mortalit\u00e9 p\u00e9rinatale<\/strong> : elle est augment\u00e9e mais elle appara\u00eet moins li\u00e9e aux techniques de f\u00e9condation in vitro qu&rsquo;aux caract\u00e9ristiques des femmes ayant recours \u00e0 la FIVETE, mises \u00e0 part les grossesses multiples qui sont le probl\u00e8me majeur.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>d-Malformations : l&rsquo;enqu\u00eate FIVNAT 1987 montre que le taux de malformations est identique \u00e0 celui qui pourrait \u00eatre attendu compte tenu de l&rsquo;\u00e2ge des patientes.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>e-Psychologie<\/strong> : le devenir psychologique des enfants FIV a \u00e9t\u00e9 \u00e9tudi\u00e9 par comparaison avec des enfants t\u00e9moins n\u00e9s dans les m\u00eames conditions (m\u00eame date de naissance \u00e0 3 mois pr\u00e8s, caract\u00e8re unique ou multiple de la gestation, m\u00eame race, m\u00eame sexe). Aucune diff\u00e9rence n&rsquo;a pu \u00eatre mise en \u00e9vidence.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo; observation d&rsquo;enfants de plus de 18 mois montre que la relation parent-enfant n&rsquo;est pas affect\u00e9e par la fa\u00e7on dont ils ont \u00e9t\u00e9 con\u00e7us.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Quelles sont les chances de succ\u00e8s de l\u2019AMP&nbsp;?&nbsp;<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>L\u2019une des premi\u00e8res questions qui vient \u00e0 l\u2019esprit des couples confront\u00e9s \u00e0 une indication de technique de procr\u00e9ation assist\u00e9e est effectivement&nbsp;: quelles sont les chances d\u2019avoir une grossesse&nbsp;? Et voil\u00e0 une question \u00e0 laquelle il est tr\u00e8s difficile voire impossible de r\u00e9pondre. D\u2019autant plus difficile qu\u2019ils ont parfois eu connaissance par internet, par des articles de revues ou par la publicit\u00e9 de certains centres ayant des taux de succ\u00e8s extraordinaires, surtout toujours meilleurs que les autres. Ne voit-on pas sur internet des taux de \u00absucc\u00e8s\u00bb affich\u00e9s de l\u2019ordre de 70%. Il s\u2019agit l\u00e0 de tromperies \u00e9videntes destin\u00e9es \u00e0 abuser des couples dans le d\u00e9sarroi et pr\u00eats \u00e0 tout pour avoir une grossesse. Il est d\u2019ailleurs d\u2019observation courante que lorsque l\u2019on questionne des praticiens de la st\u00e9rilit\u00e9&nbsp; ils affirment tr\u00e8s souvent que le Centre o\u00f9 ils exerce est celui qui a les meilleurs des r\u00e9sultats, soit en toute bonne foi, soit avec des arri\u00e8res pens\u00e9es de marketing&#8230; Tout cela n\u2019est pas toujours s\u00e9rieux et r\u00e9pond surtout \u00e0 des pr\u00e9occupations mercantiles.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Compte tenu des difficult\u00e9s d\u2019expression des r\u00e9sultats que nous avons \u00e9voqu\u00e9 plus haut, et si l\u2019on reste s\u00e9rieux, on ne peut donner qu\u2019un ordre de grandeur de r\u00e9sultats esp\u00e9rables, r\u00e9sultats qui sonr statistiques et sont toujours diff\u00e9rents pour chaqu\u2019un des couples qui ont tous des caract\u00e9ristiques diff\u00e9rentes.<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s une ins\u00e9mination, on estime que l\u2019ins\u00e9mination multiplie par deux les chances de grossesses chez les couples hypofertiles. L\u2019association ins\u00e9mination + stimulation par les gonadotrophines multiplie par cinq environ les chances de succ\u00e8s (si un couple ayant une infertilit\u00e9 inexpliqu\u00e9e depuis deux ans a un taux de f\u00e9condit\u00e9 par mois de 4 %, ses chances de grossesse par cycle de traitement associant stimulation par FSH et IIU se trouvent \u00e9lev\u00e9es \u00e0 20 %).&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s une FIV ou une ICSI l\u2019objectif de l\u2019AMP est d\u2019obtenir une grossesse permettant la naissance d\u2019un enfant vivant et en bonne sant\u00e9. La FIV ne permet pas toujours d\u2019atteindre cet objectif. Un couple n\u2019ayant aucun probl\u00e8me de f\u00e9condit\u00e9 a 25 % de chances d\u2019obtenir une grossesse lors d\u2019un cycle naturel. Chaque couple est un cas particulier.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s FIV le taux de r\u00e9ussite varie en moyenne entre 20 et 25 % de grossesse par&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>cycle qui aboutissent dans 16,5 % des cas \u00e0 la naissance d\u2019au moins un enfant.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Ces r\u00e9sultats varient bien s\u00fbr selon l\u2019origine de la st\u00e9rilit\u00e9 et de la technique utilis\u00e9e. Il peut&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>arriver que l\u2019on ne retrouve pas de cause \u00e0 l\u2019infertilit\u00e9 malgr\u00e9 les nombreux examens&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>pratiqu\u00e9s chez l\u2019un ou l\u2019autre des partenaires.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Afin de mettre toutes les chances de votre c\u00f4t\u00e9, il faut avoir \u00e0 l\u2019esprit que les techniques d\u2019Assistance m\u00e9dicale \u00e0 la procr\u00e9ation n\u00e9cessitent de votre part beaucoup de patience et de pers\u00e9v\u00e9rance. Il vous faudra suivre les conseils de l\u2019\u00e9quipe m\u00e9dicale, suivre les traitements prescrits et accepter les examens propos\u00e9s afin de vous donner le maximum de chances. Tout cela demande une grande disponibilit\u00e9 et la participation des deux conjoints.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Quels sont les \u00e9checs les plus souvent rencontr\u00e9s?<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Une r\u00e9ponse ovarienne trop faible ou trop forte \u00e0 la stimulation par FSH&nbsp;<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>La r\u00e9ponse ovarienne est impr\u00e9visible. Elle peut \u00eatre insuffisante aux doses de produits utilis\u00e9es, et ne pas r\u00e9pondre \u00e0 une augmentation des doses au cours du cycle. Dans ce cas votre m\u00e9decin sera peut-\u00eatre amen\u00e9 \u00e0 arr\u00eater la stimulation pour recommencer une nouvelle stimulation avec une dose plus \u00e9lev\u00e9e lors d\u2019un cycle ult\u00e9rieur. A l\u2019inverse, votre r\u00e9ponse \u00e0 la stimulation peut \u00eatre trop forte. L\u2019\u00e9quipe m\u00e9dicale devra peut-\u00eatre interrompre le traitement pour le recommencer avec des doses plus mod\u00e9r\u00e9es lors d\u2019un cycle ult\u00e9rieur.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Une ponction ovarienne qui ne ram\u00e8ne aucun ovocyte (c\u2019est exceptionnel)<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est ce que l\u2019on appelle une ponction blanche. Cela est exceptionnel mais possible car tous les follicules observ\u00e9s en \u00e9chographie ne contiennent pas forc\u00e9ment un ovocyte<\/p>\n\n\n\n<p>Les ovocytes recueillis ne pr\u00e9sentent pas toujours les caract\u00e9ristiques de maturit\u00e9 et d\u2019aspect permettant leur mise en f\u00e9condation.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Il faut savoir que tous les ovocytes recueillis ne sont pas m\u00fbrs et f\u00e9condables. La qualit\u00e9 des ovocytes influe sur les r\u00e9sultats de l\u2019AMP.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Une absence de f\u00e9condation<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Malgr\u00e9 la mise en contact d\u2019ovocytes et de spermatozo\u00efdes pr\u00e9sentant des caract\u00e9ristiques satisfaisantes, la f\u00e9condation peut ne pas se produire. Cette absence de f\u00e9condation peut \u00eatre la cause de l\u2019infertilit\u00e9. La FIV pr\u00e9sente alors un int\u00e9r\u00eat diagnostique concernant cette anomalie et une ICSI peut \u00eatre propos\u00e9e pour pallier cet \u00e9chec de f\u00e9condation.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Un arr\u00eat de la division cellulaire<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Une fois la f\u00e9condation obtenue, l\u2019embryon peut ne pas se d\u00e9velopper. Dans ce cas, il ne pourra pas y avoir de transfert dans l\u2019ut\u00e9rus. Tous les ovocytes f\u00e9cond\u00e9s n\u2019\u00e9voluent pas en embryons. Le d\u00e9veloppement de l\u2019embryon peut rester bloqu\u00e9 \u00e0 un stade pr\u00e9coce. Une absence d\u2019implantation des embryons dans l\u2019ut\u00e9rus. L\u2019\u00e9chec d\u2019implantation est la cause d\u2019\u00e9chec la plus fr\u00e9quente. Parfois la qualit\u00e9 de l\u2019endom\u00e8tre est mise en cause mais le plus souvent aucune cause n\u2019est retrouv\u00e9e.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>En conclusion<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>Dans tous les grands centres europ\u00e9ens pratiquant des techniques et des indications raisonnables, les chances de grossesse sont de l&rsquo;ordre d&rsquo;environ 22% par cycle de FIV&nbsp; toutes patientes confondues.<\/p>\n\n\n\n<p>Le taux de r\u00e9ussite global augmente en r\u00e9p\u00e9tant les tentatives jusqu&rsquo;\u00e0 4 \u00e0 6 tentatives de FIV. La moyenne de r\u00e9ussite pour obtenir une grossesse se situe au bout de la 4\u00e8me FIV chez une femme \u00e2g\u00e9e de moins de 40 ans.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>75% des grossesses survenues apr\u00e8s une FIV conduisent \u00e0 un accouchement d\u2019enfant vivant.&nbsp; Les 25% restants sont repr\u00e9sent\u00e9s par des fausses couches, des grossesses extra-ut\u00e9rines ou une pathologie de la grossesse.<\/p>\n\n\n\n<p>Ne croyez surtout pas les r\u00e9sultats mirobolants affich\u00e9s par certain centres, notamment sur internet, o\u00f9 l\u2019on voit parfois des taux de succ\u00e8s de plus de 60%. De tels r\u00e9sultats ne peuvent pas correspondre \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9. Ils sont ou totalement fantaisistes, ou sont l\u2019effet de biais statistiques (par exemple ne tenir compte que des femmes d\u2019un certain \u00e2ge,&nbsp; calculer des r\u00e9sultats au bout de 4 ou 5 tentatives successives, ou transf\u00e9rer un nombre d\u2019embryons excessifs, ou encore avoir un grand pourcentage de dons d\u2019ovocytes, etc).<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;un des principaux facteurs d\u00e9terminants pour les couples infertiles dans le choix d&rsquo;un \u00e9tablissement de soin&nbsp; par rapport \u00e0 une autre est le \u00ab&nbsp;taux de succ\u00e8s des FIV&nbsp;\u00bb. Il est alors tentant, pour des raisons commerciales \u00e9videntes, d\u2019afficher des taux de succ\u00e8s plus \u00e9lev\u00e9s que les concurrents m\u00eame si ce n&rsquo;est que par quelques points de pourcentage, alors que l\u2019exactitude des chiffres annonc\u00e9s n\u2019est g\u00e9n\u00e9ralement jamais v\u00e9rifiable par les patients eux-m\u00eames&#8230;<\/p>\n\n\n\n<p>Plus que la pol\u00e9mique sur les r\u00e9sultats vrais et les r\u00e9sultats faux, l&rsquo;important est que, quel que soit ce r\u00e9sultat, la patiente puisse estimer qu&rsquo;elle a eu raison d&rsquo;avoir eu recours \u00e0 la FIV. Elle en savait par avance les limites et les contraintes. Le succ\u00e8s lui a donn\u00e9 raison. L&rsquo;\u00e9chec doit pouvoir \u00eatre compens\u00e9 par le sentiment d&rsquo;avoir pu aller jusqu&rsquo;au bout de ce qui \u00e9tait humainement&nbsp; possible.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Une notion pr\u00e9alable&nbsp;: qu\u2019est-ce qu\u2019un \u00ab&nbsp;r\u00e9sultat&nbsp;\u00bb en mati\u00e8re de f\u00e9condation in vitro&nbsp;? Contrairement \u00e0 ce que l\u2019on pourrait croire, la notion de r\u00e9sultat en mati\u00e8re de f\u00e9condation in vitro est extr\u00eamement difficile \u00e0 appr\u00e9hender et \u00e0 d\u00e9finir. 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