La césarienne

 

La césarienne est une intervention chirurgicale permettant d’extraire le fœtus par voie abdominale.


SA FRÉQUENCE

La fréquence de la césarienne est des plus variables d’un endroit à l’autre. La seule chose évidente est que sa fréquence augmente semble-t-il inexorablement. Les statistiques disponibles autour des années 2010-2011  montrent en france un taux de césarienne de 21%, mais on atteind des taux beaucoup plus importants deans certains pays comme la Suisse ou les USA (33%), l’Italie (37%), le Mexique (49%) et le record détenu par le Brésil avec 52%.

A cela s’ajoute la demande de certaines femmes d’avoir une césarienne sans indication particulière pour des raisons de confort ou par peur de l’accouchement ou de ses conséquences périnéales.

Ci-après les taux de césarienne en Europe pour l’OCDE:






INDICATIONS


On distingue: 


-Les césariennes avant tout début de travail ou césariennes programmées, comme par exemple

        .les utérus cicatriciels pour lesquels la solidité de la cicatrice est douteuse;

    .les cols non déclenchables à la fin de la 41e semaine malgré d’éventuelles tentatives de maturation;

      .la souffrance fœtale chronique en dehors du travail: syndrome pré-éclamptique, décollement d’un placenta normalement inséré, hémorragie d’un placenta prævia, diabète non équilibré, allo-immunisation, etc.;

       . les présentations obliques, transverses ou du siège;

       .les obstacles prævia : kyste ovarien, placenta recouvrant;

  .Certaines lésions périnéales : prolapsus opérés, poussée d’herpès, végétations vénériennes,etc.;

    .Certaines maladies maternelles contre-indiquant le travail ou l’expulsion : certaines cardiopathies, antécédents d’accidents vasculaires cérébraux, etc...

    -Les césariennes en cours de travail

Elles se résument à deux grands types d’indications :

— La souffrance fœtale aiguë, qu’elle qu’en soit la cause ;

— La stagnation de la dilatation ou l’absence d’engagement à dilatation complète ou même la descente insatisfaisante de la tête fœtale faisant renoncer à un forceps difficile. La césarienne reste toujours préférable à un accouchement traumatique pour l’enfant.


Ces deux types de césariennes sont très différents tant au niveau des risques liés à l’opération qu’à la qualité du souvenir qui sera laissé la patiente. Les césariennes programmées comportent en effet beaucoup moins de risques que les secondes et l’un des challenges pour les obstétriciens est de privilégier les premières pour éviter dans la mesure du possible les secondes.


La césarienne est une intervention chirurgicale. Cela veut dire que sa réalisation exige de la part de l’obstétricien une formation chirurgicale générale le rendant apte à faire face à toute difficulté technique ou complication imprévue (rupture utérine, hystérectomie, plaie digestive, plaie vésicale ou urétérale, etc.)

L’anesthésie est loco-régionale c’est-à-dire rachi-anesthésie ou péridurale, c’est-à-dire des anesthésies ne portant que sur le bas du corps. Tout doit être fait dans un service d’obstétrique pour ne pas avoir à effectuer de césarienne sous anesthésie générale. L’anesthésie générale ne s’impose que dans des cas exceptionnels : refus absolu de la patiente pour l’anesthésie loco-régionale ou contre-indication à cette dernière.

Ces anesthésies loco-régionales comportent moins de risque pour la mère et pour le bébé que l’anesthésie générale et permettent à la maman de participer et de voir immédiatement le bébé.



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